AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

ab ben ruach a cadsch.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:06


raesah morgana iqhwa

of course it is happening inside your head
but why on earth should that mean that it is not real
‹‹ ASCENSIO

âge, date et lieu de naissance ≈ trente-deux ans, née dans la nuit d'un sept février, elle est du signe astrologique du verseau. elle a poussé son premier cri en afrique du sud, à bloemfontein.  nationalité et origines ≈ elle possède la nationalité africaine, comme ses parents et ses grand-parents, ainsi que des origines finlandaises. sang de sorcier ≈ ses parents et leurs parents sont et étaient sorciers, mais il existe sans doute de nombreux mélanges dans leur sang ; elle n'en sait rien, il ne s'agit pas d'une question d'importance en afrique sorcière, et sa famille est réputée pour d'autres faits que son sang. profession ≈ comme ses parents, elle s'est destinée au métier de la recherche : après une thèse sur les pensines, elle s'est plongée dans l'étude de l'alchimie des rêves alliée à l'astronomie et la métamorphose. aujourd'hui, elle est spécialiste du sujet (et les livres de décryptage des rêves anglais la font hurler de rire). à londres, elle pratique le vaudou clandestin : elle insuffles aux victimes désignées de faux souvenirs, de faux rêves, crée des fantasmes et peut pousser un homme à rechercher à l'autre bout du monde une femme qui n'existe pas, inventer le souvenir précis d'un enfant dans l'esprit d'une femme qui n'a jamais été mère. statut civil ≈ libre comme l'air, elle volette en papillon de nuit attiré par la lumière. aucun homme ne remplacera jamais son partenaire de quête intellectuelle, de clandestinité, son jumeau de coeur, oreste. maison à l'école ≈ elle a étudié au coeur de la brume, sur les montagnes de la lune africaine, à l'école nommée uagadou (ouganda). là-bas, pas de répartition une fois l'étudiant arrivé : on attend qu'il apprenne les rudiments de la transformation (une sorte de métamorphose), ce qu'il fait très vite, avant ses quatorze ans et dès ses douze ans pour les meilleurs, et on lui demande de se transformer. la toute première transformation d'un enfant symbolise d'une part son passage à l'âge d'homme ou de femme, d'autre part son entrée réelle dans la magie, son incarnation et son lien avec la nature qui l'entoure (les transformations sont animales uniquement). se créent alors naturellement des castes dans l'école en fonction des transformations de chacun : les félins, les canidés, les êtres de l'eau, les serpents, les aériens, etc. parcours scolaire ≈ la famille de rae était réputée, ses parents étaient des chercheurs brillants et respectés des sorciers africains, aussi avait-elle une certaine pression sous-jacente lorsqu'elle est entrée à uagadou. lors de leur première transformation, ses deux parents avaient pris la forme d'animaux aériens, aigle et faucon. elle s'attendait à ce qu'il en soit de même pour elle, mais à sa grande surprise, absolument pas. elle devint serpent pendant sa transformation, et se vit de fait plus ou moins exclue de la caste des transformés aériens (des animaux qui, dans la nature, chassent les serpents). élève surprenante, absolument pas surdouée mais saisissante dans les domaines qu'elle affectionnait, elle s'intéressa de très près à l'alliance alchimie-métamorphose-astronomie, connaissant la carte du ciel comme sa poche, et le vaudou, une discipline avec laquelle les africains préfèrent généralement rester prudents, tout comme avec l'animisme et le chamanisme. toute sa scolarité, rae a effrayé autant qu'elle a pu fasciner, par ses intérêts et facultés autant que par son physique nordique assez peu commun en afrique. lors de sa dernière année, elle a choisi de faire un travail poussé sur l'origine, la fabrication et le devenir des pensines dans toute leur complexité. le souvenir, le rêve, le fantasme, trois catégories intrinsèquement liées qui l'ont incitée à se rapprocher de certaines théories moldues intéressantes à ses yeux que les sans-pouvoirs nomment sous un seul et même nom : psychanalyse.  baguette magique ≈ les sorciers d'afrique pratiquent la magie sans baguette : leurs sortilèges et enchantements sont matérialisés dans l'atmosphère par de complexes mouvements de poignets, de mains, de doigts. certains possèdent des baguettes pour des raisons esthétiques (c'est un beau cadeau à offrir), pour des raisons pratiques (les personnes âgées ont parfois des mains fatiguées et leurs sorts sont plus faibles, aussi passent-elles aux baguettes pour préserver leur magie), pour se fondre dans la masse lorsqu'ils partent à l'étranger. une baguette magique, rae en possède une offerte par ses parents pour ses dix-sept ans : taillée dans un bois africain nommé moabi, si fin que la baguette pourrait se briser au moindre choc, particulièrement sec et rapide mais absolument pas souple, elle contient une écaille de runespoor, un serpent à trois têtes originaire du burkina faso. la tête gauche du runespoor correspond à l'orientation, l'organisation. celle de droite représente la critique, le jugement, la morale (et possède des crochets venimeux). celle du milieu, dont provient l'écaille de la baguette de rae, est celle du rêve et de l'imaginaire ; une tête souvent immobile et plongée dans un autre monde, onirique, qui vient compléter les deux autres, l'un ancré dans la réalité et l'expectative directe, et l'autre, comme on l'a vu, tourné vers un réel allégorique (loi et morale). sortilège du patronus ≈ un runespoor, intimidant et pourtant pas mauvais pour deux noises. longtemps mis à distance par les mages africains, il s'est fait l'ami des fourchelangs, rares sorciers à accepter de discuter avec lui et à l'approcher sans réticence. rae est fascinée par cet animal qui pond ses oeufs par la bouche, et qui vit rarement plus de cinq ans, la faute à la guerre que se livrent ses trois têtes entre elles, les deux têtes gauches dévorant parfois la droite. épouvantard ≈ le corps d'oreste, mort devant elle, avec son visage d'antan, celui qu'il avait lorsqu'il est arrivé en afrique, dans sa famille, son visage et son corps d'adolescent pas tout à fait homme. elle l'observe, et à ce moment même, elle sait que c'est de sa faute s'il est mort. cette vision, alliée au poids d'une culpabilité dont elle ne connait l'origine, vide l'air de ses poumons et la rend entièrement démunie. effluves d'amortentia ≈ l'odeur excitante, entêtante et ravissante des bars à jazz : bois vernis, rideaux noirs, vieux piano, sucre de canne et whisky pur feu, parfums de femmes, huiles de rasage masculin, et, en note de fond, l'odeur de l'intérieur des oeufs d'occamy, d'un argent pur et luisant, une odeur de diamant. localisation ≈ elle a trouvé un logement particulier au 11,3, chemin de traverse, entre le 11 et le 12, mais pas pile au milieu sinon ce serait 11,5, et passe beaucoup de temps ailleurs, dans le quartier général des faux-monnayeurs où se trouve oreste, et au dusty doxy, son bar préféré. don magique ≈ aucun parmi les recensés du ministère de la magie anglais, mais comme tout sorcier africain, elle a été formée de façon poussée à la transformation synchronisée : elle peut se métamorphoser en animal à sa guise, à une vitesse ahurissante. contrairement à un animagi, elle n'a pas une forme animale définie, et elle ne peut rester sous forme animale aussi longtemps qu'elle le souhaite, parce qu'elle ne peut survivre sous cette forme, contrairement aux animagus. signe physique distinctif ≈ elle est séduisante, c'est ce dont se souviennent nombre de personnes l'ayant croisée. casier judiciaire ≈ si seulement tous ceux qui l'ont traquée avaient pu finir par la coincer, son casier la rendrait bonne pour un tour devant le magenmagot, usages abusifs de la magie, fabrication et usage de faux, et violation du code du secret magique. pourtant, jamais elle n'a été prise sur le fait, jamais les soupçons dont elle a fait l'objet n'ont pu être concrétisés. la dernière fois qu'un auror était certain de l'avoir vue pratiquer le vaudou magique en faveur d'un moldu (qui payait bien !), il ne se souvenait plus pourquoi il était revenu au ministère de la magie deux heures plus tard, et décida qu'il serait trop bête de ne pas prendre une pause et une bièreaubeurre avec son collègue des jeux et sports magiques.
‹‹ ft margot robbie

