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(animation iv) i don't want you cause I'm sad and blue

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MessageSujet: (animation iv) i don't want you cause I'm sad and blue Jeu 1 Sep - 0:06



I don't want you to make my bed
I don't want you cause I'm sad and blue
I just want to make love to you



Do you remember when we weren’t so sad?

La clameur avait laissée place au silence. Sans un mot, sans un bruit, le vacarme de ses pensées s’était fait violence. La pièce était comme plongée dans le noir, ou peut-être que l’obscurité se trouvait coincée sous ses paupières. Finn ne savait plus la différence. Il avait retrouvé la terre ferme, suivant ses coéquipiers jusqu’au vestiaire, pourtant sa tête était encore fermement coincée dans les nuages. Les cris avaient laissés place au vide. Le boucan à ses tempes s’était éteint alors que ses coéquipiers se changeaient déjà. Il traina la patte sans s’en rendre compte, la douleur entre ses côtes arrivant à rendre ses pas incertains. Toxicomane insatiable, ivre des libertés, il les entendait parler de loin. Tel le grésillement incertain d’un poste de télévision incapable de parfaitement capter les ondes. L’océan de ses prunelles était incapable de percevoir correctement ce qui se produisait sous ses yeux. Il avait dans le cœur le souvenir intarissable du vent gonflant ses voiles, cette bourrasque qu’il gardait désormais fiévreusement coincée en son buste pour ne plus jamais avoir à être sans. Peut-être que les blaireaux avaient gagnés, peut-être avaient ils perdus. Finn ne savait plus trop bien, se gorgeant de cette joie d’être qu’il ressentait simplement à partager l’engouement de ses coéquipiers. Les détails échappaient inlassablement à sa conscience, peut-être avait-il reçu un cognard trop violemment sur le crâne et qu’il s’en rendait compte seulement maintenant. Peut-être qu’il devrait aller à l’infirmerie une fois qu’il se serait changé. Peut-être que…
Peut-être…
Peut…
Ouvrant ses paupières après ce qui lui parut n’être qu’un instant, le Gansey s’étonna de voir le vestiaire presque désert. Son crâne reposant contre le mur dans son dos, toujours vêtu de son attirail de compétition, il offrit un sourire assoupi au dernier joueur quittant les lieux. Il avait conscience de devoir se changer, conscience que de l’autre côté de la porte le monde continuait à tourner sans daigner s’arrêter le temps qu’il reprenne son souffle. Pourtant, dans cette pénombre de fin d’après-midi, le vent grondant entre ses côtes, il avait l’impression que quelque chose manquait à l’instant. Plus les secondes s’étiraient et plus le blond avait l’impression de regarder une photo familière, qu’il aurait pu contempler des milliards de fois rien qu’en fermant les yeux, mais quelque chose clochait dans le décor. A croire que quelqu’un s’était amusé à jouer avec ses souvenirs afin d’emmêler ces derniers sans qu’il ne s’en rende compte. Luttant contre la teneur élégiaque de ses pensées, le joueur de quidditch se leva, délassant l’avant de la cape qu’il portait aux couleurs de sa maison. Malgré tout, il ne pouvait s’arracher cette impression dérangeante que son monde évoluait en noir et blanc, sans aucune raison apparente.
Au coeur la jeunesse inébranlable d’une ingénuité que peu pouvaient comprendre, aux lèvres le sourire émacié d’un garçon usé jusque dans sa chair, du haut de ses dix-sept ans, il sentait son cœur battre douloureusement. Il l’entendait, tel un bruit de fond assourdissant. Ploc. Ploc. Ploc. A croire que son myocarde gouttait douloureusement, se déversant en douceur à ses pieds sans qu’il ne se rende compte de la fuite. Battant des paupières afin de chasser ce voile de fatigue troublant sa vision, le Gansey aurait juré que les vestiaires du stade de Poudlard étaient moins étroits dans son souvenir. Il se sentait tel un géant entre les murs oppressant de cette pièce pleine à peine un instant plus tôt. Persuadé que la fatigue lui jouait des tours, il passa une main lasse sur son faciès alors qu’il percevait avec beaucoup trop de clarté des voix de l’autre côté de la porte. «He's still inside. I don’t know how you did, but you got him hooked.   » « What do you mean ? » « I guess it’s the same for you. »

