AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

tc insoumis - a feast for crows.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Lun 23 Jan - 0:28

Douleur dans son palpitant. Crissement, scarification. Elle qui ne pensait pas pouvoir souffrir plus qu'elle n'avait souffert ces dernières semaines s'était trompée. Parce que la vue du camp qui partait en flammes et en fumée dans les airs, lui donnait envie de vomir. Elle avait travaillé d'arrache-pied pour mener à bien ce projet. C'était la seule chose qui lui restait réellement d'Edward. Sans lui, ce camp n'aurait jamais été créé. Sans lui, tout ces réfugiés n'auraient jamais eu un semblant de sécurité comme celui prodigué ici. Et encore une fois, les mangemorts venaient lui arraché ce qui était précieux à ses yeux. La déesse relâcha légèrement l'emprise sur sa baguette. Sa respiration était saccadée.  Elle sanglotait Cornelia, elle sanglotait parce qu'encore une fois elle était arrivée trop tard. Comme lorsqu'Edward était décédé. Elle secoue la tête, se ressaisit. Elle devait se montrer forte. Son regard larmoyant se durcit et redevient impassible, simplement animé par les flammes crachées par Aello. La dragonne lance un rugissement sourd. « Je ne peux pas rester sans bouger, Aello. Ils ont besoin de moi, de nous. » d'Edward, voulut-elle rajouter. Son palpitant tente de s'échapper encore une fois, et la douleur se fait d'autant plus violente. C'est comme si elle était transpercée par des épées froides. Comme si elle revivait encore et encore, le sortilège de Doloris que lui avait infligé Cedrella Ravenscal. Grossière gorgone qui ne semblait pas encore avoir montré son corps nacré. Les émotions explosaient en elle, effleuraient ses tripes et léchaient ses artères. Elles s'insinuaient dans le plus profond de son être et scarifiaient le peu d'âme qui restait de la sorcière. Elle devait agir, et ne pas se laisser submerger par les émotions. Pourtant, elle devait se rendre à l'évidence. Quoiqu'il se passe, quoiqu'elle fasse, le camp n'était plus sûr. Et ils devraient tous partir. C'était la fin de tout ce qui pouvait la rattacher à un semblant d'humanité, à un semblant d'idéal. La sorcière ne serait plus qu'une âme errante, une banshee scandant la mort, une dragonne créée dans les flammes même de l'enfer et baignée dans l'eau du styx. Elle ferme les yeux et inspire, tentant de calmer la tempête qui régissait en son sein. « ne soit pas une enfant cornelia. » lui avait dit son frère aîné. Elle redresse la tête, puis caresse le cou de sa dragonne. « Avances. » Elle continue à cracher des flammes, mais elle avance. Sa queue se balance et éjecte les sorciers qui s'approchent bien trop près. Mais Cornelia devait se rendre à l'évidence, être sur le dos de sa dragonne tout en étant à terre, la ralentissait. Il fallait soit qu'elle prenne de la hauteur, soit qu'elle descende. Mais elle n'osait pas laissé Aello seule, à la merci de tous et à la merci aussi de s'enfuir. Elle secoue sa tête et descend de la dragonne. « Continue à attaquer Aello, je reviens vite. » Il lui fallait récupérer les plans et les artefacts récupérés au fil du temps par les membres du camp. Elle ne pouvait pas se permettre qu'ils tombent aux mains des mangemorts. Alors, sans jeter un seul regard derrière elle, la sorcière se mit à courir. L'air frappait son visage. Elle manqua de se prendre un arbre qui, brûlé par les flammes, tombait. Et enfin, elle fini par pénétrer dans l'habitacle. Imprudente et dans la hâte, elle ne fit pas attention à si elle était suivie ou non. Elle n'en avait pas prit le temps et n'avait pas jugé ça nécessaire. Elle sort sa baguette,  et fait disparaître les protections magiques des écrits, plans et artefacts auparavant dissimulés.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 221
IDENTITY : divalex.
FACE & CREDITS : finn, chloe, son lux.
MULTINICKS : l, v, b, k, a, t.

AGE : wistful and pale of twenty and four.
CIVIL STATUS : cold like stone.
HOGWARTS HOUSE : slytherin.
SPECIAL CAPACITY : pyromancer.
MARAUDER'S MAP : the camp.
POINTS RP : 514

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Lun 23 Jan - 1:31

/!\ RP A CARACTÈRE VIOLENT.
Tu restes alerte face aux sorciers, tu es un bon petit soldat de plomb, droit et sagement déplacé par un mouvement extérieur. Tu penses avoir le contrôle, mais tu n'as le contrôle sur rien. Ton regard n'est pas le tien, mais celui des flammes dans ton cœur et la main qui te guide n'est pas celle de ton sauveur, mais celui qui t'entraîne au contraire jusqu'à ta perdition. Tes pupilles dilatées mangent la scène, gourmandes des cris et de la peur chez l'autre. Tu nourris cette peur comme tu nourris ton regard en serrant toujours plus fort le fouet au cou de la belle. Elle ne peut plus parler ou respirer, elle se débat comme une pauvre chienne, ses lamentables couinements pinçant l'air. Il ne leur en faut pas plus pour essayer de libérer la douce, un homme t'attaque, il te touche à l'épaule. Tu le laisses presque faire. Mais à trop jouer avec le feu, on se brûle. Tu changes presque de visage quand les démons bleus qui sommeillent en toi prennent le dessus sur ton calme olympien. Tu le sais, que tu t'es laissé consumer par ton don et que tu n'en es plus le maître, c'est lui qui te maîtrise, mais tu as appris à en faire une force, plus qu'une faiblesse. Ta folie te fait faire des choses plus extraordinaires encore. Le pouvoir de l'homme ne connaît que peu de limites. Et puisqu'à l'instant, ton visage éclairé par une nouvelle lumière, tu n'en es plus un, les tiens sont incommensurables. Tu deviens monstre, le monstre qu'ils voulaient tant voir ! Tu deviens créature affamée de pouvoir. Tu serres la mâchoire comme tu sers le lien autour de la gorge d'Alix. Tu n'as qu'une fraction de seconde pour réfléchir à ton plan, et au final, tu n'y penses même pas. Tu laisses les diables faire mouvoir ton corps, pantin sulfureux.

Elle crie "Confundo !" Et le corps d'Alix s'écrase par terre quand tu fais claquer ton fouet pour la libérer. Elle tousse, elle crache, alors tu lui écrases la main avant qu'elle ne s'empare de sa baguette. De la tienne, tu fais voler les deux compères de la jumelle et de ta main libre, tu fais s'élever des grands murs de flammes. Les sorts viennent s'y cogner, mais s'y ricochent, on peut voir les ondes se répandre comme à la surface de l'eau. Mais ce liquide là, qui danse, est hautement corrosif. Tu fais face au double de celle qui gémit au sol et la paralyses d'un coup bref de baguette magique. Tu t'approches de son visage, elle peut voir le tien, le vrai, et ton sourire grandit. Tu ne ris pas, Darcy. Tu n'as pas ce rire qui glace le sang. Tu es encore plus malsain. Tu souris. Ta visible folie tétanise la belle Arianne, tes crocs brillent en reflétant les flammes. Tu vois les larmes se former au bout des yeux, elle est incapable de faire un seul geste. Tu en balayes une, puis portes la goutte à ta bouche. Ce goût salé t'enivre, n'est-ce pas ? Tu te mords la lèvre inférieure comme pour capturer cet arôme, ne jamais le laisser repartir.