— lord voldemort a réussi à s'emparer du pouvoir, il a réussi à mettre sous l'impero le ministre de la magie et à faire de l'ordre du phoenix, des ennemis publics. Que pensez-vous de son ascension, de sa prise de pouvoir et du changement qui s'amorce dans la communauté magique ?
elle a lu quelques essais sur celui qu’on nomme – quand on ose – le seigneur des ténèbres : elle ne comprend pas comment un sorcier aussi stupide a pu être, dans sa jeunesse, un des étudiants les plus doués de l’école de sorcellerie poudlard. voldemort a peut-être fait parler de lui dans l’est européen, en roumanie, albanie et bulgarie, mais l’afrique n’a pas eu vent de ce sorcier – même s’ils connaissent dumbledore, et respectent infiniment son intelligence et sa puissance. en arrivant en angleterre, rae ne se souvenait plus de vous-savez-qui, aussi se rappelle-t-elle avoir répondu lorsqu’on lui demandait si elle craignait celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, « volde-who ? ». rae arrive d’un continent énorme, appelé afrique, dans lequel des dizaines et des dizaines de pays cohabitent, des centaines de milliers de villes, de castes, de clans, alors pour elle, l’angleterre et voldemort, c’est réellement tout petit. une guerre fratricide au sein d’un petit pays, mais qui fait des prisonniers et des morts : en vérité, elle se demande ce qu’attendent les communautés magiques alentours pour prêter main forte à l’angleterre : l’irlande, l’écosse ? nul doute ne fait que si un seul des pays d’afrique connaissait cette situation, d’autres lui viendraient en aide. la défiance et la paranoïa qui s’est emparée des sorciers anglais représente un nouveau challenge pour les faux-monnayeurs : d’un côté, les gens sont plus à même d’accepter l’arnaque parce qu’ils sont apeurés et réfléchissent moins profondément (la peur accélère votre temps intérieur), d’un autre côté, ils savent qu’ils sont manipulés et sont donc sur la défensive. le rêve, pour une professionnelle du marché noir qui cherche à se dépasser.

— Harry Potter est le symbole de l'espoir, le dernier rempart face aux mangemorts, mais il se cache et reste introuvable. Que pensez-vous de lui et de tous ceux qui le défendent et meurent pour lui ?
là aussi, on a du lui expliquer ce dont il est question et qui est cet adolescent que tout le monde recherche et dont tout le monde parle. elle le trouve bien plus intéressant que voldemort, dans le sens où les deux ensemble ont l’air fascinants, mais séparément, sans intérêt. cette cicatrice, dont on lui a dit qu’elle est la marque de l’enfant qui a, à l’âge de un an, repoussé un sortilège de mort et détruit les pouvoirs d’un mage accompli, la fascine totalement. elle n’a pas eu l’occasion d’étudier de près les marques laissées par les mauvais sorts, mais ce garçon est un cas, semble-t-il, unique au monde. certains le disent « élu », seul capable de tuer ce lord qu’aucun auror n’a jamais réussi à envoyer à la mort. pas de fumée sans feu selon rae, elle y croit et se dit que la cicatrice que porte harry potter au front pourrait se révéler être une arme fatale contre voldemort, dont personne à part l’enfant lui-même n’a sans doute pris conscience. en ce qui la concerne, elle ne donnerait sa vie pour ce garçon pour rien au monde.

