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then something broke in me • (abimax)

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SPELLS : 33
IDENTITY : clara b.
FACE & CREDITS : bendy c. & juice.
MULTINICKS : nope.

AGE : trente et un ans, sur le visage même si dans la tête il reste un petit garçon d'une dizaine d'années.
BLOOD STATUS : sang-mêlé, un statut dont il n'a que faire, chez lui tout est diversité et flou des origines.
CIVIL STATUS : réuni avec celle qu'il aime.
JOB : soigneur pour créatures magiques, ou plus communément magizoologiste.
HOGWARTS HOUSE : serpentard, une fierté d'autrefois, aujourd'hui tue.
MAGIC WAND : acacia, symbole de jeunesse, écaille de dragon, vingt-et-un centimètres, parfaite pour les sortilèges de guérison.
PATRONUS CHARM : un ours polaire, certainement pour le côté hibernatif.
MARAUDER'S MAP : perdu dans londres.
POINTS RP : 195

MessageSujet: then something broke in me • (abimax) Dim 13 Nov - 18:20


Then something broke in me & I wanted to go home

To be where you are
Il remontait prudemment les habitations colorées de Kelly Street en direction de Prince of Wales Road. La banlieue moldue de Kentish Town était encore endormie à cette heure matinale. Pourtant, le soleil baignait déjà les rues anglaises. Max surveillait ses arrières, comptant chacun de ses pas le cœur battant. Il savait que revenir ici si vite était une mauvaise idée. Il avait perdu sa baguette. Il se sentait sans défense, exposé, nu. Inconscient qu'il était de se promener en plein jour dans les rues de Londres, alors qu'il venait d'échapper à des semaines d'enfer et de captivité. La lumière du jour l’éblouissait, mais il s'en moquait. Il n'avait pas vu un ciel aussi clair depuis des lustres. Le froid mordait chaque parcelle de sa peau abîmée. Il se sentait sale. Il puait. La barbe rousse sauvage qui avait poussé sur son visage le grattait. Ses cheveux était devenu une masse informe de boucles sèches. Il avait frémis en croisant son reflet dans la devanture d'un magasin. Il était méconnaissable. Blafard, affaibli, amaigri. L'ombre de lui-même. L'ombre d'un sorcier. Peut-être était-ce une bonne chose après tout. Il ne représentait aucun danger notoire. Fondu dans la foule moldu, il pouvait presque passé inaperçu. Si seulement son état physique ne le rendait pas aussi repoussant... Heureusement pour lui, la cape de sorcier couleur sable ne jurait pas trop avec le style vestimentaire de l'époque.

Il rattrapa Ryland Road pour enfin déboucher sur un pâté de maisons tranquille. La plupart des volets étaient clos derrière les vitres. Des vélos étaient rangés dans les minuscules allées. Parfois un arbuste embellissait un parterre de fleurs mortes en cette saison hivernale. Max se rappelait chaque coin de cette rue. Les grilles de la chapelle sur la gauche, le cul-de-sac qui la suivait, puis le collier de maisons collées les unes aux autres. Ses pas finirent par le mener devant un perron qu'il n’espérait plus revoir. Son cœur se serra à la vue de la bâtisse si familière. Un sourire enfantin creusa son visage lorsqu'il aperçu la robe poivre et sel de sa chatte Cally, dormant sur le rebord de la fenêtre. Il s'approcha rapidement de l'animal pour passer avec bonheur une main dans son pelage touffu. La chatte se mit à ronronner, avant d'ouvrir les yeux. Max sourit, béatement. Soudain remplit d'un sentiment de confort, réchauffant sa poitrine. Il n'avait presque plus peur. Presque plus. Il ferma les yeux tandis qu'il prenait un peu de temps pour jouer et gratter l'animal. Être à la maison. Il avait oublié ce que cela faisait, lui qui était si casanier. Et pourtant, il n'avait pas encore franchi la porte d'entrée. Il laissa Cally pour monter sur le palier. D'un geste de la main, il attrapa le heurtoir pour frapper trois coups. Il n'avait pas de clef, en posséder était futile pour les sorciers. Mais il n'avait plus de baguette non plus pour déverrouiller la serrure. Le silence lui revînt comme seul réponse. Il appréhendait que la maison soit vide, ce qui serait de la pire augure. La présence de Cally le rassura sur ce point. Un chat va là où on le nourrit. Elle n'avait pas été abandonnée. Max frappa à nouveau, mais se refusa à appeler à haute voix, craignant d'attirer trop l'attention, ce dont il n'avait pas besoin. Il descendit les marches et contourna la fenêtre pour ouvrir le portillon qui donnait sur la cour de derrière, faisant office de jardin. Les volets étaient ouverts de ce côté. Il colla son front contre la vitre glacée de la cuisine. A l'intérieur, tout semblait calme et endormi. Max scruta les lieux du regard, tandis qu'un nuage de buée se formait sur la plaque de verre. Rien. Il soupira en s'écartant de la vitre. Peut-être dormait-elle à l'étage ? Il glissa sa main sur la poignée de la porte de derrière. Fermée. Définitivement fermée. Il échappa un grognement d'exaspération avant de s'effondrer sur le sol, à genoux. Cela faisait presque deux jours qu'il n'avait pas dormi, parcourant Londres à pieds dans le froid, les sens sans arrêt en alerte, pétrifié par les semaines qu'il venait de passer. Collant son dos contre la porte, il laissa ses nerfs prendre le contrôle de son corps, faisant trembler ses muscles de toutes parts. Il était lasse et exténué. Ses yeux commençaient à se clore dangereusement sous l'effet de la fatigue et du froid. Mais alors qu'il était sur le point de sombrer dans le sommeil, un bruit de vaisselle venant de l'intérieur le fit sursauter. Il se releva brusquement et se retourna. Sa respiration s'arrêta, comme tout autour de lui. Le vent, le temps, l'infini. Elle était là. Debout devant ses yeux. Abbie. Il posa ses doigts contre la vitre qui trembla sous son poids et la fit se retourner. Lorsqu'elle croisa son regard, il se mit à sourire. C'était presque comme s'il la voyait pour la première fois. La première fois depuis des semaines.
© VIPERA EVANESCA 2016




Dernière édition par Maxim Moseley le Lun 21 Nov - 16:19, édité 1 fois
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SPELLS : 51
IDENTITY : marido/castiells.
FACE & CREDITS : gal gadot / © bensolcs.
MULTINICKS : nope.

AGE : elle est âgée de trente et un an mais il parait qu'elle ne les fait pas vraiment.
BLOOD STATUS : encore pur à ce jour.
CIVIL STATUS : auprès de sa moitié qu'elle a retrouvé.
JOB : à défaut de perpétuer la tradition des Doyle en vendant des baguettes à son tour, elle est devenue medicomage.
HOGWARTS HOUSE : ex serdaigle.
MAGIC WAND : en peuplier, longue de 24 centimètres avec une plume de phoenix; souple et adéquate pour les sortilèges.
PATRONUS CHARM : une belette aux contours incertains.
SPECIAL CAPACITY : aucune.
MARAUDER'S MAP : autrefois en écosse, elle passe désormais le plus clair de son temps à londres, à sainte mangouste plus précisément.
POINTS RP : 295

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : non.
COLOR OF MY LIFE : firebrick.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 13 Nov - 21:57


and with one kiss, you inspired a fire of devotion.

You were on the other side.



En cheminant dans les rues proches de Sainte Mangouste pour retourner chez elle, la sorcière avait perçu un changement infime quelque part là bas dehors. Sans qu’elle puisse expliquer pourquoi, le monde était différent aujourd’hui. De la même façon qu’on observait une peinture en la voyant bouger sous ses yeux après des heures de contemplation. Son père lui avait dit une fois face à un chef d’oeuvre de grand maitre, qu’on ne commençait à percevoir les détails qu’en fixant longuement les coups de peinture. Or en cette fin de matinée partout où elle laissait trainer son regard, elle voyait du neuf. Peut être était-ce dû à la fatigue mais sa concentration lui faisait défaut à chaque pas… Une chance qu’on l’ait renvoyé se reposer chez elle suite à plusieurs nuits blanches consécutives. Pourtant son supérieur avait dû longuement insister avant qu’elle ne se résigne à rentrer. Abigail se trouvait plus utile à l’hôpital plutôt que chez elle à tourner en rond. Au moins, entre les murs blancs aseptisés elle oubliait le reste et se concentrait sur la vie des autres, à défaut de la sienne qu’elle ne contrôlait plus. Toutefois, elle devait arrêter de penser uniquement à elle, et prendre en compte l’enfant qu’elle portait. Désormais ils étaient deux. Les pièces du puzzle s’assemblèrent finalement : cette effervescence nouvelle était propre aux réjouissances à venir. C’était la période de noël et des lumières clignotaient sur les vitrines des boutiques. Les écharpes volaient dans le vent glacial, et aux coins de rues des orchestres amateurs jouaient des chants propres à la saison dont les notes flottaient minuscules et fragiles dans l’air hivernal. Cette année encore elle ignorait où elle le fêterait… La famille était déchirée, tiraillée entre deux idéaux incompatibles au grand damn de son paternel. Quoi qu’il en soit, les fêtes arrivaient et sa routine réconfortante demeurait. Les mêmes gestes, les mêmes habitudes, de quoi ne pas sombrer dans la peur et la solitude.


Pourtant lorsqu’elle pénétra chez elle, la jeune femme ferma une à une toutes les portes, une précaution qu’elle jugeait nécessaire tant que les titres morbides se succéderaient sur la couverture de la gazette magique. Étant affiliée aux Doyle elle portait une cible sur le dos, et devait se montrer méfiante à l’égard d’autrui, précisément les sorciers. Le pincement au coeur, elle passa devant de vieux souvenirs qui s’accumulaient dans toutes les pièces de la maison. Des fragments du passé tous habités de l’image de Maxim. Elle ne comptait plus les jours depuis qu’il avait cessé de donner signe de vie, ils étaient trop nombreux. Et quelque part une partie d’elle avait abandonné. L’idée de le revoir s’estompait comme son souffle dans la brume matinale. Abigail avait même songé partir et retourner en Écosse, mais elle ne pouvait pas dire adieu à cet endroit, et ce point d’encrage qui lui rappelait toutes ces années passées ensemble. Déménager signifiait baisser les bras, et elle n’y arrivait pas, tout simplement. Sa disparition était devenu la démarcation entre l’avant et après. C’était triste à admettre après tant de mois écoulés mais elle n’avait jamais rencontré personne d’autre qui lui ait donné autant le sentiment d’être aimé. En sa présence tout s’éveillait : il projetait autour de lui une lumière théâtrale enchantée si bien qu’a travers lui, le monde se parait de couleurs éclatantes. Il lui manquait terriblement, et ce gouffre béant dans sa poitrine s’accentuait à chacune de ses respirations.

