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alecta jacta est • (dabalith)

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SPELLS : 577
IDENTITY : Mauréna
FACE & CREDITS : Gigi Hadid (be jolem i ♥)
MULTINICKS : hp • md

AGE : Dix-neuf années que la fête de la mort t'as vu naître.
BLOOD STATUS : Brûlant de pureté.
CIVIL STATUS : Coeur mort.
JOB : Cruelle tireuse d élite
HOGWARTS HOUSE : Venimeuse vipère.
MAGIC WAND : Ce morceau d'ébène que tu brandis avec fierté, renfermant une écaille de sirène du long de ses 26 centimètres.
PATRONUS CHARM : Cygne devenu halo de fumée
MARAUDER'S MAP : Ton refuge reste ton palais dorée irlandais, bien que tu apprécies aussi ta résidence en plein cœur de Londres où tu as tout pouvoir.
POINTS RP : 1493

MessageSujet: alecta jacta est • (dabalith) Mar 16 Aoû - 19:07



   
    Rabalith
    Alecta Jacta Est

C
oupure de papier qui se froisse entre ses doigts, morceau de journal qu'elle jette dans le brasier incandescent de la cheminée. Flot d'insanités débité par le camps étranger, débit inlassable qui coule à travers les mots, à travers les lettres. Palabres morcelées de colère et de haine, ennemi tout trouvé, ennemi qui a le faciès de son amie, ennemi qui a fait coulé le sang de la créature de beauté. Une part de son âme que l'on menace, une part de son être à qui l'on voudrait faire du mal. Cette sœur à la chevelure d'ébène, cette princesse à la cascade brune qui se distingue de sa crinière dorée. Celle qui ne partage ni son nom, ni son sang, ni ses traits mais une part de son âme. Petite reine ayant appris les jeux du trône à ses côtés, petite reine qu'elle a déjà pensé perdre, petite reine qu'elle fera toujours tout pour protéger. Hargneuse petite vipère, téméraire louve des nuits sans sommeil qui se dresse face au monde dorée de la royauté immaculée. Mots qui ont glissé de ses lippes, mots qui sont sortis de ses tripes. S'ils veulent la brune, ils auront la blonde, s'ils touchent à sa sœur, elle leur arrachera le cœur sans aucune peur. Feu avec lequel elle joue, feu qui lui brûle les mains, feu qui ne lui inspire aucune frayeur. Inconsciente poupée qui a scandé ses sanglantes menaces, inconsciente princesse maudite qui a soufflé sa haine pour l'ennemi français. Jamais ils ne toucheront à Pansy, jamais ils ne poseront un doigt sur son derme sacré. Sacrifice de son être, sacrifice de son cœur ensanglanté, sacrifice de sa vie contre la sienne. Elle observe les feuilles du journal se laisser immerger dans l'incendie, elle laisse le visage de la Castel qui se mouve être dévoré par les flammes, elle assiste à ce bûcher des vanités sans même ciller. Un jour ils périront, un jour ils tomberont, un jour ils paieront le fait de s'être élevés contre les damnés anglais.
Soleil qui se noie dans l'horizon, empereur des astres qui disparaît dans la frontière invisible, jour qui tire sa révérence pour laisser place à la cruelle et mortelle nuit. Les étoiles qui se dressent, soldats enflammés autour de la lune argentée. Reine de glace attendant patiemment que le soir dépose son voile d'obscurité sur ce monde fait de secrets, alors qu'inlassablement les mots de son amant maudit se répercutaient dans son esprit.Rejoins moi ce soir, à la cabane abandonnée, j'ai à te parler. A. Strugatsky. Autorité qui lui ressemblait, froideur qui l'agaçait, brièveté qui l'insupportait. Encore ces images qui la hantait, encore la sensation de ses mains sur son corps, encore ses mots qui ne quittaient pas ses pensées, encore l'impression de sentir ses baisers contre son derme. Jeu violent, jeu dangereux, jeu qu'elle finira par gagner même si elle doit tout sacrifier. Alors elle finit par s'envoler, elle finit par se laisser tournoyer dans les airs, par laisser son enveloppe charnelle rejoindre ce lieu caché. Forêt de tout les dangers qui accueille la poupée maculée, bois hanté à peine éclairé dans lequel elle se retrouve coincé la beauté.« Lumos. » Silence pénible, silence pesant qui englobe l'endroit. Rien, pas même un pas, pas même une voix, rien à part le bruit de son cœur battant, rien à part son souffle, rien à part le hululement des chouettes.  Seulement elle n'a pas peur l'impudente, elle ne fait pas marche arrière l'inconsciente, elle se laisse habiter par cette obscurité dans laquelle elle a toujours baignée depuis son palais irlandais. « Aleksey ? » Fiancé envolé, amant absent. Pas une trace de sa personne, pas la moindre trace de son faciès, pas la moindre effluve de son odeur. Opalescences divines qui se posent sur la cabane, qui observe longuement le contour de l'endroit que si peu de personnes ont abandonné, repaire perdu, antre disparue, masquée dans les feuillages. Lentement elle s'approche, dignement elle marche jusqu'à la porte au bois rongé par les années et sans aucune hésitation sa main se glisse sur la poignet rouillée qu'elle finit par tourner pour se plonger dans un nouveau mutisme pesant. Prunelles qui inspecte l'espace étroit recouvert par la crasse et la poussière, faisceau lumineux qui joue contre les murs de ce lieu solitaire, jusqu'à ce qu'une silhouette en ressorte, jusqu'à ce qu'un faciès la surprenne. Tapis dans l'ombre le chasseur attend sa proie, reclus la bête observe son dîner. « Rabastan ? Te serais tu trompé de Hodgkins? » Les traits de la demoiselles se couvrent de surprise alors que le capuchon de sa cape de soie glisse le long de sa crinière blonde. Elle n'est pas assez sotte pour penser qu'il s'est trompé de sœur, elle n'est pas assez idiote pour croire qu'il voulait voir son aînée, sa fiancée. Futur frère qui s'est toujours joué d'elle, futur frère qui encore aujourd'hui c'est moqué de la petite dernière avec le mot signé. Fureur qui lentement, se glisse dans ses entrailles, qui doucement s'insinue dans son sang. Elle n'aime pas qu'on la moque la prince, elle n'aime pas qu'on la prenne au piège la sorcière. « Explique toi. » Doigts qui se resserrent sur le morceau d'ébène alors que son regard le foudroie. Ce soir la princesse rencontrera les ténèbres, ce soir la poupée va être brisée. Alecta Jacta Est.
WILDBIRD
 
