AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

(animation iv) that i could give you all the love in the whole wide world.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: (animation iv) that i could give you all the love in the whole wide world. Mer 31 Aoû - 2:12


And I can know by the way
you treat your girl that I could give you all the loving in the whole wide world.



Le vieux vinyle retentit dans le grand bordel. Une musique qui s’essouffle au gré des paroles, alors que les hommes reluques les courbes féminines. L'odeur de cigares froids s'éprend du lieu burlesque, alors que les femmes s'enivrent d'alcool et de drogues.
Pour oublier.
Oublier ce qu'elles font ici.
La voix grave d'une femme résonne dans la salle suffocante, alors qu'une mélodie moldue fait écho jusqu'aux chambres perverses. La même rengaine, le même sourire forcé, le même sentiment dégueulasse qui laisse une trace indélébile sur son corps. Tilda hait cet endroit, elle hait les femmes, elle hait les hommes, elle hait le monde. Et pourtant, sa première fois dans ce lieu absurde la fait suffoquer. Elle a l'impression que la respiration se fait rude, que la fumée empourpre ses sens. Le nez ne sent plus que la fumée, les yeux ne voient plus que l'indésirable. Ses mains tremblent, son corps se tend, alors qu'un homme s'approche. Il s'approche de trop près, avance son visage vers le sien pour chuchoter des mots doux dans son oreille. Une horrible mélodie, des mots qui tranchent le cœur, qui tranchent la dignité. Mais Tilda, elle n'a pas le choix ; Elle n'a pas eu le choix depuis longtemps. Ses mains ne tremblent pas, le regard reste droit, l'indifférence se lit sur le visage masqué.
« Viens avec moi. »
L'homme répugnant lui prend la main, alors qu'elle doit la serrer dans la sienne. Sa paume brûle, alors que les pêchés ne font que commencer. Elle observe le monde qui l'entoure, le sourire approbateur de sa patronne, les autres filles qui se déhanchent. Et c'est sur le vinyle cassé qu'une voix rauque s'éprend d'un spectacle absurde.
Le chant des trompettes, les notes qui s'accumulent, alors que son corps se tend face à l'anxiété.

I don't want you to be no slave

Esclave, elle l'est pourtant. Elle vend son corps, son visage, sa bouche et ses reins pour de l'argent, pour le plaisir qu'elle provoquera chez l'homme répugnant. Elle dansera pour ses yeux, elle dansera pour ses mains baladeuses, alors qu'elle sent son cœur battre plus profondément qu'avant. Il a peur, il a peur des traces, des souvenirs, des idées qui chavirent.
I don't want to work all day
Et pourtant c'est ce qui l'attend, une douce rengaine qui commence aujourd'hui et qui ne se terminera vraisemblablement jamais. Elle pourrait pleurer, si seulement le cœur y était. Mais il était dissimulé derrière les pans de sa froideur, derrière les pans d'une fatalité presque acceptée. Son choix. Son choix à elle de terminer dans ce bordel, de finir dans une couronne brisée. Mais elle mérite Tilda, elle mérite tout ça, et le sentiment le plus compliqué lui vient quand elle sait qu'elle assume. Elle assume d'être de la viande pour le plus friand, d'être le fantasme d'esprits pervers.

But I want you to be true
And I just wanna make love to you


Si seulement. Vierge, petite innocente encore naïve, elle n'a jamais frémi sous le toucher masculin, elle n'a jamais eu la chance de pouvoir goûter aux lèvres d'un inconnu. Pourtant Tilda, elle sait ce qu'est aimer. Elle aime Finn. Elle l'aime comme elle n'a jamais aimé, les papillons, l'anxiété, les mains moites, c'était des émotions qui lui étaient déjà passés par la tête à ses côtés. Sa proximité accidentelle, son sourire quand il lui racontait une énième anecdote. Et ça fait plus mal encore qu'auparavant. Parce que cette première fois, elle ne la partagerait jamais avec lui, parce que son premier baiser ne serait pas à ses côtés.
Et jamais Tilda ne goutterait à ses lèvres, qu'elle s'imagine, sucrées.
Et l'homme en face d'elle n'a rien de lui, la gentillesse dans ses prunelles n'existe plus, la douceur de ses mains est plus rustre qu'un orage et le sourire sur son visage la dégoûte. Elle se hait. Elle le hait.
« Danse, danse pour moi. »
There is nothing for you to do
But keep me making love to you