Elle parvint finalement à fermer les paupières à l’aide d’une concoction personnelle à base de verveine et de citron, et sombra dans un sommeil sans rêves. Réveillée par des douleurs au dos elle sermonna d’une voix amusée le futur bébé, et se para d’une grosse couverture en laine sur les épaules. A l’extérieur de rares flocons de neige s’écrasaient contre les vitres : l’hiver était bel et bien installé. Un vrai capharnaüm régnait du rez de chaussé : avec le travail, faire le ménage lui avait paru superflu. Abigail étouffa un long soupire, et décida de s’atteler à la tache - grâce à l’aide de la magie -, quand soudain un bruit quasi inaudible la fit sursauter. Impossible. Sa baguette levée en signe de méfiance s’abaissa aussitôt face à l’inconnu qui n’en était pas un juste derrière la fenêtre. Elle n’osait y croire, c’était tellement improbable. Elle cligna des yeux à multiple reprises, persuadée que son esprit lui jouait des tours, mais il était bien là, dans le jardin à lui sourire. Abandonnant ses tâches, elle se précipita vers la porte d’entrée, et resta là stoïque, incapable de bouger par crainte de briser l’instant. Maxim, ou plutôt son fantôme se tenait là caché sous des boucles noires en pagaille et une barbe rousse qu’elle lui avait connu plus jeune, à l’époque où ils n’étaient encore que des gamins. Les mots s’étouffèrent dans sa gorge, et des larmes perlèrent au coin de ses yeux fatigués, tandis qu’elle s’avançait prudemment vers lui. Instinctivement, elle vint se nicher contre lui, s’accrochant de toutes ses forces à ses vêtements pour le retenir. Empêcher qu’il ne s’efface une seconde fois. « Tu… » Elle s’écarta et posa ses mains sur ses joues rugueuses, ses yeux plongés dans les siens. « C’est bien toi ? » Son pouce droit s’attarda sur le contour de ses lèvres, puis elle se pencha pour y déposer un baiser au gout salé auquel se mêlait la joie, le soulagement et la frayeur. Peu importait qu’il fasse frisquet et que la brise soulève ses longs cheveux : le temps s’était arrêté. Son cœur qu’elle avait presque oublié, se remit à cogner avec force dans sa poitrine. « Viens… Rentrons… » De larges fossettes fendirent ses joues rougies, tandis alors qu’elle l’entrainait dans son sillage, sans lâcher ses doigts qu’elle gardait entremêlés dans les siens. Il y avait tant de choses à dire, qu’elle ignorait par où commencer. Lui d’abord et elle ensuite ? Ou bien le contraire ? Une éternité à rattraper mais elle ne parvenait pas à parler, obnubilée par cette silhouette qu’elle essayait d’apprivoiser à nouveau.
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Ven 18 Nov - 21:54


Then something broke in me & I wanted to go home

To be where you are
Un trou béant s'était formé dans sa poitrine depuis qu'il avait disparu des semaines plus tôt. S'accroissant au fil des jours défilant et dessinant petit à petit l'infini de sa captivité. Dire que Max n'avait jamais perdu espoir était foutaise. Il avait cru pouvoir s'échapper à l'issue de ses premiers jours de séquestration, puis il avait compris que la tâche lui serait difficile. Une double tâche. Double entreprise risquée que de soigner un sorcier en pleine mutation lycanthrope et de vouloir retrouver la liberté, cerné de rafleurs. Il avait rapidement compris qu'il devrait redoubler de malice et d'inconscience pour se sortir de ce pétrin. Laissant l'espoir de revoir ceux qu'ils aimaient disparaître de son esprit, pour se concentrer avec acharnement sur son plan d'évasion. L'égoïsme l'avait pris, lorsqu'il s'était aperçu qu'être hanté par le visage d'Abbie ne lui attirait que des souffrances. Celles de compter les jours qui les séparaient. L'absence, le manque, puis l'inquiétude et enfin le doute. Le cherchait-elle ? L'oublierait-elle ? L'oubliait-elle déjà avec un autre ? Bien sûr qu'il y avait pensé, bien sûr qu'il avait douté. Lorsque l'enfer nous entoure, être en proie aux ténèbres est aussi rapide que de s'endormir. Alors, les jours passant, il avait pansés les maux qui le rongeaient en tissant les fils d'une évasion longue et minutieuse. L'espoir de revoir ceux qu'il aimait n'avait resurgit qu'au moment où il avait finalement accompli celle-ci. Ça y est, il était libre. Libre d'oser penser à Abbie, à ses parents, les personnes auxquelles il aurait été trop dangereux de penser auparavant. Car révéler leur existence, aurait révélé chez lui une faiblesse certaine. La faiblesse des sentiments, bien trop fragile en ces temps de guerre.

Et ainsi le trou s'était comblé à nouveau en voyait le visage d'Abigail, derrière la porte. L'espoir éclair s'était transformé en quiétude, en l'espace d'une seconde. Une seconde qui lui paru interminable, durant laquelle la femme se précipita à son encontre. Ouvrant la porte du jardin à la volée, pour venir l'empoigner avec la délicatesse des anges. « Tu... » lâcha-t-elle, pleine de stupeur. Elle posa ses doigts fins sur la barbe folle qui jonchait ses joues. Il semblait à Max qu'elle le touchait pour la première fois. «...es probablement en retard pour le petit-déjeuné, je présume » plaisanta-t-il, comme à son habitude. Son naturel détaché revînt au galop, malgré l'intensité de l'instant. « C’est bien toi ? » osa-t-elle, fébrile. Elle n'y croyait pas, ou plus. Des larmes roulaient sur ses joues. Peut-être, était-ce le froid qui la blessait. Son pouce fit le tour de ses lèvres sèches, tandis qu'elle le dévisageait avidement. Pour toute réponse, Max posa son front contre le sien en signe de tendresse. Si proche d'elle, il pouvait sentir la chaleur de sa peau, son souffle ambiant et ce parfum de violette si caractéristique. Abigail finit par combler le rare espace entre eux en l'embrassant. Max se sentit à la fois heureux et coupable, car au fil des semaines il avait fini par oublier cette sensation. Le souvenir qu'il en avait eu n'était que le pale reflet de ce que son baiser était réellement. Une idée bien loin de la réalité, si précieuse.

Elle brisa l'instant en l'invitant à rentrer à l'intérieur. Il la suivi avec aise sans se faire prier. Le froid de décembre l’oppressait comme un étau de glace. A l'intérieur, l'atmosphère familière lui donna davantage le sourire. Chaque objet qu'il voyait réveillait chez lui une vague de souvenirs bienfaiteurs. Les odeurs se mélangeaient dans ses narines : le bois, le thé, la cire, les plantes sur la fenêtre, les biscuits à la cannelle, la nourriture pour chat. Tout lui paraissait différent et pourtant rien n'avait changé. Il ne s'attarda pas longtemps sur la décoration et agrippa la main d'Abigail, qui refermait la porte derrière eux. Une fois tout deux entrés, il se passa un instant où ils se regardèrent à nouveau sans rien dire, comme gênés par ses retrouvailles si inespérées. Finalement, Max l'attira vers lui et l'entoura de ses bras. Il la serra. La serra si fort dans ses bras, qu'il aurait pu lui faire mal. Ses membres et sa respiration étaient tremblants. L'émotion le submergeait bien plus qu'il ne l'aurait voulu. Les yeux clos, il huma le parfum d'Abigail, pendant que ses doigts se logeaient dans ses cheveux châtains. En la tenant toujours avec force, il vint glisser ses lèvres dans le creux de son cou pour y déposer de longs baisers aspirés. Il avait besoin de la sentir comme cela. De la toucher, de la mordre, pour saisir qu'elle était bien réelle et lui faire comprendre qu'il était bien de retour. Finalement, il relâcha la pression autour de son corps et laissa son nez caresser son visage quelques secondes. Front contre front, il rouvrit les yeux pour les plonger dans les siens. Timidement, bêtement même, il sourit en coin. « Pardonne-moi si je t'ai fait peur » lui murmura-t-il, en prenant la parole. « Les portes étaient fermées et...je n'ai plus de baguette » confia-t-il dans un soupir. Il baissa les yeux honteux de cette révélation. Max n'avait pas pu récupéré sa baguette avant de s'échapper. Il doutait même qu'elle soit encore en un seul morceau à l'heure qu'il était. Il avait presque l'impression de ne plus être un sorcier sans elle. Tant de choses étaient arrivées en deux mois et demi.
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Dernière édition par Maxim Moseley le Sam 26 Nov - 23:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 20 Nov - 21:19


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Le temps s’était arrêté, et les rares flocons de neige semblaient être en suspension. Seuls leurs deux cœurs au diapason les rattachaient à la réalité. Abigail et Maxim, d’abord amis, puis amants, se découvraient à nouveau tels des étrangers. Une poignée de mois les avait séparé, mais pour elle, ils représentaient une éternité. Après être partie à sa recherche en vain, elle avait envisagé le pire - qu’il soit mort -, et l’espoir de se retrouver s’était dissipé de jour en jour. Si elle avait confiance en lui, elle craignait les autres, particulièrement en ce climat hostile qui changeait le quotidien des sorciers. A force de voir des familles séparées par la guerre, elle en avait déduit qu’elle était une victime de plus, et que l’homme qu’elle aimait ne serait bientôt plus qu’un souvenir lointain. Très vite l’angoisse s’était muée en peur viscérale de l’oublier. Aussi avait-elle gardé en permanence sur elle une vieille photo usée prise ensemble à Pré au Lard lors de leur dernière année. Lui le regard moqueur, un bras passé au dessus de son épaule, tandis qu’elle embrassait sa joue en rigolant. L’innocence de l’adolescence paraissait si lointaine. Remonter à cette époque était un luxe qu’elle aurait souhaité pouvoir s’accorder afin de dire à cette élève un peu trop sérieuse de profiter davantage de son insouciance. L’heure n’était plus aux regrets hélas et maintenant qu’il était là face à elle en chair et en os, elle n’osait fermer les paupières, de crainte que le mirage s'évanouisse. Perdue dans son étreinte, Abi tressaillit au son de sa voix, et un large sourire se dessina sur ses lèvres. C’était bien lui qu’elle tenait fermement entre ses mains, pas de doute sur le sujet. Pressés par le froid hivernal et leurs corps tremblotant, ils ne s’attardèrent pas longtemps dans la bise glaciale, et retrouvèrent le réconfort chaleureux de la maison. Dans le ciel au delà des briques rouges, des nuages de fumées nimbaient l’aura blanche et vaporeuse de la saison.

Passer le seuil à ses côtés revêtait un caractère étrange, bizarre même. Cela faisait des lustres, et la bâtisse lui apparut soudainement sous un nouvel angle. Elle paraissait revivre, et cette lueur animée qui l’habitait autrefois reprenait sa juste place. La pièce manquante du puzzle était de retour. Abigail referma la porte, et se permit de murmurer un sort dans le but de prévenir de potentiels méfaits. Maxim ne revenait pas d’une promenade de santé, et au vu de ses vêtements ainsi que de son visage marqué, son absence prolongée n’avait pas été sans séquelles. Mieux valait donc prévoir le pire comme le meilleur. Aussitôt enveloppés dans cet écrin de sécurité, leur chez eux, la sorcière entremêla ses doigts gelés avec les siens, et longuement ils se dévisagèrent. Deux mois c’était à la fois peu et beaucoup, et sans réellement en être conscients ils avaient changé. Les batailles auxquelles ils prenaient part malgré eux les marquaient, et laissaient des cicatrices. Il était certes là mais ce n’était pas celui qu’elle avait connu avant sa disparition. C’était une autre personne qu’elle allait apprendre à redécouvrir. Et ça l’effrayait autant que ça l’excitait. En dépit d’une gêne étrangère jusqu’ici inconnue, ses yeux pétillèrent de bonheur quand il la serra contre lui avec force. C’était exactement ce qu’il lui fallait. Elle avait besoin qu’il la tienne dans ses bras, elle avait besoin de se fondre dans sa chaleur, de se sentir revivre. Son souffle tiède dans ses cheveux la rassura et son cœur s’emballa dans sa poitrine lorsqu’il la toucha pour l’embrasser. Une sensation perdue qu’elle retrouvait avec envie et appétit. Frémir sous ses caresses était plus agréable que dans ses souvenirs, tout comme glisser ses mains sur son torse soulevé par une respiration saccadée. Les mots exacts pour décrire ce qui se tramait dans son esprit étaient faibles et loin d’être le reflet de ses pensées. Un incendie à l’état pur la rongeait de l’intérieur. Ils demeurèrent dans cette position plusieurs minutes. Assez longtemps pour respirer à l’unisson jusqu’à ce que la frayeur de se perdre s’efface au profit de cet amour profond qui les liait. Max se détacha finalement (trop vite), et elle colla son front au sien, regrettant déjà de ne plus percevoir son poids contre elle. Agrippée à son cou, elle joua un instant avec ses boucles sombres qui encadraient ses joues creuses. « Hey… » Elle remonta son menton du bout de l’index, l’obligeant à la regarder. Contempler ses yeux était un spectacle dont elle ne se lasserait jamais. « C’est pas grave. On pourra demander à mon père qu’il t’en refasse une en attendant que tu la retrouves… » Elle esquissa un sourire encourageant, et effleura ses pommettes de son pouce, elle n’arrivait pas à se retenir de le toucher. « Est ce que tu veux boire ou manger quelque chose ? J'allais faire du thé, et un gâteau...» Osa t-elle timidement d’une voix douce et calme, son instinct maternel revenant au galop. Elle ne voulait pas lui poser de questions ou le brusquer, après avoir vu de nombreux blessés à l’hôpital, elle saisissait l’importance d’être patiente, et d’attendre le bon moment. Peut être était ce aujourd’hui, ou demain, ou dans une semaine. Peu importe, elle serait là. « Je suis désolée, rien n'est rangé. Je ne savais pas que tu… J’ai cru que tu ne reviendrais pas.. C’est.. » Elle balaya la pièce du regard, tout était encombré de fond en comble, mais quelque part ce désordre était réconfortant maintenant qu’il était revenu. Abigail essuya d’un revers de manche les larmes qu’elle avait versé et poursuivit, encourageante. « Je peux faire couler de l’eau chaude en attendant si tu veux, et te donner des vêtements propres. Suis moi. » Elle lui fit un signe, et grimpa vers la dizaine de marches grinçantes du vieil escalier en bois. « Vient par là, est ce que tu es blessé ? » S'agitant autour de la baignoire, elle ouvrit les robinets, et reporta son attention sur lui. « J’arrive pas à croire que tu es vraiment là, avec moi. Tu te souviens quand je disais que je n’étais que le fruit de ton imagination ? Cette fois c’est moi qui ai l’impression de rêver. » La sorcière prit sa main rugueuse dans la sienne et l’apposa contre sa joue. La normalité toquait à la porte, et elle n’en était que très heureuse.

