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be a freak like me, too. (animation iv)

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MessageSujet: be a freak like me, too. (animation iv) Mar 30 Aoû - 16:40

be a freak like me, too



Il s’était rendu de lui-même aux portes de l’hôpital psychiatrique de la ville. Il savait que le temps où le directeur du pôle le recherchait autant qu’un flic flaire la piste d’un gros baron de la drogue était révolu : les jours, les mois, les années même avaient passé et plus jamais celui qu’on appelait « J. Doe » n’avait refait surface. Il s’était rendu en bon garçon, les mains levées de chaque côté des joues, docile et gentil. Aucune infirmière ne voulait croire ce qu’on disait de lui, le sorcier de la rue qui dansait sur un tapis de mutilés. « Un si adorable jeune homme » était devenu le nouveau matricule de John Doe, que, d’ailleurs, plus personne au monde n’appelait ainsi. Dsiban, le double loup, pouvait retourner les esprits les mieux préparés en répétant son nom un nombre inlassable de fois quand une entité soi-disant supérieure le lui demandait. Something, répondait-il dans un murmure. Comme un mot oublié, qu’il aurait sur le bout de la langue mais… non, désolé, impossible de m’en souvenir. C’était pourtant quelque chose, ce nom qui m’a été donné. Quelque chose de grand, de fort, une véritable identité. Quelque chose à quoi se raccrocher, une étiquette, au moins ça, pour savoir qui l’on observe dans le miroir. Il avait laissé de côté son ironie pour trouver celle qui vivait entre ces murs, qu’on obligeait à marcher au pas à coup de sortilèges d’électrochocs et d’imperiums. Tous les tarés, tous les déments de la côte, échappés de l'asile ou foutus à la porte, en parlaient. Il ne savait pas grand chose à son sujet ce n’est qu’elle était belle, et qu’elle était folle. Sans doute la plus dingue des dingues de la maison des fous. Elle était intenable, les sortilèges jaillissaient d’elle même quand on la privait de sa baguette. Elle crachait, elle bavait sa magie noire par tous les trous, mais elle riait peu. Elle semblait triste, la poupée. Dsiban voulait voir. Lui apporter, large, blanc, sur un plateau, son rire tonitruant.

Dsiban Something traverse le couloir de l’étage « isolement » de l’hôpital psychiatrique d’un pas égal, arrachant d’une main agile sa tenue de malade mental, verte et blanche (le mauve étant réservé aux gens « normaux »). Son bras a retrouvé toute sa vigueur, sa force d’antan. Sans un regard pour les cellules qui s’alignent de chaque côté de lui et dans lesquelles on peut entendre des cris, des gémissements et des crépitements, il se dirige jusqu’à la porte portant l’intitulé suivant : « X. Moore, isolement 4654 ». 4, 6, 5, 4. Il lui a demandé son numéro la dernière fois qu’il l’a croisée, et elle le lui a chuchoté entre ses lèvres roses et gonflées de sel, d’un sel de larmes. Il sort sa baguette, qu’il a récupérée auprès d’un infirmier récalcitrant (pas trop longtemps) et s’apprête à la pointer sur la porte cadenassée quand un cri le stoppe. « Hé ! Qu’est-ce que vous faites ? Cet endroit est interdit aux patients, lâchez votre… » Le guérisseur s’arrête quand il aperçoit à qui il a affaire. Son regard se pose sur Dsiban, puis sur sa baguette. « Comment avez-vous obtenu votre baguette », balbutie-t-il. Dsiban sourit, non pas du sourire servile qu’il a filé à bouffer au personnel de cette prison pendant un mois, mais du sourire de Dsiban, celui qui, étincelant, allume son regard d’une lueur démente que rien n’arrête. Pas de temps à perdre en discussions avec un esclave du système. Il y a mieux à faire que de lui fournir le détail complet de son avant dernier meurtre, songe-t-il avant de pointer sur lui la pointe de sa baguette. D’un geste vif, il fend l’air. Lacero, prononce une voix dans sa tête à laquelle obéit instantanément le bâton de bois. Chez un sorcier normal, ce sortilège aurait tracé sur le visage du guérisseur une balafre sanguinolente. Tout sortilège dépend de celui qui le jette. Ses intentions, sa nature profonde, la matière, organique et invisible, de sa magie. La carotide du sorcier explose et sa gorge se tranche d’elle-même, explosant dans le sang comme un ballon qu’on aurait percé d’une aiguille. Dsiban dirige sa baguette vers la porte. Bombarda, murmure-t-il en lui-même. Les verrous se déchainent et volent en éclats, la porte s’ouvre sur La Femme, déjà debout en ayant entendu les voix de l’autre côté du mur de sa cellule. Ils s’observent quelques secondes l’un l’autre, lui détaillant son visage rond, son nez recourbé, ses yeux bleus comme deux naufragés agrippés à ses pupilles noires, et les traces de ses propres griffures sur son corps, le dos de ses mains. Il penche la tête de côté. — Tu viens avec moi ? C’est la première fois qu’il la voit sourire.