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FACE & CREDITS : COLIN O'DONOGHUE - ULTRAVIOLENCES, aka LA FEMME PARFAITE
MULTINICKS : THYBALT, WEAKNESS.

AGE : TRENTE CINQ HIVERS.
BLOOD STATUS : LA PURETÉ MALADIVE D'UN LIQUIDE VERMEILLE.
CIVIL STATUS : HODGKINS, UN DÉSIR INSATIABLE.
JOB : DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE.
PATRONUS CHARM : L’ÉBAUCHE D'UN OURS VITE OUBLIÉE.
SPECIAL CAPACITY : LE NÉANT SINON UN ESPRIT NÉCROSÉ.
MARAUDER'S MAP : PARTOUT MAIS NULLE PART.
POINTS RP : 4642

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : non mais si l'envie vous prend, why not.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: alecta jacta est • (dabalith) Lun 19 Déc - 22:24



Il avait été un mot déposé à la dérobée, un message d’ancre inscrit éphémère et une rencontre qui s’annonçait malheureuse. Le vent se lève et fait hurler la cabane. Un regard jeté dans la pièce et une impatience palpable. L’heure tourne sans qu’il ne puisse l’observer mais déjà, il sait qu’elle tarde. Peut être est-ce la simple impatience qui hurle à la mort, le Lestrange s’enivrant toujours de ces sentiments mauvais qui pourrait rendre stable n’importe quel déséquilibré. Sa chevalière joue entre ses doigts tandis qu’il fait des pas au milieu de la pièce. Sa lourdeur fait geindre les planches de bois tandis que sa cape dépoussière ses moindres pas. Mais il cesse sa cadence et vient se poster près d’une fenêtre. Son épaule contre le solide, il attend patiemment, dans une sérénité insupportable. Il n’a de pensée que pour les prochaines heures, rien pour son avenir ou son présent. Rien ne compte sinon la mission inculquée : c’est un chien dressé à la perfection, obéissant à un maître malade. Son esprit nécrosé lui ordonne et claque de la mâchoire pour obéir.
Bientôt, sa bague saute dans sa paume, ce dernier prenant plaisir à la faire virevolter quelques instants. Son comportement dépeint une nonchalance irritable, malsaine. L’homme enverrait presque l’image d’un enfant laissé pour compte, attendant patiemment qu’on vienne le chercher. Puis c’est une lueur qui le met en alerte ; immédiatement, les traits détachés se tendent en une contraction unique et l’enfant ôte son déguisement pour laisser place au loup. Sa mâchoire se contracte et son faciès dépeint un sérieux brutal. Ses iris s’allument enfin d’un intérêt pervers et sa respiration, jusqu’alors calme, tambourine désormais d’une cadence assassine.
C’est cette chevelure dorée qui valse à chacun de ses pas. C’est son ombre qui caresse son chemin, dans le silence nocturne divin. Elle  parvient jusqu’à lui et par delà la fenêtre embuée de crasse, il l’observe patiemment. Dans la froideur de son antre, il attend que cet animal formidable pénètre pour que le bruit fracassant du piège résonne enfin. La ressemblance était frappante : bien que ses traits soient encore juvéniles, la beauté semble être héritage génétique. « Aleksey ? » Elle est désormais proche et dans un instant animal, il se retire de la fenêtre pour rester fantôme. Il entend ses pas et l’excitation folle le fait déjà trembler de plaisir. Dans des mouvements muets, l’animal se meut comme un fauve vers le coin le plus profond de la pièce. La colombe est bientôt face à lui, le piège se referme au moment où elle ouvre la boite de pandore.