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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 27 Nov - 16:55


Then something broke in me & I wanted to go home

To be where you are
Rien ne sera plus jamais comme avant. Maxim ne sera plus jamais le même qu'avant. Bien sûr, il gardera toujours cette part de nonchalance qui fait tout son charme et son humour enfantin dilué à chaque instant bienvenu. Il gardera son sourire et sa bonne humeur, mais les fera plus rare qu'auparavant. A défaut d'être responsable, il deviendra plus raisonnable, tiédissant le sang chaud qui coule dans ses veines. Il sera plus posé face au risque et moins aguerrit face au danger. Parfois il perdra la voix, la notion du monde même qui l'entoure, pour se murer dans un silence de fantasmagories. Il aura à cœur de renforcer les liens avec ceux qui lui sont chers et de leur montrer sans aucune fierté l'attachement qu'il leur porte. Il voudra occulter l'ombre sinistre qui pèse sur le monde sorcier, pour essayer d'oublier la réalité qui l'a bouleversé. Il ne sera plus jamais le même, en apparence et en intérieur. Parce que là-bas, il aura laissé son innocence et ramené la peur, au fond de son être.

Maxim ne sera jamais plus le même sorcier. Il n'en n'a pas encore conscience, mais pourtant Abigail elle, l'a déjà perçu. Elle l'a entrevu durant cette fraction de seconde où son visage s'est fissuré sous l'aveu de la perte de sa baguette. « Hey… » l'interpella-t-elle doucement. D'un doigt elle fit remonter son visage pour l'obliger à soutenir son regard brun. « C’est pas grave. On pourra demander à mon père qu’il t’en refasse une en attendant que tu la retrouves… » lui dit-elle d'un ton rassurant. Elle lui sourit et il ne peut que lui répondre de la même manière. Elle a toujours réponse à tout. Futée petite Serdaigle, au cœur altruiste. « Est-ce que tu veux boire ou manger quelque chose ? J'allais faire du thé, et un gâteau... » reprit-elle, comme pour détendre l'atmosphère pesante de l'instant. Entre chacune de leur phrase s'installait un silence révélateur de l'émotion qui les traversait. Il était si tôt encore et cela faisait si longtemps, que chacun semblait à la fois heureux et surprit de se retrouver l'un l'autre. C'était si soudain et si inespéré. Pourtant, ils s'aiment et c'était peut-être le fait de se connaître si bien, qui rendait leurs retrouvailles si timides. Ils avaient été séparés, mais à présent ils voulaient se retrouver comme avant, même si le dire était mensonge... « Je suis affamé, mais...ça pourra attendre » mentit-il, alors qu'intérieurement le vide dans son estomac s'était creusé du nombril jusqu'à la poitrine. Il n'avait pas mangé un repas correct depuis des jours et des jours. Mais pour autant, il n'aurait pas vendu son âme aux mangemorts pour la moindre bouchée de nourriture. Max était un gros mangeur et jusqu'ici il n'avait jamais réellement connu ce qu'était la faim. Il l'avait pourtant cru, durant des années, lorsque son ventre criait famine et que sa faim insatiable le tannait jour et nuit. Mais ce n'était que gourmandise et envie. Jusqu'ici il n'avait jamais vraiment su ce que c'était qu'avoir faim. Souffrir de la faim.

« Je suis désolée, rien n'est rangé. Je ne savais pas que tu… J’ai cru que tu ne reviendrais pas... C’est... » bafouilla à nouveau Abigail, comme s'il s'agissait de la plus grande misère du monde. Max détacha ses yeux d'elle un instant pour balayer du regard la pièce. La cuisine était dans un état tout à fait convenable, avec l'ordre et le désordre que l'on attendaient de cette pièce : de la vaisselle empiler dans l'évier, des objets traînant sur la table, des miettes étoilant le comptoir. De simples traces de vie dans une pièce. Max tordit son nez d'un air dubitatif face à cette contemplation. « ...affreux » affirma-t-il, dépité. « Totalement inacceptable. Et il n'y a même pas un tapis rouge dans l'entrée. Je suis très déçu, je pense que je vais repartir immédiatement » déclara-t-il avec une gravité déconcertante. Il la gratifia d'un regard réprobateur, semblant prêt à lui lâcher les mains, lorsque son visage se dérida tout à coup. « Abbie, tu plaisantes ou quoi ? » se radoucit-il immédiatement, en la regardant dans les yeux. De ses mains, il prit son visage en coupe et effaça d'un revers de pouce les larmes qui coulaient sur ses joues. « Je ne savais même pas si j'allais te trouver ici... » lui dit-il dans un sourire. L'instant présent était bien plus riche que tout les espoirs qu'il avait porté jusqu'ici. La retrouver lui procurait un bonheur et un soulagement infini. Avec douceur, il déposa un baiser sur sa joue droite pour la rassurer. Sa peau était si douce sous ses lèvres gercées. « Je peux faire couler de l’eau chaude en attendant si tu veux, et te donner des vêtements propres. Suis-moi » lui ordonna-t-elle, alors qu'elle l’entraînait déjà l'étage. Il la suivit sans ménagement jusqu'à la salle de bain. Ses doigts effleurèrent les murs de la battisse tandis qu'il montait les marches des escaliers. Tout autour de lui rappelait la vie qu'il avait laissé ici ce matin-là, lorsqu'il était partis en campagne proche pour s'occuper d'un licheur et que le soir, il avait été embusqué. Tout. Absolument tout lui avait manqué. Comme pour Abigail, il semblait redécouvrir cette maison. « Ce ne sont pas les miens. Ils sont à un rafleur... » lui dit-il en parlant des vêtements. Ils appartenaient au rafleur qu'il avait soigné. Ils les avaient échangé avec les siens avant de s'enfuir. Max ôta le manteau qu'il portait et dévoila un pull-over lacéré et taché de sang séché. « Vient par là, est-ce que tu es blessé ? » demanda Abigail, alors qu'elle posait à nouveau les yeux sur lui. Il ne lui laissa pas le temps d'avoir peur en le découvrant ainsi. « Non, ce n'est pas mon sang, je t'assure » lui dit-il en la toisant avec insistance. Pour éviter d'autres questions auxquelles il ne voulait pas répondre pour l'instant, il retira prestement le pull et le jeta à terre. Son torse amaigri était couvert de bleus et d'éraflures. Son teint était cireux et sa peau sale. Max avait perdu son corps athlétique pour redevenir un adolescent au corps frêle. Il s'assit au bord de la baignoire pour retirer son pantalon et ses chaussures. Abigail vînt prendre sa main pour la loger contre sa joue. « J’arrive pas à croire que tu es vraiment là, avec moi. Tu te souviens quand je disais que je n’étais que le fruit de ton imagination ? Cette fois c’est moi qui ait l’impression de rêver » lui dit-elle avec émotion. Il pressa sa joue de ses doigts comme pour lui prouver qu'il était bien réel. « Je suis là » lui assura-t-il en venant mordiller le bout de son nez avec ses dents. C'était puéril, mais cela l'amusait. « Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça, Doyle » plaisanta-t-il, un sourire en coin de lèvres. L'appeler par son nom de famille était un réflexe taquin qu'il avait gardé de leur jeunesse à Poudlard. Si le traditionnel et plus tendre "Abbie" l'avait remplacé depuis, Max aimait le ressortir lorsqu'il était d'humeur joueuse. Et aujourd’hui, son humeur allait être au beau fixe. Il s'approcha d'Abigail pour l'embrasser, puis au dernier moment se retourna pour se glisser dans le bain qu'elle venait de faire couler pour lui. Il échappa un long soupir de plaisir lorsque son corps rencontra le liquide brûlant.
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AGE : elle est âgée de trente et un an mais il parait qu'elle ne les fait pas vraiment.
BLOOD STATUS : encore pur à ce jour.
CIVIL STATUS : auprès de sa moitié qu'elle a retrouvé.
JOB : à défaut de perpétuer la tradition des Doyle en vendant des baguettes à son tour, elle est devenue medicomage.
HOGWARTS HOUSE : ex serdaigle.
MAGIC WAND : en peuplier, longue de 24 centimètres avec une plume de phoenix; souple et adéquate pour les sortilèges.
PATRONUS CHARM : une belette aux contours incertains.
SPECIAL CAPACITY : aucune.
MARAUDER'S MAP : autrefois en écosse, elle passe désormais le plus clair de son temps à londres, à sainte mangouste plus précisément.
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LA MALLE DU SORCIER
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Lun 28 Nov - 20:41


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Les jours s’étaient écoulés dans une accalmie presque inquiétante, le vent, la pluie, et le soleil comme seuls spectateurs de cette maison livrée à l’abandon. Lorsqu’IL avait disparu, Abigail avait changé. Spectre d’elle même au front barré par l’inquiétude et la tristesse, elle avait été incapable de gravir les marches, et de dormir dans leur chambre. Longtemps, elle s’était assoupie dans le coin de l’entrée, recroquevillée sur elle même, incapable de rien. Vide et lassée, elle s’était laisser crever, anéantie par ce gouffre dans sa poitrine. Elle avait aimé, et on le lui avait enlevé sans prévenir, sans lui dire à quel point perdre sa moitié était douloureux. Était-ce ça la face cachée de sentiments intenses ? Alors elle n’en voulait plus, désirant mettre un terme à sa souffrance, mais toute la magie du monde ne pouvait rien faire à ces maux d’âme. « Comment peux tu posséder l’amour, le perdre, continuer de vivre sans, et ne plus ressentir la perte ? » Avait-elle demandé adolescente à sa mère. « Tu ne peux pas. Tu le ressentiras pour toujours, mais tu le mettras dans un coin de ta tête, et petit à petit tes chagrins se changeront en joie. C’est comme ça que tu continues d’aller de l’avant. » Réponse guère satisfaisante, dont elle s’était contentée à l’époque, et qu’elle avait tenté d’appliquer une fois adulte. Progressivement, elle était revenue à la vie tel un papillon sortant de sa chrysalide, et elle avait repris ses habitudes quotidiennes d’abord sans grande conviction, avant trouver un certain réconfort à ces tâches répétitives. Le déclic aussi improbable fut-il tenait en une phrase : elle avait eu conscience de son corps qui change, en d’autres termes, la sorcière était enceinte. Une chose qu’elle n’avait pas prévu, et qu’elle appréhendait grandement. Avoir un enfant était un sujet qu’elle avait pu aborder à demis mots avec Maxim, mais qui, dans les faits ne s’était jamais concrétisé. Peut être parce qu’ils étaient trop jeunes, ou sans doute car ils repoussaient égoïstement l’échéance. Il avait fallut qu’il disparaisse pour que le destin s’en mêle. Dès lors les cartes avaient été redistribué. Devait-elle le garder ? Devait-elle s’en séparer ? Comment dire à ce futur bébé que son père s’était évanoui un beau matin, qu’il n’était jamais revenu, et ne reviendrait probablement pas. Un dilemme qu’elle avait repoussé à mainte reprises, incapable de prendre la moindre décision. Personne ne savait, pas même son frère et ce secret qui rongeait son âme était devenu un lourd fardeau à porter, jusqu’à maintenant. A l’instant précis où il avait passé le seuil de la maison, elle avait souri. Et de nouveau cette pression lancinante dans sa poitrine frappa à sa porte. L’amour, une crise cardiaque, quasiment la même sensation. De quoi perdre le souffle.

