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a tornado of roses from divine, (w/ cassandre)

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SPELLS : 2749
FACE & CREDITS : COLIN O'DONOGHUE - ULTRAVIOLENCES, aka LA FEMME PARFAITE
MULTINICKS : THYBALT, WEAKNESS.

AGE : TRENTE CINQ HIVERS.
BLOOD STATUS : LA PURETÉ MALADIVE D'UN LIQUIDE VERMEILLE.
CIVIL STATUS : HODGKINS, UN DÉSIR INSATIABLE.
JOB : DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE.
PATRONUS CHARM : L’ÉBAUCHE D'UN OURS VITE OUBLIÉE.
SPECIAL CAPACITY : LE NÉANT SINON UN ESPRIT NÉCROSÉ.
MARAUDER'S MAP : PARTOUT MAIS NULLE PART.
POINTS RP : 4591

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : non mais si l'envie vous prend, why not.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Lun 29 Aoû - 23:52

« She was chaos and beauty intertwined, a tornado of roses from divine. »  


C’est cette cape qui balaie ses pas, ce bruit de voile quand elle claque au rythme de sa cadence, ses bottes qui frappent le sol sourdement. Vêtu de noir, l’homme traverse les corridors et s’empresse d’humer le parfum divin. Elle empreigne la demeure de sa présence fortunée, bénit cet endroit en y posant le pied. Un sourire inconscient flotte au dessus de ses lippes quand son odeur rencontre son flair ; le Lestrange semble être vif, enjoué. Sa haute carrure jette son ombre sur les murs et disparaît aussi vite qu’elle fut apparue.
Il la sait dans sa chambre, là haut, au sommet de cette tour d’ivoire dont il est le seul à pouvoir atteindre. Le seul à pouvoir effleurer désormais sa peau délicate, humer ce parfum délicieux. Au diable le passé troublé, il est désormais le seul à se targuer de lui tenir foi et révérence, terrible fidélité. Rabastan et Cassandre. Deux âmes jumelles qui s’attirent pour se détruire ; deux âmes qui ont soif de plaisir et d’éternité fragile.
C’était une union récente et sournoise, engendrée par les folles manigances d’un homme épris du pouvoir. La maison étrange a jeté son dévolu sur cette princesse devenue reine. Et désormais, elle vit à ses côtés, dans cette demeure qui se prête les airs d’un gouffre infini.
Jetant un regard dans la salon raffiné, il ne sent aucune présence. Un elfe apparaît, frêle et dominé de la carrure de son maître. Humble, il répond à sa question silencieuse. « La maîtresse se plaît dans votre chambrée. Désirez vous qu’elle vous  rejoigne ? » Il jette un regard indifférent sur son serviteur avant de prendre une inspiration profonde. Son regard se colporte sur l’escalier. Sans daigner donner une réponse, il s’échappe déjà de l’endroit, laissant l’elfe épris de sa solitude.

Le mâle frémit déjà de la retrouver. Son sourire s’élargit encore tandis qu’il grimpe  dans une hâte croissante. Burlesque, il est comme un gamin sur le point de révéler une découverte extraordinaire. Excité, il désire retrouver sa muse, celle qui semble hanter ses nuits. Motivé par des buts particuliers, il désire la retrouver plus encore que les autres soirées. Quoi que chaque nuit est pour lui, toujours la première.
Finalement, il parvient au sommet et arrive à la hauteur de cette porte boisée ; la dernière barrière de l’antre des monstres. Toutefois, il semble retenir encore ses gestes. Inconnu dans sa propre demeure, Rabastan reste silencieux. Mutin, son esprit vagabonde un instant. Puis, il plonge sa main dans son manteau, effleure son buste et en ressort une rose. D’un rouge écarlate, étincelant, sauvage. La fleur est parfaite. Un rictus satisfait semble s’éprendre un instant de ses lippes avant que l’homme ne se décide à frapper quelques coups.
Ironie quand l’on sait qu’il frappe à sa propre chambre. Il n’attend pour autant pas de réponse, cherche seulement à se faire annoncer. Puis il ouvre. Il ouvre la porte dans l’élégance de sa bienséance. Cette fleur dans sa main, il fait quelques pas seulement avant que sa vision ne l’atteigne. Les traits se détendent davantage tant il se laisse subjuguer par sa beauté. Gardant sa prestance malicieuse, il relève pour autant le menton tandis qu’il s’avance vers elle. Pressant doucement le pas, il l’empêche de se retourner complètement face à lui car déjà, Rabastan l’enlace de ses bras. Corps contre corps, il la surplombe assez pour nicher son faciès dans le creux de son cou d’où il dépose un baiser chaste. Sa chevelure l’emprisonne dans son parfum qu’il hume avec avidité.
Il l’emprisonne dans ses bras, se permet de l’enlacer solidement.  Il navigue sur  ses courbes parfaites, sur son tissu saint et effleure doucement ses hanches, sa taille, sa poitrine. Et discrètement, il ramène la rose à son visage, devant ses yeux et lui murmure. « La plus belle des fleurs, pour la plus belle des créatures. »  Douce galanterie, sa voix rauque roule doucement dans la pièce. Il lui murmure presque, burlesque, dans son romantisme exacerbée. Il n'est pas de ces hommes au toucher délicat, et elle le sait. Pour autant, il s'amuse à s'y jouer, à se prêter les traits de l'homme parfait.
Il tient les apparences d’un homme éperdu de sa douce, aux paroles mielleuses et pures. Le fauve se cache toujours, à l’affût du moment parfait. Le Lestrange attends qu’elle attrape la rose pour doucement, la mettre face à lui. Il contemple son visage avec l’ombre d’un sourire indescriptible. Elle était sa muse et déjà, le bougre se jure de ne jamais la laisser partir. Au grand diable, il se battrait pour cette femme incandescente jusqu’au bout de sa propre vie.
Ses mains sur ses hanches, il laisse planer un silence entre eux, comme s’il profitait de cette promiscuité divine. Son regard reste figé sur la rose qu’elle détient entre ses doigts. Puis il se recule, se détache d’elle sans pour autant cesser de l’observer. Finalement, il atteint le bout du lit, sur lequel il se laisse tomber, la fatigue de cette journée éreintante le rendant las. Assis d’une position nonchalante, il relève le menton sans qu’aucunes paroles ne franchissent ses lèvres.
Finalement, il lui enjoint, dans une voix nouvelle et énigmatique, « J’ai autre chose pour toi. » Il n’est plus du sourire, seulement d’une expression malicieuse, presque sournoise. « Approche, » il l’encourage avec un signe de la main tandis que l’autre plonge déjà dans sa poche. Sans attendre qu’elle soit à sa hauteur, le jeune homme lui tend son poing fermé. Doucement, il entrouvre les doigts et dévoile au creux de sa paume calleuse, un anneau étincelant. D’une pureté parfaite, il semble être forgé par satan lui-même. Il scintille un instant en faisant écho à l’alliance pendant sur son torse. Comme d’un écho de l’au-delà, cette alliance perdue se jalouserait presque de la beauté de cette nouvelle bague, annonciatrice d'union maudite. « Qu’en dis-tu ? Cette alliance est-elle à ton goût ? Une fois entourant ton doigt, je pourrais enfin me targuer de t'avoir pour mienne. »
Il sourit, fier de ce présent et de sa remarque subtile. Comme d'un homme, fier de son futur trophée. Il guette la moindre réaction de sa belle, de sa douce, de sa maîtresse. Elle était si parfaite, si folle. Et bientôt, elle deviendrait sienne définitivement quand cet anneau étoufferait son annulaire.
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SPELLS : 2706
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : amber ; queen clunnis (av) ; myself (profil)
MULTINICKS : lavender ; rhea ; isla