Lilith ne l’aperçoit guère immédiatement, tandis qu'il se mouille les babines. C’est un sourire carnassier qui déchire son faciès de bout en bout, étirant infiniment ses lippes en une éternel joie de mort. « Rabastan ? Te serais tu trompé de Hodgkins ? » Impétueuse, dès les premiers instants. Cette apostrophe le fait soulever un sourcil dans une ironie non dissimulée. Soupir léger qui traduit son plaisir, il s’avance de quelques pas lents, suffisant pour sortir définitivement de l’ombre assassine. Son regard malsain sonde les moindres parcelles de son corps délicat, dans une vulgarité exacerbée. Finalement, il plante sa prunelle dans la sienne et lui lance, dans un sourire cynique. « Hélas pour toi, je crains reconnaître encore la silhouette délicieuse d’une véritable femme.. à celle d’une enfant. » Il accentue ce dernier mot, laisse poindre volontiers dans cette voix gutturale, une note moqueuse.  
Cet air suffisant fige son faciès d’homme et son burlesque traduit le bonheur dans lequel il se trouve. « Explique toi. » Son ordre claque dans le silence insupportable qui ponctue leurs échanges. Impérative, impératrice, elle se tient fière face à lui dans toute l’arrogance d’une princesse bientôt déchue. Alors il l’observe, un moment entier, d’un œil spécialement inquisiteur. Le vent hurle encore et s’apaise quand enfin, il daigne ouvrir sa gueule béante. A cet égard, ses  épaules retombent dans un soupir las à peine feint. Le cynisme contrôle sa voix,  son esprit fou domine ses paroles. « Les femmes Hodgkins sont si… dominatrices. Un visage divin déformé par les traits d’une arrogance insupportable. Digne représentante que tu es. » Il tourne autour d’elle, comme d’un vautour autour d’une carcasse ou d’un fauve prêt à bondir. Il marche doucement, lui offrant même son dos par moment, signe de son insolence palpable. Finalement, il s’arrête face à elle et lui offre son plus beau rictus, celui d’un homme vénérable pour son ignominie assumée. « Ta sœur d’ailleurs. D’une sauvagerie folle, si tu savais. » Il se mord la lèvre inférieur et sa voix glisse dans une perversité décadente. « Impétueuse, dominatrice mais divinement irrésistible.. »  Son regard ne s’éprend plus du faciès de la jeune femme mais plutôt de son buste tandis qu’il ramène un doigt à ses lèvres. « En ce sens tu lui ressembles, je dois l’avouer. » Il respire l’impureté nauséabonde. Il reste muet un dernier instant avant de frapper entre ses mains brutalement. « Peu importe, je suis content que tu sois venue. Hélas, comme tu peux le voir, ton cher et tendre n’est pas là. Ne sois pas attristée toutefois, j’ai néanmoins convié une autre personne qui, j'en suis certain, saura te démontrer la même loyauté. »
A cet instant délicat, une ombre semble surgir dans l’encadrement de la porte. Son sourire s’accentue brutalement comme si le signal attendu était enfin parvenu. Puis une éclipse et l’homme fait déjà glisser baguette de sa manche. Pointée insidieusement vers Lilith, il chante doucement un sortilège qui projette la baguette de la jeune femme dans un coin de la pièce. Désarmée, il est un lâche et la situation l’amuse plus que tout. La cadence est brutale, frénétique. Mais la tentation est trop forte et il en oublierait presque le jeu de rôle. Une nouvelle fois, la baguette s’amourache de Lilith et chante, l’homme lui ordonnant souffrance et éclat. Aussitôt formulé, une déchirure se dessine sur les quelques endroits dévoilés de son épiderme. Ces traits rouges donnent goût au Lestrange qui décline légèrement la tête de côté, comme s’il appréciait un chef d’œuvre. Mais il n’a pas le temps de s’attarder encore, son regard se colporte immédiatement sur l’autre. A l’heure. « Enfin, te voilà. Prête ? » Sa voix légère résonne encore tandis qu’il tend innocemment sa propre baguette vers sa nièce dévorée.
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MULTINICKS : richard, noor, isak.