Par magnétisme ils s’étaient retrouvés d’abord timides et plein d’appréhension tels les élèves qu’ils avaient pu être autrefois à l’école, puis plus sûrement une fois leurs barrières tombées. Chacun reprenait ses marques, essayant de calmer cette soif de découvrir ces corps qui s’était perdus de vue et qui tremblaient à l’idée de se reconquérir. Ses lèvres avaient retrouvé facilement leur chemin sur cette silhouette dont elle avait retenu le moindre détail un soir où il s’était endormi dans ses bras fatigués. Abigail trépignait d’impatience autant qu’elle doutait, tant de conversations loupées, d’informations à lui transmettre à commencer par la plus importante de toute. « ...affreux » Sa voix brisa sa courte réflexion, lui arrachant un rire moqueur. C’était comme si son absence n’existait pas. « Totalement inacceptable. Et il n'y a même pas un tapis rouge dans l'entrée. Je suis très déçu, je pense que je vais repartir immédiatement » Oh! Il lui avait tellement manqué, lui et son humour à toute épreuve qui tranchait avec son sérieux notoire. Des deux, il avait toujours été le plus enclin à faire des blagues, là où Abigail avait du mal à lâcher prise. « Idiot. Je t’interdis de partir. » Elle s’agrippa à sa veste de toutes ses forces, joignant le geste à la parole, et accueillit d’un soulagement ses doigts sur sa joue. « Je ne savais même pas si j'allais te trouver ici... » La sorcière hocha du menton, silencieuse. Elle ignorait si elle pouvait lui avouer qu’à plusieurs reprises, elle avait envisagé quitter cet endroit, et que l’espoir l’avait quitté. Lâchement, elle s’était faite à l’idée de ne plus le revoir. Il était sans doute trop tôt pour le lui confier, aussi, se contenta t-elle d’esquiver la suite pour monter à l’étage, lui sur ses talons. Le voir entre ces quatre murs lui procurait des frissons, et un certain malaise. Elle avait perdu l’habitude, il fallait réapprendre à vivre.

La salle de bain lui parut soudainement exiguë alors qu’ils se toisaient mutuellement sans bouger. Le naturel revenant vite au galop, elle l’observa avec minutie quand il se changea. Aux aguets elle imaginait déjà le pire, et ne fut pas déçue. Ses vêtements usés portaient des tâches de sang conséquentes et instinctivement, elle paniqua, prête à inspecter la moindre de ses blessures mais il la devança. « Non, ce n'est pas mon sang, je t'assure » Son cœur manqua un battement lorsqu’il ôta son pull pour révéler un torse affable et couvert de cicatrices. Qu’est ce qu’on lui avait fait subir ? Pourquoi ? Il avait l’air si faible… Elle ne le reconnaissait pas. S’approchant de lui les sens en alerte, elle posa sa paume légère sur sa peau qui tressaillit, évaluant l’ampleur des dégâts d’un œil aguerrit. « Je suis là. » Pour combien de temps se retint-elle de demander, craignant que son retour ne soit qu’un rêve. « Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça, Doyle. » L’espace d’un instant, elle se revit à Poudlard en sa compagnie, elle revêche le front dans ses livres, et lui farceur, cherchant à attirer son attention. Tout cela était si loin désormais, elle n’étais plus si sûre des bribes de souvenirs qui lui restait. « Je sais, tu es encore plus collant que Cally. » Elle appuya son index sur le bout de son nez sans se départir de son sourire magnifique. La fleur s’épanouissait peu à peu face à son soleil. Diligente, elle le regarda rentrer dans l’eau sans émettre le moindre son, et s’essaya à côté de la baignoire sur le vieux tapis élimé. Le bras posé sur le rebord, elle ferma les yeux, bercée par le seul bruit de leurs respirations mêlée aux goutes d’eau. Puis délicatement, elle dessina de petits cercles sur sa peau blanche humide constellée de tâches de rousseurs à peine visibles. La quiétude tant espérée était là à portée de main. Ses doigts s’attardèrent sur ses boucles rousses qu’elle entortilla entre ses phalanges, une lueur d’amusement dans ses prunelles. « J’aime beaucoup ce nouveau look Mr. Moseley. Surtout tes cheveux, ça me rappelle le bal de Noël quand tu n’arrivais pas à les coiffer. » Quelque part dans la pénombre du château, cette nuit là, elle lui avait dit ces mots à la fois si fragiles et si puissants : son premier ‘je t’aime’. « Je t’abandonne, je redescends préparer à manger. » Elle déposa un rapide baiser sur sa joue, et se redressa en gémissant (son dos la faisait souffrir). « Prends tout le temps qu’il te faut, appelle moi si tu as un problème. Tes affaires propres sont dans l’armoire à côté. » Elle n’avait rien touché depuis son départ, tout était en ordre comme si son absence n’était qu’un simple cauchemar. Néanmoins, secret à part, elle s’était régulièrement emparée de ses pulls en laine affreux tricotés par ses mamans, afin de s’imprégner de son odeur, qu’elle avait tendance à oublier. Maintenant qu’il était là devant elle en chair et en os, il lui semblait redécouvrir des nuances indescriptibles et impossibles à classer. Il était là parfait et splendide. « Il faudra que.. J’aurais quelque chose d’important à te dire après. A toute suite. » Elle s’éclipsa subrepticement le palpitant cognant d’anxiété dans sa cage thoracique, et descendit les marches quatre à quatre. En bas, elle étouffa un long soupire et s’empressa de concocter de quoi manger et boire, dans des quantités dignes d’une assemblée de quinze personnes. Le savoir si proche d’elle, la rendait volubile et extatique. Une voix à l’intérieur d’elle voulait hurler de joie et de bonheur. Le monde devait partager ce moment avec elle, Abigail Doyle était réunie avec l’homme qu’elle aimait.

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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 11 Déc - 20:17


Then something broke in me & I wanted to go home

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Les traces laissées sur son corps étaient bien minimes comparées à celles qui allaient rester gravé à jamais dans son esprit. Les séquelles que son psychisme garderaient de cette « aventure » allaient être difficiles à guérir et sûrement impossibles à faire disparaître. Il faudrait certainement pas mal de temps à Maxim pour oublier ces quelques mois et beaucoup de patience à Abigail pour l'aider à se reconstruire. Pour l'instant, les deux amants n'étaient que dans l'euphorie des retrouvailles. Tout allait si lentement et si vite à la fois. Tout n'était que timidité et mots pesés. Que faire ? Que dire ? Comment réagir face à l'improbable, l'inespéré, le songe ? Max se laissait porter par l'instinct maternelle d'Abigail qui la couvrait d'attention. Il avait l'impression de redevenir un petit garçon face à ses gestes et quelque part, il n'était pas mécontent de voir qu'elle lui témoignait toujours de l'affection, même si le moment était étrange. Tandis qu'il plongeait sa peau aride et meurtrie dans un bain brûlant, il laissa Abigail loger ses doigts dans ses cheveux sales. Par ce geste, Max redevînt soudain un enfant que l'on aide à se laver à l'heure du bain, perdant ses attraits masculins face à une femme qu'il avait un jour appelé sa petite amie. Maxim se sentait sale, démuni, honteux et vidé de tout ce qui avait pu faire de lui l'homme qu'il était auparavant. En voyant son corps rougit par la chaleur et le froid, sa peau et ses cheveux imprégnés de crasse, ses membres amaigris sous sa chair, le sorcier avait l'impression de ne plus se reconnaître. Il se faisait peur et cette peur n'était que l'une de celles qu'il allait devoir combattre à présent. « J’aime beaucoup ce nouveau look Mr. Moseley. Surtout tes cheveux, ça me rappelle le bal de Noël quand tu n’arrivais pas à les coiffer » lui dit Abbie avec un sourire en coin. Il ne savait pas si son ton était sournois ou moqueur, mais Maxim aimait sa façon de réagir face à son nouveau physique. Comme toujours elle savait prendre les choses comme il faut, au-delà des apparences et a priori. Elle était bien plus avisée et sage que lui. Alors qu'il s'était attendu à l'effrayer, elle s'acclimatait à sa nouvelle apparence comme s'il s'agissait d'un cadeau. Elle l'aimait toujours, voir encore plus qu'avant. Maxim échappa un soupir de soulagement et lui rendit un sourire reconnaissant. « Beaucoup plus viril » ne put-il s'empêcher de préciser en feignant la fierté masculine d'un haussement de sourcil. Il ne retint de gonfler le torse, craignant d'avoir davantage l'air d'un cadavre que d'un gladiateur. A nouveau, ils échangèrent un regard, puis le silence reprit place dans la moiteur de la salle d'eau exiguë. Seul le bruissement de l'eau se coupla au rythme de leur respiration mutuelle. Les gestes remplacèrent les mots orphelins, coincés dans leur gorge. Leurs mains se croisaient souvent et leurs doigts se lassaient et de délassaient comme des rubans de soie. Finalement, Abigail dût sentir que le poids du silence allait avoir raison d'eux, puisqu'elle se leva précipitamment, afin de prévenir du malaise approchant. « Je t’abandonne, je redescends préparer à manger » lui dit-elle en échappant à son emprise. Max la suivit des yeux, surprit par sa dérobade. « Prends tout le temps qu’il te faut, appelle moi si tu as un problème. Tes affaires propres sont dans l’armoire à côté » lui indiqua-t-elle d'un ton tranquille, qui le rassura quelque peu. Il acquiesça d'un hochement de tête ferme. Abbie lui sourit, puis commença à refermer la porte avant de s'arrêter. « Il faudra que.. J’aurais quelque chose d’important à te dire après. A toute suite » lança-t-elle, telle une bombe avant de quitter la pièce pour le laisser seul. Lorsque la porte se referma, le sourire de Maxim tomba. Qu'avait-elle d'important à lui dire ? Les yeux hypnotisés par le reflux de l'eau, son esprit se mit à vagabonder en quelques secondes. Il vit bientôt apparaître à la surface du bain le flash-back rapide de ces deux derniers mois. Les rafleurs, le sang, la peur, le loup-garou, les menaces, les nuits blanches, les hurlements, le visage d'Abigail... Qu'avait-elle fait de son côté pendant ces deux mois ? Il redoutait de pouvoir trouver une autre réponse que le néant. Pris de violents doutes, il plongea tout entier dans la baignoire pour noyer les terribles pensées qui lui montaient à la tête.

Max ressortit du bain propre et détendu. Un état qu'il n'avait pas expérimenté depuis bien des lunes. Enveloppé d'une serviette, il se sécha avec vigueur, puis vînt mirer son image dans le miroir. Il avait déjà meilleure mine, même si le reflet de son corps frêle lui faisait tirer la grimace. Ses cheveux bouclés avaient doublé de volume, le faisant ressembler à un caniche et la barbe longue sur son menton n'aidait pas davantage à faire la différence. Il faudrait sérieusement qu'Abigail s'occupe de cela, songea-t-il en passant les mains sur son visage. Le look viking ne lui correspondait pas plus que cela. En attendant une future coupe de cheveux, il tenta de se coiffer comme il put et peigna la barbe sur ses joues. Il se lava les dents avec une potion buccale et nettoya l'anneau doré qu'il avait retiré de son lobe d'oreille pour éviter une infection. Une fois satisfait de son apparence, il se rendit dans la chambre pour trouver de quoi s'habiller. Il fut ébahit de constater que rien ne semblait avoir bougé depuis sa disparition, il y a deux mois. Il retrouva chaque chose à place, à quelques exceptions près. Instinctivement, il chercha du regard une trace de vie masculine autre que la sienne. Il n'en n'aurait pas voulu à Abigail si c'était le cas, mais l'absence d'indices significatifs l'apaisa. Le sorcier enfila un jean moldu et un énorme pull de laine tricoté par l'une de ses mamans. En l'enfilant, Max songea soudain à ses parents. Elles devaient être mortes d'inquiétude. Il devait les prévenir, aller les voir pour les rassurer, les embrasser, leur dire combien il les aimait. Mais il se rappela soudain qu'il n'avait plus de baguette pour transplaner. Il balaya alors la pièce du regard et trouva un carnet et une plume. Rapidement, il griffonna quelques mots sur un morceau de papier déchiré. Mamans. Me voilà de retour sain et sauf. J'espère que vous allez bien. Je vous rejoins très vite. Je vous aime. Max. Il plia le message en quatre et se dirigea vers la fenêtre pour l'ouvrir. D'un pincement de lèvres, il siffla à plusieurs reprises. Après quelques instants à scruter le ciel, il vit la silhouette de sa chouette Athéna foncer droit sur lui et s'engouffrer à l'intérieur de la chambre. L'oiseau se posa avec candeur sur le lit en battant des ailes et hululant, pour manifester le contentement de revoir son maître. Max vînt s’asseoir à côté du rapace majestueux et s'empressa de le couvrir de caresses. La chouette lova son cou dans le creux de ses mains, lui donnant même des coups de bec sur les doigts en signe d'affection. « Toi aussi tu m'as manqué ma déesse » lui dit-il avec douceur. Il lissa encore et encore son plumage avec adoration, puis glissa son message entre les serres de l'animal, avant de le porter sur son avant-bras en direction de la fenêtre. « Apporte cela à mes parents, s'il te plaît » ordonna-t-il à l'oiseau, en le poussant pour l'obliger à s'envoler.