Si le choix n'est pas là, elle attache ses cheveux dans un chignon qui se veut mal organisé. Quelques mèches tombent le long de son visage, alors qu'elle danse. Elle danse Tilda comme elle n'a jamais dansé, ça fait passer le temps, ça lui fait perdre du temps. Elle se déhanche au gré des notes, alors que la voix rauque poursuit sa route, poursuit sa déclaration d'amour.
Elle n'a jamais dansé, elle n'a jamais appris à se déhancher comme une femme, et pourtant les courbes semblent plaire, elle voit des étoiles dans les yeux de l'homme qui la bouffe du regard. Elle. Tilda. Déchet, enfant soumise, enfant déchue. Elle continue pourtant, elle se laisse aller au gré des notes, bien consciente de ces paroles meurtrières.
Il s'approche, dépose une main sur sa joue, alors que la paume de sa main gauche vient glisser le long de sa hanche. Une petite robe en dentelles déposées sur sa silhouette amaigrie, qui tombe comme un simple chiffon. Tilda n'a jamais été nue. Elle n'a jamais été nue devant quiconque que devant un miroir.
Et le reflet lui est toujours insupportable. Mais cette fois-ci, elle voit autre chose dans les yeux de l'homme, elle y voit du désir, de l'envie. L'envie, elle, qu'elle n'a pas, jamais n'aura.
Love to you
Ooh-ooh
Love to you

Le chiffon disparaît dans la pénombre, alors que l'homme la porte jusqu'au lit. Il y a une délicatesse dans ses doigts, une délicatesse dans ses bras qu'elle ne connaît pas. Une délicatesse mordante, à croire qu'il pourrait la dévorer. Jamais elle ne s'est sentie si extatique, jamais elle ne s'est sentie aussi libre, libre de faire ce qu'elle voulait avec un inconnu qui ne lui poserait jamais de questions ; Qui ne sait pas ce qu'elle a fait ou fera. Qui s'en fout. Qui s'en balance.
Et Tilda, à cet instant, se fout de tout, de lui, du monde entier.
Il enlève son costume, il enlève la veste, la chemise, et lui demande de l'aider dans ces boutons qui semblent prendre une éternité pour se déboutonner. Et Tilda ressent la peur, la peur qu'elle essaye d'oublier. Tout va si vite, trop vite.
I can hear by the way
You talk that talk
And I can know by the way
You treat your girl


Elle vrille ses yeux dans les siens, alors qu'il défait son soutien gorge, alors qu'il dépose un baiser sur son épaule frêle. Elle sent l'excitation de l'inconnu l'éprendre de plein fouet, alors qu'un main vient caresser le torse de l'inconnu. Elle sent son cœur lâcher, alors qu'il enlève son pantalon.
De la manière qu'il la regarde, qu'il la regarde.
De la manière qu'il l'embrasse, l'embrasse,
De la manière dont il la touche, la touche,
Qu'il n'y a qu'une Tilda à ses yeux.
Et elle aime se sentir absolue, elle aime sentir cette vénération, elle aime sentir son regard glisser le long de sa poitrine, le long de ses hanches et de ses reins. Elle aime qu'il n'ait d'yeux que pour elle, que pour ses courbes, que pour son visage, quand il passe son pousse sur sa lèvre inférieure. Il l'aime le temps de quelques minutes, il aime comme l'on aime une poupée.
Et Tilda, Tilda est finalement prête à endosser le rôle, le rôle d'une poupée de chiffons. Elle vend son corps pour le vendre, elle vend ses courbes pour qu'on les observe, elle vent ses lèvres pour qu'on les lui baise.
That I could give you all the loving
In the whole wide world