AGE : eighteen.
BLOOD STATUS : pure-blood.
CIVIL STATUS : she once was the fiancée of draco malfoy, but now, she's deeply in love with hadriel parkinson, who's her future husband.
JOB : she's the first secretary of the wizengamot.
HOGWARTS HOUSE : slytherin : a tradition.
MAGIC WAND : twenty-six centimeters, larch wood, a veela's hair, and predisposed to evil spells.
PATRONUS CHARM : a ferret : deceitful.
SPECIAL CAPACITY : baddest bitch in town.
MARAUDER'S MAP : at the greengrass' manor (or at the parkinson's), in luxurious boutiques.
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MessageSujet: Re: alecta jacta est • (dabalith) Lun 2 Jan - 2:36



Pushing on your physical existence
Pushing only 'cause you felt resistance

Ce soir. La cabane abandonnée. Rabastan Lestrange, et un invité. Une invitée ? Peu m'importe. Cela faisait des jours, des semaines, que j'attendais impatiemment ce moment. Le moment où Lestrange allait m'emmener au cœur de l'action. Et voilà que ça arrivait. Ce dans quoi il m'embarquait ce soir avait tout d'une mission. Je ne savais pas laquelle, aucune information, juste ces trois maigres indications. Le sous-ton dans le message qu'il m'a envoyé avait des allures secrètes, personnelles, personne ne devait être au courant. Alors je n'ai rien dit. J'ai gardé ce sourire figé sur mon visage - volontairement, fièrement narquois - afin de laisser ceux que je croisais penser ce que bon leur semblaient. Et j'ai attendu, durant des minutes qui paraissaient des heures. J'ai réfléchi, pensé, retourné tout le présent ainsi que le passé. Les situations probables étaient infinies. Il pouvait s'agir de n'importe quoi. J'avais hâte. Grandement hâte. Daphne Greengrass en mission avec son tendre oncle, qui détient tout pour lui apprendre. Je ne serai plus une enfant. Une partie de mon masque s'arrachera ce soir, et la réelle Greengrass se forgera davantage. Œuvrer dans l'ombre, suivre les bonnes personnes, apprendre auprès de ceux qui ne me trahiront pas. Rabastan était l'homme parfait pour cela. Sa réputation était des plus intéressantes, déjà à l'époque. Homme terrifiant, violent, dont la folie lui collait à la peau tel un parasite. Enfant, il me fascinait. J'entendais, j'espionnais les conversations faussement discrètes, lorsqu'on abordait le sujet de ses exploits, ses presques aventures, au manoir familial. Alors je m'étais mise à l'observer, moi aussi, à vouloir comprendre, tout savoir à son sujet. Je m'étais rapprochée de lui en grandissant, avec une admiration que je ne cachais pas. Je savais qu'il ne me ferait aucun mal, même s'il ne se gênait pas pour torturer sans scrupule d'autres sorciers et sorcières de son propre rang. J'étais sa nièce. La première Greengrass, directement liée aux Lestrange de par ma mère. On attendait beaucoup de moi, alors j'avais agi en conséquence. Se rapprocher des bonnes personnes. Rabastan en faisait parti. Et maintenant, le voilà qui tient ses promesses. Celles où il m'avait assuré qu'il m'apprendrait, la torture, la manipulation, toutes ces pratiques qui sont encore aujourd'hui vues comme inhumaines. Mais nous ne sommes pas des humains. Nous sommes ces purs élevés pour un but précis, celui de défendre nos intérêts, d'agir pour soi et pour sa famille sans pour autant se faire démasquer.
Je jette un coup d'œil à la pendule. Il est temps. J'enfile l'indispensable cape noire et transplane en direction de la Cabane abandonnée. La nuit étouffe chaque bruit. Je ne sens que les battements de mon cœur résonner dans tout mon corps, impossibles à atténuer. Je lève la tête. De la lumière vive provient d'une des fenêtres, je distingue deux silhouettes, mais pas assez pour reconnaître qui est qui. Mes pas s'activent, un sourire pressé s'affiche automatiquement sur mon visage. La hâte colore mes traits, ce soir veut dire tellement de choses. Je me prouverai à moi-même que j'en suis bien capable, que j'en ai la capacité, de faire comme mes aînés. Grande victoire personnelle.