Maxim referma la fenêtre d'un coup sec derrière la chouette et se retourna vers le lit. Il hésita un instant à s'y écrouler tel un phoque sur la banquise, mais son nez fut chatouillé par la douce odeur de pâtisseries qui émanait du rez-de-chaussée. Le sorcier gourmand comme pas deux, suivit le parfum jusqu'à la cuisine dans laquelle Abigail s'activait à préparer un petit-déjeuné digne d'un réveillon de noël. D'ailleurs, la pièce avait pris des airs de fête avec les bougies et branches de houx disposé un peu partout. Sur la table était dressé un couvert pour deux : assiettes, service à thé, argenterie, verres à pieds. Sur le feu une vielle bouilloire sifflait pendant qu'Abigail faisait dorer des toasts d'un coup de baguette magique. Ceux-ci venaient s’empiler sur un plateau arborant pots de miel, crème anglaise, gelées et confitures de toutes sortes. Sur le bar trônait déjà un roulée à la cannelle, une tarte aux myrtilles, un pudding au chocolat, un cake aux fruits confits, des scones et un crumble aux pommes qui finissaient doucement de s'assembler dans son plat. « Par Merlin » chuchota Maxim, les yeux pétillants d'envie et d'admiration. Son appétit venait de s'ouvrir tel un livre de cuisine. Il salivait d'avance d'engloutir le moindre de ses délices préparés par Abigail, qui s'appliquait toujours à compléter ce festin de roi. « C'est tout ? » demanda Max, d'un ton faussement déçu. Il s'approcha doucement de la jeune femme. Devant elle bullait un ramequin rempli de porridge. Le sorcier affamé ne put s'empêcher de saisir une cuillère pour y goûter. Il était parfait, fondant et sucré comme il l'aimait. « Hum... » ronronna-t-il de plaisir en roulant des yeux. « Je crois que c'est ce qui m'a le plus manqué là-bas... » commença-t-il avant de s'interrompre. Son visage se ferma au souvenir du bar miteux dans lequel il était encore retenu quelques heures plus tôt. Il posa la cuillère sur le rebord du ramequin et vînt enlacer tendrement Abigail dans le dos. Penaud, il posa son menton dans le creux de son épaule et se mit à la cajoler. « ...avec toi » lui murmura-t-il à l'oreille, avant de déposer un baiser sur sa tempe.
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 11 Déc - 20:25


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Ce n’était pas assez… Ou peut-être trop ? Les victuailles s’accumulaient sous ses yeux inquiets et sa baguette s’agitait dans les airs afin de préparer davantage de mets. Abigail ou la peur de ne pas satisfaire. Un défaut d’enfance qu’elle tentait de corriger du mieux qu’elle pouvait, en essayant de se contenir, en vain. L’occasion était si particulière, que son cœur, emballé comme un cheval au galop, décuplait son envie de bien faire, car là-haut il y avait Maxim. Maxim, qu’elle n’avait pas vu depuis deux mois, Maxim qui tel un miracle était réapparu sur le pas de sa porte alors que tout espoir commençait à la quitter. Maxim. Combien de fois avait-elle prononcé son prénom en priant de toutes ses forces pour qu’il revienne ? Supplique obsédante qui avait marqué chaque heure de sa vie les jours qui avaient suivi son départ. Le savoir si proche d’elle avait un gout d’irréel. De magique même. C’était trop beau pour y croire, et elle se força à cligner des paupières de façon répétée pour confirmer que tout cela n’était pas le fruit de son imagination. Le sorcier avait hanté ses rêves durant des nuits et des nuits avant qu’elle ne puisse retrouver un sommeil normal, et, dans chacun de ses songes elle l’avait vu franchir à nouveau le seuil de leur maison. Son esprit en deuil avait décuplé à l’infini tous les scénarios possibles sauf celui qui venait d’arriver aujourd’hui. Pourquoi maintenant elle l’ignorait, mais tôt ou tard il y aurait des questions auxquelles il faudrait répondre. Ils avaient néanmoins le temps, et elle ne souhaitait pas parler de toutes ces choses dans l’immédiat. Ces retrouvailles étaient si précieuses, qu’évoquer cette absence risquait de tout gâcher ou de raviver des souvenirs que tout deux préféraient taire. Abigail lui faisait confiance, et elle n’avait pas besoin de plus. Ils en avaient assez bavé comme ça et méritaient un peu de répit, mais surtout de réapprendre à vivre ensemble. Ne faire plus qu’un ; ce qui en soit était surmontable à côté de tout ce qui leur était tombé dessus. Ils étaient déjà passés par cette étape plusieurs années auparavant, et de ce fait, ils étaient donc capables de faire face à cette énième péripétie de leur histoire commune. Ils étaient plus solides que le reste, et quoi qu’il puisse advenir, ils finissaient toujours par se retrouver, leurs sentiments aussi intacts qu’au premier jour. Et c’était là que résidait leur force, et très probablement la sienne lorsqu’elle s’était retrouvée seule.

Enfin… Pas si seule que ça se défendit-elle intérieurement en pensant à l’enfant qu’elle portait depuis désormais quatre longs mois. Une surprise un peu en avance en cette période de fête propice aux cadeaux et à la joie. Inconsciemment d’ailleurs, elle s’était prise au jeu, et avait décoré en un temps record la salle à manger qui se parait de vert, de pourpre et de doré. Sans oublier une touche de bleu, en souvenir de Serdaigle… Un clin d’œil quasi instinctif. Pendant que Maxim se préparait à l’étage, le rez-de-chaussée et les pièces retrouvaient un semblant de vie à chaque minute qui passait. Si ce matin la bâtisse paraissait en peine et en proie à l’abandon, il en était tout autre à présent. Même dans le salon, le feu chatoyant s’était allumé dans le creux de la cheminée, et les couvertures en velours avaient repris leur place initiale dans les plis du canapé. La bonne humeur de la sorcière était contagieuse car tout s’éveillait petit à petit dans un bruissement de tissus, associé à une symphonie d’odeurs alléchantes. Il fallait au moins ça pour panser les maux et les plaies de sa moitié, dont le corps amoché lui faisait encore froid dans le dos. Abigail n’avait rien dit, se contentant d’observer, mais le voir ainsi lui avait fait mal. Il pouvait bien dire qu’il ne souffrait pas, elle était persuadée qu’il mentait, les cicatrices de la chair étaient en général les plus faciles à masquer et soigner, mais l’esprit… Ce serait plus difficile, et elle serait là étape par étape bien qu’elle craignait déjà entendre ce qui s’était passé. Elle n’était pas sûre de pouvoir encaisser sans broncher ou demander rétribution à ces personnes qui l’avaient blessé. Étouffant un soupire, elle chassa ces idées noires de ses pensées, et continua de préparer son festin pour une assemblée nettement supérieure à celle de deux individus. Devant elle les plats continuaient de se multiplier et venaient trouver leur place sur la table décorée de feuilles de houx éparses, et de sucre d’orge aux couleurs reconnaissables entre mille. Étrangement elle pensa aux Doyle restés là-bas en Ecosse et aux noëls qu’ils passaient autrefois en famille, sereins et hagards, bien loin des drames qui se joueraient des années plus tard. Cela faisait belle lurette que la fratrie ne s’était pas retrouvée. En réalité, cela coïncidait avec la mort de son oncle qui avait sonné le glas, séparant un à un tous les autres membres restant. Son père lui manquait, hélas par sécurité il ne voulait pas qu’elle vienne les voir, et malgré elle, Abi s’était pliée à sa demande non sans mal. Seraient-ils réunis tous ensemble prochainement ? Elle l’espérait, mais craignait que cela n’arrive pas avant longtemps. La guerre avait bousculé leur routine, les obligeant à prendre des précautions drastiques afin de se protéger. Elle venait tout juste de récupérer Maxim et ne voulait pas tout perdre encore une fois.

Au son de ses pas dans les escaliers, elle tressaillit, ayant perdu l’habitude d’avoir quelqu’un d’autre dans les parages. Ces deux mois avaient paru être une éternité. Elle le couva d’un regard bienveillant presque maternel, et termina de faire cuire un roulé à la cannelle dont le parfum embaumait la cuisine. « Par Merlin » Un sourire se dessina sur ses lèvres, il n’y avait rien de plus réconfortant que de faire plaisir aux gens qu’on aimait et particulièrement le sorcier, qui, était un fervent gouteur de ses créations. « C'est tout ? » Elle leva les yeux au ciel, et s’essuya les paumes sur son tablier couvert de sucre glace. « Attention ou je t’oblige à tout manger. » Le gronda-t-elle d’un air amusé, tout en l’observant se servir de porridge fraichement concocté par ses soins. « Je crois que c'est ce qui m'a le plus manqué là-bas... »  Accueillant son étreinte avec soulagement, elle se laissa aller contre lui, rassérénée. « ...avec toi » Elle ferma ses paupières, voulant que ce séjour dans ses bras et que ses caresses ne s’arrêtent pas. Plus jamais. « J’espère bien ! Tu m’as manqué aussi Moseley. » Elle se retourna, se perdant dans l’océan de ses prunelles bleues derrière lesquelles dansaient des secrets auxquels elle n’avait pas accès. Après son séjour à la salle de bain il ressemblait davantage à son Maxim, celui qu’elle aimait, avec un peu de barbe en plus et des boucles revêches. « Oh. Tu l’as gardé ! » Elle toucha l’anneau doré à son oreille en rougissant : elle avait toujours envié son côté « rebelle » qui tranchait avec sa sagesse légendaire. Deux facettes d’une même pièce. Délicatement, elle embrassa le coin de ses lèvres, et se faufila sur le côté pour aller s’asseoir à table, l’appétit retrouvé. Ne sachant que faire de tout ce qu’elle avait à sa portée, elle grignota un bout de pain couvert de confiture aux griottes (sa préférée). « Maxim… Comme je te disais, je dois t’avouer quelque chose, c’est important… Je… » Elle avait appréhendé cette conversation qui risquait d’arriver à l’instant où il reviendrait, et l’avait par conséquent rapidement écarté lorsqu’elle s’était mise à compter les jours sur ses doigts avant son hypothétique retour. Maintenant réunis, il était impossible de faire marche arrière. «  Quand tu es parti... Enfin peu de temps après, j’ai… » Les mots restaient bloqués dans sa gorge, refusant de sortir et pourtant, tandis qu’elle peinait à parler, sa main vint se poser sur son estomac légèrement rebondit caché entre les plis de son pull en laine. « J’ai appris que… Je suis enceinte. » Le rouge lui monta instantanément aux pommettes, et elle esquiva son regard par crainte de sa réaction. Cet heureux évènement arrivait comme un cheveu sur la soupe, au moment où l’insécurité devenait de norme. De plus, ce bébé n’avait fait l’objet d’aucun échange ou accord entre eux, il était arrivé par hasard, suite à une soirée où ils n’avaient pas pris leurs précautions. Toutefois la jeune femme était sûre d’une chose : elle voulait le garder. Cette future naissance reflétait l’aube d’un avenir meilleur, celui là même pour lequel les sorciers se battaient tout les jours. « Tu vas être papa. » Ajouta t-elle d’une voix à peine audible, enrayée par l’émotion qui secouait son corps de spasmes fébriles. Abigail Doyle et Maxim Moseley, parents. La mélodie était agréable à son oreille, et elle ne pu contenir davantage son enthousiasme, un large sourire niché sur son visage radieux, habité par l’allégresse.