AGE : twenty-six winters which freeze her blood.
BLOOD STATUS : purity that flows through her veins.
CIVIL STATUS : black widow. wife in mourning. engaged to his alter ego, rabastan. interested in the eldest of the lestrange.
JOB : formerly potionist in the department of mysteries. she has recently taken the reins and has become the director. the first woman to run this department and one of the youngest without a doubt.
HOGWARTS HOUSE : ravenclaw, a destiny for the descendant of rowena.
MAGIC WAND : carved in ash wood. it measures twenty-seven centimeters, rather rigid. in his heart, a werewolf fang. predisposed to hexes.
PATRONUS CHARM : so silver filament emerges from her wand. she has never succeeded in producing one.
SPECIAL CAPACITY : none, to her greatest regret.
MARAUDER'S MAP : somewhere between home in ireland, hogwarts and the lestrange's manor.
POINTS RP : 2182

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #990033
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Mar 30 Aoû - 23:57


○ ◇ ○
she is so brutal to those who love her.
she takes their love and holds it over their heads like a whip.



Reflet de beauté. Reflet de cruauté. Reflet d'une nymphe sanguinaire réputée. Ses perles émeraudes caressent sa longue chevelure solaire. Délicatement, elle brosse sa toison dorée. Ses doigts venant effleurer chaque mèche légèrement ondulée. La poupée de cire soigne son esthétique. La somptuosité de la naïade n'est pas qu'un murmure glissant sur les lèvres des plus réticents. Joyau de toute beauté. Elle impressionne par la noblesse de son allure et la délicatesse de ses courbes. Diamant brut qui jamais ne se fêle. La lumière qui se mélange à l'obscurité. Puis elle stoppe cette mascarade d'apparence. La divine reine se lève. Et d'un pas léger, elle foule le sol de sa nouvelle demeure. Tour d'ivoire où repose la précieuse princesse des ténèbres. Elle s'avance jusqu'à cette lucarne, miroir de cette nuit si sombre. Légèrement accoudée sur la pierre glacée, les lippes rosées de la poupée se mouvent. Un léger sifflement glisse sur ses lèvres alors qu'un battement d'ailes se dessine dans l'obscurité de la nuit. Elle distingue la créature grâce à l'unique rayon lunaire. Un sourire irradie son visage angélique alors que le dragon vient se poser sur son bras. Mère des dragons. La nymphe qui n'avait pas encore materné, se trouvait substitut maternel pour une créature qui n'aurait jamais du tomber entre ses doigts délicats. Doucement, elle caresse les écailles rugueuses de la paume de sa main. Chaos, tel était le nom qu'elle avait donné à son nouveau bébé. Femelle féroce et sanguinaire. Nouveau reflet de la reine des enfers. Bientôt tu seras sans pitié. Je t'apprendrai à brûler chacun de ses traîtres, my sweet baby. La délicatesse de sa voix étonne. L'affection que la sang-pur porte à cette version minimaliste d'une créature destructrice diverge d'un caractère habituellement enflammé. La scène dure de longues minutes. Elle en serait émouvante la sorcière, à se prendre d'affection pour ce que certains qualifieraient de monstre. Mais la naïade n'est-elle pas, elle aussi, un titan assoiffé de sang ? Aphrodite devient Perséphone. La beauté s'assombrit. Elle n'est pas de celles dont la grâce se dessine au travers d'un halo de lumière. Elle n'est que chaos et destruction, cataclysme et désolation.
Et la tranquillité fut de courte durée. Trois coups brisent le silence de l'instant. L'animal s'envole vers d'autres horizons alors que la princesse s'avance dans cette immense pièce qui, chaque nuit, s'agite un peu plus. Elle passe devant le lit qui abrite ces désirs les plus secrets. Paradis de la luxure. Débauche des amants. Lieu de tous les pêchés. Sous ses iris jades, elle se prend à rêver des instants de plaisir. Leurs corps collés l'un contre l'autre. Le mélange de ces parfums envoûtants. Ses doigts effleurant sa chevelure de jais. Ses lèvres épousant son épiderme. L'écho de leurs soupirs de plaisir. Ses joues deviennent presque pourpres à cette idée. Lorsqu'elle relève ses iris, elle aperçoit le roi de la demeure, son roi. La sirène est divisée. Elle ne sait si elle doit l'aimer ou le détester, le désirer ou le tuer. Les images se bousculent dans son esprit. Sa sœur violentée. Les lèvres de son fiancé. Et cette voix qui lui ordonne de faire couler du sang, toujours plus de sang. Rapidement, la chaleur corporelle de son amant vient rejoindre la sienne. Son odeur embaume la pièce et vient chatouiller ses narines. Elle ferme ses paupières alors que le général dépose un baiser chaste sur l'ossature de sa mâchoire. Et elle sent ses mains venir se balader sur chaque parcelle de sa peau. Une nuisette de satin rose pâle glissait sur ses courbes alors qu'elle laissait dévoiler légèrement sa poitrine. La démone avait pris soin de choisir un tissu qui émoustillerait son fiancé. Un frisson de plaisir parcoure l'échine de la déesse. Summum du plaisir, du désir. La nymphe se mouve au rythme de son bien aimé. Deux âmes jumelles. Deux êtres en miroir. Puis une odeur florale vient caresser le bout de son nez. Une rose d'un rouge éclatant se dresse sous ses yeux émeraudes. Elle effleure du regard la plante dangereuse. La phrase mielleuse du général lui force un sourire au coin de ses lèvres. Un léger rire lui échappe telle une mélodie enchanteresse. Je vous en remercie mon cher. glousse t-elle alors. La reine est redevenue gamine aimant se faire courtiser. Elle en oublierait presque cette animosité qui depuis plusieurs jours l'habitait. La poupée plonge son regard dans celui du général. Et elle se noie dans cet océan azur. Doucement, elle se mordille la lèvre inférieure alors que ses iris fixent maintenant les lippes de son amant maudit. Le silence perdure. Le désir ne fait que grandir un peu plus.
Et le roi s'éloigne de sa reine pour trouver place sur le lieu de tous leurs excès. La poupée se tourne légèrement, comme si elle suivait son soleil, comme s'il s'agissait d'un besoin vital. Ses iris se posent sur sa silhouette nonchalante. Un léger sourire se greffe sur ses lèvres rosées. Puis le silence se brise de nouveau. La requête du mangemort l'interpelle. Elle fronce légèrement les sourcils avant de saisir sa main et de s'approcher rapidement de lui. Comme des aimants. Rapidement, un éclat doré se reflète dans sa pupille. L'anneau brille sous ses yeux émerveillés. Elle est magnifique. Il me tarde de l'enfiler à mon doigt pour dire que je suis tienne et que tu es mien. Elle attrape le bijou, qu'elle fait rouler entre ses doigts. La déesse admire le travail, digne d'un gobelin. Une unique émeraude ornait le haut de l'anneau. Délicatement, elle pose le précieux sur une table à côté d'elle. Passons directement aux réjouissances d'une union. La féline se met en chasse. Elle escalade le corps alléchant de son amant, se retrouvant au dessus du plaisir à venir. Ses mains caressent le torse du général. Lentement, elles remontent jusqu'au visage de celui-ci. Et elle finit par l'embrasser langoureusement. Leurs langues dansent ensemble. Leurs corps fusionnent. Puis la nymphe détache ses lèvres des siennes. Elle se redresse légèrement, restant toujours au dessus de son amant. Sans prévenir, sans guérir, elle retire un petit poignard coincé sur entre la peau de sa cuisse gauche et son porte-jarretelles. Dans un geste rapide, elle s'allonge sur son corps et porte la lame à son cou. Elle peut sentir son souffle chaud contre sa peau. Être romantique c'est une illusion ? Tu essayes de te donner bonne conscience, c'est ça ? Le pirate ne semble pas comprendre. Est-ce un jeu ? Est-ce une plaisanterie ? Ma soeur putain. Ma soeur ! Tu pensais vraiment que j'allais sourire à travers sa douleur ? Tu me dégoûtes. Elle aurait envie de lui cracher au visage. Ses pulsions l'envahissent progressivement alors que la colère marque son visage d'une lueur funeste. Tu mériterais de te vider de ton sang, là, maintenant. La pression qu'elle exerce sur sa gorge se renforce un peu plus. Mais elle ne fait rien de plus. La reine des enfers se contente de lancer des éclairs à celui qu'elle appelait son fiancé.
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Mer 31 Aoû - 19:47