J'arrive à l'entrée de la vieille bâtisse en bois délabré. Des voix me parviennent, celle rauque du Lestrange, puis une voix féminine, que je reconnais, que je n'ai pas entendue depuis longtemps, oui, c'est celle de.. Lilith ? Je pousse la porte. Décomposition totale. Je réalise à peine, et pourtant, c'est bien elle. C'est sa chevelure dorée qui tombe en cascade bouclée sur ses épaules, c'est cet air haut et fier qui prône sur un visage doux et sévère à la fois. Lilith Hodgkins. Non. C'est cette sorcière qui, à mes débuts, m'a guidé. Plus qu'une amie, elle était au fil du temps devenue un réel pilier, même si je ne l'avais pas revue depuis des semaines. C'est elle. Pour de vrai. Je reste un instant, le corps tout entier figé sur place, à l'entrée de la pièce. - Lilith. Son prénom s'échappe de mes lèvres en un souffle presque inaudible. Et puis, petit à petit, à l'image de plusieurs rouages qui se mettent en place, l'énigme se résout. Le flou de l'incompréhension s'atténue, et, enfin, je comprends. Je comprends les différentes étapes, comment de Pansy la situation s'est retournée contre Lilith, comment le complot du mariage et la colère des français se sont infiltrés dans sa vie et dans celle de Rabastan. Lui ne joue que le rôle de bourreau. Et je suis son assistante. La petite nouvelle dans cette cruelle et funeste réalité. Aucun retour en arrière n'est possible, je serai décrédibilisée à vie. J'attends ce moment depuis si longtemps que lâchement fuir serait comme signer mon arrêt de mort. Je n'ai pas le choix. Lilith a donné sa vie pour Pansy, mais je ne donnerai la mienne pour rien au monde. Pas même les êtres les plus chers. Le piège de Rabastan envers Lilith se révèle être secrètement un piège pour moi aussi. Des milliers de poignards me transpercent les organes, mais je dois continuer. Pour mon honneur, pour mon futur. Ses intérêts avant tout, n'est-ce pas ? C'est cela. J'avale ma salive, re-hausse la tête. Mes talons claquent sur le sol alors que je m'avance plus imprudemment de Rabastan, faisant par la même occasion réellement face à Lilith. Mon regard ne flanche pas. Pas une seule seconde. Le sien non plus. Nous sommes les mêmes, c'est elle qui m'a forgée, et moi qui l'ai surprise. Elle sait tout de moi, comme je sais tout d'elle, et pourtant, je suis sur le point de la trahir au profit de mon avenir. La décision est prise. J'assumerai les conséquences. - Prête. Lestrange me tend sa propre baguette, que je prends d'une main malgré tout tremblante, impossible à dissimuler. Je lui souris tout de même. D'un geste rapide, je ferme la porte à clé. Le vieux bout de corde tapi au fond de la pièce me paraît bien pour commencer. D'un sortilège, je la fais se léviter doucement pour la faire finalement venir se refermer sur les poignets de la sorcière, et de la même manière autour son cou. Juste assez pour qu'elle soit prisonnière, mais trop peu pour qu'elle commence réellement à souffir. Un frisson me parcoure le corps. Je viens replonger mes prunelles dans celles de Lilith. Je ne veux pas voir ses écorchures, ses plaies, son corps meurtri et tâché. Je ne sais pas si je pourrai le supporter. Je veux seulement garder ma concentration de par mes yeux dans les siens, quitte à m'y plonger. Je prends une brève respiration, et fait se resserrer l'emprise des cordes sur ses bras et autour de sa nuque. Je rend la baguette à son propriétaire, pour venir sortir la mienne de ma poche. - Je tiens à assumer pleinement ce qui se passera ce soir. Ce qui viendra de moi se manifestera par ma baguette. Je sais que Lilith ne me pardonnera jamais cette trahison. Et peut-être qu'au fond, moi non plus.




