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(animation iv) "we were born sick", you heard them say it.

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SPELLS : 785
IDENTITY : eve (slytherns)
FACE & CREDITS : emma watson. (a: maimihina., g: tumblr)
MULTINICKS : aj.

AGE : dix-sept. le nombre indélicat qui s'inscrit, hésitant, sur son visage comme seule vendetta contre le temps
BLOOD STATUS : impur. c'est inscrit partout, à présent : sur ses bras, sur les murs, et même dans le regard des gens. ils l'ont élevé au rang de vérité universelle. mais elle en est diablement fière.
CIVIL STATUS : célibataire, tous vous diraient qu'hermione est bien trop entière pour se laisser compléter par une autre âme. elle est bien trop flamboyante, trop vivace, trop miss je-sais-tout pour se laisser contrer par une autre bouche, un autre corps, un autre esprit. pourtant, elle a le coeur pris.
JOB : elle est dans l'ombre d'harry potter, activiste reconnue dans l'ordre du phoenix, rien de plus qu'une oppressée cherchant la liberté.
HOGWARTS HOUSE : c'est son courage, son courage qui lui grignote les os, qui lui glace le sang, qui l'oblige à se lever chaque matin, son courage transcendant, fascinant, qui l'a envoyé à gryffondor. elle le porte en armure, aujourd'hui, son courage. comme un casque, comme une couronne, parfois même comme une arme. il faiblit, pâlit, mais ne disparaît jamais vraiment.
MAGIC WAND : hermione possède une baguette fine, aisément maniable si on sait s'y prendre et si on le fait avec douceur, en bois de vigne. un nerf de coeur de dragon en son centre, cela donne aisément un caractère autoritaire et flamboyant à la baguette, qui se braque lorsqu'elle est dans les mains d'autrui.
PATRONUS CHARM : la loutre.
MARAUDER'S MAP : le campement.
POINTS RP : 5006

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, dialogues ou intégral.
COLOR OF MY LIFE : firebrick
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: (animation iv) "we were born sick", you heard them say it. Mar 30 Aoû - 23:09


take me to church.

animation iv

"we were born sick", you heard them say it.

« My lover’s got humour. » murmuré comme cela, les lèvres presque closes et les paupières fermées, on pourrait croire à une prière. Mais ce n’est pas le tintement délicat des cloches qui appellent un dieu quelconque. Ce n’est pas le savoir dur et ferme que quelqu’un, quelque part, entend vos suppliques. C’est une demande, un murmure, un enregistrement brisé que l’on s’acharne à passer dans l’espoir que quelqu’un, quelque part, décide d’y faire attention. C’est une confession. « She’s the giggle at a funeral. » Et il semble faire le portrait de l’amie de l’élu : il la dessine de vilains mots et de grosses courbes, un gribouillage terrible sur du papier froissé. Il lui en veut sans doute de ne pas l’aimer assez, de ne pas s’abandonner à ses baisers. Elle ne s’esclaffe plus, Granger, maintenant que la guerre est à sa porte. Ils l’ont tous laissée entrer sans se poser de questions et à présent, la garce prend toute la place. Entre eux quand ils sont l’un et l’autre, et avec eux quand ils se séparent. La guerre est là, toute contre sa peau, creusant pour ses os, et Hermione ne sait que faire que de rejeter son autre amant pour laisser de la place au démon. « Knows everybody's disapproval. I should've worshiped her sooner. » Et les regrets, les remords qui suintent de la confession terrible. Il le murmure au vide entre eux deux car il n’y a plus de dialogue en temps de guerre. Il y a juste deux soldats qui ordonnent et qui soumettent, attendant avec impatience le prochain raid pour un peu de sang ou un peu d’espoir. Pour perdre du temps sur l’attente terrible entre deux attaques. Il ne lui parle plus, de toute façon : il a épuisé tous ses mots sous la torture et il ne sait pas quoi lui raconter à présent. Elle voit bien que derrière ses jolis mots et ses soupirs innocents, il s’en veut terriblement. Elle aussi. Elle lui en veut de dizaines de choses – de ne pas lui avoir dit qu’il l’appréciait plus tôt, de ne pas l’avoir embrassé quand ils étaient encore beaux et jeunes et innocents, de ne pas avoir été là quand elle se brisait tout doucement. Ils paraissent horribles à présent, des monstres modernes qui ne sont faits que d’os et de dents, des armes fatales en habits de blanc.
Ils sont l’avenir.