Le vinyle qui déraille, qui laisse des tintements de voix s'apparenter à une leçon. Etta James résonne jusqu'à la moelle de ses os, alors qu'elle touche l'inconnu, alors qu'elle dépasse les bornes et les limites. Ca n'a rien d'extraordinaire, ça n'a rien de magnifique, mais c'est une libération, une chose dont elle riait toujours, une chose qu'elle ne pensait jamais avoir à découvrir. Et pourtant, elle sent son pouls sur ses poignets, alors qu'elle les tient fermement. Elle sent son souffle sur sa nuque, descendre le long de son corps, et elle pourrait peut-être l'aimer aussi. Elle pourrait l'aimer pour quelques minutes, elle aussi. Parce qu'ils sont deux animaux en mal de connaître l'amour, ils sont deux animaux, des bêtes terribles qui n'ont rien d'autre à faire que de partager leurs lits avec un inconnu. De profiter de son âme inconsolable pour purifier la sienne. De profiter de sa vulnérabilité pour pousser sa tristesse jusqu'aux tréfonds de son âme.
Et ça fait mal, Dieu que ça fait mal. Mais Tilda elle ne sait vivre que par la douleur.
I don't want you sad and blue
Deux camarades qui s'adorent pour des secondes, des minutes, la douleur qui les transperce, qui les transcende. Et la petite larme qui coule sur sa joue, qui signifie tout l'or du monde. Parce que Tilda n'a plus pleuré depuis des années maintenant, elle a toujours attendu, attendu qu'on lui fasse mal comme elle a fait mal. Mais finalement, ce n'est pas si grave que ça, ce n'est pas grave de sentir l'eau salée dans sa bouche, alors qu'elle dépasse les frontières de l'humanité. La nature humaine, oubliée dans une étreinte passionnelle. Son haut le cœur ne part pourtant pas, un sanglot invisible qui se niche dans sa gorge, alors que l'inconnu ne la regarde plus. Les respirations se veulent saccadées, elles se veulent parfois accélérées, parfois retenues. Mais elle respire Tilda. Ô dieu, elle respire si fort.

And I just wanna make love to you
And I just wanna make love to you
And I just wanna make love to you


Il roule sur le côté, un sourire franc sur les lèvres, alors qu'elle recouvre son corps nue de draps qui semblent pourtant savoir la souillure que viennent de provoquer les choix dans sa vie. Les minutes passent sans que le silence ne soit brisé. Il est tellement profond ce silence, qu'elle sent les frissons remonter jusque sa nuque. Elle n'a plus peur Tilda, finalement elle est peut-être déçue que ce soit finit, parce qu'elle veut s'oublier encore une fois, elle veut tout oublier pendant quelques secondes. Mais la réalité revient, alors que le vinyle se tait lentement.
Love to you
Ooh-ooh
Love to you

Il s'habille, revête son pantalon, sa chemise, il tourne son visage vers la petite poupée de chiffons, un sourire savant mué sur les lèvres. « Je reviendrais. » Il reviendra. « Je serai là. » Et Tilda sera là. Il ferma la porte derrière lui, alors qu'elle serre les draps dans ses bras. Un cœur qui pleure, un esprit qui se grise, une âme qui se maudit.
Les larmes coulent. Elles coulent comme jamais elles n'ont coulé, grossiers sanglots qui s'échappent des lippes de sa bouche, alors qu'elle pense porter le poids du monde sur ses épaules.
Mais tout ce que Tilda porte, ce sont les conséquences de ses actes.
Et tout ce qu'elle porte, c'est sa stupidité.
Et tout ce qu'elle porte c'est la déception.

Ooh-ooh
Love to you
Revenir en haut Aller en bas

(animation iv) that i could give you all the love in the whole wide world.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» "Les diverses techniques d'animation des leurres durs"
» Animation d'un Twist.
» Jigs : Quelle animation ?
» Animation Décathlon / Oxylane
» Quelle animation pour un swimbait ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VIPERA EVANESCA :: Weasleys' Wizard Wheezes :: animations-