« She was chaos and beauty intertwined, a tornado of roses from divine. »  


« Elle est magnifique. Il me tarde de l'enfiler à mon doigt pour dire que je suis tienne et que tu es mien. » Un sourire explose sur son faciès tant ces paroles chantent à son oreille. Il reste silencieux et se permet simplement de l’observer agir. L’homme reste captif de la brillance de cet anneau qu’elle fait jouer entre ses doigts avant de le poser plus loin. « Passons directement aux réjouissances d'une union. » Ces mots claquent dans une soudaineté exquise. Envoûté par sa présence, il se réveille comme s’il fut un chien rappelé par son maître. Ce sont ses babines qui se retroussent en un sourire carnassier tandis qu’il laisse sa compagne s’approcher de lui, dans sa cadence langoureuse.
Presque une poupée, il lui abandonne son corps et son âme. La divine enchanteresse se retrouve sitôt sur lui, sa main effleurant son torse ouvert.
Il ne quitte pas ce rictus léger tandis que ses yeux ne peuvent se détacher de ses lèvres carmines. Son désir devient réalité lorsqu’enfin, elles viennent s’apposer sur les siennes. Lui arrachant un baiser sauvage, l’homme cède à cette tentation qu’il ne cherchera jamais à résister. Il apporte la force et le jeu, l’amour et la brutalité. Elle détache finalement ses lèvres des siennes et ce baiser prend fin comme s’il ne fut que fugace. Il redresse la tête comme s’il cherchait à en obtenir un nouveau, comme s’il fut attiré par cette essence de divin. Mais elle se redresse complètement et il laisse retomber sa tête contre les coussins. Le temps d’une seconde, il croit ressentir pour la première fois, un sentiment de quiétude. Soupirant presque d’un bonheur non feint, l’animal s’apprête peut être à ranger les griffes. Le bougre pourtant, est un misérable. Une vermine qui croit à son salut dans cette comédie qu’il ne voit pas.
Il n’a pas le temps de comprendre son manège que déjà, il s’immobilise sous la pression de l’arme. Il ne comprend rien, l’homme étourdis se fige tandis qu’une piqûre lui chatouille la gorge. « Être romantique c'est une illusion ? Tu essayes de te donner bonne conscience, c'est ça ? » Ne cherchant point encore à s’y dérober, l’animal est mutin. Relevant légèrement le port de tête, elle enfonce un peu plus le poignard. Quel est donc cette mascarade ? Il ne comprend rien, ne voit rien. Le fou trébuche, s’écorche. Fronçant les sourcils d’incompréhension, il ne lui répond rien. Il n’en a pas besoin. « Ma soeur putain. Ma soeur ! Tu pensais vraiment que j'allais sourire à travers sa douleur ? Tu me dégoûtes. » Sa sœur. Immédiatement, ses traits se durcissent et sa mâchoire se contracte. Lentement, il ferme les yeux dans sa hantise la plus profonde. L’homme se permet une légère grimace quand la lame s’enfonce encore. Les yeux rivés au plafond, il écarte lentement les mains de son corps. Celles encore qui l’effleuraient dans un désir charnel violent.

Il s’autorise à déglutir tandis que la lionne grogne plus encore. « Cassandre.. » Il articule à peine, tandis qu’il cherche encore les paroles qui sauront la calmer. Mais il y renonce déjà quand son regard se colporte sur son visage déformé par la haine. Au diable la princesse exaltante, elle est désormais le démon. « Tu mériterais de te vider de ton sang, là, maintenant. » Cette parole claque en son esprit comme d’un fouet qui brise le silence religieux. Dans sa folie naturelle, Rabastan esquisse déjà un sourire cynique : il était hélas le premier malheureux à en être convaincu.  La divine enfant lui porte encore son poignard au cou tandis qu’il entrouvre enfin les lèvres pour laisser échapper sa voix caverneuse. « Eh bien, soit. » Son ton est dur et l’insensé plonge déjà  son regard dans celui de sa partenaire; ses mêmes prunelles d'où danse la tempête. « Qu’attends-tu, douce colombe ? Dessine moi un sourire d’une oreille à une autre. » Il lui susurre dans une voix presque exaltée. Sa voix rauque roule doucement, fracturée entre cynisme et perversion, courroux et désolation. Ses prunelles sont froides de sentiments et désormais, il l’observe plus qu’avec cela. L’animal fou laisse planer le silence tandis qu’il soulève un peu plus la tête, le poignard glissant sur son épiderme et lui occasionnant une légère coupure. Il ne grimace pas tandis qu’il approche toujours plus son faciès de celui de sa reine.