— plongé dans le chaos, le monde change et le sang prend une importance majeure ! que pensez-vous de la valeur du sang ? quel est votre ressenti vis à vis des nés-moldus ou encore des cracmols ?
d’abord, elle sait qu’elle ne mourra pas en angleterre, que cette guerre ne la concerne pas, aussi elle l’observe avec le recul de l’étrangère. ensuite, après des années à voyager dans le monde aux côtés d’oreste, elle a traversé de nombreux pays en guerre, et elle peut affirmer que la situation actuelle de l’angleterre sorcière est loin d’être la pire à laquelle elle ait assisté. c’est surtout l’angleterre qui abrite un phénomène magique unique au monde : potter-voldemort, deux êtres qui se courent après dans l’idée de s’autodétruire. voldemort lui apparaît comme un dictateur relativement commun : narcissique, bipolaire, hystérique. mais ses « troupes » sont trop faibles pour tenir sur la durée : les opprimés d’angleterre ne tarderont pas à se soulever si voldemort ne trouve pas de meilleurs soutiens que quelques lycans et géants. on ne peut fonder une nation sur la base du statut du sang, notamment pour des raisons démographiques évidentes : les sorciers anglais de familles purement sorcières ne sont pas suffisamment nombreux pour réaliser ce fantasme. adolf hitler, le moldu qui rêvait d’une race « aryenne », avait opéré un long et cruel travail d’annexions des territoires pour réaliser cette idée perverse. voldemort est en pleine contradiction : il ne voit que lui et les dix mètres qui l’entourent, ça ne peut pas fonctionner sur du long terme. ce délire généralisé autour du sang est, selon rae, un résultat de l’effondrement du gallion anglais et de la hausse des prix du marché : l’angleterre sorcière est à la traine, l’allée des embrumes abrite de plus en plus de sorciers vagabonds, on recherche des boucs émissaires et les nés-moldus sont de parfaites victimes pour détourner les yeux des véritables problèmes économiques du pays. il faut dire que l’angleterre n’a pas connu de ministre digne de ce nom depuis bien longtemps. les mages d’afrique ne se posent pas la question des familles « pures » ou « impures », en revanche, les cracmols ont longtemps été considérés par les clans familiaux comme des victimes de malédictions, de punitions pour les péchés des ancêtres, retombées sur des enfants innocents. en afrique, quand une famille donne naissance à un enfant sans-pouvoirs, on regarde l’enfant avec pitié et les parents avec colère. jamais l’enfant n’est coupable : on pense qu’il s’agit d’une faute commise par les parents, ou les parents des parents, etc. ce sont des croyances un peu mainstream : les plus éduqués voient cela comme un hasard et incitent leurs enfants à se rapprocher des sans-pouvoirs, en espérant ne pas couper les liens avec eux, et essaient de vaincre la mauvaise conscience qui pèse sur eux (et l'idée de la faute commise par l'un de leurs ancêtres). on remarque que dans toute communauté sorcière quelle qu’elle soit, comprendre et accepter les cracmols est toujours compliqué.
— intelligente ; manipulatrice ; rusée ; jalouse ; séductrice ; individualiste ; passionnée ; hors-la-loi.
(la faute au malagrif tacheté)

Là où Ekbert Askerdale se trouvait était le lieu même où jamais personne ne le reverrait : ce restaurant où, il en était certain, on lui avait servi un malagrif tacheté au lieu du homard en sauce qu’il avait commandé. Forcément, avec la sauce, on ne pouvait pas vraiment savoir, la couleur gris fade ou blanche, peu importe. Le plus agaçant n’était pas forcément l’erreur – ça, il s’y ferait jusqu’à ce que ça passe – non, l’horripilant de l’affaire, c’était l’insistance avec laquelle le chef cuisinier lui assurait que non, aucun malagrif ne s’était glissé dans le parc à homards dont le restaurant se vantait dans tout Dublin. D’abord, comment pouvait-il en être certain ? Il arrive, et pas qu’aux moldus, de ne pas savoir faire la différence. Peut-être un restaurant concurrent avait-il glissé le malagrif au milieu des homards, dans l’idée qu’un drame se produise et décrédibilise la maison toute entière ? Auquel cas, ils avaient frôlé la disgrâce, mais les choses pouvaient encore être réparées : si ce monsieur voulait bien admettre les faits, Ekbert pourrait passer outre ce regrettable incident et éviter la ruine du restaurant. Le chef ne voulait rien entendre : un malagrif tacheté, assenait-il en boucle, il l’aurait remarqué. Les petits points vert foncé sur le carapace, alors, bon ! Ekbert Askerdale l’observait avec des yeux ronds, ahuri par la mauvaise foi de cet homme. Après l’avoir traité plusieurs fois de gnome entêté (« on dirait un niffleur pris sur le fait ! »), Ekbert quitta le restaurant passablement agacé. Il savait qu’il avait mangé un malagrif tacheté découpé par erreur dans son plat de homard à la sauce saint-jacques, et il était particulièrement frustrant de ne pas pouvoir le faire reconnaître au principal responsable. Certes, le malaise que lui coûtait cette ingestion était plus grave que la reconnaissance du chef cuisinier, mais ç’aurait été un début. Il ne perdrait pas de temps pour envoyer un hibou à la gazette locale au sujet de ce restaurant : « Le restaurant qui vous fait prendre des malagrifs pour des homards ! », pire qu’un piège à moldus. En attendant, il s’arrêta tout de même à devant le Kelpy’s Mane, son bar de référence à Dublin. Il ne jouerait pas ce soir, du moins, il ferait au mieux pour se retenir – vous connaissez les effets d’une ingestion de malagrif : aucun jeu de hasard ne vous réussit. Lancez un dé, et vous pourrez être certain de faire un. Non, ce soir, il se contenterait de quelques ogden’s old firewhiskey, et de regarder les autres jouer. Il lui faudrait être patient : les effets disparaitront sans doute pendant la nuit. Mine de rien, cette ingestion de malagrif durait depuis déjà trois jours. Trois soirs pendant lesquels Oreste Corbois et Raesah Iqhwa avaient profité de sa malchance pour le plumer délibérément et empocher toutes les mornilles qu’il avait misées, les unes après les autres, dans l’énergie du désespoir. Il ne pouvait pas leur en vouloir, après tout. C’était la faute au malagrif tacheté.