La chaleur sous le dôme est affligeante. Des perles de sueur se forment sur ton propre front. Tu ne perds plus une seule minute. Les jumelles ont échangé assez de regards piteux. Ta baguette fait grandir des racines, elles s'extirpent du sol qui tremble de la guerre qui bat  de l'autre côté du mur. Les sons s'écrasent contre lui, il n'y a plus que vous. Ta respiration forte et leurs jappements honteux. Les racines s'enroulent autour de la poupée immobile, elle est clouée au sol. L'écorce lui écorche un peu sa douce peau et tu profites du spectacle en humidifiant tes lèvres. Tu rends à ton ennemie ses mouvements, mais elle ne peut pour autant bouger. Elle peut réutiliser ses cordes vocales, crier, appeler à l'aide, te supplier d'arrêter. Tu as retenu tous ses cris pour qu'ils soient plus forts encore. Et maintenant que tu les entends, tous d'un coup, tous tes sens se mettent à vibrer. Tu rattrapes Alix, toujours à la recherche de son souffle, par les cheveux. Tu la traînes au sol pour la rapprocher de sa sœur. Tu examines leurs visages aux traits qui reviennent, identiques, puis tu redresses Alix pour qu'elle puisse voir mieux dans les yeux de sa sœur. A quel point tiens-tu à elle ? Elles t'envoûtent, toutes les deux. Tu veux jouer avec elles. Tes flammes sont déjà tout autour de vous, il ne te reste que ton goût pour le sang et tu es prêt à la saigner. Je vais compter jusqu'à dix. Tu n'as que dix secondes à tenir avant que je te libère de tes filets et je te promets d'épargner la vie de ta soeur. Ta blessure à l'épaule semble si secondaire quand en réalité elle te brûle extrêmement. Tu grimaces un peu en te relevant. Mais ce sont dix secondes que tu devras passer sans crier, sans te débattre. Dix secondes où tu devras simplement regarder. Tu es d'accord ? Il n'attend pas vraiment son avis, change de visage, revêt une expression froide, macabre, puis pointe sa baguette vers les mains d'Alix qui s'élèvent du sol. Des racines s'enroulent autour de ses poignets, elle ne peut plus bouger, elle est accroupie, bras levés, paumes ouvertes vers sa soeur, ligotées ainsi pour qu'elle ne puisse se débattre lors de leur prochain jeu. Il commence. Un. Un doigt craque, l'os se déplace. Deux. L'index. Trois. Le majeur. Mon petit doigt me dit que tu souhaiterais que j'arrête.


bring all your things and we will build a pyre. find resurections in the flames. and in the fury of alarm bells. we shall begin, we shall begin again.


Dernière édition par Darcy Lazarus le Mer 8 Fév - 16:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mar 24 Jan - 13:15

La conversation avec Luna se termine. Elle part en direction des autres, du milieu de la foule, alors que le brun reste un peu en retrait. Parce qu’il n’est pas vraiment à sa place dans le campement, parce qu’il ne s’est pas vraiment mêlé aux autres depuis qu’il est là. Bien sûr, il en connaissait certains, mais pas tous et il n’a pas fait d’efforts. Et puis, il entend le ton qui change. Mais il reste où il se trouve, il ne comprend pas qu’un ancien vient de faire son retour. Que Colin Crivey, disparu depuis des lustres, vient de faire son apparition. Il comprend juste qu’il se passe quelque chose. Il n’y va pas, il préfère regarder la petite créature que vient de lui offrir la blonde. Et étrangement il sourit. Il n’y connait rien mais il fera de son mieux avec cette petite fée, comme il fera de son mieux avec Luna. Luna qui ne peut pas aller aussi bien qu’elle le prétend. Il revisualise la scène, cette scène qui l’a tant marqué. C’est là qu’il a compris qu’il devrait mener la guerre de front. C’est là qu’il a révélé son camp, l’atout qu’il était, pour elle, pour la sauver. Et tout avait été différent à partir de ce moment. La guerre, la véritable guerre, les batailles auxquelles il avait toujours échappé l’avaient rattrapé. Comme elle venait de le faire une fois de plus aujourd’hui.

Il débarque, le patronus. Il ne lui faut que quelques secondes pour dégainer sa baguette. Il est prêt. Les premiers sortilèges fusent. Il est de nouveau au cœur de la bataille mais cette fois-ci, il sait à quoi s’attendre, bien plus que la fois précédente. Il voit George s’effondrer et il fonce alors que Fred tombe à son tour. Mais ils sont trop loin, il y a trop d’adversaires entre lui et les jumeaux Weasley, ce sera un autre qui devra leur venir en aide, si seulement quelqu'un le pouvait. En même temps qu’il se protège et en protège il ne cherche qu’elle. Parce qu’il a vu ce qu’il en a vu tomber et il ne veut pas qu’elle tombe à son tour. Il ne le supporterait pas. Dans sa tête, il n’y a que Rosaline. Il cherche la Blackwell parmi les membres attaqués mais il ne la voit nulle part. « Experliarmus ! » Il vise un des assaillants prêt à attaquer l’un des leurs. Autour de lui, autour d’eux, c’est le chaos, mais il ne le quittera pas sans elle.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 866
IDENTITY : red strings (manon)
FACE & CREDITS : alycia debnam carey. @wildbeast. (avatar, bazzart)
MULTINICKS : coré et marla.
AGE : vingt-et-un ans, quelques années qui saupoudrent, effleurent parfois le temps des autres.
BLOOD STATUS : de sang-mêlé, c'est un mélange homogène qui se distille dans ses veines, le sang bleu français et le noir écossais.
CIVIL STATUS : pucey mais c'est une love story d'amours impossibles.
JOB : ancienne étudiante en soin aux créatures magiques, elle a tout quitté, un soleil se levant, pour aller le suivre jusqu'en grande-bretagne avant qu'il ne s'y couche définitivement.
MAGIC WAND : taillée dans le bois du peuplier et d'une longueur de dix-neuf centimètres, la baguette de mathilda contient en son coeur une larme de licorne et est prédisposée aux sortilèges informulés.
PATRONUS CHARM : un raton laveur.
MARAUDER'S MAP : le campement des insoumis.
POINTS RP : 411

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Jeu 26 Jan - 22:48

elle se tient assise, dans un coin. participe à la fête de loin, observe la fourmilière s'affairer, comme s'ils célébraient tous la fin de l'hiver. mathilda est seule, les observe se réjouir d'une fin de saison alors même que tous savent qu'elle reviendra. les fourmis se croisent, se jettent quelques regards compatissants, d'autres violents. la compassion ou la haine. peut-être est-ce finalement ce que la guerre a laissé ici.
alors elle observe de son coin, toute cette cérémonie qui semble se dresser en pause dans l'espace-temps. elle observe les plaies béantes encore ouvertes se réfugier derrière de larges sourires un peu forcés, elle observe, et ne comprend pas. elle ne connaît pas la guerre. c'est sûrement pour cela d'ailleurs, qu'elle ne parvient pas à les approcher, qu'elle observe ce bal parfaitement millimétré de si loin, alors même que tous ne se tiennent qu'à quelques mètres. muter le chagrin, l'espace d'un instant, en une joie de quelques heures, et en profiter pour glisser des étendards colorés et chaleureux le temps d'une fête.
elle n'y parviendrait pas. elle ne les connait pas assez, tous. ils ne sont que collègues, tout au plus, parfois connaissances, jamais proches. cela fait quelques temps, déjà, qu'elle a développé cette propension à la solitude. alors elle resta assise, ombre d'une ancienne cigale, en faisant quoique quelques allers-retours pour aller se chercher quelques verres.

*****

et le tonnerre gronde. l'hiver revient bien plus vite qu'ils n'auraient pu l'imaginer. elle reste terrorisée, la petite française. elle reste de marbre quelques instants en voyant la fourmilière rentrer en effervescence, en observant les jets de lumière projeter quelques corps au sol. elle ne sait pas, mathilda, elle ne connaît pas la guerre. et peut-être est-ce la première fois qu'elle l'aperçoit, hiver rigoureux, vent glacial qui parcourt ses os à mesure que les corps s'effondrent au sol. certains fuient, d'autres se défendent. elle observe les mangemorts s'infiltrer sans encore bouger. et puis, elle voit. les attaques vers mcgonagall. peut-être est-ce ce qui lui permet enfin de se mouvoir dans le chaos ; l'attaque envers une sorcière admirée, tant admirée. peut-être est-ce ainsi qu'elle se rend compte que la guerre n'épargne personne. alors, elle brandit sa baguette soudainement devant elle, lance des protego dès qu'elle le peut afin d'aider certains, ne quitte pas du regard la scène se déroulant sous ses yeux et voit alors qu'hermione parvient à s'échapper, tout du moins quelques instants. elle ressent alors, cette adrénaline. ce besoin de protéger. cette même émotion, devine-t-elle, qui mena sa mère à sa perte.
ce sont des vies qui s'échappent, qui s'en aillent. elle en observe de nombreuses s'évader de l'enveloppe corporelle tandis que celles qui restent prennent les quelques secondes qui leurs sont octroyées pour pleurer leurs morts, avant de retourner au combat. elle ne sait pas quoi faire, mathilda. elle ne sait pas se battre. elle court alors, se réfugier derrière la bâtisse d'une petite cabane de bois, pour reprendre ses esprits, réfléchir, un instant. les poussières des feus encombrent déjà sa gorge, et elle se penche quelques instants en avant, yeux clos, en toussant, avant de redresser le regard. le carnage se produit sous ses yeux, et alors même qu'elle est éprise de l'envie irrépressible de se battre, elle reste stoïque, impuissante.
ce n'est qu'en relevant la tête que mathilda aperçoit Cornelia. elle ne la connaît pas, l'a croisée quelques fois. et pourtant, c'est un flot de larmes qui s'échappe de ses yeux, sans sanglots, silencieuses les larmes, silencieux, l'océan qu'elle regrette soudainement d'avoir traversé. et tandis  qu'elle observe la jeune femme protéger les artefacts - qu'elle n'avait pas remarqué jusque là - elle lui glisse, naïvement, poupée à l'âme vierge de tout malheur, pourtant pleine de bonne volonté. tu as besoin d'aide pour quelque chose ? paisiblement, alors que le chaos gronde, et que ses larmes coulent toujours. elle ferait presque affront aux blessés, de son impuissance.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 2561
IDENTITY : vinyles idylles. (LAURA)
FACE & CREDITS : teresa palmer. (wildbeast, bb pour l'award)
MULTINICKS : adonis, percy, marietta, ernie.