Les gens parlent. Ils disent des idioties mais ils y croient, alors elle ne leur en veut pas. Elle écoute d’une oreille quand son emploi du temps le lui permet et elle vérifie qu’on continue de les apprécier. Ils sont devenus des parias mais elle aimerait qu’ils restent humains. Pas des meurtriers, surtout pas des meurtriers.  « If the Heavens ever did speak, she is the last true mouthpiece. » La vieille dame s’est esclaffée après ses mots violents et l’enfant n’y a jamais plus porté attention. Mais alors qu’il se penche vers elle avec de grands yeux, elle se dit que peut-être elle pourrait être, rien qu’une fois, rien que cette fois, le porte-parole des cieux. Elle pourrait lui raconter milles aventures et lui souffler tout bas que tout ira bien s’ils continuent d’avancer. Qu’au-delà des montagnes, il y a des vallées où ils pourraient aisément se reposer. Elle n’est pas sûre que cela soit vrai mais un instant, rien qu’un instant, elle le voudrait. Et puis, il faut regarder les choses en face : Every Sunday's getting more bleak, a fresh poison each week. Ils accueillent, un par un, les corps désarticulées des plus jolies poupées. Il y a le ministre puis les civils, puis des gens qu’elle connaissait, des visages amicaux qu’elle n’avait pas assez regardés. Les morts n’arrêtent pas de tomber dans leur course contre la montre et Diable, ce qu’elle est fatiguée d’avoir à les ramasser les lèvres pincées et les joues trempées.

« ‘We were born sick’, you heard them say it. » elle lui murmure simplement, parce que c’est plus simple  de répondre à ses questions silencieuses qu’à ses reproches bruyants. Parce qu’il n’y a qu’eux dans cette tente, il n’y a qu’eux dans ce monde, et ils n’arrivent plus à se suffire. Puis de toute façon, ce n’est que la triste vérité : si certains les prennent pour des guerriers de Merlin venus sauver la cause, d’autres savent pertinemment qu’ils ne sont rien de plus que des enfants malades, dévorés par les vices. Cette histoire l’obsède. Elle a posé la question à la vieille née-moldue, Gretta, are we sick ? Parce que cela semblait être le pion le plus important sur le plateau : étaient-ils condamnés à perdre ? Les malades ne gagnent pas leur combat, qu’importe si on les dit victorieux. Les malades restent malades ou meurent et dans les deux cas, où peut être la gloire ? Elle ne se camoufle pas sous les joues rouges et les idées noires, pas même dans un cercueil enterré trop tard. Elle est tapie chez les vivants, ceux qui ont survécu sans toucher le fléau, qui ne se sont pas salis en creusant leur tombeau. Et Gretta a répondu de sa même voix fatiguée : « My church offers no absolution… But my mother told me 'worship in the bedroom' » et le clin d’oeil envoyé à l’aveuglette n’a pas suffi à calmer le sentiment de perte.

Et si l’enfant est la porte-parole de Dieu (le sien, le moldu, le sien) alors elle voudrait l’être bien. Elle voudrait s’absoudre de tous ses pêchés. Mais à observer les amours et les peines et les soupirs et les baisers, elle se dit qu’elle veut. Le vice qui la prend par les tripes. Elle a l’espoir viscéral, l’espoir titanique, l’envie ultime, l’envie pittoresque de tout. Pas lui, pas forcément, mais il lui faut une épaule sur laquelle se pencher et une main à serrer car le monde s’effondre et elle est terrifiée de tomber. Elle sait qu’il voudrait être le cœur en peine sur lequel elle dépose son ancre, mais il est terrible et perdu et violent, elle ne peut pas l’empêcher de filer si elle arrive à peine à se contrôler.
Elle se perd et elle veut et elle n’a personne pour l’en empêcher.