We were children playing gods

Peut-être que ça ne faisait pas sens jusqu’alors. A l’image d’un disque rayé crachotant les paroles d’une chanson que le temps avait rendu méconnaissable. A l’instar d’une image dont aurait oublié d’adoucir les angles, les objets au centre du plan se détachant douloureusement du fond sans qu’on ne puisse s’arracher cette impression qu’ils n’avaient rien à faire là. Les mains posées sur l’encolure de sa vareuse, dévoilant les vallées de sa chair à partir de sa taille jusqu’à la moitié de son torse, il l’entendit avant de la voir. « I was wondering what you were doing since you were supposed to meet me by the terrace ten minutes ago. » « So you decided to come to the locker room even though I could have been naked. Bold move, Romanov. » Laissant sa vareuse retomber mollement sur ses épaules, couvrant sa peau avec défi, il lui offrit un sourire féroce alors qu’elle le regardait de ses prunelles toujours trop profondes. Si profondes qu’il allait finir par y perdre pied.
« Don’t be an idiot, I’d like to go back to the common room before nightfall, if it’s not too much to ask. » Malgré le mordant de ses mots, Finn savait parfaitement bien que Tilda n’en pensait rien. Elle s’amusait de la lutte, cette contradiction permanente les attirant et les repoussant à l’image de deux aimants incapables de rester en place. Derrière ce visage soigneusement composé, l’adolescent percevait parfaitement la courbure de ses lippes à peine étirées, ce bonheur qui semblait gracier ses traits en toute simplicité. A sa manière, telle la face cachée de la lune, incapable de briller en plein jour, la belle lui apparaissait comme l’élément le plus prégnant de ce songe. Elle était requiem dans un monde sans musique. A lui arracher des larmes qu'il ne s'imaginait même pas capable de verser. Elle s’échappait du cadre pour prendre toute la place dans ses prunelles, le blond en oubliant presque son nom dans cette lutte n’ayant d'autre but que de se fourvoyer  « You’re not in the mood to enjoy nature’s gift to me ? Come on, I’m pretty sure you were ogling one second ago. » Un sourire féroce aux lèvres, il s’approcha de Tilda alors que cette dernière battait en retrait vers l’unique issue de la pièce. La coupant dans son élan, son visage déchiré par l’amusement qui illuminait l’océan de ses prunelles tel un phare transperçant la nuit, il se mit devant la porte avant de fredonner un air qui avait bercé le foyer familial toute son enfance. « I don't want you to be no slave… » Les sourcils de la sorcière se froncèrent alors qu’elle entendait Finn entonner les mots d’une chanson moldue dont elle ne savait probablement rien. Amusé plus que de raison, il fit un pas vers elle, cette dernière reculant au même instant. Prédateur s’amusant de sa proie, le Gansey laissait les mots de Muddy Waters rouler le long de sa langue en un fredonnement qui se voulait aussi grave et évocateur que celui du vieux chanteur. « I don't want you to work all day » Passant ses doigts sous sa vareuse, il la retira d’un mouvement fluide et bref avant de la faire tourner autour de sa tête en riant entre deux mots : « I don't want you to be true» Laissant le bout de tissu s’écraser à ses pieds, le silence de la pièce devenu insoutenable entre leurs prunelles trop pleines de toutes ces choses que leurs lèvres ne pourront jamais traduire, il s’avança vers Tilda sans lui laisser le temps de réagir.
Envahissant l’espace personnelle de la belle, celle-ci incapable de regarder autre chose que la mer à perte de vue dans ses yeux, il lui souriait avec la douceur d’un cœur reconnaissant un instant de connivence. Les secondes s’étirèrent, le blond incapable d’entonner les paroles qui suivaient alors que son souffle chaud s’écrasait contre les joues de la Romanov. Captivé par cette fresque que la vie avait animée, insufflant toute sa beauté au sein d’un même être, il la dévorait de ses prunelles châtiées par l’intensité de ce qu’elles pouvaient ressentir rien qu’à la regarder. L’univers n’aurait dû permettre pareille folie. Abandonnant une supernova dans la chair d’une fille sans songer aux cœurs indolents qui viendraient se consumer à son contact. En un souffle rauque, pas plus qu’un murmure mal digéré, Finn dû se faire violence pour garder son cœur en laisse alors qu’il soufflait avec une lenteur insoutenable : « I just want to make love to you »
Dieu et déité d’une jeunesse toute puissante à qui tout était permis, ils savaient tout et ne se refusaient rien. Ils avaient le monde à portée des doigts du haut d’une adolescence possédant le monde à ses pieds. Une main posée sur la chute des reins de Tilda en un mouvement ne souffrant pas la crainte d’un refus, l’autre tenant la main de la brune, le monde semblait s’être éteint sous ses yeux. Pareils à deux étoiles déchirant le ciel, ils se consumaient sans s’en rendre compte. Lui, donnant la cadence, faisant tourner la belle sur elle-même alors qu’il la regardait un sourire complètement défait éclairant son faciès, elle tourbillonnant telle une ballerine à laquelle la lune aurait offert sa grâce. Elle tournait et tournait, elle riait et riait, alors qu’il la regardait à s’en griller les rétines. La ramenant à lui, s’assurant qu’elle restait prisonnière de son orbite, ses mains trouvèrent à sa taille leur port d’attache alors qu’il se laissait balancer, la belle pendue à son cou, au rythme d’une musique ne s’échappant que de ses pensées. Leurs mouvements infimes, leur corps bougeant tel un balancier souffrant la gravité, ils auraient pu se figer dans cette étreinte alors que la terre cessait de tourner. Le souffle chaud de la Romanov caressait la base de son cou, les bras de cette dernière le faisant prisonnier d’une geole dont il ne voulait se défaire.