AGE : trente-trois ans, adulte au coeur d'enfant ravagé.
BLOOD STATUS : pur, mais ça ne vaut pas grand chose.
CIVIL STATUS : très seule.
JOB : ancienne princesse française.
HOGWARTS HOUSE : beauxbatons, air.
MAGIC WAND : bois d'if, corne de licorne, dix-huit centimètres.
PATRONUS CHARM : un cygne.
SPECIAL CAPACITY : elle a du sang de semi-vélane.
MARAUDER'S MAP : chaumière aux coquillages.
POINTS RP : 782

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #375D81
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Ven 27 Jan - 23:51

Et pendant un moment, tout va bien. Tout va bien. Il y a le trio de jolies blondes enfin réunies, il y a Marcus tentant de suivre la joie de sa fiancée. Oui, tout va bien. Douce mélodie qui semblait impossible. Et au milieu d'elles, le diable s'invite. Il y a un cri qui s'échappe des cordes vocales d'Eleonor quand sa précieuse amie est éloignée d'elle, quand le fouet s'enroule autour du cou d'Alix pour la faire tomber en arrière. Ariane rapplique aussitôt. Le monstre n'apprécie guère. Le regard d'Eleonor sur une Alix écrasée face contre terre. Fuis. Vole de tes ailes d'ange avant que le diable finisse de te les arracher. Mais l'emprise du démon est bien trop forte. Impuissance totale, elle ressent la rage en lui, l'envie de meurtre. Contre Ariane. Il a déjà oublié les deux autres qu'il balaye d'un revers de main. Elle dit, hurle non. Elle ne les a pas retrouvées pour les perdre. Ca, plus jamais. Aussitôt elle se relève pour courir vers le trio. Ne pas s'éloigner d'eux. Qu'espère-t-elle faire? Elle n'est plus en France. Ici elle n'est pas princesse. Ici elle n'est rien, qu'une fragile poupée blonde qui s'est perdue sur une terre plus qu'hostile et à laquelle elle ne risque pas d'échapper aisément.
Les flammes qui brûle sa peau la fait reculer de plusieurs pas en arrière. Les flammes qui s'élèvent entre elle et eux. Il y a son regard sur Marcus, aussi désarmé qu'elle, qui ne fait rien. Pourquoi il ne fait rien? Pourquoi ils ne font JAMAIS rien? Pourquoi les hommes ne savent que rester inactifs les bras croisés face à l'horreur des monstres. Et elle les hait. Plus que ceux qui détruisent des vies, elle méprise ceux qui ne font rien pour en sauver. Ainsi, elle doit bien se mépriser elle aussi.
Elle ignore les traces de brulures sur sa peau blanche. Quoi, encore? L'écorce qui fait disparaître les flammes, qui les fait disparaître de son champ de vision. Et elle répète; non. Elle s'accroche à ce non qui seul lui reste- Non à la perte. Non à la séparation. Non à la mort. Non au diable. « Reducto! Reducto! Reducto! » Les larmes coulent sur son visage. L'effet désiré ne s'effectue pas. A peine une fissure s'est formée. C'est une magie bien plus ténébreuse que celle que des précepteurs ont pu lui enseigner. Un oeil qu'elle plisse jusqu'à une minuscule feinte, s'offrant un regard paniqué, embrumé de larmes sur la scène cauchemardesque. A quel point tiens-tu à elle ? Un sanglot, un reniflement. Princesse a-t-elle été? Non, jamais, elle n'est qu'une jolie fille si talentueuse lorsqu'il s'agit de chialer. Dix secondes où tu devras simplement regarder. Entre les doigts du diable, Alix devient poupée de chiffon. Battue, saignée, attachée. Sa plus grande amie. Sa soeur. Adieu.
La plupart du temps, elle est comme tous. Elle oublie souvent pour quoi ou pour qui elle reste debout, elle finit toujours par oublier l'espoir représenté par les retrouvailles avec la soeur de son coeur. Elle se souvient des temps paisibles où leurs rires chantonnaient en coeur, où elle avait sa main dans celle d'Alix, où l'une prenait l'autre dans ses bras. Un temps d'amour. Un temps dont ni Alix ni Eleonor ne seraient capable de se souvenir. Il n'existe plus que la terreur dans leurs pupilles tremblantes sous le joug du diable. Un. Et elle crie un non. Deux. Un sanglot secoue violemment son corps fragile. Trois. Ses poings frappent contre l'écorce titanesque, frappent encore, frappent à s'en faire mal, frappent sans accepter de rester impuissants. Pitié Alix. Reviens-moi Alix, reviens-moi temps du bonheur. Pitié.
Spoiler:
 



( calm. obedient. who work fast-paced. with good breeding. and a tiny waist. you'll bring honor to us all ) mulan.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Dim 29 Jan - 0:05

Mes poings brûlent, des larmes, nerveuses, commencent à apparaître. Toute l'amertume d'un passé, d'un traumatisme refoulé, remonte à la surface et se met à flotter dans mon regard. La mer est agitée, les vagues se déferlent. Mais je reste stable. Stable, face au rire de l'autre, qui a vraisemblablement égaré toute raison. Son vrai visage dévoilé, elle reste dans l'inconscience la plus totale. Presque bêtement, je souris à mon tour. Un sourire énigmatique, dont je n'ai moi-même pas la signification, ni l'objectif du geste. Mais je souris. Simplement, juste assez, pendant qu'elle s'esclaffe, toujours dans l'ignorance. Marietta fait partie de ces sorciers ayant apprit à vivre avec l'imprévu, si bien que pour eux, la vie n'est finalement qu'un jeu. Mais elle oublie le plus important : être réaliste. Elle ne connaît rien mais croit tout avoir vécu. Cette naïveté indirecte en est presque risible, au fond. Je la regarde un moment, mes pensées fusent, peut-être trop longtemps. Assez longtemps du moins, pour qu'une autre présence, furtivement, m'atteigne. Léger moment d'oubli, son strident au plus profond des tympans. En une fraction de seconde, tout est bousculé brutalement. Ma vision, mes sens, mes réflexes. Des gouttes de sang ruissellent de mon épaule, je peine à me relever, et à l'instant même ou je parviens à me redresser, la parole m'est ôtée. Je souris à nouveau, une paume pressant ma plaie. Marietta est un secret, une énigme dont je semble être la seule consciente. Un avantage. Marietta ainsi que son amie resteront sauves ce soir, continuant leur relation-mensonge dont je détiens une clé. Derrière son sourire, se cache une douleur. Derrière le mien aussi. Mais la douleur me fait du bien, le choc brusque mes ruses habituelles qui constituaient jusqu'alors un masque qui désormais m'est inutile. Fred est mort. Il est mort, mort, mort. Tuer l'auteure du crime en retour serait peu productif. Je réfléchis, toujours, malgré le sang qui se déverse, de mon bras, des autres insoumis et même des arbres. Des sueurs brûlantes ruissellent sur mon front, j'amasse assez de forces pour lancer un dernier sortilège, qui les éloignerait de ma vue. D'une main ensanglantée sur ma baguette et d'un mutisme total, je fais se produire un maléfice de Gemino. Coupes et couverts d'un des buffets se multiplient à l'instant même ou un fugitif frôle un de ceux-ci. Pendant qu'une montagne argentée se forme près de moi, je cours maladroitement vers le corps de Fred. Tous les bruits extérieurs s'estompent instantanément lorsque mon regard croise le sien, figé et vide, rougi par l'étranglement. Fred ne méritait pas un tel sort. Il n'était pas mauvais. Bon. Il était bon, et juste, surtout optimiste. Je n'ose pas le toucher. Je n'ose pas salir son cadavre déjà meurtri. Doucement, je m'approche, m'assoie à ses côtés. Plus rien n'a d'importance. Les Wealsey ont été touché, et plus jamais cela ne doit se reproduire. Jamais. Je viens déposer un léger baiser sur le front de Fred, un dernier geste, pur et simple. J'aimerai lui dire que je le vengerai, lui et notre famille, lui et nos idéologies. J'aimerai lui promettre monts et merveilles, lui dire qu'il n'est pas mort pour rien. Fred, tu as réveillé en moi un instinct jusque là inconnu, un instinct réfléchi et stratégique, où la vengeance, la violence et la ruse se mêlent en parfaite harmonie. Fred, ils le regretterons tous, chacun d'eux, c'est promis.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 630
IDENTITY : pipelette (Moe pas Momo ♥)
FACE & CREDITS : Nicolas Simoes (adl la bl) / signature (solosand)
MULTINICKS : -

