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la situation critique de la france.

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FACE & CREDITS : momo, laura, divalex, clunnis, laïla & avatar par clunnis le sang de la veine
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MARAUDER'S MAP : là et n'importe où.
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LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: la situation critique de la france. Dim 11 Déc - 16:08


LES RAISINS DE LA COLERE

sous la pluie, les morts se relevèrent
A quoi bon se battre, entre sorciers nobles et intelligents ? A quoi bon mutuellement se percer jusqu'au sang ? A quoi bon nourrir des conflits inutiles, à quoi bon se livrer à un duel si futile? Le meurtre des deux pupilles de la nation française est un acte difficile à pardonner. Mais cela vaut-il la peine de perdre plus d'hommes et d'enfants encore ? La Grande-Bretagne n'est-elle pas déjà assez en ruine, déjà assez en guerre pour que la France se mêle, elle aussi, de tout cela et mette en péril l'équilibre déjà fragile de sa société ? Il y a ceux qui menacent de prendre le trône aux Castel, ceux qui se tapissent dans les montagnes, loin de la guerre civile qui s'annonce et ceux qui réfléchissent au meilleur futur possible, ceux qui se demandent si une vengeance est nécessaire, si le commencement d'une guerre européenne, qui pourrait devenir mondiale, en vaut vraiment la peine. Et c'est quand l'armée se prépare à la guerre, quand on voit les hommes aiguiser leurs sorts, que l'on pense à tout ce que l'on peut perdre au combat. Les soupirs se mêlent aux derniers rayons d'espoir qui se lèvent derrière les Alpes.

La société est anxieuse, et pour dissiper l'anxiété, on organise des banquets, les dernières festivités avant la guerre, le merveilleux crépuscule atomaire qui laisse place à la nuit noire et brumeuse. Durant ces funestes célébrations, on lève tous bien haut notre coupe de vin arrivé par tonneaux pleins,  rouge comme le sang qui coulera bientôt, à l'honneur du répit qui touche à sa fin. Les lèvres se teintent du pourpre de la liqueur et une femme laisse en premier glisser son verre, qui éclate en milliers de fragments, comme le rire des enfants autour d'elle. Elle est suivie  par certaines demoiselles, une chaîne se crée, des expressions de dégoût, voire d'horreur s'inscrivent sur les visages des buveurs. Mais la majorité reste simplement alarmée par ce comportement soudain, par les vertiges d'une mère, d'une sœur, d'une amie. Les femmes sont les premières victimes de la fièvre, dans les minutes même qui suivent l'ingurgitation du breuvage. On se dit que certains tonneaux devaient être mauvais, que le vin avait ranci, on envoie celles qui se sentent le moins bien chez les médicomages et la fête continue. Mais dans les vingt-quatre heures, des premiers symptômes apparaissent chez une petite partie de la population sorcière. Une fièvre insoutenable, une toux sèche, les muscles qui se contractent, les veines qui explosent et rayent la peau d'un violet inquiétant, l'impression d'avoir les organes en feu. Des mesures sont prises, certains guerriers sont touchés par ces symptômes alors la première attaque officielle n'est plus d'actualité. On pense d'abord à trouver une explication et un remède. Il est impensable d'envoyer des hommes souffrants  à la guerre. On découvre bien assez tôt que le vin était empoisonné, mais personne n'arrive à dire qui l'a envoyé par centaines de tonneaux dans la France entière. De la peur s'installe chez ceux qui sont encore sains, tandis que toute autre sentiment se fane chez ceux qui ont été empoisonné. En une semaine, leur cas s'est aggravé. Les premiers infectés sont morts sous les douleurs amplifiées, leur corps se décomposant petit à petit, leurs organes cessant de fonctionner correctement, le cœur battant beaucoup trop vite puis cessant d'un coup, puis quelques autres rares cas ont suivi. Ceux qui présentent des symptômes sont aussitôt mis en quarantaine, pour étude et soin. Et dans les rues, déjà, certains crient au terrorisme, d'autres au complot ! On blâme l'impuissance de l'illustre famille Castel face à la situation. De nombreuses familles sont déchirées par les pertes, on ne peut punir personne, personne ne pensait qu'une telle chose pourrait se produire. Que le vin pouvait faire tant de dommage. Les veines gonflent sont les peaux, les noircissent. Le spectacle, dans les hôpitaux, est macabre, difficile à regarder. On creuse déjà les tombes au creux des montagnes, de peur que les putrides exhalaisons des quelques corps ne répandent un nouveau poison, cette fois transporté par les mouches. Les affiches se multiplient comme les morts, elles disent "la situation est sous contrôle, n'ayez crainte", ou "toute forme d'alcool est prohibé dans le monde sorcier jusqu'à nouvel ordre" encore. L'inquiétude grimpe dans la communauté sorcière, et la moindre fièvre, le moindre rhume est motif d'expédition immédiat à l'HÔRAGE, l’Hôpital de Ramonville des Grandes Étiologies.