Puis sans crier gare, il attrape solidement ses deux poignets tandis qu’il l’a fait basculer à son tour. Le lit craque sous leurs poids quand ils retombent, l’un sur l’autre. Le Lestrange se retrouve au dessus de sa belle aimée, s’évertuant à maintenir ses deux mains dont l'une détient encore le poignard, de par et d’autre de son visage. Couché ainsi sur elle et lui privant de la gestuelle de ses bras, l’homme arbore déjà son sourire pervers. C’était une position volontairement aguicheuse qu’il prenait plaisir à lui imposer. L’animal joue avec le feu pour s’y faire brûler. Approchant lentement son faciès du sien, il lui glisse dans une expression burlesque. « Est-ce une réelle façon que de traiter son futur époux ? » Le bougre l’a sent résister sous son poids. Il referme ainsi plus fortement ses mains autour de ses poignets. Soulevant un sourcil, il ose une expression cynique qui exulte sa taquinerie exacerbée. « Qui plus est, un fiancé venant d’offrir un présent d’une valeur inestimable.  Tu n’en reviendrais certainement pas du prix de cet anneau. » Il s’approche d’elle et lui susurre à l’oreille. « Entre nous, je crois que je me suis fait avoir.. » Dans cette ultime provocation, l’ignoble sorcier laisser éclater un rire déplaisant avant de lui forcer un baiser. Un baiser violent, trop brutal pour être amoureux. Bref, certes mais abrupte. L’homme perd sa bienséance et ne semble être désormais plus que gouverné par son propre esprit nécrosé. L’animal revient à lui, pourtant jusque là bercé par cette déesse dans une quiétude certaine.
Son regard finit par se colporter vers sa main qui emprisonne encore son couteau. Avec précaution, il glisse la sienne jusqu'à sa paume et délit ses doigts de l’arme pour lui subtiliser. Puis dans une agilité folle, il se redresse et s’échappe presque en faisant plusieurs pas en arrière. L’homme instaure une distance convenable, une distance de sécurité. Il exulte d’arrogance et complaisance face à celle qui pourrait lui ôter la vie. Tenant son poignard dans l’une de ses mains, il ne quitte pas des yeux sa future épouse. Finalement, il finit par abandonner son sourire taquin dans un soupire presque las. Elle était sa muse autant dans sa sérénité divine que dans sa sauvagerie diabolique.
Et l’animal, dans son théâtre burlesque, se savait piégé. C'est ainsi qu'il ne cherchait plus la survie mais la mort formidable. Captivé par son faciès défiguré par sa rage, l’homme décide toutefois de tempérer sa perversion. Plaçant ses deux mains face à elle dans une volonté d’apaiser la tension, il lui lâche finalement. « Très bien, tu veux que nous en parlions, alors soit. » Il marque une pause, comme s’il s’agaçait de devoir l’avouer. Son visage efface toute trace de taquinerie quand ses sourcils se froncent de sérieux. Un soubresaut de sa mâchoire tandis qu’il s’attend au cataclysme de ces prochaines paroles. « J’ai, bel et bien, occasionné quelques.. » Il fait mine de chercher ses mots. « ... quelques troubles à ta malheureuse petite sœur. » Avant de lui laisser l’occasion de répliquer, Rabastan stoppe tout élan en levant son doigt et lui prévenant. « Mais, attention ! Tu dois savoir que c’était de l’ordre d’une mission. »
Il marque une courte pause durant laquelle pourtant, il parvient à faire mûrir un rictus feintant l’innocence mais puant la cruauté.  « Et certainement pas d’une quelconque volonté de nuire à son bien être, ceci par simple plaisir. »  Il retombe encore dans l’excès, dans la légèreté. Inconscient ou volontaire, Rabastan danse au milieu de la tempête sans se soucier de sa sauvegarde. Il se sait fautif et souffre d’y voir la décadence provoquée de celle pour qui il ne ressent rien d’autre que les plus purs sentiments. C’est dans cet inconnu qu’il se jette, cet inconnu qui le pousse à aimer une femme sans savoir comment s’y prendre. Le Lestrange est fou. Fou d’amour et de malheur.
Et l’animal, dans son ultime folie, ponctue dans son sourire carnassier.
« Alors ? Pardonné ? »
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HOGWARTS HOUSE : ravenclaw, a destiny for the descendant of rowena.
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Ven 28 Oct - 16:48