AGE : Vingt-quatre rêves avortés, vingt-quatre méfaits accomplis.
BLOOD STATUS : Le sang trouble, le sang contaminé. Pas de honte à avoir, le mage noir aussi a le même problème. Pourtant, les échines sont courbées, les genoux sont à terre devant sa grandeur. La magie qui brûle dans ses veines est tout ce qui compte, sa puissance ne dépend pas de sa naissance.
CIVIL STATUS : La sauvagerie des moments éphémères, l'idolâtrie des nuits solitaires.
HOGWARTS HOUSE : Le serpent vert et argent s'était enroulé autour de son cœur et avait contaminé sa raison.
MAGIC WAND : 31 centimètres de pourpre écoulé .
MARAUDER'S MAP : Là où le chaos manque pour l'y répandre.
POINTS RP : 510

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : Ouais, je suis chaud.
COLOR OF MY LIFE : #darkblue
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mar 31 Jan - 23:10


Le sourire du conquérant ourle ses lèvres, et demeure la seule marque de l’adrénaline qui fuse dans ses veines. Des cercles dessinés dans l’air, des mouvements brusques et une progression qui ne semble pas pouvoir être entravée. Il avance dans les débris d’un refuge carbonisé avec la prestance d’un monarque. Les quelques rares sorts qui osent essayer de l’arrêter ne sont que vaines tentatives réduites à l’échec. Le poignet se meut pour contrer les différentes offenses comme les maigres efforts qu’ils sont. La grâce semble habiter chaque pas qu’il esquisse dans une assurance certaine. Aucune peur ne semble l’animer. Il ne la redoute pas, la mort aimante, la dernière expiration filante. Malade désabusé, atteint de la folie des grandeurs et du reniement de la peur. Sa langue quitte son antre pour humecter ses lèvres, alors que les cadavres s’amassent autour de lui. Pas le temps de les éliminer avec élégance. Pas le temps d’accentuer les hurlements poussés de l’agonie, de marquer leurs corps de sa signature personnelle. Il trouve pourtant sa joie dans le chaos, une liesse familière qui semble l’emprisonner dans un cyclone d’imprudence. Il ne prend aucune précaution, s’avance comme chez soi avec l’aisance d’un empereur du mal. Les rebelles les plus stupides semblent croire que des attaques directes auront une quelconque utilité sur lui. D’un regard à en glacer les sangs les plus chauds, il les fixe lorsqu’ils pointent leurs pathétiques baguettes sur lui. À les en dissuader de le défier, un avertissement silencieux qu’ils osent quand même braver. Ils ne se rendent compte de leur erreur que lorsqu’ils voient couler le sable de leurs vies entre leurs mains impuissantes. Le sablier éclate en milliers de débris de verre, leurs corps convulsent, leurs prunelles injectées de sang se figent dans une horreur finale. Il est leur ultime parfaite vision dans ce monde imparfait. Aujourd’hui, pas d’objectif. Certainement que ses congénères tenteront de s’occuper des figures de proue. Les leaders de la résistance outrageante qui n’en valent pas tant la peine que ça. Son but à lui, sa mission personnelle par amour pour le Seigneur, c’est de faire le plus de victimes possibles. Les maléfices sont lancés sans compassion aucune, malgré la jeunesse de la plupart. Et les exploits des autres sont loin d’être ignorés. Le dragon majestueux qui surgit pour défendre un endroit qui ne sera plus jamais sûr. Agacé et persuadé que s’y attaquer serait du pur suicide, il s’en éloigna pour étendre son périmètre de destruction ailleurs.

Le spectacle qui s’offre à ses mirettes émerveillées le plongea dans une sorte d’extase. Les rumeurs étaient donc vraies. Le tortionnaire avait bien mérité sa réputation. Lazarus, dans une splendeur divine et assassine. Pendant un long moment, Orion demeura pur spectateur invisible. Éberlué par tant de mal, tant de génie nocif. La lippe prisonnière de ses crocs acérés, il était empli d’une exaltation impossible à contenir. Ce n’est que lorsque le sortilège merveilleusement exécuté qui coupe l’objet de sa fascination de sa vue se mit en place qu’il décida de quitter les ombres alliées. Deux victimes pour lui, et seulement lui. Une aide précieuse à apporter à quelqu’un pour qui son intérêt avait décuplé. Et c’est sournoisement qu’il jeta un sort en traître, un rictus malicieux hantant ses babines démoniaques. Incarcerem. Les cordes apparurent de nulle part pour s’enrouler autour de l’inconsciente. Et il répliqua aussitôt pour désarmer son compagnon dont la baguette se retrouva quelques mètres plus loin. Pas bouger, Monsieur. Sinon c’est Madame qui en pâtira. Son doigt se haussa dans une mise en garde espiègle, alors que ses billes brillent d’une lumière malsaine. Je suis galant la plupart du temps, mais je n’hésiterai pas à malmener une princesse bien loin de chez elle. Signifiant ainsi qu’il avait reconnu la demeurée, déjà impotente auparavant mais complètement mise à terre désormais. Il n’y a pas à dire, il a du style. Je suis aussi attristé que vous d’être privé du spectacle, Milady. Son sillage de décadence semblait avoir trouvé un endroit où s’arrêter temporairement. Une pause qu’il prend et dont il se délecte doucement, alors que mille et unes pensées insidieuses se bousculaient dans sa caboche. La suite ne dépend que de lui, les pions lui appartiennent, la reine et son cavalier sont à sa merci. Dites-moi, Messire. Ton mielleux qui n’augure rien de bon, exagérant sur une formule de politesse qui semble rabaisser son interlocuteur plus que lui offrir une amabilité dont il doit sûrement être digne. C’est une sacrée aubaine que nous avons là. Un duel entre la France et l’Angleterre. Avec pour enjeu la liberté d’une jolie créature royale. Ses sourcils se froncèrent, suite improvisée au fur et à mesure. Narcissique confirmé, nombril du monde autoproclamé, tellement confiant qu’il la transpire, cette conviction insupportable. Si tu gagnes, elle est libre. Mais si c’est moi qui gagne, tu mourras dans d’atroces souffrances devant ses yeux. Puis je la garderai pour mon collègue au cas où il entretiendrait le désir de s’amuser avec une troisième blonde.

LOL:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 765
FACE & CREDITS : mdj by clunnis.
MULTINICKS : compte unique.