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AGE : Dix-neuf années que la fête de la mort t'as vu naître.
BLOOD STATUS : Brûlant de pureté.
CIVIL STATUS : Coeur mort.
JOB : Cruelle tireuse d élite
HOGWARTS HOUSE : Venimeuse vipère.
MAGIC WAND : Ce morceau d'ébène que tu brandis avec fierté, renfermant une écaille de sirène du long de ses 26 centimètres.
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MessageSujet: Re: alecta jacta est • (dabalith) Sam 18 Fév - 14:29




Rabalith
Alecta Jacta Est

C
ondamnation silencieuse qui vibre dans l’air, condamnation pernicieuse qui fait trembler son cœur. Lentement elle sent les fers se refermer autour de ses poignets, lentement elle sent sa fin s’approcher. Candide enfant prise au piège par la bête pleine de férocité. Animal dément qui voudrait traquer l’ange damné. Naïveté qui se disloque, naïveté qui implose. Monstre qui jamais ne se serait trompé. Jamais il n’aurait pu fauter dans ce monde où chaque erreurs est proscrites, interdites. Monde où il aurait du voir couler l’immaculé de son carmin, pour espérer laver de son sang la salissure causé par sa faute. Monde dans lequel les stratégies sont pensées, préparées, affûtées. Monde dans lequel la ruse du serpent prédomine et pourtant la vipère y perd pied.
Pupilles du fauve qui foudroie l’iris de sa future victime. Être calculateur qui dans la pénombre de la nuitée a convoqué le bon éclat dorée. Rayon d’un soleil déchu qui se perd dans la courbure de ses reins. Chevelure semblable à celle de son aînée, chevelure qui les confonds, pourtant c’est bien la sienne qu’il voulait voir briller dans les ténèbres de cette soirée. Sordide tête à tête avec le mal, sordide valse immobile avec le diable. Lilith elle connaît le personnage, Lilith elle connaît le spectre des enfers qui danse autour d’elle, Lilith elle sait très bien que les dés sont jetés. Futur qui lentement s’esquisse dans le fin fond de son esprit, avenir dont les contours sanglants prennent forme. Princesse qui sentirait presque ses crocs se refermer sur sa chair, princesse qui sentirait presque la chaleur de son écarlate fuir le long de son derme, maculer lentement l’ivoire de sa peau. Fabulation qui bientôt deviendront vérités.
Léger trait d’humour cynique qu’il distille dans l’air, léger trait d’une dérision qu’il ne possède pas. Fondation de son trône qui se fissure, chaise impériale qui se lézarde et pourtant la reine bientôt désargentée reste impériale, imprenable. Fierté de son sang, fierté de son rang. Jamais elle ne courbera l’échine, jamais elle ne se pliera face à lui, jamais elle ne rampera aux pieds d’un rat tel que lui. « Une arrogance que tu aimes pourtant, que tu aimes à tel point que tu rampes aux pieds de ma sœur comme un chien en manque de caresses. » Palabres que la vipère siffle pour briser le silence, palabres pleine de railleries d’une vipère inconsciente se moquant un peu trop de son futur bourreau. Ombre de Cassandre qui plane au dessus d’eux, ombre de la furie dont le cri se fait entendre. Ire de colère qui s’abattra sur le fou ayant osé s’en prendre à son sang, ire de vengeance qui viendra maudire le dément ayant osé à s’en prendre à cette trop grande lignée. Il paiera, de sa main, ou de celle de sa sœur, il paiera. Un éclat solaire fera s’arrêter les battements de son coeur de pierre, l’une des deux irlandaises lui dérobera son souffle de vie, une Hodgkins marquera la fin du Lestrange. Mésalliance flagrante de cet homme à la loyauté chancelante et de cette femme à la puissance troublante. « Tu parles, tu parles, tu parles sans jamais cesser de m’ennuyer Lestrange. » Ombre sordide du danger qu’elle sent ramper jusqu’à elle, ramper pour l’enserrer, ramper pour l’assassiner. Princesse maudite qui attend son heure sans jamais se plier face au démon, sans jamais se résigner à supplier. Peur qu’elle ne connaît pas, faiblesse des autres mortels qu’elle ne voudra jamais goûter.