(une pensine à double-fond)

On croit à tort que les pensées sont comme des étagères : plusieurs strates, un classement, même absurde, mais un classement quand même. On fait subir à nos pensées l’insulte suprême d’une géométrie. Cette affreuse manie du réalisme – pris sous le seul angle de notre propre vision nette (et si réduite). Comme le dieu que nous avons inventé pour nous convaincre que nous n’étions pas Lui (nous offrant alors le bénéfice d'être nous), nous créons le monde invisible à notre image. La pensine est une vieille invention : depuis que le mage a compris comment extraire de la barrière de sa propre chair des pensées informes – c’est-à-dire comment donner une forme à l’informe, il en a aussi déduit qu’il pouvait les déposer quelque part, et les laisser flotter, vaquer à leurs occupations. La question est : à quoi pensent vos pensées lorsque vous ne les pensez pas vous-même ? Le mage de base aurait tendance à répondre « à rien, elles se contentent d’être là, de répondre par l’affirmative statique à l’étant que Je leur ai donné, et à attendre que je m’empare d’elles à nouveau pour les re-penser ». Mais vous n’êtes pas si stupide. Pas vous. Les pensées pensent lorsque vous les laissez seules, bien évidemment. C’est ce qu’on appelle « le double-fond de la pensine », soit la pensine de la pensine. Les pensées pensent et de ces pensées se crée… de la pensée. Mais que faire lorsque les pensées saturent de leurs pensées ? Eh bien, pensant (naturellement) que vous vous fichez bien des pensées de vos pensées, uniquement intéressé que vous êtes par vos pensées directes, les pensées laissées dans la pensines envoient leurs pensées (que nous appellerons pensées orphelines à défaut d’autre terme plus honorifique pour elles) dans une sous-couche de la pensine – leur propre pensine, si vous voulez. Rares sont les mages à partir à la recherche des pensées de leurs pensées. Elles sont pourtant les clés, les véritables clés des portes de notre inconscient, de nos souvenirs. Car la pensée qui se pense est d’une rare densité. Nous appelons « double-fond » de la pensine pour vous laisser imaginer les choses sous un angle familier – en vérité, les pensées ne créent aucune strate, ne se hiérarchisent pas. La pensine elle-même n’a rien du contenant, rond, solide au fond pierreux que nous lui donnons en guise d’apparence directe. La pensine est à l’image de la pensée : infinie, reproductible à l’éternel, et surtout, démultipliable. La pensée n’a de cesse de se penser, aussi lorsque vous construisez une pensine, lorsque vous plongez la tête à l’intérieur, n’oubliez pas d’en explorer les réseaux complémentaires. La pensée de la pensine n’est pas une carte de géographie dans lequelle vous vous offrez le luxe de parcourir une route de campagne. Pour soutenir la comparaison avec la géographie, la pensée de la pensine se rapprocherait plutôt d’une chaine montagneuse, avec ses éboulements, ses creuvasses inattendues et ses grottes aux stalagmites tranchants. Nombreux sont ceux qui se sont perdus dans la pensine, rares sont ceux qui y ont trouvé un chemin. Combien de penseurs sont actuellement à errer dans le double-fond de la pensine ? C’est comme un placard à tiroirs que vous retrouvez après des années : les tiroirs s’ouvrent à l’infini et, à chaque fois que vous les tirez, il n’en sort pas la même chose. D’aucuns diraient avoir trouvé dans cette perdition-là, une forme d’éternité.

(la fille de la forêt noire)

Il la cherchait depuis deux semaines à présent. Deux fois sept jours. Il savait qu’il était parti à sa recherche après avoir eu un différend avec Serguei Ivanovitch. Les détails de cette mésentente étaient flous dans son esprit, tout entier happé par sa quête : la retrouver. Parce qu’il l’avait déjà trouvée, une fois, et il parvenait à se remémorer chaque détail, même infime, de son visage splendide. Lorsqu’il fermait les yeux, éreinté par le voyage et la marche, il revoyait la lumière mordorée qui venait toujours éclairer son regard brun. Sa peau laiteuse sur laquelle il faisait jouer ses doigts, en songe, parce qu’elle n’était pas là. Pas encore. Il lui fallait la trouver. Pourquoi s’était-il emporté contre Serguei Ivanovitch ? Il avait du mal à s’en rappeler, mais pour que la dispute soit si grave, Serguei avait sans doute du faire quelque chose d’impardonnable. Par exemple, l’empêcher de partir à Sa recherche. La Forêt Noire avait été une évidence : un signe, un mouvement imperceptible du destin lui avait désigné cette route directement au cœur. Elle était là, quelque part ici, et elle attendait sa venue. Il avait planté une tente de fortune sous le pied d’un immense chêne vieux de mille siècles, laissé sa lanterne allumée et éclairé la pointe de sa baguette. Ses yeux le brûlaient du manque de sommeil, mais il ne pouvait prendre le risque de ne pas l’apercevoir dans la pénombre, ou de la manquer dans l’absurdité du sommeil. Arnold Wrackspurt était éreinté, mais il savait combien elle en valait la peine. Combien reconnaissante elle serait qu’il l’ait retrouvée, combien elle lui rendrait son amour au centuple. La Forêt Noire aurait semblé effrayante à quiconque : sa noirceur d’encre presque palpable d’épaisseur, ses bruits étrangers qui donnaient à l’imagination les premières notes de la terreur. Mais il n’était pas pétrifié, si ce n’est de froid, parce que l’hiver était rude et la température glaciale. La perspective de la retrouver bientôt brûlait en lui comme un feu éternel. Fébrile, il guette, comme à chaque instant depuis quatorze jours maintenant, le moindre mouvement d’elle, le souffle de vapeur blanche lâché dans les ténèbres qui la fera reconnaître. Pas encore. Mais bientôt. Son pied le brûle, sans aucun doute le froid, et il réalise qu’il n’a plus la possibilité d’agiter ses orteils à l’intérieur de sa botte. Peu soucieux – qu’est-ce que la perte d’un orteil, en comparaison de la joie de la revoir ? – il dépose sa baguette à terre et retire à deux mains sa botte dont s’extrait un pied couvert de givre et d’orgelets rouges, gonflés, douloureux. Cette douleur, il la reçoit et l’accepte humblement. Elle n’est qu’une épreuve menant à la libération, à l’absence de toute peine. Elle est ici. Il le sait. Il ne saurait en être autrement. Elle l’attend, lui, quelque part au cœur des ténèbres, ses bras ouverts prêts à le recevoir, et en-dessous de ses yeux de feu-follet, son sourire étiolé par la Forêt.
Au même instant, à des kilomètres de là, Serguei Ivanovitch tourne le regard vers le feu dansant dans l’âtre de la cheminée, tandis qu’un sourire étire d’abord ses lèvres, puis gonfle ses joues, et se transforme en un éclat de rire sec, tranchant comme la glace.  