MARAUDER'S MAP : là et n'importe où.
POINTS RP : 1901

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Sam 4 Fév - 17:55

C'était une journée de plus en sécurité. Une journée de plus où l'on pouvait dire ouf, nous avons survécu, tout va bien, ils sont loin, ils ne nous atteindront pas aujourd'hui. Et puis, ils sont arrivés. Le feu et le sang ont émergé. Ca a commencé par les cris, à la vue du refuge dans les flammes. Brûlés vifs, assassinés de sang froid par des monstres aux regards perçants et au rire glacial. Ainsi, le camp tombe en ruine. Les corps sans vie se multiplient. L'havre de paix n'est plus que chaos.
Il y a ceux qui s'accrochent au combat contre la terreur, et ceux qui s'accrochent à leurs larmes. A chaque minute, plus de morts. Ce qui paraissait évident raisonne haut et fort. « Fuyez, fuyez tous! » Voix féminine qui s'élève au-dessus du combat. Certains pensent Granger, d'autres McGonagall. Finalement, peu importe; obéir et fuir. Il n'y a plus rien pour eux, la camp n'est plus leur foyer. Le chaos les entoure, la pitié n'est pas de mise. Chaque seconde supplémentaire passée au camp risque d'être pour chacun celle de leur dernier souffle.
C'est la fuite ou la mort.

Spoiler:
 


compte pnj, ne pas mp merci.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 1700
IDENTITY : KFAG (MOMO)
FACE & CREDITS : DAISY RIDLEY, MYSELF (AV, PROFIL)
MULTINICKS : PANSY, PENELOPE, HANNAH

AGE : VINGT-TROIS IMPRUDENTES ANNÉES
BLOOD STATUS : SIMPLE SANG-MÊLÉ
CIVIL STATUS : PORTE LE VEUVAGE DE SON AMANT, MAIS ÉGALEMENT SON HÉRITAGE DANS SON VENTRE QUI LUI EST INCONNU
JOB : PALMARÈS D'ANCIENS EMPLOIS : DRESSEUSE DE DRAGON, GARDE DU CORPS PERSONNEL DE LA PRINCESSE FRANÇAISE PUIS SOLDAT VENGEUR ENVOYÉ EN ANGLETERRE POUR RETROUVER SA SOEUR JUMELLE
HOGWARTS HOUSE : BEAUXBÂTONS : RÉPARTIE DANS LA MAISON DU FEU
MAGIC WAND : BOIS DE FRÊNE (DÉTERMINATION), GRIFFE DE FLÉREUR, VINGT-CINQ CENTIMÈTRES, PRÉDISPOSÉE AUX SORTILÈGES DÉFENSIFS
PATRONUS CHARM : LION
SPECIAL CAPACITY : SA RAGE DE VIVRE
MARAUDER'S MAP : PLANQUÉE AUX DOUZE SQUARE GRIMMAURD
POINTS RP : 1262

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mar 7 Fév - 14:17

Elle a l’âme d’une sauvage, le cœur essoufflé par la course, mais elle ne lâche rien de son grand courage. Et elle est lionne mère quand on s’en prend à sa cadette, elle rugie les plus belles formules de magie pour venir les mélanger aux maléfices ; il n’y a plus de confusion entre blancheur et noirceur tant la colère brûle sa voix. Le mur de flamme qu’elles combattent ensemble tandis que les jumelles s’empressent d’insurger sortilèges sur sortilèges pour combattre la bête. Mais rien n’y fait, pas même un dragon pourrait les arrêter. C’est un combat entre deux roches, toutes deux faites de la même flamme de vie et le désir de brûler, de jaillir. Le tempérament à vif, la colère qui les démange, ils sont tous deux pantins de leurs propres folies.

Elle ne fait pas attention à ce dôme, la reine des flammes. Elle se concentre sur la force pour rompre les flammes et protéger la sœur aimée, tant pis pour sa propre vie. Le camp qu’Edward a construit de ses mains, le camp qui l’a mené à sa perte. Pourtant des racines se mêlent à ses jambes et un regard entaillé de rage traverse le regard de la blonde tandis que tout son corps se pétrifie sous les lianes démentent qui écorche sa peau à sang. La voix qui ne peut plus crier son nom tandis que ton regard ne peut que bouger entre les deux visages. Vous êtes le clou du spectacle, les deux jumelles françaises prisonnières des mains du diable. Et il s’amuse à attraper la jolie Alix ; elle a toujours été plus jolie et plus tendre qu’Ariane, plus faible à abattre. « A quel point tiens-tu à elle ? » Un regard de pitié naît sur le visage de la lionne tandis qu’elle tente un instant de se débattre ; les mouvements sont mentales, tant il lui est impossible de bouger. Elle ne peut hurler, ne peut crier, jeter des sorts ; elle est à son tour spectatrice et passive. « Je vais compter jusqu'à dix. Tu n'as que dix secondes à tenir avant que je te libère de tes filets et je te promets d'épargner la vie de ta soeur. » La sueur perle sur le visage de la jumelle tandis que son regard d’acier brûle celui du blond. Elle ne peut s’empêcher de regarder sa sœur avec pitié, avec clémence. « Mais ce sont dix secondes que tu devras passer sans crier, sans te débattre. Dix secondes où tu devras simplement regarder. Tu es d'accord ? » Elle le sent, au fond d’elle, cette boule qui se serre, cet enfant qui naît en elle et qu’elle ne peut protéger. Elle ne peut refuser, elle ne peut dire non. Elle sent soudainement que la voix lui revient quand elle tousse enfin suite à la fumée qui se mélange dans ses poumons, suite à l’assèchement. Et elle ne peut rien dire, elle ne peut agir, elle reste passive et se concentre pour ne pas hurler, ne pas se débattre. Elle a pourtant besoin de ça, de cet affrontement, de fissurer son visage si cynique. Elle veut lui faire mal, le faire souffrir, mais le visage de son reflet l’en empêche d’agir. Les lianes qui encerclent sa sœur au sol alors que les regards se percutent. La main tendue par le sortilège, tendu vers Ariane, main qu’elle a trop souvent saisi et si peu ses derniers temps. « Un. » La réalité l’arrache à ses souvenirs, la réalité la pousse à regarder un des doigts se craquer. La bouche d’Ariane qui s’ouvre, prête à rugir, la tête qui se blesse contre les ronces alors que la mâchoire ne fait que s’ouvrir. « Deux. » Le cri de la sœur qui devient mortel alors que des larmes perlent sur les joues de la gamine passive. Ce n’est rien, on soignera ça. Après tout, ce n’est qu’un malade, quand il en aura fini, il trouvera une autre cible. Et elle l’espère Ariane, que ça va se terminer, qu’il les achève et qu’il les laisse mourir en paix. « Trois. » Les secondes sont folles et horribles, d’une lenteur absolue. Il n’en reste plus que sept, et elle compte tenir. Les sanglots qu’elle garde en tête, le cri de sa sœur qui brise le décompte qui défile lentement. « Mon petit doigt me dit que tu souhaiterais que j'arrête. » Les larmes ne cessent de perler tandis qu’elle fixe sa sœur du regard. S’il te plait Alix, sois forte, qu’elle aimerait lui crier. Lui donner le courage de continuer, d’être forte, il ne reste plus que sept secondes. Sept secondes où le jeu est malade, mais tout ça est bientôt fini. Bientôt.