○ ◇ ○
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De rage est fait son masque. Son regard émeraude lance des éclairs à celui qu'elle disait aimer, celui qu'elle disait désirer. La trahison a laissé un goût amer sur sa langue, autrefois fusionnant avec celle du voyou. La déesse continue sa pression. Cette gorge face à elle. Le pouvoir de vie et de mort entre ses doigts. L'adrénaline qui monte doucement et coule dans ses veines. Désir morbide. Désir sordide. La peau est si fine qu'un simple mouvement sec de sa part répandrait le liquide vermillon sur les draps de satin. Liquide pur gâché, spolié. Néanmoins, la reine des enfers s'imaginait déjà baignant dans cette effluve mortelle, respirant la vie envolée. La lame tranchante brille au dessus de son amant. Elle scintille, prête à répandre la mort. Elle irradie la pièce d'une lueur d'agonie. Le trépas était bien plus alléchant lorsque le sang coulait, lorsqu'elle pouvait sentir la vie s'évaporer entre ses doigts. La magie n'avait jamais été son arme favorite. Où est le plaisir dans une incantation qui naît aussi vite qu'elle ne meurt ? Où puise t-on cette passion de la destruction ? La réponse lui était susurrée encore et encore par cette voix qui, de force, avait colonisé la poupée. Elle n'entendait pas. Elle n'entendait plus les soupirs, les désirs de cet amant qui ne semblait pas tenir à ce filament qu'était sa misérable vie. Les lèvres de sa victime se mouvent. Elles bougent dans un rythme lent, un rythme nonchalant. Comme s'il n'attendait que ça, accueillir la mort entre ses bras engourdis. Mais elle pouvait sentir. La vipère pouvait sentir son pouls s'affoler. Elle entendait son cœur tamponner si fort qu'il pourrait se détacher. Peut-être pourrait-elle tailler son palpitant, à l'insolent. Souvenir d'une époque candide où la passion était sa destruction. Misérable sourire se greffant sur les lèvres de l'amant. La sirène ne desserre pas, ne faiblit pas. Le charme n'opère pas, n'opère plus. La valse des fiancés venait de se terminer. L'union pouvait être enterrée.
Puis le pirate se décide, dans un geste fou, à s'approcher de sa poupée désarticulée. La lame tranchante, autrefois brillante, est souillée par la pureté. Son annulaire gauche vient caresser du bout du doigt le liquide carmin avant de venir passer sa langue enflammée, laissant un goût de fer sur son palais. Effluve qui ne lui était pas étrangère, au contraire. Elle se lèche les babines. La louve se délecte du précieux nectar. Sève pour laquelle certains tueraient. Ses iris émeraudes plantées dans les billes noires du mangemort. Elle peut sentir son souffle chaud effleurer sa peau maquillée. Elle peut voir cette lueur dans son regard, l'esprit du chasseur à l'appétit insatiable. Sa main ne cesse pour autant de tenir fermement la dague alors que la seconde vient caresser le visage de son assaillant. Comme si elle souffrait de cécité. Comme si la poupée était aveuglée. Jeu dangereux.
Et la position de force s'inverse. Comme une danse féline. Les rôles ne cessent de s'inverser alors que la passion vient les dévorer en entier. La nymphe est allongée. Proie fébrile, à la merci d'un prédateur qui se lèche déjà les babines. Agneau ne cessant de fixer de ses grands yeux celui qui causerait sa perte. Impossible pour la sorcière de bouger ne serait-ce qu'un membre. Prisonnière des ténèbres, elle peut sentir le désir grandir, un peu plus, à chaque instant. Doucement, elle vient mordre sa lèvre inférieure. Comme si elle avait tout oublié, la poupée. Envolés les reproches. Dissipés les soupçons. Elle se contente d'écouter ses murmures, ses paroles qu'il lui susurre. Elle ne cille pas la reine. Elle ne fait que récolter ce qu'elle a semé. Puis ses lèvres capturent les siennes. Sa langue s'enflamme alors que le brigand se saisit de ses lippes sans aucune amabilité.
Encore. Elle réclame dans son inconscient, la naïade. Elle implore de se noyer à ses côtés, de s'engouffrer dans les méandres de l'épicurisme. Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Et elle pouvait sentir la luxure cogner à la porte de son intimité. Bien trop occupée à imaginer mille et un scénarios, la vipère se voit subtiliser son arme entre ses doigts acérés. Puis son corps amplement dénudé se retrouve seul. Mais chaque centimètre de sa peau pâle réclame ce qui lui revient de droit. La sang pur s'en mord les doigts d'avoir le brigand dans sa peau. Doucement, elle se redresse. Prenant à nouveau possession de son corps tiède. Fronçant les sourcils, elle ne comprend pas ce que cette mascarade signifie. A son tour, elle quitte le lit conjugal pour s'avancer vers celui qui désirait lui échapper.
Ses dernières syllabes résonnent dans le vide. La princesse ne peut se résoudre à se sentir trahie. Elle ne peut visualiser autre scène que celle où son fiancé ose attaquer sa chair, son sang. Elle ne peut lui pardonner. Elle ne peut placer sa confiance en cet être abjecte. Sans prévenir, la paume de sa main vient s'abattre contre la joue du pirate. Unique éclat. Unique issue d'un amour passionnel qui extrapole chacun de leur geste, sur un ton funeste. Regard émeraude planté dans le sien. Sa main retombe lourdement avant qu'elle ne brise ce mutisme en prenant possession de ses lèvres. Par la force de leurs baisers, la poupée pousse le bougre contre le mur le plus près de leurs corps. Si tu recommences, je te tuerais. Sans hésiter. Sans regretter. glisse t-elle entre deux baisers. Ses mains viennent caresser le torse musclé du général. Elles se glissent sur chaque centimètre de sa peau. Elles se faufilent jusqu'à l'intimité de son amant qui semblait brûler de désir sous chacune de ses caresses. Puis la reine arrête chacune de ses attentions sans prévenir. Je doute que tu mérites de consommer notre union avant notre mariage, encore moins après ce que tu as fais. Tu peux disposer. finit-elle par lancer d'un geste de la main avant de s'éloigner du mangemort dans un dédain peu commun. Rictus gravé sur ses lèvres rosées.
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Mer 21 Déc - 13:03

« She was chaos and beauty intertwined, a tornado of roses from divine. »  

Son regard ondule sur son corps et ses moindres gestes gracieux sauront le hanter jusqu’à ses rêves. Elle s’approche de lui et instinctivement, bien qu’il se joue impétueusement de la situation, réveille son instinct de préservation. Elle était délicate mais cruelle, douce mais assassine. Elle se tient un instant face à lui, de sa stature noble avant qu’un le bruit aiguë d’une claque retentisse. La paume de sa main s’abat contre sa joue dans un geste vif, aussi vif que le baiser qu’elle lui arrache presque immédiatement. L’homme n’agit pas, se laisse aller contre cette force qui le fait vibrer de plaisir. Le picotement de cette frappe se coule dans la passion de son baiser et il se permet de joindre ses mains autour de son faciès divin pour donner force encore à  ce baiser.
Sa main s’insinue sur son épiderme. « Si tu recommences, je te tuerais. Sans hésiter. Sans regretter. » Des paroles froides d’horreur mais dont il ne voit que la langue claquer entre ses lèvres roses. Son regard ne quitte pas ces lippes qu’il veut dévorer tandis que ces paroles résonnent en lui comme d’une parade amoureuse. Fou, l’homme n’est-il pas de la mort délicieuse dont elle est l’incarnation ? Envoûté, l’homme ne répond plus que par son instinct animal, cette enchanteresse tenant définitivement sa laisse au creux de sa paume. L’excitation vrille son esprit tandis qu’elle tombe la main à son intimité mais alors qu’il s’apprête à se jeter sur l’objet de ses envies, sur la grâce de ses rêves, elle cesse toute action. « Je doute que tu mérites de consommer notre union avant notre mariage, encore moins après ce que tu as fais. Tu peux disposer. » Des paroles lancées dans un dédain manifeste tandis qu’elle lui tourne le dos. La respiration de l’homme reprend soudainement, comme s’il se rendit compte qu’il l’avait arrêté durant toutes ces secondes de passion charnelle. Le mâle semble étourdi par l’arrêt brutal du magnétisme, comme s’il fut un jouet subitement délaissé. Plus étourdi encore par la décision qu’il venait inconsciemment de prendre. La sauvagerie de l’Homme laisse place à une docilité déconcertante d’un fiancé éperdu, d’un homme aux souhaits impossibles.
Les paroles n’ont plus de sens pour lui que la vue et le toucher sont devenus uniques. « Après le mariage... » Il susurre, dans un roulement gutturale à peine audible. Il n’attend pas davantage et dans un sursaut traître, il l’emprisonne de ses bras, ses deux mains s’échouant sur ses hanches tandis qu’il se colle à son dos dans une excessivité perverse. Son menton dans le creux  de son coup, il lui glisse un mystérieux « Si ce n’est que ça.. »
Sans crier gare, il la retourne brusquement pour lui faire face. D’un geste fou, il appose ses deux larges mains de chaque côté de son faciès si délicat, bien que déformé par le dédain orgueilleux, et approche son visage du sien d’où la lueur de ses prunelles brille d’une vivacité singulière. Il s’apprête à prononcer des premières syllabes mais il se retient, les empêche de traverser la frontière de ses lèvres. Presque fou, ses prunelles sont instables, passe d’un œil à l’autre, de sa bouche à sa chevelure dantesque. Il cherche ses mots et son burlesque habituel l’empêche pour la première fois de les formuler.  Puis il dépose un baiser doux, presque trop distant pour en être un. Il s’approche de ses lèvres au risque de se faire rejeter comme un mécréant, dans une folie sans égards, dans une dernière tentative de s’octroyer du fin courage. Puis finalement, il détache ses lèvres des siennes dans une lenteur délectable. « Pardonne moi. » Le mystère entoure sa voix tandis qu’il la pousse doucement vers le lit à l’arrière. Un pardon, une repentance. S’agit-il du mal qu’il a fait endurer à sa semblable ou de ce que son esprit nécrosé détient comme ambition ? Il ne semble rien révéler tant il exprime une mine indescriptible.
Doucement, il repousse cette femme dont ses mains maintiennent les bras. Le Lestrange la fait asseoir tandis que dans un même mouvement, il s’agenouille presque. Caressant sa jambe qui se dénude, il remonte sa main le long de sa cuisse d’un geste éphémère, ses pensées vagabondant plus loin encore. Dans un énième soupir, il finit par plonger l’autre main dans une poche amble quelque part dans sa sombre cape pour en ressortir un objet scintillant. Un anneau, un joyau si brillant qu’il joue immédiatement avec les ombres et les lumières. Au creux de sa large main, il semble ridicule et pourtant si divin. Son regard s’y attarde un instant et finit par se colporter vers sa divine enchanteresse. Il est comme un enfant, presque effrayé de ce qu’il s’apprête à faire. « Dois-je te poser la question ou mettre cet anneau directement à ton doigt ? » Il conclut ce cynisme peu assumé par un sourire ironique. L’ironie d’un homme chancelant, d’un homme vulnérable face  à l’épée de Damoclès qui semble bientôt le percer. Ce cynisme qui lui donne l’apparence d’un courage viril mais dont il se sait faible. Que le terrible enfant se propose ainsi est une ironie du destin. Un éclat de rire dans une destinée maudite.
C’est un homme incompréhensible qui choisit le moment le plus retord quand la dague gît encore non loin; logique abîmée, inconsidérée. Pourtant, il n’en reste pas moins conscient, de ce danger qui le guette. Mais il l’idolâtre. Son autre main valide passe de sa cuisse à son annulaire convoité qu’il ose à peine prendre. Fébrile n’est-il pas, jouet de cette dernière demeure t-il à jamais. Elle lui a juré la mort, il lui propose la vie. Aucun rejet il ne supporterait mais désire secrètement encore qu’elle lui refuse pour l’embrasser plus fort encore.
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Sam 24 Déc - 1:05