(on dit qu'il est devenu fou)

Je lis les journaux. Tous les journaux. Je possède une incroyable collection de journaux en toutes langues, tous cornés aux mêmes endroits. Je lis les journaux parce que je veux me tenir au courant de tout ce qui se passe. Ce dimanche matin, comme tous les dimanches matins, le Senor Moreira est venu m'apporter les journaux de la semaine, du moins ceux qu'il récupère dans la salle d'attente une fois périmés. Car, voyez-vous, la fraicheur des nouvelles n'a pour moi aucune importance. Ce n'est pas ce que je cherche. Tenez, par exemple, le dix-huit mars, entre le discours du premier ministre croate et le compte-rendu des dragoncelles survenues dans la province pendant l'hiver, je trouve: Cas inquiétant de boursoufs régurgités. Ce mercredi, le laboratoire d'analyse du 116 Calle Salta a enregistré une plainte bien surprenante. Le Senor Antonioni (pseudonyme) a fait part aux docteurs d'un handicap éreintant: celui de vomir des petits boursoufs. A raison d'une fois par semaine (avec variations), le Senor Antonioni est forcé de s'enfermer dans sa salle de bain et de tirer du fond de sa gorge des petits boursoufs, encore nouveaux-nés et au poil doux, puis de les garder dans son appartement et de les nourrir inlassablement. Le patient s'est plaint de la discrétion sociale que demande un tel handicap et de tels invités, mais aussi du fait que les petits boursoufs finissent par ronger la plupart des meubles de la maison, y compris les manuscrits de sa bibliothèque. Un handicap sur lequel le Senor Antonioni se permet d'espérer que la médicomagie moderne se penchera activement. Je possède ainsi de nombreux journaux aux bords racornis, des reliques qui sont avant tout des preuves qu'il se passe des choses anormales. Le cas des petits boursoufs régurgités n'est qu'un millième de tout ce qui se glisse au cœur de ces pages aux odeurs de machines à encre. Cela fait longtemps que je me pose des questions. S'agit-il de mauvaises plaisanteries glissées là pour effrayer les plus attentifs ? Auquel cas ce serait parfaitement réussi. Faut-il alerter les autorités ? Qui ne me raccrocherait pas au nez si je lui parlais de l'homme qui régurgite des petits boursoufs, de la femme retrouvée dévorée par son enfant de deux mois (seul indice : du poivre sur le nez du nourrisson), de l'homme tombé de sa fenêtre du dixième étage pendant qu'il enfilait un pullover ? Oui, il s'agit sans doute de mauvaises plaisanteries, aussi je préserve ces coupures plus ou moins datées sans en parler à personne. Parce que je ne veux pas qu'on pense ce que vous savez. Je ne veux inquiéter personne. J'ai parfois l'impression d'être le seul à détenir ce secret, qui devient fort gênant, notamment lorsque des amis se mettent à parler d'actualités. Mais, encore une fois, je ne veux inquiéter personne. Alors je m'enferme dans cette bibliothèque, m'installe à mon bureau, devant la plume et le parchemin, inspire un grand coup, et me libère de ce savoir pesant. Je ne garde pas les feuilles, bien sûr, ce serait trop risqué si jamais Sara, ma femme de ménage, venait à tomber dessus par mégarde. Imaginez la terreur et l'incompréhension qui pourraient s'emparer d'elle. Non, impossible de garder ces notes, ni dans l'appartement, ni sur moi (elles pourraient m'échapper pendant que je marche ou que je me baisse pour ramasser un objet tombé à terre, lorsque je retire ma veste ou me rhabille en sortant des cabinets). Je n'ai qu'une seule solution, et croyez bien qu'elle ne m'enchante guère, c'est de les donner toutes à manger au veracrasse dans ma baignoire. Toutes, jusqu'à la dernière phrase.
— oaristys. / alizé
quel âge avez-vous ? onze ans dans quelques mois, je me prépare pour poudlard. comment avez-vous découvert le forum ? sans doute bazzart, la presque seule référence du game. que pensez-vous du forum ? je crois que je l'aime. un dernier mot ? j'ai pris un avatar réservé à un scénario, que je m'engage à rendre si jamais la créatrice du scénario apparaissait et me disait que ce n'est pas négociable, il n'y a pas de problème. voulez-vous être parrainée ? ≈ non, je suis mon propre tuteur, je veux imposer à personne ma garde rapprochée.
— personnage inventé [x] ; scénario d'un membre [] ; personnage de la saga [] ; personnage prédéfini []
© VIPERA EVANESCA 2016




Dernière édition par Raesah Iqhwa le Mar 4 Avr - 16:53, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:07


fantastic wizards

and where to find them

“ and if you’ll believe me, lads,
the gormless gargoyle buys all ’is own toads back orf me for twice what ’e paid in the first place ”

