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(animation iv) wide world

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MessageSujet: (animation iv) wide world Jeu 1 Sep - 14:11

je fais partie du mur. la brique est sombre et larmoyante, et on a gravé en son cœur des inscriptions mortelles à l'encre pourpre et amère. je fais partie du mur, et ma peau est gravée de promesses inventées, de rêves inachevés, d'espoirs inanimés. je fais partie du mur, invisible aux yeux des passants. ils continuent de noircir les âmes, d'achever des femmes, d'éteindre, dans les yeux, les flammes. leurs capes frôlent mes chevilles et blessent ma peau blême. gisante invisible, comme le cadavre d'une cigarette qui doucement se consume et qu'on écrase du bout de son talon trop crade. je fais partie du mur de l'allée des embrumes, des larmes coulent sur mes joues comme les perles de pluie qui glissent sur cette pierre meurtrie. elles m'immolent la peau, comme une mer d'acide. mes larmes sont chimiques et mes sentiments plastifiés. la sorcière n'est qu'une marionnette, le prototype d'une femme qui a son seul nom gravé à l'âme, qui demeure son propre cauchemar, un cauchemar qui l'écorche comme une fine lame. la solitude est trop grande et la nuit trop profonde. je voudrais fondre, tout contre le bitume. je voudrais que mon corps embrasse les pavés, je voudrais que ma peau colore cette rue trop grise, que mes lèvres cramoisies rougissent les ciels sanglotants. je voudrais me faire écraser par les passants, jusqu'à l'anesthésie totale de mon cœur, cet imbécile. sauf que je fais partie du mur, et pour toute la vie, je suis condamnée à entendre chacun des murmures, et à voir passer les ombres qui me terrifient, le jour, la nuit.
je t'ai vue, tout à l'heure. ce fut le dernier jour d'un condamné, la dernière heure. il y a eu le sourire que tu lui adressais, un sourire en grand, un sourire qui s'en allait valser au travers des étoiles, des galaxies. tes étoiles sont bien allumées, les miennes sont mortes bouffées par ton roi néant. vous étiez beaux, tu sais. vos deux corps enlacés, vos mots s'entremêlaient, vos maux disparaissaient. je ne savais que faire, alors j'ai regardé. j'ai regardé le bonheur, oui, tout droit les yeux. c'était aveuglant, et brûlant aussi. ça m'a serré la gorge, ça m'a noué le cœur comme une fine chaîne, tout petit nœud, très douloureux. tu dois savoir, je crois, ce que ça fait, de regarder quelque chose de beau que tu ne possèderas jamais. c'est matériel pour certains, alors que moi, moi et mes sentiments asphyxiés par tes mains, c'est la recherche constante de l'émotionnellement réel. quelque chose qui ne soit ni folie, ni éphémère. je t'ai regardée, en parfait accord avec ta déraison, et ai été fatiguée de mes désillusions. entre tes bras de folle, de reine, j'ai l'impression que ça durera toute la vie, tant que le soleil brille encore, tant que la lune est encore belle, tant que les étoiles s'enlacent pour former des constellations. pour toute la vie, jusqu'à la mort. j'ai l'impression que même si tout est noir, ce n'est pas grave car toi tu seras toujours quelque part. et lorsque tu t'enfuies, je tombe. quand tu n'es plus là, je sombre. et le manque vient, remplace tout, achève mes espoirs, mes rêves. le manque de ta voix, au creux de mon oreille. le manque de tes mains pour réchauffer mes doigts de morte. le manque de tes lèvres trop blanches avec lesquelles tu me blesses de tes paroles. tes lèvres enlaidies de ses baisers à lui. manque de ton cœur, contre le mien, lorsque l'on danse, pour achever les histoires sans lendemain, pour détourner les vents mauvais, pour apaiser les amours mortes. le manque de ton souffle pour se poser sur ma joue. le manque de rien, le manque de toi, le manque de tout. mes espoirs d'amour et d'un corps pour réchauffer mes nuits glacées sont crucifiés par cette solitude immense, tandis que le désir, l'envie malsaine, charnelle, brise mes prunelles de toutes ses flammes ardentes. tu t'adonnes à tes lubies, je m'adonne à mes envies, ces assassines. l'envie de toi, toi contre moi. l'envie de tes yeux, dans les miens. l'envie de quelque chose qui apaiserait pendant un temps mes douleurs superficielles, et puis mes blessures éternelles.  and i can tell by the way that you walk that walk, dansant presque au travers des rues noires de tes crimes, foulant les sols rougis par le sang de tes mains, i can hear by the way you talk that talk, et dont ta voix s'élance pour briser les nuages moqueurs et pour rendre les ciels plus bleus, dont elle raisonne entre les parois de mon crâne, la nuit venue, and i can know by the way you treat your boyfriend, quand tu fais de ses folies sanguinaires les tiennes, et que tu le regardes comme s'il était diamant quand même bien même il n'est qu'un roi néant, that i could give you all the loving in the whole wide world.
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