Peut-être qu’un jour ce sera cet instant, en particulier, celui qu’il ne pourra s’empêcher d’observer au cœur la nostalgie d’une vie manquée. Cet instant de flottement au creux du quel il aurait pu frôler une existence différente, un avenir meilleur. Peut-être était-ce cet instant où, le rugissement d’un rire coincé au fond de la gorge, son torse recouvert d’une fine pellicule de sueur servant de prison à la sorcière entre ses bras, qu’il se remémorerait avec pour définition le bonheur, simplement. Ces secondes passagères qu’il rêvera à la lueur des chandelles consumée jusqu’à la mèche en espérant que les choses se soient déroulées autrement. Il était heureux. Le cœur léger, les prunelles obsédées par la créature existant entre ses bras. L’univers semblait prendre toute sa grandeur entre les bras de la Romanov. Pour la première fois, Finn se sentait irrémédiablement infime et pourtant tout puissant d’une manière indescriptible.
L’ébauche d’un sourire aux lèvres, un ciel de minuit tatoué à même ses iris, il resserra légèrement son étreinte autour de la belle la soulevant aisément afin de la faire tourner encore une fois. Avec lenteur, la langueur dans son cœur en concordance avec celle dans le cœur de Tilda, il la contemplait dans un silence qu’aucun des deux n’auraient su écraser avec justesse. Satellite ne rêvant que de s’écraser contre la planète autour de laquelle il orbitait, le Gansey reposa lentement la sorcière au sol alors que cette dernière se laissait attirer en douceur par la gravité de ce dernier. Proches. Trop proches pour le myocarde oisif du garçon, pourtant il enroula son bras autour de la taille de l’adolescente alors que cette dernière le regardait pleine d’une pudeur qu’ils n’avaient jamais eu à gouter. Pesant ses mots avec la minutie d’un condamné souhaitant que ses dernières paroles puissent définir l’étendue de sa vie, il se noyait dans les prunelles de la brune lorsqu’il arriva à s’arracher la futilité d’une phrase quand le silence était plus important qu’eux deux. « I want to love you baby, it's a cryin' shame » Et dans sa tête Muddy Waters reprenait en cœur les propos que Willie Dixon avait écrit pour une autre fille dans ce qui s’apparentait à une autre vie.
Le sourire qu’afficha Tilda était timide. Rien de plus que l’étirement à peine perceptible de ses lippes désirant se retrousser dans ce qui s’apparentait à une grimace de joie. Le blond ne se rappelait pas quand était la dernière fois qu’il avait vu la Romanov aussi … ingénue. Ni la dernière fois où elle avait été complètement dénuée des ombres ayant décidées de s’installer au creux de ses prunelles pour qu’elle ne puisse jamais complètement les oublier. Il ne se rappelait pas de la dernière fois où son cœur avait battu aussi vite pour autre chose que l’horreur consumant ses pensées. Il désirait cet instant de grâce. Se serait damné pour ces secondes de sursis durant lesquelles il aurait la chance de s’éteindre sur les lèvres de son amie. L’observant à la recherche d’un signe, d’un indice prêt à faire bondir son cœur hors de sa poitrine, lorsque la Romanov s’éleva sur la pointe de ses pieds il senti son cœur s’arrêter au fond de son thorax. Contrairement à ce qu’il espérait, la belle se rapprochant de lui au point qu’il pouvait sentir le souffle de cette dernière s’éteindre sur ses lèvres, le geste le glaça au plus profond de son être.
« What ? Don't you want it ? » Battant des paupières dans l’espoir de chasser ce givre venu obstruer sa vision, venu emprisonner son cœur, Finn avait l’impression que quelque chose clochait. La ballerine tournant en riant un instant plus tôt s’apparentait à une étrangère et le blond se sentait à l’étroit dans ce qui lui restait de vêtements. Inspirant lourdement, dans l’espoir vain que son cœur repartirait de plus belle s’il lui laissait le temps de comprendre ce qui était en train de se produire, le Gansey devait se rendre à l’évidence : le monde avait été drainé de toutes ses couleurs. Perdu au cœur d’un instant en noir et blanc, il ne pouvait retenir la peine éclaboussant ses traits alors que son bras se resserrait autour du corps frêle de cette chimère qu'il ne pouvait abandonner.  « It’s a dream, isn’t it? » Son souffle s’était fait glacé, ses mots dénués de toute saveur. Il la regardait la mer prête à déborder de ses paupières, les alizés dans son thorax ayant virés à l’orage. «Why would you say that? » Même sa voix ne ressemblait plus qu’au son auquel le temps avait arraché son essence. Un souvenir chéri et pourtant détesté qu’il avait dû répéter en boucle au point d’en perdre la saveur. Elle semblait si fragile la sorcière, son regard incertain redoutant un rejet qu’elle s’imaginait au vue de la réaction du Gansey. Pourtant, il était celui souffrant le plus des deux. Il était celui qui devra vivre avec le souvenir de ce songe doux-amer au réveil. « Your eyes... »  Malgré lui, sa voix s’éteignait, le décor perdant de sa superbe, le fond s’effaçant au profit de cette obscurité avalant tout dans ses pensées. Il avait mal de le dire. Mal de le desirer. Mal de savoir que la vérité était autre que ce rêve qu’il se refusait à accepter. Il voulait juste se bruler les lèvres à son contact. Il voulait juste s’oublier le temps d’une nuit sans étoiles, d’une nuit consumée par un rêve de jours meilleurs, d’un passé qu’il aurait consommé. Il avait mal. Mal de savoir que ça n’était pas la réalité, mal de savoir que ça ne l’avait jamais été. Il avait mal et ne savait pas quoi faire à part continuer à souffrir en fermant les yeux sur cette image. « They are not sad. »