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JOB : soigneur pour créatures magiques, ou plus communément magizoologiste.
HOGWARTS HOUSE : serpentard, une fierté d'autrefois, aujourd'hui tue.
MAGIC WAND : acacia, symbole de jeunesse, écaille de dragon, vingt-et-un centimètres, parfaite pour les sortilèges de guérison.
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 11 Déc - 22:48


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Le petit-déjeuné que préparait Abigail était gargantuesque. A part pour son anniversaire ou pour un réveillon à Poudlard, Maxim ne se souvenait pas avoir vu autant de nourriture servit pour un premier repas de la journée. Tout lui faisait absolument envie et les odeurs qui se bousculaient dans son nez et son palais lui donnaient littéralement l'eau à la bouche. Il était ouvertement impressionné par Abigail qui avait l'air d'y avoir mit beaucoup de cœur à l'ouvrage, même s'il ne put s'empêcher de faire une plaisanterie sur la quantité. « Attention où je t’oblige à tout manger » lui instigua-t-elle avec amusement. Max fronça les sourcils et sourit. Il ne fallait pas qu'elle le défit de tout manger, car il en serait bien capable. Notamment, après une diète forcée de plus de deux mois. Frôler l'indigestion à grandes bouchées de toasts et d’œufs au plat ne lui faisait pas peur. Au contraire, son appétit ne demandait que cela, même s'il savait que son estomac risquait de perdre la bataille à un moment ou un autre. « Parce que tout n'est pas pour moi ? » feint-il d'étonnement. Il afficha une moue faussement boudeuse, avant de se radoucir. Toute cette attention lui faisait se rappeler combien il avait trop longtemps loin de chez lui. De ce qu'il aimait et de ceux qu'il aimait. Abigail lui avait cruellement manqué. « J’espère bien ! Tu m’as manqué aussi Moseley » répéta-t-elle avec enthousiasme. Moseley ? Il était tellement rare qu'elle l'appelle ainsi que Max perçut dans cet inhabituel sobriquet la marque profonde de son absence. Étaient-ils redevenus en si peu de temps des étrangers qui devaient à nouveau s'apprivoiser ? Lorsqu'elle se retourna pour poser les yeux sur lui, Max vu que quelque chose avait changer dans son regard. Bien sûr, il y avait toujours cette inconditionnelle adoration et tendresse qu'elle avait pour lui, preuves irréfutables de l'amour qu'elle lui portait. Mais il y avait également une ombre d'inquiétude, autrefois inexistante, assombrissant davantage ses yeux acajous. Quelque chose avait changé, elle le savait, il le savait. Peut-être était-il nécessaire de combler les silences coupables dans leur conversation ? Leurs retrouvailles étaient joyeuses et candides, passablement optimistes. Ils semblaient faire comme si rien ne s'était produit, comme si le retour de l'un était aussi anodin qu'un autre. L'instant était festif et précieux, mais le moment viendrait où la sombre réalité les rattraperait tous les deux.

Lorsque Abigail se détacha de son étreinte, il sentit que ce moment était proche. Il ressentit son geste comme une véritable fuite. Cela le toucha, mais il ne le montra pas. Max se joint avec enthousiasme à la tablée préparée par sa petite-amie. Au passage, il attrapa la bouilloire pour leur servir du thé dans le service en faïence. Le sorcier entama le cake aux fruits confis, qu'il accompagna d'un ou deux scones, ou plutôt trois ou quatre. Il était prêt à rajouter du lait dans son bol de porridge quand Abigail reprit la parole. « Maxim... » commença-telle avec précaution. Elle posa sa tartine sur le rebord de son assiette, pour marquer une pause. « Comme je te disais, je dois t’avouer quelque chose, c’est important… » lui dit-elle avec difficulté. Max mastiqua au ralenti en se mettant à détailler sa petite amie de haut en bas. Il remarqua beaucoup de choses en une œillade : ses lèvres pincées, la blancheur soudaine de sa peau et la crispation de ses doigts. Dire que le sorcier commençait à être inquiet était un euphémisme. Qu'avait-elle à lui avouer d'aussi important ? « Quand tu es parti... Enfin peu de temps après, j’ai… » continua-t-elle, toujours pleine de mystères. Son incapacité à finir ses phrases mettait la raison de Max à rude épreuve. Qu'avait-elle fait ou appris lorsqu'il était parti ? Avait-elle rencontré un autre homme ? Quelqu'un de sa famille était-il mort ? Avait-elle découvert qu'elle était gravement malade ? Quoi ? D'ailleurs, c'était étrange qu'elle utilise le verbe "partir" et non "disparaître" à son sujet. C'était comme si elle insinuait qu'il l'avait laissé de son plein gré. Le voyait-elle ainsi ? Maxim se sentait distancé. Abigail cherchait âprement ses mots, sentant que la situation était délicate. Le sorcier me put s'empêcher de penser que la révélation devait être grande pour provoquer une telle gêne chez elle. Il avait beau tenir beaucoup de l'ours, le sorcier n'était pas quelqu'un de coléreux. Elle n'avait donc rien à craindre de son courroux. A moins que l'affaire ne relève d'une injure à son encontre. Avait-elle aussi été attaquée ? Lui avait-on également fait du mal pendant son absence ? Si tel était le cas, seuls ses tortionnaires devraient craindre la colère de Max. « J’ai appris que… Je suis enceinte » avoua-t-elle enfin. La cuillère à soupe glissa des doigts du sorcier pour atterrir dans son assiette de porridge. Pendant quelques instants, Max cru qu'il avait été frappé par la foudre. Ses membres restèrent paralysés, au même titre que son cerveau qui accusa un bug généralisé. « Tu vas être papa » renchérit Abigail d'un splendide sourire aux lèvres. Il avait bien entendu. L'information était bien arrivée au cerveau. Le message avait été reçu, analysé et traduit par ses neurones pour prendre la forme d'un concept encore inconnu : celui de devenir père. Un tsunami d'émotions vînt ravager Maxim en quelques secondes : la stupéfaction, l'allégresse, l'effroi même, qui se mêlèrent aux pluies infinies de questions qui noyèrent son esprit. Comment était-ce possible ? (Question stupide) Depuis quand était-elle enceinte ? (Question rationnelle) Était-ce lui le père ? (Question rhétorique) Que se serait-il passé s'il n'était jamais revenu ? (Question impossible). « Tu es sûre ? » lâcha-t-il le plus stupidement du monde. Il affichait un air à la fois béat et bennée. Se rendant compte de ce qu'il venait de dire, il secoua la tête pour retrouver une contenance. « Je veux dire...depuis quand ? » demanda-t-il subtilement, pour s'assurer qu'il était bien le père. Il y a deux mois et demi, Max n'aurait jamais douté de sa paternité ou même de la fidélité d'Abigail, mais à présent, il n'était plus sûr de rien. Il avait peur. Peur de tout. De trop de choses certainement. Il aimait Abigail et ne supporterait pas de la perdre à nouveau en découvrant l'existence d'un autre homme. Par ailleurs, il ne pourrait jamais élever un enfant qui ne serait pas le sien. En voyant la réaction joviale d'Abigail, Max se laissa aller sur le dossier de la chaise. Il passa une main derrière sa nuque, puis plia ses doigts devant sa bouche, avant d'échapper un long soupir. « Nom d'un botruc » dit-il en croisant le regard d'Abbie. Il se mit à rire. L'un de ses rires nerveux gonflé d'émotions impromptues. Max était heureux de cette nouvelle et en même temps il réalisait la chance qu'il avait d'être revenu pour l'apprendre. Dans la nébuleuse obscure des infinies possibilités de sa fortune, il aurait pu ne jamais connaître la grossesse d'Abigail, ni découvrir la félicité d'être père. Si grandir sans figure paternelle n'avait jamais manqué à Max, il n'aurait pas aimé que son enfant soit un orphelin, même un demi. Le sourire aux lèvres, le sorcier attrapa les mains de sa petite-amie pour les embrasser plusieurs fois à tour de rôle. « Ce n'était donc pas pour moi que tu as fait tout ça » dit-il en désignant le festin sur la table. A présent, Abbie devait manger pour deux et Max n'était pas sur de vouloir partager ses victuailles avec le futur bébé. Tant pis, il devrait redoubler d'efforts en cuisine. Le regard tendre, mais également chargé d'une certaine inquiétude, Max garda une des mains d'Abigail près de sa joue, tandis qu'il l'observait. Il ne pouvait voir son ventre sous son épais pull de laine, mais il imaginait déjà une rondeur pointer à son nombril. Il était soudainement pressé de redécouvrir son corps, quoique ayant une faible appréhension. Au bout de quelques instants, il lâcha les mains d'Abbie et repris possession de la cuillère tombée dans son porridge. Celui était encore tiède. « Et bien...je suppose qu'il va falloir que je t'épouse maintenant » dit-il le plus calmement du monde, en engloutissant une bouchée de bouillie.
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AGE : elle est âgée de trente et un an mais il parait qu'elle ne les fait pas vraiment.
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MAGIC WAND : en peuplier, longue de 24 centimètres avec une plume de phoenix; souple et adéquate pour les sortilèges.
PATRONUS CHARM : une belette aux contours incertains.
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MARAUDER'S MAP : autrefois en écosse, elle passe désormais le plus clair de son temps à londres, à sainte mangouste plus précisément.
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LA MALLE DU SORCIER
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Mar 13 Déc - 21:46


and with one kiss, you inspired a fire of devotion.

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À l’extérieur les flocons avaient repris leur valse hivernale, et s’accrochaient aux branches mortes des arbres amaigris. Tantôt, certains venaient s’écraser contre les vitres embuées par les odeurs de cuisine, et la chaleur humaine. Ils étaient similaires aux pensées d’Abigail qui tournoyaient encore et encore dans son esprit à la recherche d’une échappatoire. Tant de questions, si peu de réponses. Le temps s’était arrêté, assez longuement pour qu’ils prétendent tout deux que ces derniers mois n’étaient qu’une parenthèse anodine à leur histoire. Comme si rien ne s’était passé, elle, seule ici, et lui ailleurs, perdu quelque part dehors. D’un simple regard, ils avaient passé cet accord tacite de se taire sur cette disparition et les conséquences qu’elle avait engendrées. Malheureusement, n’en déplaise à cette promesse, il faudrait bien l’évoquer tôt ou tard. D’ailleurs si les paroles restaient coincées dans leurs gorges, leurs yeux trahissaient une angoisse réelle et la crainte de décevoir. Pour l’instant, toutefois, l’heure était aux révélations plus joyeuses, du moins, la sorcière l’espérait. Elle ignorait comment l’homme qu’elle aimait pourrait réagir face à cette annonce pour le moins inespérée voir improbable. Littéralement improbable. Néanmoins les faits étaient là : ils accueilleraient bientôt un nouvel arrivant – ou une nouvelle arrivante – dans leur famille. Son estomac se noua face à tant d’appréhension : elle n’osait pas lui dire, et ignorait comment s’y prendre. Y avait-il des formules adéquates pour ce type d’occasion ? Une notice peut être ? Il lui avait semblé lire des tas et des tas d’ouvrages, mais elle ne parvenait à trouver aucun exemple parmi ces derniers. Abigail était cette fois-ci seule face à son problème. Elle fixa longuement Maxim qui se servait à manger le plus naturellement du monde, et trouva du réconfort dans ses gestes anodins qui lui rappelaient leur quotidien avant ce qu’elle appelait communément : l’incident. Un terme nettement plus facile à  apprécier, et qui englobait dans sa généralité ce qui avait pu se passer ce fameux jeudi d’octobre.

Incapable d’attendre d’avantage, elle abandonna sa tartine à peine grignotée – soudain l’appétit s’était enfui -, et réussi finalement à lui avouer ce qui la rongeait. Elle était enceinte. Un petit mot derrière lequel se cachait de grandes expectatives. Et beaucoup de peur. Le bruit sourd de la cuillère tombant dans l’assiette la fit sursauter, et instinctivement Abigail paniqua, son cœur s’emballant à tout rompre. En une fraction de seconde, elle imagina le pire : il n’en voulait pas. Pire encore, il ne voulait plus d’elle. Et pour la première fois depuis sa disparition, elle envisagea, qu’il put s’être enfui avec une autre. Très vite cependant, elle tâcha de rationaliser la situation, au vu de son corps blessé cette hypothèse était impossible. Et puis pourquoi revenir auprès d’elle sinon ? Suspendue à ses lèvres, elle pria intérieurement pour qu’il se dépêche de répondre, car ses nerfs allaient lâcher rapidement. « Tu es sûre ? » Un sourire amusé naquit sur son visage légèrement apaisé : il ne donnait pas l’impression d’être fâché, et sa naïveté était touchante. C’était là une des nombreuses raisons pour lesquelles elle était tombée amoureuse de lui. « Je veux dire...depuis quand ? » Ses doigts se crispèrent sous la laine chaude de son pull, effleurant timidement son estomac à peine rebondi. Elle l’avait appris par hasard, vraiment. Abigail s’était levée un matin, nauséeuse, et en dépit de ses aptitudes de médicomage avait mis un certain temps avant de saisir la cause réelle de ses troubles. Non pas qu’ils n’aient jamais eu de relations sexuelles auparavant (au contraire), mais une chose était sûre : ce n’était pas prévu.