So when your hope's on fire but you know your desire. Don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold. I will call you by name, I will share your road. But hold me fast, hold me fast, cos I'm a hopeless wanderer. w/ mumford & sons
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 622
IDENTITY : silvia
FACE & CREDITS : lucho jacob (c) balaclava
MULTINICKS : adrian pucey, lev saddler, feu saul giack

AGE : vingt-huit
BLOOD STATUS : wolf
HOGWARTS HOUSE : slytherin
SPECIAL CAPACITY : lycan
MARAUDER'S MAP : sur son rafiot
POINTS RP : 1699

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mar 7 Fév - 23:36

assez ivre, canot échoué dans une marée trop haute. on l’emporte ici et là au gré de l’agitation. les vagues éclatent et l’écume noie son esprit. saul titube et l’adrénaline le quitte. il s’était découvert une ferveur de la bataille au ministère. la ferveur l’a abandonné ce soir.
pas d’électrochoc, pas d’insouciance, pas de spontanéité. son poing serre mollement la baguette, pas prêt à l’utiliser. elle paraît inutile, presque superficielle. un morceau de bois. le réalisme le frappe dans son plus terrible attirail. que fait-il là? rien ne le retient. on le pousse. il se rattrape. c’est l’insouciance de celui qui ne tient pas vraiment à la vie. saul glisse à droite et puis à gauche. il suit la danse de ceux qui combattent. les corps s’emmêlent et se défont entre la chaleur des sorts lancés à l’aveugle. on le frôle, il se raidit. une ombre le dévisage. imposante, elle se tient droite. ça fait trois tours dans sa tête et l’évidence le frappe. c’est forcément delilah. delilah doit être là.
l’ombre masquée le dévisage.
l’ombre est delilah.
l’incohérence de son ébriété dessine les traits de celle qu’il a aimé. alors saul court derrière cette femme au visage caché. il voudrait lui hurler sa colère et son amertume. lui hurler sa peine et sa lâcheté. lui dire, je te hais. mais l’ombre s’enfuit et aucune lumière n’apaise son coeur embrumé. par de salma, pas de charlotte, pas d’amis. le coeur tape et les jambes tremblent. la bulle éclate et l’adrénaline l’attaque. le fou est là. dans ses flammes et son chaos il torture et menace. saul s’en souvient de lazarus. lazarus le ramène à un monde connu. la dimension d'une guerre et d'une incompréhension constante. comment le mal peut-ile façonner des esprits aussi sadiques? son bras se lève, suit l'action initiée par une femme (eleonor) dont la force est brisée par l'écho d'une attaque. l'idée était pourtant simple, joindre ses forces pour faire tomber les flammes d'une guerre qui menace la simple réalité d'être ; des vies.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 221
IDENTITY : divalex.
FACE & CREDITS : finn, chloe, son lux.
MULTINICKS : l, v, b, k, a, t.

AGE : wistful and pale of twenty and four.
CIVIL STATUS : cold like stone.
HOGWARTS HOUSE : slytherin.
SPECIAL CAPACITY : pyromancer.
MARAUDER'S MAP : the camp.
POINTS RP : 514

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mer 8 Fév - 17:41

Elle ne dit rien. Elle joue le jeu et se tait, la belle idiote. Elle t'affronte du regard, le courage posé, là, sur ses cils blonds. Elle t’écœure, elle s'écorche. Elle t'est fleur et tu l'écrases. Les liens se resserrent autour de sa peau salée par les larmes et la sueur. Elle retient mille sanglots, mille peur. Tu le sais, tu le vois, dans ses yeux forcés, froncés, qu'elle s'efforce de garder droits. Les pupilles s'agitent face au spectacle que tu offres, tu reprends ta macabre mélodie en crescendo. Les lèvres mordues, la baguette tendue, tu dis : Quatre. L'autre doigt craque. Cinq. Une main entière aux phalanges brisées. Une main qui n'écrira plus jamais de lettres de tendresses à l'égard des siens. Une main qui ne serrera plus jamais celles de celle qui partage ses traits. Tu ne t'arrêtes pas là. Tu dis Six puis Sept, puis Huit puis Neuf et enfin, tu finis la tâche en arrachant un sanglot rauque. La gorge lui brûle et la tienne se remplit d'un rire maléfique. Tu le retiens. N'apparaît qu'un sourire sur ta bouche tordue. N'apparaît qu'une étoile dans tes yeux torves. Un silence, les flammes se renforcent autour de vous. Les racines prêtent renfort et vont combler les ouvertures que les sorts à la chaîne ont fait dans le dôme. Le bois noircit et durcit contre le feu, mais ne brise pas. Il n'en est que plus robuste, tout comme toi. Le mal que tu fais nourrit les monstres qui demeurent dans toutes les parcelles de ton corps. Mais, comme le tonneau percé des Danaïdes, leur faim n'en connaît pas. C'est une soif insatiable. Tu leurs donnes tout, mais ils ne veulent pas simplement avoir, ils veulent posséder. Ils te possèdent déjà. Aucune prière ne pourrait te ramener le cœur sain et pur qui battait autrefois sous ta peau. Alors sans cesse tu fais le mal pour essayer de combler ce vide, ce creux, cet appétit. Les ogres affamés, les ogres de flammes, ils en demandent toujours plus. Alors tu courbes l'échine et tu obéïs à leurs demandes. Tu ne comptes pas les laisser sur leur faim. Les deux sœurs, statues taillées dans l'angoisse et la colère, sont diamétralement opposées. Tu es au centre de leurs regards à présent, tu les empêches de communiquer leur peine commune par leurs yeux constellés. Tu ne regardes ni l'une, ni l'autre. De profil, tu réfléchis.

Tu hésites. Devrait-elle souffrir encore plus ? Devraient-elles souffrir toutes les deux ? Oh, elles souffrent bien assez. La mort ne viendrait que tout gâcher.  La mort ne viendrait que ruiner tout le repas que tu sers à tes démons intérieurs. La mort brûlerait la viande, et tu sais ô combien ils la préfèrent saignante. Alors tu exprimes tes pensées déboussolées, ne faisant guère attention à ce qu'elle aurait pu chanter, celle qui peut dorénavant se servir de ses cordes vocales. Tout le plaisir est pour moi.  Fais-tu, puisque tu l'épargnes, puisque tu ne comptes pas la tuer. Evidemment, qu'elle ne te remerciera jamais assez. Mais elle ne comprend pas, elle, en quoi elle devrait être reconnaissante. Pas encore. Tu défais les racines autour d'Alix, elle tombe dans l'herbe et agonise. Tu entends des pitiés, entre deux sanglots. C'est la bête fragile, la chienne faible de la portée. Tu te baisses et examines son doux visage, le détailles de tes doigts glacés. Elle est belle. Dos tourné à Ariane, elle ne voit pas ce que tu lui fais. C'est peut-être le pire, puisqu'elle est là. Puisqu'elle pourrait. Elle ne peut pas, elle est passive et le mal que tu fais à soeur, elle ne peut ni le prévoir, ni le voir, ni l'arrêter. Ta main sur sa joue se crispe, la beauté meurt corrodée. Elle est belle. Ce n'est pas Alix qui meurt, elle ne meurt pas encore. C'est ce qu'il y a de plus terrible, mais tu en jouis. Tu en joues. Ce sont ses mots et ses caresses, d'abord, étranglés, cassés, puis la douceur de son visage qui part en fumée. Mais elle n'est pas morte, elle souffre. Toujours plus. Elle périt, mais le cœur bat encore.  

Tu te relèves et tu laisses Ariane découvrir la défigurée. Elle ne lui ressemble plus, elle ne lui ressemblera plus jamais. Elles se séparent ce soir à jamais, pour toujours. Car le glas sonne, ton dôme de flammes et d'écorce s'affaiblit. Tu as beaucoup trop utilisé tes pouvoirs pour la nuit. La peine en Ariane est bien plus grande que celle en Alix et leurs souffrances combinées ont rassasié ta monstruosité. Alors tu en finis là, ton dôme disparaît petit à petit et on peut enfin te voir de l'extérieur. Les racines se rétractent et libèrent Ariane, mais avant qu'elle ne puisse reprendre possession de ses mouvements, tu donnes deux coups secs de baguette vers sa soeur. Les derniers. La gorge et le ventre se percent. Le sang jaillit et colore le sol noir d'un rouge douloureux. Tu es si prêt que le liquide gicle jusque ton visage, et peut-être aussi celui de sa soeur. Tu passes la langue sur ta bouche mouillée de carmin et tes muscles vibrent, et toute sensibilité s'envole. Tu es dans un état second, les pupilles dilatées et la peau albâtre, mouchetée de rouge.