On n’entre au Dusty Doxy que si l’on y a été invité, en murmurant aux pierres grises de l’impasse le mot de passe du soir. Sûr de soi, on traverse alors le mur sombre, et les premières notes d’un jazz endiablé pénètrent soudain tous les pores du corps. Electrique, voilà l’ambiance du pub le plus sensuel et crado de Londres sorcière. Attention où vous mettez les pieds pendant que vous avancez, les yeux rivés sur la scène et ses chanteuses envoûtantes : le Doxy’s recèle de petits êtres que vous pourriez bousculer sans le faire exprès. Comme ce gobelin, juste là, à tout hasard. Hafkar dit Roublard, poussez-le, et il considèrera que vous avez une dette envers lui jusqu’à votre mort. Dans les recoins les plus sombres du bar, des vampires sirotent un cocktail à base de sang bouilli, tandis que les serveuses elfes de maison déambulent en déshabillé de dentelle crêpée, leurs plateaux en équilibre sur la pointe délicate de leurs oreilles dressées. Au loin, un homme est enveloppé de bandelettes blanches par-dessous lesquelles semble suinter un liquide marron. Une momie ayant fui d’Egypte lorsque les moldus se sont intéressés de trop près à son sarcophage. Le voyage ne lui a pas réussi, il se revigore en buvant la spécialité du patron, fin connaisseur des embaumements : une infusion de cire fondue mélangée à de la sciure d’armoise. Le patron possède un nom, mais par mesure de précaution, tous les serveurs du Doxy’s portent ce nom. Ainsi l'on serait bien incapable de savoir lequel d’entre eux s’appelle véritablement ainsi, et qui est le patron. Le Doxy’s ne vivant que grâce à ses clients fidèles, le patron considère que ce sont eux, les patrons des lieux. Le Doxy’s se voit équipé de tous les enchantements les plus illégaux qui soient pour éviter les descentes du Ministère. Au moindre « nom d’un chaudron, v’la les verts », le Dusty Doxy se change en cave désaffectée, un des lieux moldus datant de la prohibition à présent abandonné et menaçant de s’écrouler. Les jours de grande soirée, pour plus de sécurité, l’espion qui aurait obtenu le mot de passe par des moyens peu loyaux apprend, au moment d’entrer dans le pub, la mort d’un de ses proches. Sous le choc, il transplane immédiatement pour Sainte Mangouste, où un médicomage épuisé lui annoncera d’un air blasé que personne de ce nom n’est actuellement interné, et qu’il ferait mieux de faire un tour lui-même au service des sortilèges de confusion. Au moment où je vous parle, Avi « Glorious » Jenkins s’écroule de rire sur la table ronde autour de laquelle sont installés quatre hommes et une femme en robe rouge. Tous ont dans le regard des larmes de joie tandis que leurs yeux fixent Avi, signe que l’histoire n’est pas terminée. — Et le type commence à gueuler dans toute la rue, s’étrangle Avi dans son fou rire, — « Je suis le fils de la harpie ! Je suis le fils de la harpie ! » Les quatre hommes et la femme éclatent de rire à leur tour. Avi essuie d’une main les larmes qui perlent aux coins de ses yeux et renifle en se redressant. — Je parie ma baguette que sa femme l’a quitté dans la seconde quand elle a entendu ça. Il porte à ses lèvres sa chope de whisky pur feu et en avale une longue gorgée avant de faire claquer sa langue contre son palais d’un air satisfait. Au loin, dans le fond de la scène, trois strangulots, dont la moitié du corps est plongée dans un grand bac d’eau trouble, jouent de la trompette à l’unisson. Une sirène, à la peau grise et aux yeux jaunes, termine une chanson entrainante, battant la mesure d’une main contre sa cuisse dénudée. L’un des quatre hommes, gros, joufflu, s’adresse alors à Avi. — Combien de temps ça a duré, Avi ? Avi a un sourire qui découvre ses dents gâtées, dont certaines ont été remplacées par des chicots en or frappé gobelin. — J’ai mis le paquet, Marco, j’ai payé pour une semaine, sept jours, mon chiffre préféré. Les hommes pouffent de rire. — S’est pas suicidé avant ? Demande l’un deux, le plus petit, les cheveux rasés sur les côtés de la tête, le crâne surmonté d’une crête noire semblable à de la roche. — De ce que j’en ai vu, ce troll s’est mis en tête d’apprendre la harpe. Z’avez compris ? La harpe ? Le fils de la harpie ! Ils s’esclaffent de nouveau tous les six en s’écrasant sur la table, tandis que l’orchestre des Eaux Musicales quitte la scène pour laisser place à un nouveau duo. Un pianiste s’installe dans le fond, et une femme blonde aux allures de vélane se plante devant la foule, adressant des clins d’œil à ceux qui, parmi les clients, semblent la reconnaître. A cet instant, près de la porte du pub, un froid anormal se fait ressentir. Avi se retourne et frissonne, mécontent. Un homme vient d’entrer, du moins peut-on supposer qu’il s’agit d’un homme puisque le sorcier est tout entier enveloppé dans sa cape. A son poignet scintille une chaine d’argent, laquelle est reliée à un être, lui aussi caché sous sa cape, mais dont on aperçoit si l'on suit du regard l’autre bout de la chaine, un morceau de chair putréfiée à donner la nausée. Le duo ne ravit pas les clients qui sont près de lui : chacun plisse le nez et fronce les sourcils sur son passage. Le visiteur fait alors apparaître de la pointe de sa baguette une lumière dorée éclatante et chaude, qui se poste en bouclier devant la créature enchainée. Les clients semblent satisfaits, et le brouhaha des conversations reprend son cours. Avi, lui, a encore son air contrarié lorsqu’il se tourne vers les quatre hommes et la femme. — Tancred Parnwell, crache-t-il comme s’il prononçait un maléfice. — Toujours flanqué de ce détraqueur, un vrai cauchemar. Il a le droit d’entrer à condition de faire apparaître un patronus devant son pote, le temps de boire un coup. Sauf que, comme cet enfant de goule est persuadé que le détraqueur est son ami, regardez-le. Incapable de produire un patronus digne de ce nom. 'Va pas tarder à se faire renvoyer d’où il vient, si vous voulez mon avis. Mais les invités se désintéressent rapidement de Tancred Parnwell et de son détraqueur, déjà partis s’installer à une table à l’écart des autres, pour porter leur attention sur la chanteuse qui vient d’entamer son couplet. « That feeling goes stealing right down to my shoes, while i just sit here and sigh, go along blues… » Sa voix ronronne et semble s’infiltrer dans les oreilles, se faufiler avec la tiédeur d’une longue langue fine le long des vaisseaux, amenant jusqu’au cerveau un flots de pensées gourmandes. Avi soupire d’extase, un sourire niais étirant sa bouche. L’un des invités tourne la tête vers lui. — Alors c’est elle ? Avi acquiesce d’un signe de la tête. L’homme regarde la chanteuse quelques longues secondes, avant de soupirer. — Arnie Gold Chesley, fils de la harpie… Mon Dieu, elle a vraiment un don. — Sweat whisperer, murmure une voix féminine, et tous se tournent vers elle. C’est la femme qui vient de parler, jusqu’alors restée silencieuse. Elle a prononcé ces mots entre ses lèvres charnues recouvertes d’un rouge sanguinolent, le regard brillant. — C’est sous ce nom que je la connais. Avi sourit et incline la tête dans sa direction. — Nous, on l’appelle Chimera.