des flammes si chaudes qu'elles virent au bleu
des palmiers reflétés dans tes yeux, comme un été sans fin
c'est ce que je ressens pour toi
si le temps s'arrêtait, je ferais en sorte que ce moment
dure à jamais.


« Je t’aime », elle murmure en rivant sur lui son regard d’enfant, d’enfant qui aurait passé trop de temps au fond de l’eau, d’enfant trop proche des ténèbres, nourrisson ayant tété le sein d’Hadès. — Je sais, répond-il en caressant sa joue, en y faisant glisser son index pour y tracer un long sillon. — Ce sera bientôt terminé, il ajoute à voix-basse tandis que la poupée ferme ses yeux, leur offrant ses longs cils clairs pour couverture. Dsiban scelle les sangles de la table d’opération, vérifie qu’elle est bien attachée, et s’envole au-dessus d’elle. Il se penche en avant pour s’allonger en l’air sur le ventre, de quoi la voir sous un angle parfait, de quoi déposer sur sa bouche close un baiser, rouvrir les yeux et les plonger dans les siens, tomber dans cet océan de ténèbres endormies et y lancer un grand éclat de rire. Tout faire exploser, renverser son monde. Vivre à l’envers. — Endoloris. Son corps se raidit, ses poings fermés laissent entrer ses ongles dans la chair molle de l’intérieur de ses mains. Elle serre la mâchoire, petite, elle voudrait être courageuse, lui prouver qu’elle l’aime assez pour ça. Attend de voir. Attend de savoir ce que ça fait, de souffrir vraiment. — Endoloris. Ses convulsions dessinent un sourire sur le visage de Dsiban, penché sur elle, leurs nombrils, leurs sexes, leurs âmes se frôlant presque. — Endoloris. Endoloris. Endoloris. Endoloris.

your halo's full of fire
i'm rising up, rising up
my hot love's full of fire
love's full of fire.


— Daithe, murmure-t-il au cadavre gisant au-dessous de lui, puis il reprend son vol et s’éloigne, retrouve la terre ferme à ses côtés. Il est triste et heureux, plus que jamais il ne l’a été. Death, plus pâle et plus belle encore que la mort, dont il décide de changer l’orthographe, de modifier l’identité. Daithe. Ses gestes lents, il défait les sangles qui maintenaient en place, raide et douloureux, le corps de X. Moore, décédée. Il passe sur elle la pointe de sa baguette, depuis le front jusqu’aux orteils, dans une oraison funèbre convaincante. Ses yeux gris observent son visage impassible, figé dans une expression de douleur résignée. — Mon amour, murmure-t-il à ce visage. — Tu as tant souffert. Sa baguette s’abaisse en même temps que son bras et, s’approchant d’elle, il se penche contre ses lèvres. — Es-tu enfin prête à vivre, Daithe ? Leurs bouches ne sont plus qu’à quelques centimètres quand elles se frôlent soudain et que Dsiban embrasse Daithe, soufflant à l’intérieur de son corps, baudruche dégonflée de tout oxygène, tout espoir vain, une nouvelle incantation. Oh, c’est toute son âme qui s’en va de lui pour entrer en elle, toute sa sève qui viole ses lèvres pour lui être infidèle et nourrir le sang, les passions d’une autre. Oh, vis en moi, vis pour moi, mon amour.
Daithe ouvre ses yeux dans ceux de Dsiban. Il s’éloigne à peine, les pointes de leur nez continuent de se frôler. Il tombe amoureux en un éclair. Elle respire, elle vit et meurt tout à la fois, son alter ego. Sa femme. Son feu. Alors, dans une explosion chaotique qui retourne le temps, déchire les siècles et les siècles de connaissances, de savoirs et de croyances, Daithe éclate de rire.

bébé, si tu veux partir
viens en californie
sois un phénomène, tout comme moi
oublie ton anonymat
m'aimer est tout ce que tu as besoin de sentir
tout comme moi
we could slow dance to rock music
kiss while we do it
talk 'til we both turn blue
baby, if you wanna leave
come to california
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