Ce jour-là, elle s’était assise à côté du lit par terre en serrant fort ses genoux contre sa poitrine, incapable de penser de façon cohérente. Allait-elle devoir l’élever toute seule ? Devait-elle seulement le garder ? Qu’est-ce que pourrait dire ses parents ? Ou la famille de Max ? Énormément de pression sur les épaules d’un être même pas né. Et puis, seule, elle avait pris sa décision et s’y était tenue : elle n’abandonnerait pas cet enfant. En l’absence de son père, il restait  l’unique lien qu’elle gardait de lui. Maxim, qu’elle avait cherché pendant des semaines en arpentant les rues de Londres dans un froid glacial. Ses nuits ponctuées de cauchemars où elle le perdait à répétition sans pouvoir rien n’y faire. L’avoir à quelques centimètres d’elle demeurait un miracle auquel elle peinait encore à croire. « Ça fait plus ou moins quatre mois. »  Dans ces eaux-là se retint-elle d’ajouter, elle n’était plus très sûre de l’exactitude de la date, mais ses rondeurs commençaient à pointer leur bout de leur nez, tout comme ses hormones en plein émoi. Quoi qu’il en soit, la paternité ne faisait aucun doute sur le sujet, le sorcier était bien le futur papa. « Nom d'un botruc » Elle fronça le nez en guise de grimace alors qu’il se saisissait de ses mains pour les embrasser. Le contact de sa bouche sur sa peau la fit gigoter sur sa chaise, outre le bonheur que provoquaient ces effusions, elle perçu une décharge de désir gonfler  son cœur. Cela faisait tellement longtemps, elle en avait oublié les sensations les plus primaires…. « Ce n'était donc pas pour moi que tu as fait tout ça » Un rire cristallin s’échappa de ses lèvres, et elle lui donna une petite tape sur l’épaule avant de répliquer. « Tu manges trop mais non, aujourd’hui tout est pour toi. » Contrairement aux apparences, elle n’avait pas un appétit plus prononcé du fait de sa grossesse. Le stress y était pour beaucoup et n’entrainait pas encore d’envies anormales à signaler pour le moment (ce qui arriverait sans doute prochainement). Elle s’imagina l’espace d’un court instant que le futur enfant soit aussi gourmand que Max, et ne su pas si cette particularité était mignonne ou catastrophique. Plutôt adorable en réalité, car en définitive faire à manger était une de ses grandes passions, d’autant plus lorsqu’elle avait du monde à la maison, une qualité qu’elle tenait directement de sa mère. Abi regrettait tellement ces assemblées familiales qui lui paraissaient aussi lointaine que son enfance à Poudlard. Toute cette innocence et candeur qui leur faisaient défaut lorsqu’ils grandissaient était parfois difficile à supporter lorsque les années s’empilaient sur leurs épaules. Elle resserra ses doigts entre les siens, soulagée d’avoir pu vider son sac. Un poids immense s’en était allé grâce à une poignée de lettres associées les unes aux autres, et le réconfort d’une étreinte salvatrice, mais déjà il la relâchait pour son plus grand malheur. C’était comme perdre le souffle. « Et bien...je suppose qu'il va falloir que je t'épouse maintenant » D’abord stoïque, elle accusa le coup sans broncher, les yeux écarquillés face à ses paroles. Puis son cœur se mit à battre à la chamade menaçant de faire exploser sa cage thoracique, tant elle était surprise. Sous le choc même. Un vrai feu d’artifice s’était emparé de son corps fébrile. « Maxim tu ??? » Ce dernier s’était replongé dans son petit déjeuner qu’il continuait de déguster le plus banalement qui soit. « Tu penses vraiment ce que tu viens de dire ? » Elle se rapprocha de lui en trainant sa chaise maladroitement, et chercha à attirer son regard. « C’est pas une chose qu’on prends à la légère. C’est très sérieux… C’est pas un engagement anodin sur un bout de parchemin, ça signifie beaucoup de chose, c’est… » Malgré elle Abigail s’était lancée dans une litanie professorale comme à son habitude lorsqu’elle paniquait. A chaque fois qu’elle se retrouvait confrontée à l’insaisissable, ou qu’elle ne maitrisait pas la situation, elle tâchait de rationaliser. Et c’était là sa plus grande tare : ne pas savoir lâcher prise. Elle fuyait comme la peste l’irrationnel, et ne se sentait en sécurité que dans sa routine lambda. Grâce à Max elle avait appris que la vie était nécessairement complexe et que tantôt, il fallait accepter qu’on ne puisse pas tout réguler comme on le souhaitait. Or elle venait de s’emporter pour rien. A quoi bon réfléchir ? L’amour ne demandait nulle réflexion, il était clair simple et limpide, il suffisait de s’en contenter pour être heureux. « Enfin… Oui… Je dois admettre que Abigail Moseley c’est pas si mal que ça. Au moins tu ne m’appelleras plus Doyle…. » Un fantôme du passé glissa sur ses traits fatigués tandis qu’elle se levait pour se lover sur ses genoux, l’obligeant à abandonner provisoirement son porridge. « Tu es sur de toi ? Après ça tu ne pourras plus jamais te débarrasser de moi. » Abigail glissa ses bras autour de son cou, s’accrochant telle un noyé à sa bouée de sauvetage. « Si on m’avait dit un jour que je t’épouserais, j’aurais rigolé… Tu étais si… Turbulent, et moi tellement sérieuse. Beaucoup trop sérieuse. Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais c’était toi, ça a toujours été toi. Depuis le début. Toutes ces fois où je te disais d’aller te faire voir, je priais intérieurement pour que tu reviennes. » Toutes ces oeillades qu’elle avait cru discrètes mais qui n’étaient pas passées inaperçues, ces heures à l’éconduire dans les couloirs, et prétendre qu’elle n’en avait cure. Elle ne regrettait rien cependant, rien de rien. « Je t’aime tellement Maxim. » La sorcière caressa du bout de son pouce sa joue creuse, et l’embrassa tendrement. La félicité de leurs retrouvailles masquait provisoirement ce nuage sombre qui planait toutefois au dessus d’eux. Ils avaient beau l’esquiver, la réalité reviendrait frapper rapidement à leur porte. Elle attrapa une de ses mains abimée qu’elle fit descendre en bas de son ventre en écartant les plis de son pull  tout en le scrutant avec appréhension. « Regarde. » Une lueur joyeuse glissa dans ses prunelles noisettes, car elle percevait le bébé bouger sous sa paume. Ce dernier probablement alerté par la voix de son père (et surtout de la nourriture) s’était mis à faire des siennes. « Tu le sens ??? J’ai l'horrible impression, qu’il sera encore plus gourmand que toi. » Abigail sourit, et piqua un bout de gâteau dans l’assiette qui trainait à côté d’elle. La journée ne pouvait pas mieux commencer que sous de pareils hospices.

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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Dim 1 Jan - 18:06


Then something broke in me & I wanted to go home

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Le moment était drôle, emprunt d'une vive émotion. Maxim avait l'impression d'être sur un balai ensorcelé, plongeant dans le vide, sautant en l'air et déviant dans toutes les directions. Son cœur faisait des loopings à l'intérieur de sa poitrine, plus qu'il s'y serait attendu. Autant être véritablement franc, Abigail le prenait de court. Il encaissait beaucoup d’événements et d'informations en une seule matinée. D'abord l'angoisse de la fuite, ensuite la mélancolie des retrouvailles et maintenant la stupeur de l'annonce. Un bébé. Quoi de plus merveilleux pour un couple qui s'aime que d'avoir un enfant ? C'était une bénédicité et un miracle que Maxim soit là pour le découvrir. Cela ne se voyait pas à l’œil nu, mais l'esprit du sorcier était tourmenté entre la félicité de cette nouvelle et l'affreuse possibilité de n'avoir jamais eu à l'apprendre. Il avait de la chance d'être de retour, (sain) et sauf auprès de celle qu'il aimait. Maxim mesurait l'ampleur de cette nouvelle avec une considération extrême. En deux mois et demi, le temps lui avait échappé. Sa vie, celle des autres ne s'étaient pas arrêtées, bien au contraire. Malgré le stoïcisme inactif d'Abigail l'ayant poussé à ne pas toucher à leur chambre et faire comme s'il ne s'était rien passé dans leur vie, le volet actif incoercible de la grossesse les avait rattrapé. Il y avait des choses en ce monde que l'on ne pouvait pas contrôler, dont deux importantes : la mort et la vie. Maxim ne le comprenait que trop bien à présent et la peur ou l'empressement de vivre avait sans aucun doute influencé sa demande en mariage assez désinvolte. « Tu penses vraiment ce que tu viens de dire ? » lui demanda Abigail, à son tour incrédule. Le sorcier croisa le regard de sa petite-amie et haussa les épaules. « Bien sûr, que je le pense » lui répondit-il d'un air entendu, avant de se remettre à manger avec appétit. Le sujet lui paraissait simple et évident. Ils s'aimaient, elle était enceinte, ils vivaient sous le même toit, se marier était dans la suite logique des choses. Presque une formalité, si l'on considérait le temps qu'ils avaient passé ensembles. Bien que prompte, Maxim était sincère. Mais Abigail ne sembla pas aussi confiante que lui. A son tour, elle était déstabilisée. « C’est pas une chose qu’on prends à la légère. C’est très sérieux… C’est pas un engagement anodin sur un bout de parchemin, ça signifie beaucoup de chose, c’est… » commença-t-elle en bafouillant, visiblement prise de panique. Raclant le fond de son bol de porridge, le sorcier croisa à nouveau son regard et cette fois-ci le soutînt. « ...une promesse » compléta Maxim avec sincérité. Il avait pris la mauvaise habitude de finir ses phrases à sa place lorsqu'elle doutait. Lui était certain. Certes, les événements récents n'y étaient pas innocents et avaient fortement fait pencher la balance en la faveur du couple. Max aimait Abigail. Il l'avait pratiquement toujours aimé. Il était bien avec elle. Il ne voudrait rien changé de cela et n'être avec personne d'autre. Alors quoi ? En quoi était-ce si difficile à croire qu'il voulait l'épouser ?

Face à son aplomb, Abigail sembla reconsidérer sa requête, même elle ne manifesta pas autant d'enthousiasme que Maxim l'avait fait quelques instants plus tôt à l'annonce de sa grossesse. Du moins, c'est ainsi que le sorcier le perçut. « Enfin… Oui… Je dois admettre que Abigail Moseley c’est pas si mal que ça » lui dit-elle, en se levant pour venir tirer sa chaise et se rapprocher de lui. Lorsqu'elle s'installa sur ses genoux, le poids de son corps féminin (bien que toujours gracieux), lui fit échapper une grimace. Ses muscles affaiblis et encore engourdis lui faisaient souffrir le martyr. Le poids plume d'Abigail lui apparaissait comme oppressant à présent. Il ne s'en sentait que plus esseulé, ce qui le rendit soudain amer. « Je vois... » lâcha-t-il de manière renfrogné. Max serra les dents, quelque peu vexé par la remarque d'Abigail. Il voyait très bien où elle voulait en venir. Elle était une sorcière de sang-pur et il n'était qu'un vulgaire sang-mêlé, orphelin, adopté par deux mamans. Un vrai marginal. Une erreur de la nature. Un cafard dans le pudding. « Au moins tu ne m’appelleras plus Doyle... » rajouta Abbie, comme si c'était un soulagement. Maxim jeta alors nerveusement sa cuillère dans son bol et glissa ses mains dans ses poches de pantalon, en position de retrait. Il gratifia Abigail d'un regard réprobateur. « C'est vraiment une histoire de nom ? » fit-il remarquer avec sarcasme. La question était rhétorique. Si elle se refusait à l'épouser parce qu'il n'était pas de sang-pur, il était inutile pour elle de tourner autour du pot. Avec lui, la lignée Doyle serait brisée. Elle serait une traître à son sang. Sa famille lui tournerait probablement le dos. Mais manque de chance pour Abigail, l'héritier Moseley était déjà en route. « Tu es sur de toi ? Après ça tu ne pourras plus jamais te débarrasser de moi » lui dit-elle en venant enrouler ses bras autour de son cou. Le contact de sa peau dans sa nuque, le fit se détendre un peu. La douceur de sa petite-amie lui avait tellement manqué. Très vite, il sortit les mains de ses poches pour venir lui enlacer la taille. « Et toi de moi, malheureusement » lui répondit-il, la bouche de biais. Entre eux deux, elle est était certainement la plus à plaindre dans un mariage. Elle devrait le supporter pour le reste de sa vie et Merlin savait que Maxim pouvait être un emmerdeur lorsqu'il s'y mettait. « Si on m’avait dit un jour que je t’épouserais, j’aurais rigolé… » lui avoua Abigail, qui avait visiblement compris ses pensées. « Merci, j'apprécie le compliment » commenta-t-il en faisant la grimace. Pour toute réponse, sa petite-amie continua, imperturbable et insensible à sa remarque. « Tu étais si… Turbulent, et moi tellement sérieuse » continua-t-elle, éprise de nostalgie. Maxim esquissa soudain un sourire aux coins des lèvres en se remémorant leurs études à Poudlard. Sa propre insouciance – voir insolence – et le sérieux d'Abbie qui venait toujours contrebalancer. Leurs regards se croisèrent soudain et ils acquiescèrent d'un air entendu. « Beaucoup trop sérieuse » dirent-ils finalement en cœur.