Elle se régale, enfin de retour dans l’un de ses éléments favoris. La musique passe par le labyrinthe de son sexe, son ventre, sa poitrine, sa gorge, entre ses lèvres, pour s’évader dans les centaines d’esprits ouverts face à elle comme des gouffres béants. Oh, elle plongera dans chacun d’eux, exploratrice des fonds sans fin, en reviendra à la surface les bras chargés de trésors, de souvenirs épars à réparer, de tissus déchirés à raccommoder. Des milliers d’inspirations pour de nouvelles histoires. Elle s’interrompt lorsque Jerry, le patron, lui fait signe de s’approcher. Elle se cambre pour tendre une oreille au serveur, tandis que le piano reprend sa mesure de plus belle pour combler le vide qu’elle a créé en refermant la bouche. — L’Illusionniste est arrivé pour toi, ma Chimera. D’un mouvement de la tête en cadence, il envoie son regard jusqu’au fond du pub, sous le rideau noir sur lequel sont brodées des doxies dorées presque nues. Attablé, seul, une coupe contenant un liquide nacré entre les doigts, Oreste Corbois lui adresse un sourire mystérieux, séduisant et comique à la fois. Raesah lui offre une moue impatiente en retour, ses cils battant au-dessus de ses yeux bleus et réveillant l’ouragan qui sommeillait en eux. Un an et un jour plus tard, elle est de retour.
© VIPERA EVANESCA 2016



Dernière édition par Raesah Iqhwa le Lun 12 Déc - 16:17, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 1209
IDENTITY : LAURA (VINYLES IDYLLES)
FACE & CREDITS : TERESA OMAN (ADL, AMR)
MULTINICKS : ADONIS, ELRONOR, PERCEVAL, ERNIE.

AGE : DIX-NEUF LARMES.
BLOOD STATUS : VENGEANCE MÊLÉE.
CIVIL STATUS : SON CŒUR ET SON CORPS APPARTIENNENT À JAMAIS À CHO CHANG, AUSSI MORTE PUISSE-T-ELLE ÊTRE.
JOB : ANCIENNEMENT JOUEUSE DE QUIDDITCH POUR LA CHINE. RAFLEUSE, ESPIONNE POUR L'ODP.
HOGWARTS HOUSE : SERRES D'AIGLES.
MAGIC WAND : BAGUETTE CHINOISE, MESURANT DIX CENTIMÈTRES , BOIS DE GLYPTOSTROBOIDES, LANGUE DE DRAGON.
PATRONUS CHARM : CYGNE NOIR.
SPECIAL CAPACITY : METAMORPHOMAGE.
MARAUDER'S MAP : LÀ OÙ HÉLÈNE EST SUPPOSÉE ÊTRE.
POINTS RP : 1806

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : seulement pour les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #375D81
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:15

ok, j'ai pas encore tout lu mais omg, perfection encore
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:23


t'es un minou
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:25


je viens faire une crise cardiaque jpp
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:26

c'est tout ce que j'ai à dire face à ce début de fiche
bon courage pour la suite !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 594
IDENTITY : melaluly (mélanie)
FACE & CREDITS : suki waterhouse, faust (av) laurie d'amour (image profil)
MULTINICKS : none

AGE : vingt-quatre ans
BLOOD STATUS : aussi pur que possible, cause de ses privilièges comme de ses tourments
CIVIL STATUS : fiancée, instrument d'une ambition qui n'est pas sienne. subir et consentir voilà ce qui lui reste mais son coeur a décidé de lutter pour son véritable amour nathanaël
JOB : médicomage, elle sauve tous ceux qui peuvent l'être avec le sentiment d'être utile, à défaut de savoir comment se sauver elle-même
HOGWARTS HOUSE : la patience mêlée à l'intelligence ne pouvait aboutir qu'à serdaigle
MAGIC WAND : vingt-trois centimètres, bois d'if, symbole de sa sagesse contient en son cœur une aile de fée. sa baguette est prédisposée aux soins de guérison.
PATRONUS CHARM : un cygne, majestueux et élégant. d'une beauté pure mais d'un caractère fort, il lui correspond bien.
MARAUDER'S MAP : ste mangouste
POINTS RP : 1355

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : jamais essayé en réalité, paroles oui.
COLOR OF MY LIFE : lightseagreen
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 18:42

tant de beauté
je suis fan I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 1014
IDENTITY : schwerelos.
FACE & CREDITS : ♕, faust, manon.
MULTINICKS : l, v, k, s, d, t.