Mais la Cour n'a pas vu venir la suite. A Zugarramurdi, village sorcier du Pays Basque espagnol, il y a d'abord un éclair, qui ne va pas du ciel à la terre, mais de la terre au ciel. Il est intense et obscur, selon le témoignage des habitants. Bref et s'accrochant à la fois à la rétine, à la mémoire. Puis il y a la pluie. D'apparence inoffensive. Mais les jours qui suivent sont marqués par la terreur. Les rats, d'abord, qui ont bu l'eau de cette pluie, sont déclarés porteurs d'un nouveau virus. Vient le tour des oiseaux, des rapaces, des chiens, des chats, des chevaux, des grenouilles et des chauve-souris. Mais aussi des enfants. Les animaux sont enragés, détraqués, les volatiles s'écrasent aux fenêtres, les quadrupèdes se mettent à mordre les passants.  La pluie ne s'arrête pas, au-dessus du petit village, et le nuage ne recouvre que celui-ci. Les sorciers tentent par tous les moyens de le dissiper, mais ils s'affaiblissent, les enfants meurent, la population est en danger constant, à cause des inondations et du comportement des animaux, dont on craque le cou dès que l'occasion se présente. Le maire de la ville, Francesca de Aramendi, a déjà demandé de l'aide à la cour espagnole, mais Zugarramurdi n'en reçoit pas. Alors elle se déplace jusqu'à la cour française, mais elle est avertie par le patronus messager de son secrétaire, Montserrat de Zozaya, que les enfants de Zugarramurdi, qu'on croyait mort, sont revenus à la vie. Ou presque. Les cadavres, qu'on voulait enterrer malgré la pluie, se sont levés d'un même geste, comme des pantins articulés. Ils s'en sont pris aux habitants, sous la surprise, qui n'ont pas su se défendre contre leur violence soudaine. Qui n'ont pas su lever leurs baguettes contre ces enfants qu'on croyait mort. Le virus se propage quand leurs dents de lait se plantent dans la chair fraîche. Les blessés meurent presque, eux aussi et en queqlues instants, 245 sorciers ou enfants de sorciers, sont devenus de monstres défigurés, aveugles, exsangues. Des Inferis.

Alors que la situation en France est critique, on envoie les quelques soldats encore debout prêter main forte au maire du village. Les aurors se protègent de la pluie grâce a des bulles qui les entourent, puis ils brûlent tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Inferius, créature sensible uniquement aux flammes. En quelques minutes, la ville s'embrase, il ne reste plus rien de Zugarramurdi. Plus un homme, plus une seule chose en vie ou en survie. Simplement des cendres mouillés. La pluie s'arrête. Mais on entend l'orage, au loin. Zugarramurdi n'était qu'un essai, on s'en prend maintenant aux vraies cibles. Celles déjà affaiblies par la maladie. La pluie commence à se déverser sur les villages sorciers de France exclusivement. Et au même moment, alors que l'on se réfugie chez soi, le cœur des malades dans les hôpitaux s'arrête et celui de tous les morts par le vin se remet à battre. Ils se relèvent tous à leur tour, la peau albâtre et craquelée, le regard vide, terne. Leur corps squelettique, mangé par la maladie, se perce sous les rafales de sort des médicomages, premiers à les voir se relever, mais ils sont dehors aussi. Ceux dont les symptômes ont été aggravés par la pluie, ceux dont les symptômes sont apparus avec elle. La solution finale, le plan d'attaque plus efficace que l'offrande empoisonnée. Plus rapide. Les moldus de villages semi-sorciers ne sont pas touchés par le virus. C'est l'organisme  sorcier, le sang magique qui réagit à la pluie ensorcelée, semble-t-il. Et ceux qui tombent se relèvent, manipulés. Des automates de chaire et d'os. Ceux qui le peuvent se protègent de la pluie et des morsures, la France prend feu. Mais la pluie épargne la Cour, comme si elle voulait que le souverain, comme Néron, observe son royaume partir en fumée. La pluie s'arrête au-dessus des villages sorciers dont il ne reste déjà plus grand chose, elle ne protège plus les Inferis des bourrasques sulfureuses. Mais l'armée de morts, environ deux à trois milliers de soldats cadavériques, disparaît dans cette nuit du 9 octobre 1997...

- Pour une précision temporelle, n'hésitez pas à regarder la chronologie. Nous ne nous situons pas en temps réel !
- Pour les personnages français, ils peuvent avoir survécu comme vous pouvez les faire mourir. Nous avons en grande partie enlevé les familles françaises des bottins, en prévision de cet événement, il ne reste donc plus que vous et vos éventuels pré-liens. 
- Personne n'est encore au courant de ce qui s'est passé à Zugarramurdi et en France, l'actualité n'a pas encore traversé la mer, mais ça ne saurait tarder. Les pays étrangers ne sont au courant que de l'empoisonnement par le vin qui a fait scandale dans la presse.
© VIPERA EVANESCA 2016



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