bring all your things and we will build a pyre. find resurections in the flames. and in the fury of alarm bells. we shall begin, we shall begin again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mer 8 Fév - 17:51

la forêt qu'il a foulé quelques temps plus tôt, lorsqu'il a croisé parvati, simple souvenir quasiment effacé, déjà détraqué, la même envie au ventre, celle de taper, de hurler, parfois il aimerait rire au nez de ses compatriotes et de leurs baguettes, de leurs sortilèges de douleurs. rien ne vaux le jeu des poings, fracasser les os rien qu'avec sa force. quelque chose d'animal.
et marcus foule le sol à nouveau, regarde sa déesse hystérique mener la danse, disparaître avec le gamin et lancer les hostilités. le feu. les cris. les larmes. l'impatience. à quand son tour. ses doigts se referment sur sa baguette, les jointures blanchâtres tellement il serre, elle est là pour le défendre, se protéger de ce qu'il ne verrait pas arriver, mais est décidé à l'abandonner la seconde où son regard croisera sa victime. pauvre chose. un ennemi cette fois, se contrôler pour ne pas juste frapper dans le tas. ne pas laisser l'instinct animal tout détruire sur son passage.
protego.
il pense, la baguette obéit, qu'un avec la magie au bout de ses doigts, il a envie de rire. il déteste ça. et pourtant ça répond tellement facilement, lui-même parfois ne sait pas comment. son regard s'oriente, s'assure que pansy gère pour s'éloigner et la laisser faire -elle n'aura qu'à siffler s'il doit rappliquer de toute façon. marcus à ses priorités. sauf si son esprit sera complètement partit lorsqu'il laissera éclater tout ce qu'il retient.
fuyez, fuyez tous!
il les aime encore plus lorsqu'il courent, lorsqu'ils tentent de préserver leurs vies. et ce sont eux les courageux, les lions. apeurés qui reculent sous les crochets des serpents. marcus sent une nouvelle bouffée monter, surtout lors qu'il repère enfin sa victime. un pauvre gamin qui déambule, qui n'est plus l'ombre que de lui-même.
giack.
retour direct à poudlard, l'idiot qu'il torturait déjà. comme on se retrouve. marcus sourit, se délecte. attaque par derrière, serpent. "bouh." il glisse à l'oreille de giack, ne lui laissant pas le temps de réagir en l'empoignant déjà par son vêtement et l'envoyer au sol. imbécile. c'est presque trop facile, marcus se dit, il a l'impression de se battre bourré, il doit se dire que ça vient de l'autre en face. au moins ça sera vite réglé. "quasiment sûr que je t'ai manqué, giack." il rajoute en laissant ses lèvres s'étirer en un sourire, bouge rapidement, l'habitude du quidditch, et écrase les doigts qui tiennent la baguette pour le forcer à la lâcher. pas besoin d'utiliser sa propre baguette. "pas autant que ta chienne de greyback c'est sûr." les mots sortent comme un venin alors qu'il appuie plus sur ses doigts, entend un crac sonore mais est trop pris à regarder le visage du giack pour se soucier de ce que c'est, si c'est sa baguette, si ce sont ses doigts. "je l'embrasserais pour toi." marcus souffle et il ne peux retenir son sourire, malsain, de s'étaler sur ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 2561
IDENTITY : vinyles idylles. (LAURA)
FACE & CREDITS : teresa palmer. (wildbeast, bb pour l'award)
MULTINICKS : adonis, percy, marietta, ernie.

AGE : trente-trois ans, adulte au coeur d'enfant ravagé.
BLOOD STATUS : pur, mais ça ne vaut pas grand chose.
CIVIL STATUS : très seule.
JOB : ancienne princesse française.
HOGWARTS HOUSE : beauxbatons, air.
MAGIC WAND : bois d'if, corne de licorne, dix-huit centimètres.
PATRONUS CHARM : un cygne.
SPECIAL CAPACITY : elle a du sang de semi-vélane.
MARAUDER'S MAP : chaumière aux coquillages.
POINTS RP : 782

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #375D81
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Mer 8 Fév - 21:13

Le souffle coupé. Les deux autres blondes de l'autre côté du dôme. Les larmes perlent sur ses joues. Frères, papa, maman sont morts. Elle imagine qu'elle parviendra à faire son deuil, un jour ou l'autre. Car ils n'ont jamais été là. Peut-être le plus vieux de ses frères, mais lui elle a fini par accepter qu'elle ne l'oublierait jamais, qu'elle n'arrêterait jamais de le pleurer. Le plus jeune, elle se souvient uniquement de son corps cadavérique qui hante ses nuits. Papa et maman, eux, elle les a déjà presque effacés. Ils ont mérité de mourir. Ils sont morts de leurs péchers et de leurs ambitions. Il n'ont jamais su l'aimer autrement que comme une poupée de chiffon avec laquelle s'amuser. Finalement, dans la solitude, il y a eu les Bertier. Surtout Alix. Alix a été cette ombre qui la suivait, qui ne la quittait pas, qui était si douce, adorable, délicieusement magnifique. Alix a séché les larmes de la princesse, elle l'a prise dans ses bras. Elle lui a permise de respirer quand elle croyait mourir. Eleonor ne peut exister sans Alix. Si Alix meurt, elle n'y survivra pas. Elle aime Ariane, sincèrement. Mais jamais elle ne lui suffira. Il n'a que la plus douce qui compte. Pitié, que jamais on ne la lui enlève.

Elle ne voyait qu'eux. Ce trio macabre. Le monde, le reste du camp; ça n'existait pas. Mais si, ça existe. C'est la guerre. Eleonor n'est pas une princesse, qu'une jolie blonde facilement attaquable. Et la scène se déroulant de l'autre côté, bien que trop horrifique pour sa rétine, ne doit être rien de plus qu'un spectacle amusant pour ses tueurs. Elle en avait oublié la réalité; la guerre. Ca va bien au-delà d'un trio de blondes en peine. C'est tout leur pays qui est mis à feu et à sang. Ce n'est pas quelque chose qui s'oublie. Pourtant, pour les yeux d'une autre jolie blonde, pour sa vie qui lui est si précieuse, elle l'a oublié. Cependant, des cordes viennent l'entourer par les hanches. Elle ne comprend pas. Elle entend l'homme qui apparaît mais elle ne l'écoute pas. C'est logique, finalement. C'est un parallèle. Ariane doit sauver Alix sinon elle mourra. Marcus doit sauver Eleonor sinon elle mourra. Jeu macabre des miroirs. Elle se pense comme Alix. Tant qu'elle vit, Alix vivra. C'est ensemble qu'elles partiront. « Marcus... » Elle l'aime. Il est son fiancé. Il est normal de l'aimer, on l'a forcée à l'aimer. Ce n'est pas comme Alix. Elle préfère Alix. Elle préférerait que Marcus prenne sa place. C'est mal, sans doute cruel. Mais s'il y avait un choix, elle préférerait que ce soit Marcus qu'on lui enlève. Cependant, il faut qu'elle le comprenne. Le choix elle n'a pas. Tout lui sera enlevé, il ne lui restera que ses yeux pour pleurer. « Pitié, ne les laisse pas faire. » Je t'aime. Tant qu'Eleonor vit, Alix vit. Ca aurait été si beau. Puis l'écorce disparaît, et Alix apparaît. Défigurée. C'est toujours son corps mais ce n'est plus son doux visage. C'est une horreur, une torture. Le cri qu échappe des cordes vocales d'Eleonor. « Non! Non! Non! Non! » Elle remue dans ses cordes qui l'entravent. Elle ne voit plus son bourreau. Elle ne voit plus son supposé sauveur. Seule l'image d'Alix est collée sur sa rétine. Sa mort. Son coeur qui ne bat plus. Son âme qui ne vit plus.
Eleonor se retrouve à vivre sans elle. Finalement, elle n'est pas partie avec elle. Elle est toujours là, sur cette terre maudite. Si seule.



( calm. obedient. who work fast-paced. with good breeding. and a tiny waist. you'll bring honor to us all ) mulan.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 622
IDENTITY : silvia
FACE & CREDITS : lucho jacob (c) balaclava
MULTINICKS : adrian pucey, lev saddler, feu saul giack

AGE : vingt-huit
BLOOD STATUS : wolf
HOGWARTS HOUSE : slytherin
SPECIAL CAPACITY : lycan
MARAUDER'S MAP : sur son rafiot
POINTS RP : 1699