Et peut-être continuer à en avoir mal un instant. En souffrir le temps qu'il faudra.
Mais, surtout, feindre le bonheur jusqu’à ce qu’il revienne.

Maybe the world taught us a lesson

Ses paupières se soulevèrent difficilement, les excès de la veille se rappelant à sa mémoire sans qu’il ne puisse chasser la souillure de ses rêves. A ses tempes battaient des tambours de guerre que le blond ne se souvenait pas avoir placé là. Toujours installé face au bureau qu’il avait placé dans un coin de sa tente, Gansey ne s’étonna même pas de voir la bouteille qu’il avait entamé la veille presque entièrement vide. Une feuille collée à sa joue, sa nuque le faisait atrocement souffrir à cause de la nuit qu’il avait passé penché sur son bureau, alors incapable de rejoindre son lit. Cherchant à s’arracher les restes de son sommeil d’un mouvement de main dans sa crinière ébranlée, il se redressa avec mal, percevant pour la première fois la voix s’échappant de l’autre côté de la toile : « Finn, you got to wake up, people are wainting for you at the shack beneath the oak-tree. » Se redressant d’un bond, conscient de l’état de décrépitude dans lequel il se trouvait, Gansey retira sa chemise avant d’attraper les premiers vêtements à sa portée afin de policer les angles trop aiguisé de son être. « I’m coming. It’s like I’m already there. » « You’re not funny, dummy. » Enfilant une chaussure et puis l'autre en un rien de temps, il ramassa quelques objets sur son bureau sans se soucier de la carte trônant sur ce dernier comme si elle était le centre du monde. D'une démarche pressée, il abandonna sa tente et les souvenirs de ce rêve aussi doux que douloureux avec un pincement au cœur. Pourtant, le blond ne jeta pas même un regard à la carte d’anniversaire qu’il avait reçu le jour avant de ses parents, une signature manquant cruellement sur le papier bristol.

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