○ ◇ ○
she is so brutal to those who love her.
she takes their love and holds it over their heads like a whip.



La passion est un état complexe à décrire. La nymphe a souvent été sa victime. Sa proie emprisonnée entre de délicieux baisers. Victime d'un cercle vicieux. Recevoir, c'était réclamer un peu plus encore. Toujours plus. La luxure est un péché. Mais il est si plaisant de s'y engouffrer. La reine pense commander. Elle pense ordonner, imposer, régenter. Mais elle n'est que l'esclave d'un désir ardent, d'un désir brûlant. Elle est semblable à cette écume qui vient se fracasser sur les parois des rochers. Insatiable envie de se jeter dans la gueule du loup. La conquérante n'est pourtant pas une femme que l'on soumet. Alors qu'elle tient ce fouet au dessus de ces amants. En la présence du brigand, elle n'est plus la sirène emprisonnant le marin échoué. Elle n'est plus cette vipère meurtrière. Faible. Voilà ce qu'il fait d'elle. Faible. Une condition qu'elle ne peut tolérer. Sa majesté ne saurait plier le genou face à la monstruosité qui l'a emmené dans sa tour dorée. Tu n'as pas été élevée pour finir de la sorte. Qui est-il pour ainsi te faire plier à sa volonté ? Ses doigts se portent à ses tempes alors que la mélodieuse voix se met encore à jouer dans son esprit. Ses articulations craquent sous l'effet de l'agacement. La naïade est aux prises avec son désir torride. Elle ne peut résister à l'appel de la chair. Et elle a l'impression de dominer à nouveau, d'imposer sa propre volonté, de faire à son gré. Unique maître à bord. La reine conquit. Elle choisit, ce qu'elle a envie d'effleurer, ainsi que le temps qu'elle passera à l'enlacer entre ses bras. Mais la vipère n'est pas de celle que l'on peut tromper. Manipuler est un jeu auquel elle aime gagner. Chaque parcelle de son épiderme semble réclamer la peau lunaire du vieux mousquetaire. Ses lèvres ne sont rassasiées que lorsqu'elles fusionnent avec celles de l'être aimé. Sa main vient jusqu'à se glisser sur l'intimité du pirate. Et bien qu'elle en meurt d'envie, la sirène ne se noie pas dans la lagune turquoise de ses iris. Elle finit par mordiller le lobe du fiancé avant de s'éloigner. Ses paroles sont sans appel. Le regard émeraude de la poupée finit par quitter le visage consterné du sorcier. Un sourire victorieux gravé sur son visage angélique suffit à comprendre ses intentions.

L'aime t-elle ? Peut-être. Le désire t-elle ? Certainement. Le haït-elle ? Sans aucun doute.