AGE : seventeen.
BLOOD STATUS : pure.
CIVIL STATUS : hodgkins' bf, nott's lover.
JOB : dream salesman, hbic.
HOGWARTS HOUSE : slytherin.
MAGIC WAND : sequoia, fairy's wing.
PATRONUS CHARM : a ribbon eel.
SPECIAL CAPACITY : not giving a single fck.
MARAUDER'S MAP : the mansion.
POINTS RP : 2138

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 19:25

à tes souhaits
 



— yeah, sickening.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 20:16

mon lailachat
trop heureuse de nos bonnie&clyde, c'est l'autoroute de l'inspiration bordel


vous êtes bien mignons, merci les chatons
j'espère que la suite vous plaira

TU VEUX UN MOUCHOIR ALEX

Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 748
IDENTITY : KFAG (MOMO)
FACE & CREDITS : MADELAINE PETSCH, AILAHOZ (AV) MAUMAU KWEEN (PROFIL) MYSELF (SIGNA)
MULTINICKS : PANSY, ARIANE, HANNAH

AGE : VINGT-DEUX DIAMANTS
BLOOD STATUS : SANG-DE-BOURBE
CIVIL STATUS : AMOUREUSE DE PERCEVAL WEASLEY
JOB : ANCIENNE DANSEUSE DU CARTEL EN FUITE, RÉSISTANTE QUI S'APPREND ; CRÉATRICE D'ESPOIR
HOGWARTS HOUSE : SERDAIGLE
MAGIC WAND : BOIS D'ÉPICÉA (ESPRIT VIF), CRIN DE LICORNE, VINGT-DEUX CENTIMÈTRES, PRÉDISPOSÉE AUX ENCHANTEMENTS
PATRONUS CHARM : CASTOR
SPECIAL CAPACITY : UN ESPRIT DE GÉNIE
MARAUDER'S MAP : DANS LA PLANQUE DE RICHARD SNYDER
POINTS RP : 1012

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 21:01

ptn alizé, tu maîtrises tellement la perfection je meurs



And so I cry sometimes when I'm lying in bed just to get it all out. What's in my head, and I am feeling a little peculiar, and so I wake in the morning. And I step outside, and I take a deep breath and I get real high, and I scream at the top of my lungs. What's going on? And I say, hey hey hey hey, I said hey, what's going on? w/ 4 non blondes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 21:08

rebienvenue I love you
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 2706
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : amber ; queen clunnis (av) ; myself (profil)
MULTINICKS : lavender ; rhea ; isla

AGE : twenty-six winters which freeze her blood.
BLOOD STATUS : purity that flows through her veins.
CIVIL STATUS : black widow. wife in mourning. engaged to his alter ego, rabastan. interested in the eldest of the lestrange.
JOB : formerly potionist in the department of mysteries. she has recently taken the reins and has become the director. the first woman to run this department and one of the youngest without a doubt.
HOGWARTS HOUSE : ravenclaw, a destiny for the descendant of rowena.
MAGIC WAND : carved in ash wood. it measures twenty-seven centimeters, rather rigid. in his heart, a werewolf fang. predisposed to hexes.
PATRONUS CHARM : so silver filament emerges from her wand. she has never succeeded in producing one.
SPECIAL CAPACITY : none, to her greatest regret.
MARAUDER'S MAP : somewhere between home in ireland, hogwarts and the lestrange's manor.
POINTS RP : 2207

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #990033
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mar 29 Nov - 21:48

margot
je veux un lien alizé !

rebienvenuuuue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://stydiabond.tumblr.com/
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mer 30 Nov - 9:50

momo
merci mon chat
(je veux un lien avec toi )

merci dennis (et désolée de t'appeler par ton pseudo )

tous les liens que tu veux minou
merci
Revenir en haut Aller en bas
avatar
SPELLS : 2049
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : katheryn winnick, by chloé love. pic gif by tumblr. signature sandy babe.
MULTINICKS : nest le chelou & az la guerrière.

AGE : quarante-trois ans qu'elle honore le monde sorcier de sa présence, un peu moins depuis qu'elle foule le sol de son port altier. encore dans la fleur de l'âge selon les critères sorciers, même si elle doute de parvenir au centenaire.
BLOOD STATUS : celui des black, celui qui lui a permis de se marier à un malfoy, soit le plus pur possible.
CIVIL STATUS : mariée depuis des décennies, amoureuse comme au premier jour, désespérée de retrouver l'homme qu'elle aimait, et non pas ce fantôme de lui-même. dix-sept ans qu'elle est mère, dévouée à son fils, prête à tout pour lui, chérissant le moindre de ses sourires.
JOB : mother. warrior queen. healer. protector.
HOGWARTS HOUSE : une black, future malfoy, ne pouvait être qu'un serpent. une vipère aux écailles argentées.
MAGIC WAND : depuis qu'elle a offert sa baguette originelle à son fils, elle utilise une baguette volée à un prisonnier par sa soeur. narcissa ignore de quoi elle est faite (en réalité de noyer avec un poil de centaure), mais elle mesure 23 centimètres et répond bien aux sorts de soin.
PATRONUS CHARM : étonnamment, elle est encore capable d'en produire un. et quand elle le fait, c'est une araignée qui apparaît, reflet du dévouement envers sa famille.
MARAUDER'S MAP : le plus souvent au manoir malfoy.
POINTS RP : 3278

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les paroles.
COLOR OF MY LIFE : #9c0909
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mer 30 Nov - 10:34

trop sex ptain
(y'a une faute dans le premier gif, meuf relou bonjour)

ce perso promet, je veux déjà un lien, t'inquiètes on trouvera
rebienvenue à la maison
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch. Mer 30 Nov - 10:36

tellement, le mot veut rien dire du coup
mais chut, c'est esthétique, et la beautey dépasse l'orthographe (c'est moi qui dit ça, bien sûr)

merci ma belle  
je veux un lien   (si tu gardes cate, on peut se voir un truc   )
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: ab ben ruach a cadsch.

Revenir en haut Aller en bas

ab ben ruach a cadsch.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VIPERA EVANESCA :: accio wizards! :: les dossiers sous-scellés :: aux oubliettes-