« The only heaven I'll be sent to is when I’m alone with you. » C’est lui, l’autre lui, qui lui a murmuré quand ils se sont trouvés. Elle lui a raconté toutes les histoires qu’on omet sur la guerre et les enfants qui se déchirent pour survivre et elle lui a dit, je veux croire. Elle les veut tous dans un endroit meilleur, un endroit paisible, un endroit qui aurait un goût de paradis. Elle les veut en paix avec les autres et surtout avec eux-mêmes, car il y a déjà trop de haine dans l’univers pour se refourguer du chaos au fin fond de la poitrine. Et puis il s’est approché avec son sourire bien à lui, là, imprimé comme son bravado personnel avant de lui chuchoter cela au creux de l’oreille. The only heaven i’ll be sent to is when i’m alone with you. Elle n’a jamais couru aussi vite dans l’autre sens, les joues rouges et le cœur bruyant.

Et à présent, Ron fait la même chose : il se penche et il lui dit. « I was born sick. But I think…  I love it. » Et l’oreille de l’enfant accueille les secrets les plus macabres, les plus violents. L’étranger qui la veut, ruinant sa parcelle de paradis et lui qui s’appuie, lui qui s’enrage, lui qui proclame vengeance sur le vide qui les sépare.  Elle ferme les yeux une seconde et elle s’approche, s’approche, tellement près qu’elle peut voir son propre désespoir, dans ses yeux, reflété.
« Command me to be well. », elle lui dit. Ordonne-moi de ne plus être meurtrière, de plus être soldat. Ordonne-moi de ne plus être indécise, de ne plus être malade. Ordonne-moi de t’aimer encore, juste une seconde, juste un instant.
Command me to be well.
Et elle peut le jurer, elle essaie.

Après cela, c’est un peu hésitant : ses doigts sur ses joues et ses lèvres sur les siennes dans un dernier acte désespéré pour la récupérer parce qu’il sait sans doute que tout est déjà joué. Elle a sur les doigts les cicatrices d’un amour passé et sur les lèvres le reste d’un autre baiser. Ses idées sont remplis d’accents frivoles et de compliments incessants  et il sait, il doit savoir, parce qu’elle oublie, elle ne voit pas. Amen. Et quand elle s’éloigne parce qu’elle ne peut plus respirer, parce qu’il lui fait mal de simplement exister, alors il souffle contre ses lèvres avec un petit rire. Il essaie. « Amen. » et c’est une conclusion cette fois, plus qu’une confession, mais elle estime pouvoir faire une concession sur le ton qu'il utilise. Elle a connu pire comme fin. Elle a vu des dizaines de personnes hurler et elle a vu des suppliques, elle les a avalées et elle a respirées alors que le monde semblait toucher à sa fin. Elle a vu l’apocalypse dans son plus bel habit alors que le mariage tournait au cauchemar et il lui dit, amen, amen, comme si cela pouvait absoudre tout ce qui s’est passé et tout ce qui ne se passera jamais. Il résume, et elle le fait avec lui : « Amen. »

Et après ce baiser, elle balaie la gêne d’un sourire léger. Elle lui raconte qu’elle a vu de grandes cathédrales quand elle est partie en vacances. Elle lui explique que les moldus ont un seul dieu, et qu’il est tout puissant, et qu’il est capable de sauver n’importe quelle âme damnée si celle-ci prie assez véhément. Elle lui dit que l’idée la séduit, parce qu’elle se sent sale, parce qu’elle se sent impropre et que toutes les prières du monde ne suffiront pas à la rendre brillante à nouveau. Mais elle essaie, et peut-être que c’est ce que les moldus font de mieux. Ils tentent. « Take me to church. » Il lui répond, et c’est plus un ordre qu’une demande mais elle accepte, elle hoche la tête et lui dit qu’elle lui montrera bientôt. Peut-être que l’idée lui plait aussi, au fond – que quelqu’un pardonne quand on ne sait pas le faire nous-même.

Après ça, c’est le tumulte : il s’essaie à la toucher, à l’embrasser, à la déclarer sienne. C’est le dernier acte d’un condamné, la ferveur avec laquelle il enserre ses doigts entre les siens. Ses lèvres sur sa joue une seconde puis ses yeux, ses yeux qui hurlent des mots qu’elle voit au-delà des maux. I'll worship like a dog at the shrine of your lies. Et quand il a ce regard-là, le garçon, et qu’il le pose sur elle comme si elle avait toutes les réponses du monde et tous les torts de la terre, alors elle voudrait lui décrocher les hautes-lumières. Elle voudrait monter sur son escabeau bancal et arracher les étoiles au ciel noir pour les lui donner, parce qu’il a l’air sur le point de s’effondrer et d’hurler. I'll tell you my sins so you can sharpen your knife. Elle se sent menteuse, elle se sent furie, elle se sent traîtresse quand elle lui sourit.