Malgré l'amour naissant, la sorcière ne peut oublier la torture infligée à la chair de sa chair, sa douce poupée, son joyau abandonné. S'il y a une chose, une seule chose que la vipère aime plus que sa propre entité, c'est bel et bien les siens. Peu importe l'enfance torturée qu'elle a pu enduré. Peu importe si la beauté de sa sœur dépasse la sienne. Peu importe si les responsabilités ont toujours pesé sur ses épaules. Le général a touché à ce qu'il restait de bon en elle, l'unique trésor qu'elle chérissait encore. Une guerre de loyauté fait rage. Le futur ou le passé ? Sa sœur l'avait-elle mérité ? A-t-elle trahi la cause à laquelle la reine est si dévouée ? Mille et une questions se bousculent dans son esprit déjà si torturée. Rançon d'une vie meurtrie. Mais c'est avec une fierté non dissimulée que la poupée s'éloigne encore un peu plus du scélérat. La séparation fut brève. Elle sentait déjà cette odeur de musc si particulière venir lui caresser le nez. Puis ses mains si familière se glissèrent le long de son corps. Et le souffle chaud contre sa peau la fit frissonner, malgré elle. Son rythme cardiaque s'affole alors qu'elle tente de ne rien laisser transparaître. La nymphe n'a pas perdu cet éclat dominateur dans ses deux perles émeraudes. La vipère se contente de l'écouter. Elle se tapie dans l'ombre, attendant le moment opportun pour répandre son venin.
Et ce fut le face à face. Leurs regards imprégnés l'un à l'autre. Ce moment de silence qui en disait bien plus que n'importe quelle conversation. Et elle sent. Elle ressent ses doigts encadrer son visage dans un instant de folie. Ses iris restent fixées dans les siennes. Elle ne cille pas. Elle ne bouge pas. Statue d'une époque révolue. Beauté de l'Antiquité. Muse d'un instant. Il la dévore toute entière. La reine devenue catin. Il la dévore et elle le laisse faire alors qu'elle ne le désire pas. Entité faite de paradoxes. Elle ne peut se décider. Le tuer ou l'aimer ? Le dévorer ou l'achever ? La proximité la trouble. Mais elle tente de ne rien montrer. Cœur de pierre. Viendra t-il tenter de le tailler ? D'un regard malicieux, la poupée attend le baiser comme un trésor inavoué. Finalement, ses lèvres viennent se déposer sur les siennes. Chaste. Bref. La muse n'eut le temps d'en profiter qu'il s'était déjà envolé. Telle une poussière dans l'univers. Le pirate l'avait entre ses doigts, sa proie.
Et les excuses tombent. Un froncement de sourcils qui froisse le doux visage de la reine. Elle qui semblait s'être plongée corps et âme dans celui qu'elle allait épouser, avait, finalement, réussi à le dompter. La fierté recouvre de nouveau ses iris émeraudes. Perdue alors qu'elle jubile de l'intérieur, la vipère ne remarque pas qu'elle se trouvait à présent sur les draps encore défaits. Ceux là même qui avaient accueilli leurs ébats. Elle pouvait encore sentir l'odeur de son roi embaumée le maigre espace qui l'entourait dorénavant. Puis son regard se posa sur le fiancé, un genou à terre. Elle fronce des sourcils la gamine. Que fait-il ainsi ? Elle le sait, mais elle ne veut pas. Elle ne peut pas y croire. Pas ici, pas maintenant. Elle ne fait guère attention aux doigts qui viennent s'aventurer en direction de son mont sacré. La vipère ne voit que cette main qu'il glisse dans sa poche. Et cet anneau qui en ressort. Scintillant de toute part. Un jeu de lumières et d'ombres s'instaure autour de ce bijoux dont la valeur n'a d'égal. Finalement, les lippes se mouvent. Les mots affluent. La question du brigand reste en suspend. Le silence est pesant. Les deux amants restent dans une position statique. Telle une statue de l'époque Antique. Elle ne sait que dire, que faire. Est-ce là une demande en mariage ? Mais les deux sorciers sont déjà fiancés. Est-ce donc une cérémonie qui scellera leur destin à tout jamais ? Instinctivement, la poupée se mordille la lippe inférieure. Elle n'est pas nerveuse. La sirène s'est perdue elle-même dans l'écume marine. Ose m'enfiler cet anneau et tu apprendras à vivre avec une seule et unique main. finit-elle par lancer avant de rompre tout contact physique. Je pensais que tu me connaissais Rabastan. Je pensais que tu savais à quel genre de femme tu avais été fiancé. Je pensais que tu étais plus malin que cela. Les paroles claquent sur sa bouche. D'un mouvement sec, elle ramène sa chevelure solaire contre ses omoplates. Je ne suis pas comme celles que tu as pu connaître. On doit me mériter, me gagner avant d'oser m'enfiler un anneau au doigt. Et je ne sais si tu en es digne Rabastan. La muse se recule légèrement contre les draps de soie. Gracieusement, elle pousse son fiancé du bout de son pied. Cela l'amuse. Ce pouvoir, ce contrôle. Elle en joue. Elle en joue tant qu'elle le peut encore. Le voir à ses pieds lui procure une sensation peu commune. Mais la bête sauvage qu'il a été viendrait presque à lui manquer. Est-il un homme ou son homme ? La nuance est si mince qu'elle ne saurait y répondre. Je crois en tes excuses. Mais les paroles n'ont toujours été que des mots mis bout à bout. Prouve moi que tu es vraiment désolé. Prouve moi que tu mérites d'être pardonné. Elle effleure du bout du doigt ses lippes rosées. Sa jambe toujours tendue dans la direction du pirate, le tenant, pour le moment, à distance. Et peut-être que cet anneau, tu finiras par me l'enfiler. murmure t-elle dans un soupir à peine audible. Elle est peut-être une reine. Elle l'a peut-être conquis. Mais il la rend faible. Et il la met à genoux.
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MessageSujet: Re: a tornado of roses from divine, (w/ cassandre) Dim 30 Avr - 23:50

« She was chaos and beauty intertwined, a tornado of roses from divine. »  