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Ven 10 Fév - 17:05

et saul s’écrase. poussé comme un vulgaire pantin, ses muscles tressaillent et s’affaissent. la terre est froide et humide. sa colonne vertébrale claque. sa tête balance, frappe le sol et la douleur lui arrache une grimace. le danger éveille ses sens ; il était temps. comme si l’adrénaline avait déplacé les drogues de leurs récepteurs. l’euphorie s’estompe et laisse place à l’angoisse. leur monde se détruit sous le joug des terroristes. ils attaquent en serpents et brisent leurs âmes. les bourreaux balayent le terrain. bons et mauvais s’emmêlent. ils en perdent la notion de justice. leur réalité à eux est devenue cette guerre, à laquelle on s’accroche où on s’échappe. saul s’échappait jusqu’à hier.
aujourd’hui il s’accroche. malgré son ivresse et malgré ses drogues.
flint lui tombe dessus, rapace aux yeux de sang. et si saul a aussi joué au quidditch, sa dextérité à lui s’est estompée. les réflexes disparaissent, tués par le poids de l’ancre malade. petite souillure qui traverse son corps et expose les électrochocs. il ne réagit pas et le pied s’écrase sur sa main. cette fois c’est un cri étouffé qui lui échappe. et ses doigts craquent sur sa baguette. et son coeur craque sous les provocations. il devient faible et enragé lorsque sont nom est mentionné. il en a trop souffert, giack, de l’absence et de la résignation. des semaines de travail sur lui-même, des semaines d’oubli et de renaissance. le refuge comme terrain d’épanouissement et de survie. tout éclate.
ce soir tout éclate à nouveau.
il essaye de se débattre. replie un genou violemment pour le claquer contre flint. pour le déstabiliser. pour échapper à la douleur qui se fait trop forte, lui saisit le bras et brûle la tête. et ça marche un peu, et saul s’accroche à ses jambes pour le faire tomber.
par terre. au plus bas du monde. à deux pas de l’enfer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 630
IDENTITY : pipelette (Moe pas Momo ♥)
FACE & CREDITS : Nicolas Simoes (adl la bl) / signature (solosand)
MULTINICKS : -

AGE : Vingt-quatre rêves avortés, vingt-quatre méfaits accomplis.
BLOOD STATUS : Le sang trouble, le sang contaminé. Pas de honte à avoir, le mage noir aussi a le même problème. Pourtant, les échines sont courbées, les genoux sont à terre devant sa grandeur. La magie qui brûle dans ses veines est tout ce qui compte, sa puissance ne dépend pas de sa naissance.
CIVIL STATUS : La sauvagerie des moments éphémères, l'idolâtrie des nuits solitaires.
HOGWARTS HOUSE : Le serpent vert et argent s'était enroulé autour de son cœur et avait contaminé sa raison.
MAGIC WAND : 31 centimètres de pourpre écoulé .
MARAUDER'S MAP : Là où le chaos manque pour l'y répandre.
POINTS RP : 510

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : Ouais, je suis chaud.
COLOR OF MY LIFE : #darkblue
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows. Sam 11 Fév - 1:01

Elle le conjure, l’impératrice déchue. Elle invoque la puissance d’un chevalier qui ne pourra pourtant pas la protéger. Elle espère le dénouement heureux qui n’aura pas lieu. Le gentleman sur son destrier couleur neige pour arrêter le cauchemar. Pour détruire les vils personnages, les ombres sur le tableau, les menaces imminentes qui ne cessent de grandir. Ce sont de fausses expectatives. Déraisonnables, risibles, qu’elle descende de son perchoir. Elle dégringolera bien assez vite du haut des escaliers de sa tour pour découvrir l’inexorable réalité. Orion ne doute pas un seul instant de sa victoire certaine. C’est presque trop évident. La lenteur du nommé Marcus l’a déjà frappé. Et puis la rumeur qui dit qu’il n’a jamais perdu un duel de toute sa vie n’est pas du tout dénuée de vérité. Certes, il a toujours eu le don de choisir ses adversaires de sorte à toujours être le gagnant incontesté. Mais c’est également son talent qui lui vaut un palmarès pareil. Peu de sorciers pourraient se targuer de pouvoir lui tenir tête. Tous prévisibles à ses yeux, pourvus d’une constance insupportable qui l’ennuie au plus haut point. C’est pour cela que le Lazarus le captive. Cette originalité qui semble être maîtresse de ses gestes. Ce pouvoir qu’il a de contrôler les flammes majestueuses. Cette perversion indéniable si familière et pourtant si peu similaire à la sienne. Alors ? De toute façon, tu ne pourras pas t’enfuir, cela reste ton unique chance. Mais il n’a pas le temps d’ouïr réponse. Le dôme se rétracte, les obstacles disparaissent. Et l’horrible scène apparaît. Le pourpre dans toute sa splendeur. Les cris inévitables de terreur et de déni. Un rictus cruel vient ourler ses lèvres conquises par le bon travail exécuté. Un instant de distraction. C’est tout ce qu’il a fallu pour que l’autre se ressaisisse. L’instinct de survie, l’adrénaline. Il court vers son arme, la brandit vers le Mayham. La fureur déforme ses traits lorsqu’il se rend compte de l’affront. Le sort ricoche, ridicule tentative soldée par un énième échec. Le futur prince défie, ose, s’impose. Burlesques démarches, la faiblesse et l’indolence caractéristique de mages pas assez entraînés. Et sa baguette ne tarde pas à exploser en mille morceaux, impossible à réparer comme la faute perpétrée contre un tireur d’élite. Essayer de m’attaquer par surprise … Les français sont encore plus lâches que je ne le pensais. Il ne faisait pas le poids. À aucun moment, il n’avait la moindre chance de s’en tirer. Crucio.

Il l’observe se tordre, gigoter, supplier. Les hurlements sont une gourmandise dont il se délecte. La distance est écrasée à l’aide de pas extrêmement lents. Il n’apaisera pas son calvaire. Pas pour le moment. Les secondes doivent s’égrener pour lui comme des minuscules éternités de peine et de souffrance. Insulté. Le brun se sent tout simplement insulté d’avoir été pris ainsi pour un imbécile. Et son courroux se matérialise dans une absence totale de pitié. Assez proche pour s’emparer de sa chevelure, il redresse le vaincu pour qu’il puisse faire face au désarroi de sa dulcinée. Ses quelques instants de répit ne sont que le calme avant la tempête finale. Tu n’as pas pu la protéger. Tu n’es qu’un minable impuissant, une pourriture qui aurait dû rester chez elle au lieu de se croire assez brave pour la guerre. Sur le dos, un serpent brûle la peau, déchire le tissu pour apparaître glorieux et sombre. La marque des ténèbres sur le cadavre à venir. L’emblème de Voldemort pour lui arracher des beuglements et pour lui servir de tatouage ultime. Ta mort ne sera qu’un exemple parmi tant d’autres. Dis adieu à ta princesse. Et juste au niveau de la pomme d’Adam, l’estafilade primaire apparaît pour grossir petit à petit. Il les a déjà assez entendus ses aboiements. Sentir l’intégralité de son corps qui tremble alors qu’aucun souffle ne quitte ses cordes vocales lui suffit. Tête sectionnée, geysers de rubis lorsque ce qui n’est pas retenu rejoint le sol. Il ne sera pas quasi-sans tête, celui-ci. Amusé, Orion fait tourner cette dernière qui l’éclabousse sans qu’il ne s’en soucie. Faciès figé dans une expression hideuse d’épouvante, dernière grimace offerte au regard subjugué du tortionnaire. Il n’est plus aussi charmant qu’auparavant, ça c’est sûr. C’est pourtant dommage. Un bel homme comme ça, victime de sa propre folie. S’approchant de la dauphine pleurnicheuse, un sourire malsain permanent sur son visage, il tend le crâne séparé du reste vers elle avec un petit rire vicieux à souhait. Lui feras-tu quand même un dernier baiser ? Et il suffit d’un sort pour obliger les lèvres à se coller. La captive immobilisée et forcée d’accueillir contre sa bouche une autre qu’elle a peut-être aimée et qui ne répondra plus jamais à ses caresses. Et en cet instant précis, plus rien n’a d’importance. Pas Darcy, pas les jumelles, pas les deux autres qui se battent tels des moldus. Il n’y a que ce moment précieux de perpétuer sa perversion, et de s’extasier à l’idée de savoir que la blonde sera épargnée pour subir les sueurs froides de cette scène pour l’éternité. Images imprimées dans sa rétine, et répétées dans l’avant-scène de son cerveau pendant les nuits les plus morbides.


Dernière édition par Orion Mayham le Dim 19 Fév - 21:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: tc insoumis - a feast for crows.

Revenir en haut Aller en bas

tc insoumis - a feast for crows.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 5 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Sujets similaires

-
» Babeth's Feast,le Picard Surgelés de l'Upper East Side à New York;
» Black Crows .. des skis Alsaciens !!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VIPERA EVANESCA :: all time-turner and owl box :: flashback :: le campement des insoumis :: le campement-