Fracassant bruit de sa baguette qui s’écrase contre les murs mourant de l’antique cabane. Fracassant hurlement qui s’échappe de ses lippes. Vibrant cri de douleur et d’horreur alors que le doloris fait trembler la blonde à la pureté venue des abysses. Derme qui semble se disloquer, derme qui hurle en concert, derme qui voudrait imploser. Violente douleur qui l’écharpe, violente douleur qui dévaste. Peine que l’on ne peut ignorer, peine qui s’insinue dans chaque pores. C’est la rage malsaine qui vient siffler dans votre crâne, c’est la rage vicieuse qui chante jusqu’à vous rendre fou, rage dont les ricanements se font échos. Elle voudrait intérioriser, elle voudrait garder pour elle l’orchestre fou de ses poignards qui ravagent son être. Mais elle ne peut pas, elle n’y arrive pas, douleur surhumaine qu’elle délivre dans un cri venu des enfers. Diable qui se réincarne dans le strident hurlement. Peau de porcelaine, peau parfaite strié par les marques du fou, strié par les rayures écarlates. Opalescences fauves de la jeune folle qui se pose sur son bourreau alors qu’elle ricane, rire fou, rire dément. « C’est tout ce que tu sais faire ? Tu aimes que je sois désarmé ? Tu as peur….d’une enfant ? » Rire qui continue, rire dont l’augure ténébreuse s’empare de l’instant, rire qui la fait vibrer.

Prénom qui éclate le nouveau silence, prénom de la blonde qui résonne dans son esprit. Voix qu’elle ne connaît que trop bien, voix à qui elle a tout appris. Daphné. Silhouette qui prend forme sous ses prunelles, silhouette qu’elle voudrait voir tomber, silhouette qu’elle maudit déjà. Princesse déchue que l’on attache, princesse désargentée devenu esclave qui voit les liens se refermer sur elle. Prison faites de cordes, prison qui l’enserre, prison symbole de la lâcheté de ses deux assaillants. Tremblements qui ne veut pas s’arrêter, tremblements qui la fait se secouer d’avant en arrière, tremblements qui s’empare d’elle, fureur qui l’immole alors que la douleur s’éprend d’elle. La partie ne fait que commencer, la partie débute, mais les gagnants sont déjà connu de tous. « Assume, parce que je ne vais pas mourir Daphné. Assume, parce que je vais te le faire payer. Assume, parce que je tuerais tout ceux que tu aimes. » Éclat de cette salive mêlé au sang, éclat de ce goût métallique, éclat qui termine sur la nouvelle venu, éclat symbole de cette nouvelle malédiction. Jamais elle ne pardonnera à ces bourreaux d’un soir. Si elle meurt, son esprit se chargera de les faire sombrer.
WILDBIRD

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