C’est une claque, une vague qui l’emporte loin. L’homme joue avec la flamme qui l’enivre et le brûle en même temps. C’était un homme qui avait fait tomber le masque satyrique pour elle. Cette femme qui rythme son cœur et qui le transperce en même temps. « Ose m'enfiler cet anneau et tu apprendras à vivre avec une seule et unique main. »
La lionne ne se refuse pas à lui dans un mouvement sec et radical. Elle mort, déchiquète, écrase. « Je pensais que tu me connaissais Rabastan. Je pensais que tu savais à quel genre de femme tu avais été fiancé. » Dès les premières syllabes, l’homme détourne le regard et sa mine se fige. C’est la décadence d’un espoir qui se fracasse au pied de la cruauté. Le corps se relâche tandis qu’il baisse définitivement la tête, couvrant ainsi son faciès humilié.
Ce même faciès qui est le théâtre d’un renouveau sanglant. Ce sont des barrières encore et toujours. L’humiliation, la fierté écrasée, la blessure d’un amour avorté. Apportant cette main qui caressait autrefois sa cuisse, jusqu’à son visage, il en couvre la moitié, l’homme semblant plongé dans une extrême réflexion. Il est une âme qui retombe dans les tréfonds de son être névrosé, dans cet antre qu’il s’efforçait de quitter par le souffle que cette femme lui procurait. Et quand enfin il pense en sortir et humer l’air nouveau, elle l’achève plus encore, le défigure en lui ôtant son sourire innocent pour un autre plus glaçant. Ses paroles continuent de se déverser tandis qu’un changement s’opère. Elles tamponnent, le fait frémir de mauvais sentiments.  La blonde divine continue à se jouer de son âme. « On doit me mériter, me gagner avant d'oser m'enfiler un anneau au doigt ».  A ce stade, l’homme aurait presque supplié une négation franche, qui sonne en un unique son discordant, point en une mélodie décadente. Elle aurait sonné d’une traite et la mort en aurait été que plus instantanée. Ce n’est pas la guillotine qui le mutile mais le fouet lancinant qui dessine des tracés sanglants sur son corps. Il hurle intérieurement. Cet homme blessé, cet animal abandonné est ironique dans sa comédie : il est comme un gamin qui n’a jamais su prendre conscience de son mal et qui a cherché pour la première fois le pardon.
En vain.
C’était une ouverture brève de son être qui annonçait un futur pourtant édulcoré mais qui désormais, semble laisser place à la fin définitive de tout faux semblants. « Et je ne sais si tu en es digne Rabastan. »
C’est un tambour qui résonne une dernière fois. Un écho qui chante encore et un silence qui s’installe enfin. « Digne… » Les premières syllabes sortent dans un râle presque oublié. L’homme reste sur son genou, la main couvrant encore le bas de son faciès, ce dernier arborant une moue indescriptible. Son regard s’échoue encore sur ce sol devenu glacé. Et c’est un rictus qu'il laisse finalement échapper. Amer et résigné. Ce rictus qu’arbore le bourreau avant de trancher, comme s’il riait de la vie misérable que le destin se bornait à l’affubler.
Puis en un battement de cil soudain, il reporte son regard vers cette tendre aimée, cette blonde qui tient fièrement son port de reine. Rabastan dépose sur elle ce regard malicieux, de celui que l’on arbore en réponse à un défi lancé. « Digne de Cassandre Hodgkins ? » Il soulève un sourcil  et fait naître une fossette au coin de son rictus indécent. « Est-ce seulement possible ? » Le bougre se permet de souffler un rire tandis qu’il se relève et fait montre de sa carrure, sa cape reprenant l’ombre de ses pas. Elle se savait divine et elle l'était après tout. L’anneau imprègne sa paume tandis qu’il l’emprisonne toujours de sa main calleuse. Le loup s’approche finalement d’elle, sa main caressant son pied jusqu’à sa cuisse tandis qu’il supprime l’espace qu’elle avait installé entre les deux. Avait-il seulement compris ce que la belle lui intimait ? Les gestes sont lents, presque doux, la mine arborant toujours ce rictus inoffensif. Lentement, l’homme prend place sur ce lit à ses côtés, ses yeux presque rêveurs s’amourachant de ses formes délicieuses, son regard arpentant sa silhouette de bas en haut. Le Lestrange se couche ainsi sur son côté, la tête prenant appui sur sa main de cet air espiègle et burlesque qu’il lui sied si bien.
Il ne dit encore rien, l’observe dans ce silence si pesant, si étrange. Son comportement n’a aucun sens et il semble presque que l’homme n’ait jamais fait une demande qu’elle n’eut refusé.  Sa main libre finit par s’ouvrir pour découvrir la bague qu’il ramène de ses yeux et dont les scintillements insupportables ravivent une dernière fois sa prunelle d’acier. Il se perd dans ses pensées, faisant jouer ses milles et un reflets. « Comment être digne d’une femme telle que toi ? D’une femme… » Il ne finit même pas sa phrase, l’homme envoûté par le bijou laisse tomber ses syllabes dans le silence.

Puis c’est un clappement de fin. Une histoire qui s’achève, un éclair qui cisaille le firmament en grondant sourdement. C’est les rideaux qui s’ouvrent pour laisser jouer la pièce, un nouveau vent nauséeux qui bouscule les senteurs agréables.
Un soupire enfin. Et le regard se reporte soudainement vers sa fiancée. « Digne d’une femme qui a simplement été vendue par son patriarche au plus offrant ? Non, je n’en suis définitivement pas capable. » Il jette ses mots comme une insulte, se moque ouvertement de cette femme à qui il promet les splendeurs les tourments dans une même valse.  C’est la dureté et l’arrogance d’un prince vide d’amour qui empli sa prunelle grise désormais. C’est une lame qui tranche, qui tombe dans un fracas épouvantable.
Puis comme l’animal qui surgit enfin de son antre,  c’est son visage qui se transforme en un instant, une seconde. Une seconde qui le montre défiguré par la fureur, par une haine nouvelle ; ces traits qui le transforme mais lui redonne cet aura d’antan. Doux parfum d’autrefois, quand les sillons reprennent leur noirceur et que l’homme renfile son ivresse malsaine.
Il se jette presque sur elle sans vergogne, la couvre de sa carrure en la couchant brutalement contre ce lit sur lequel elle se posait comme une reine. Sa bestialité retrouvé, il enroule sa large main autour du cou délicat de sa fiancée qu’il sert volontiers avec froideur d’épouvante. Son faciès tremble de spasme tant la nervosité animale habite son âme ; c’est l’homme névrosé qui la brutalise, qui la fait suffoquer. Elle répondra assurément mais il n’a que faire, car il embrasse désormais la violence comme une bénédiction de Dieu. « Oh, ma douce Cassandre… » Il approche son visage du sien comme s’il s’apprêtait à lui voler un baiser avant de dériver vers son oreille pour lui susurrer dans une joie perverse. « On ne peut chercher à mériter une chose quand on peut simplement l’acheter. » Il revient vers elle pour planter ses prunelles dans les siennes. Son faciès est si proche de cette divine femme qu’il se plaît à inhaler son parfum et à sentir son souffle. « Tu seras mienne, que tu le veuilles ou non.. » Ses paroles sont froides de sentiments, annonciatrices d’un futur peu glorieux. « Disons ainsi simplement que tu es le fruit malheureux d’un pacte. Une putain haut de gamme. » Puis c’est sans crier gare qu’il lui vole un baiser par la force, sa main toujours enroulée autour de son cou, dans cette ultime provocation.
Il savait que la riposte serait terrible mais qu’importe. Rabastan abdique et reprend ses manières : celles d’un homme primitif. Il l’embrasse avec brutalité comme pour sceller sa médisance. « Et si je dois briser ton annulaire pour t’enrouler cette bague, alors c’est ce que je ferais. » Sa voix gutturale roule pourtant dans une voix calme et dénuée de sentiments.  Il soupire avec une ironie non dissimulée tandis qu’il secoue légèrement la tête. « Je regrette la docilité de cette chère Alecto. Heureusement, tu sais compenser par d’autres moyens. »  Lubrique, il cache à peine cette perversion qui emprunte sa voix et emplis le temps d’une seconde ses pensées.

Lâchant prestement son cou, il attrape finalement ses deux mains avec vitesse et les ramène en une seule prise au dessus de sa chevelure dorée. L’homme couché sur elle la traite sans ménagement, fait montre de sa force sans aucune pitié et l’animal se délecte de manipuler cette femme qu’il considère comme sienne et ce à jamais. Tout en bloquant ses gestes d’une main, il ramène l’autre vers sa poche et récupère ce bijou désormais maudit. « Ne fais pas la difficile, ce bijou m’a coûté plus encore que ta vertu. »  Lui enfilant cette bague au doigt, il finit par admirer cette main nouvellement ornée. Avec un sourire dont il ne cache pas la satisfaction malsaine, il finit enfin par reporter une dernière fois son regard vers la divine blonde, l’homme toujours couché sur elle et mobilisant ses mains au dessus de sa tête. « Je nous prédis un mariage heureux. » Maudit soit le démon.
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