La discussion file comme si elle n’était pas à eux et elle se déroule comme autrefois, quand ils étaient amis et que ce n’était pas aussi compliqué. Bientôt elle sert ses doigts entre les siens et elle lui dit, on va s’en tirer. Parce que c’est plus facile de lui mentir et de le faire espérer que de lui avouer qu’elle s’est paumée. La fierté est un pêché auquel elle ne cesse de s’adonner, bien trop possessive de sa propre image pour laisser tomber.
Elle est là à lui demander :
Offer me that deathless death.
Et il ne cesse de donner.
Good God, let me give you my life.

Et il lui dit quand il s’appuie sur le dossier de sa chaise, avec son air malin, « If I’m a pagan of the good times, my lover’s the sunlight. » Et elle penche la tête, amusée, parce qu’une remarque n’a jamais été aussi déplacée. Il ment, il ment, il ment comme il respire. Granger n’a rien du soleil brûlant qui autrefois se cachait dans ses yeux mordorés – elle est cendres, elle est fumée. Tout ce chaos en elle ne suffirait pas à donner vie à une étoile qui danse mais à des centaines, et pourtant Nietzsche n’a pas pris le temps d'expliquer comment le faire. Alors elle est là, seule, inutile, paumée, avec tout son chaos et ses belles idées, incapable de se libérer. Il ne sait pas, lui, ce qu’il se passe vraiment.
To keep the Goddess on your side, your lover demands a sacrifice.

Elle se plonge dans ses yeux et il y voit un océan, elle avait oublié à quel point il pouvait être fascinant. A trop s’absenter elle n’avait pas non plus remarqué le changement dans ses traits. Et avec ses yeux brillants elle veut un sourire, alors l’artiste joue des cordes et lui soupire : « To drain the whole sea, get something shiny. » Et il laisse ses doigts s’aventurer sur ses joues, le long de sa mâchoire, au coin de ses lèvres puis son index sur une de ses paupières. « Like you ? » et elle rit, et il rit aussi.
Ils s’oublient.

Il n’y a ni maître ni roi quand le rituel commence, juste des enfants qui attendent bien patiemment. Des milliers de personnes sont passés par là, cherchant la foi dans les endroits les plus froids. Mais il n’y a rien qu’eux et aucun « Take me to church » ne changera cela. Ils sont paumés, paumés, et il n’y aucun dieu pour les sauver. « There is no sweeter innocence than our gentle sin. », lui a dit Gretta dans un instant d’absence autrefois et pour la première fois, l’enfant la croit. Rien de plus doux que leurs péchés sucrés, saupoudrés de bonnes intentions et d’excuses ratées.
Et peut-être que la réponse s’est perdue là :  elle joue à cache-cache dans ses baisers car elle a peur d’affronter la réalité, mais il y a l’autre qui attend patiemment qu’elle retrouve le chemin de la raison et elle lui doit bien cela. Elle sait qu’elle s’enflamme sous ses regards comme une chandelle (that looks tasty) et elle n’imagine pas ce que cela serait sous son touché, un combiné d’enfer et de paradis savamment mélangés (that looks plenty). Sa damnation se trouve dans des sourires angéliques, et ce n’est pas ceux qui la fixent avec adoration à présent. (this is hungry work).

Et c’est là, au detour de deux baisers et de deux sourires, dans une conversation portée sur la foi et ces forces qui ne se montrent pas qu’elle comprend aisément qu’elle ne l’aime plus comme cela. Ce n’est ni une prière ni une confession, mais cela ressemble étrangement à l’un de leurs enfants :
c’est une révelation.
In the madness and soil of that sad earthly scene, only then I am human, only then I am clean.

Et il lui dit, let me give you my life, quand elle lui répond, offer me a deathless death et il ne reste d’eux qu’un écho.
Amen.
Amen.
Amen.


“You said to us once before,” said Hermione quietly, “that there was time to turn back if we wanted to. We’ve had time, haven’t we?”   

LITTLE GIRL, PICK YOURSELF UP.
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