Finalement, Max et Abbie finissaient toujours par se comprendre, quoiqu'il arrive. Qu'ils se séparent de façon volontaire ou non, qu'ils soient en discorde ou simplement blessés, ils finissaient toujours par se retrouver. « Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais c’était toi, ça a toujours été toi. Depuis le début. Toutes ces fois où je te disais d’aller te faire voir, je priais intérieurement pour que tu reviennes. Je t’aime tellement Maxim » lui déclara Abigail, en venant caresser sa joue rugueuse. « Alors épouse-moi Abbie » lui murmura-t-il d'un ton suppliant. Son regard était implorant. Son amour, son attachement et son affection pour elle étaient tels, qu'il n'arrivait plus a concevoir sa vie sans elle. Sans elle et l'enfant. D'un geste, elle vînt l'embrasser tendrement et Maxim ne pût s'empêcher de la retenir plus longtemps par les épaules, pour ne pas qu'elle rompe le baiser. L'une de ses mains se perdit dans le dos de la jeune femme, pour venir se loger dans le creux de ses reins. Après quelques instants qui parurent divins à Maxim, Abigail détacha ses lèvres des siennes et vînt attraper sa main. « Regarde » lui dit-elle en glissant sa paume sous son pull. « Tu le sens ? J’ai l'horrible impression, qu’il sera encore plus gourmand que toi » rit-elle de bonheur. Sous ses doigts, Max sentit le ventre sa petite-amie plus rebondit qu'à l'habitude. Ce n'était pas très compliqué, vu qu'elle était aussi fine qu'un botruc. Tout à coup, le sorcier perçut la paternité sous un autre jour. Le bébé devait être là, quelque part, perdu sous des couches de chairs, de membranes et vaisseaux sanguins. Le fœtus était encore trop petit à cet âge-là pour pouvoir réellement donner des coups perceptibles depuis l'extérieur. Abbie, elle, devait sentir plus de choses. Néanmoins, la rigidité de la peau et la proéminence de son ventre attestaient bien de l'existence d'un petit être à l'intérieur d'elle. Il était bien réel et grandissait doucement, au chaud. Max tâtonna timidement les nouvelles formes de sa petite-amie, avant de sourire. « Ça, ce n'est pas possible » lui dit-il d'un sourire assuré. Doucement, il caressa son ventre, tandis qu'il la regardait manger avec amusement. Elle était belle, tellement belle et rayonnante. Était-ce la maternité qui l'embellissait ou le simple fait de la revoir après tant de séparation ? Il attendit qu'elle ait terminé de manger sa dernière bouchée pour venir longer les traits de son visage du bout de ses doigts. Son front, le contour de ses yeux, ses joues, ses lèvres. D'un geste il l'invita à se pencher pour pouvoir l'embrasser à nouveau. « Tu feras une superbe maman... » lui dit-il à la fin du baiser. « ...et une magnifique femme. Si tu daignes un jour me donner une réponse claire » intima Max, qui attendait toujours un « oui » de sa part.
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AGE : elle est âgée de trente et un an mais il parait qu'elle ne les fait pas vraiment.
BLOOD STATUS : encore pur à ce jour.
CIVIL STATUS : auprès de sa moitié qu'elle a retrouvé.
JOB : à défaut de perpétuer la tradition des Doyle en vendant des baguettes à son tour, elle est devenue medicomage.
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MAGIC WAND : en peuplier, longue de 24 centimètres avec une plume de phoenix; souple et adéquate pour les sortilèges.
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MARAUDER'S MAP : autrefois en écosse, elle passe désormais le plus clair de son temps à londres, à sainte mangouste plus précisément.
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LA MALLE DU SORCIER
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MessageSujet: Re: then something broke in me • (abimax) Mar 3 Jan - 22:14


and with one kiss, you inspired a fire of devotion.

You were on the other side.


Il était difficile d’occulter totalement le passé et ces derniers mois d’absence, car inévitablement une barrière invisible s’était immiscée entre eux. Quoi qu’il adviendrait, Maxim et Abigail ne seraient plus jamais les mêmes, et cette partie intime qui échappait à l’autre pourrait refaire surface à n’importe quel moment. Toute la difficulté résidait désormais dans la recherche d’un juste équilibre entre eux. Leur lien était certes solide mais n’excluait pas tous les maux qui serraient leurs cœurs d’une poigne glaciale. La joie et la félicité étaient au rendez-vous grâce à cette succession de bonnes nouvelles, mais la sorcière le savait : la situation était précaire, éphémère même. Sans doute était-ce là son esprit qui, une fois de plus, analysait de façon pessimiste les évènements, toutefois l’incertitude barrait son front d’une ride de réflexion. Elle avait beau chasser toute pensée noire, il y en avait toujours une qui revenait au galop dans un coin de sa tête. S’agrippant de toutes ses forces à son amant, elle tâcha de se focaliser sur le présent, extrêmement précieux en ce temps de guerre. « Je vois... » Elle le scruta avec intensité, ayant soudainement compris que sa remarque avait pu être déplaisante. Elle n’avait pas donné de réponse explicite à sa demande, mais elle était si impromptue et impensable, qu’elle avait été prise de court. Oh bien sûr, elle y avait déjà pensé quelques années auparavant, c’était la suite logique de leur couple. Et puis l’idée était repartie aussi vite qu’elle était arrivée. La raison était simple : Abi avait peur. Peur de beaucoup de choses, bien qu’elle ne le montra pas. Aux yeux de tous elle était la plus solide des Doyle, celle sur qui on pouvait compter, et la moins infaillible. N’en déplaisait à ses proches, elle gardait néanmoins une certaine part de sensibilité et d’incertitudes également. Elle était juste forte pour le cacher. Ses sentiments étaient pourtant sans équivoque sur le sujet : elle aimait Maxim, il n’en avait jamais été autrement. Même lors de leur séparation à la fin de leur scolarité, elle avait continué à éprouver de vifs élans à son encontre, regrettant amèrement d’y avoir mis un terme sur le compte de prétextes futiles.

Aussi, quoi de plus normal que de franchir une nouvelle étape ensemble ? De finalement devenir Madame Moseley. Une page de leur vie se tournait, et c’était difficile à accepter (pour la grande nostalgique qu’elle était dernièrement) mais ils n’étaient plus ces adolescents pleins d’entrain et innocents. Sauter le pas ne faisait qu’acter cette transition vers l’âge adulte qu’elle redoutait tant. « C'est vraiment une histoire de nom ? » Son sarcasme apparent lui confirma ses appréhensions : elle l’avait vexé, et avait soulevé un problème. Ou du moins  ce qu’il croyait en être un, à tort. « Non pas du tout. » A l’instar de ces considérations qui secouaient le monde des sorciers depuis des lustres, Abigail ne s’attachait pas à ce genre de détail. Son nom portait certes l’héritage d’une famille de sang pur, mais ses membres étaient loin d’être radicaux, bien au contraire, et c’était d’ailleurs ce qui avait enclenché leur perte. Son oncle avait été assassiné pour avoir osé refuser se plier aux exigences du mage noir. Chez les Doyle on appartenait donc à l’ordre du Phénix (à une exception prête), et elle ne dénotait pas de ce point de vue-là. Qui plus est son père était un fervent adorateur des moldus et regardait la moindre de leur création avec l’émerveillement d’un gamin de dix ans. Concernant Abigail, cependant, sa quête de justice avait été mise à mal après la découverte de sa grossesse, l’obligeant à quitter le campement des insoumis, mais ses convictions subsistaient malgré tout. Elle n’ignorait rien du statut de Maxim et s’en contrefichait, elle l’acceptait tel quel, et ce fut à son tour d’être peinée par ses propos. « Tu sais bien que ça n’a rien à voir avec ça. Je ne m’y attendais pas, je suis surprise. Et j’ai peur aussi. » Avoua-t-elle à demi-mots sans relâcher son étreinte par crainte qu’il ne s’évanouisse tel un rêve dont on se réveillerait avec la sensation d’un gouffre immense en pleine poitrine. « Il s’est passé tellement de choses mais tu as raison il faut que j’arrête de vouloir avancer à reculons. En plus maintenant je ne suis plus seule, tu es là. » Elle effleura son cou avec tendresse, incapable d’ôter ses mains de ce corps qui lui avait tant manqué. « Et toi de moi, malheureusement. » Un sourire se dessina sur le coin de ses lèvres, et elle ne put s’empêcher de rigoler avec bienveillance. Elle savait à quoi elle s’engageait dans le cas où leurs deux vies se retrouveraient liées pour l’éternité, et cette perspective était loin de la déranger. C’était mettre un terme officiel sur ce qu’ils vivaient déjà, ni plus ni moins.

Et la sorcière réalisa soudainement qu’elle appréhendait autant qu’elle était excitée, un bien curieux mélange qui lui arrachait des couleurs rouges sur les pommettes. « Et je ne voudrais pas que cela soit autrement. » Ses iris scintillèrent de bonheur, outre la joie qui l’habitait, elle était flattée. Flattée qu’il l’ait choisie, qu’il l’aima, et qu’il souhaitait faire d’elle sa femme. « Merci, j'apprécie le compliment. » Elle lui donna une légère tape sur l’épaule en prenant garde de ne pas aggraver les quelques blessures aperçues quelques minutes plus tôt. « Idiot. » Se contenta t-elle de murmurer d’une voix emprunte de complaisance. Celle là même qu’elle avait utilisé la première fois qu’elle lui avait parlé au fond de cette salle de classe poussiéreuse lorsqu’il s’était illustré pour une énième imbécilité. Ce jour là ils avaient échangé leur premier regard, celui qui les mènerait à ce qu’ils étaient devenus maintenant. Et pour rien au monde, elle n’aurait souhaité changer quoi que ce soit. « Alors épouse-moi Abbie » Son visage s’éclaira au doux son de ses mots qui la berçaient d’allégresse et elle se perdit dans ses grands yeux bleus, ivre de tout cet amour qu’elle percevait chez lui. On y lisait autant de sincérité que de détermination. Sa peau frissonna sous la caresse de sa paume dans son dos, alors que leurs bouches se rencontraient de nouveau. A contrecœur, elle rompit l’instant, afin de lui montrer son ventre et ce corps qui commençait à se métamorphoser tout doucement. « Ça, ce n'est pas possible. » Elle imagina ce petit être fruit de leur union, gambader à droite et à gauche en quémandant à manger comme son père… La scène lui paraissait si réaliste. Le contredire comme autrefois était fut plus fort qu'elle. « Je suis prête à parier que si. » Elle avait tellement hâte de savoir si c’était un garçon ou une fille, de chercher un prénom, de faire toutes ces choses auxquelles elle s’était refuser de réfléchir tant qu’il ne serait pas de retour. Il faudrait aussi revoir les pièces à l’étage pour l’accueillir, prévenir leurs parents…. Ils avaient du pain sur la planche et la perspective de reprendre un simulacre de normalité la rassurait. Un peu d’espoir dans cette société si sombre ne pouvait être que positif.« Tu feras une superbe maman... » Elle le laissa toucher ses traits du bout des doigts, enregistrant la moindre de ses émotions, car elle les avait oublié durant son absence. Ses souvenirs paraissaient si fades en comparaison aux décharges électriques qu’il provoquait chez elle. Aucune phrase cohérente n’aurait pu exprimer ce qu’elle ressentait. « ...et une magnifique femme. Si tu daignes un jour me donner une réponse claire » Abigail l’embrassa avec une fougue qui témoignait de tout ce qu’elle aurait voulu lui dire. En tout cas elle l’espérait. Lorsqu’elle s’écarta de lui, sa respiration était saccadée. « Oui. Oui Maxim Moseley je veux être ta femme. » Tout lui paraissait si irréel qu’elle cru une seconde être en plein délire, mais sa poitrine tiède se soulevait bien contre son bras. Il était là, avec elle, enfin réunis. Et désormais cela prenait un tout autre sens, pour le meilleur comme pour le pire.

fin.

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