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KOZMIC BLUES. (délai 25/12)

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MessageSujet: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Lun 12 Déc - 21:33


arsenius midas borage

what the water gave me
‹‹ lumos

âge, date et lieu de naissance ≈ et dans les flots s'écumant contre sa peau embrasée, le sel se cristallisait. il s'infiltrait dans ses traits bambins, pan trahi de sa jeunesse, parcourant son visage constellé de tâches ensoleillées. vingt-quatre années marquent l'épuisement de sa face déchiquetée. "vingt-quatre octobre, guernesey" se promène sur le polaroid vieilli. nationalité et origines ≈ la langue trébuchant contre son palet, s'écorchant contre les dents. l'accent volette au-dessus de ses mots, légère musique. il est la frontière, la manche déboulant de ses veines bleutées, franco-anglais.  sang de sorcier ≈ banal né-moldu se mêlant à la masse avec maladresse et entêtement. profession ≈ égorgeur d'étoiles, cracheur de mots, sa voix résonnant et vibrant dans les mécanismes rouillés. il parle bien à la radio-pirate potterwatch, vomissant son amertume, refoulant ses échecs injustes.   statut civil ≈ son cœur n'est plus qu'un vaisseau fantôme maison à l'école ≈ il s'ornait de bleu et d'argenté, sourire narquois choquant le bon peuple, serdaigle avec fierté. parcours scolaire ≈ les murs tremblent encore de l'explosion de ses rires et les crashs de ses souliers, il était tel un train, vrombissant dans tous les esprits, traversant leurs veines comme des tunnels. Voies express vers la curieuse démence. Une vive intelligence caressant de ses flammes les faibles limites. Un élève pragmatique et intéressé dont les jointures étaient couvertes de croûtes. baguette magique ≈ dans un lit de mélèze mesurant trente-trois centimètres, repose une larme de sirène, vibrante d'un désir sauvage pour la liberté. A l'image de son maître, la baguette fut longue à dompter. Capricieuse, elle mit le jeune Arsène dans diverses situations assez cocasses durant toute sa scolarité. Si de nos jours elle s'est laissée amadouer, elle reste néanmoins méfiante à l'égard des autres sorciers et préfère la poigne du Borage, filant des mains étrangères. Il est important à noter que, d'une malice sans faille, elle est particulièrement prédisposée à la métamorphose. sortilège du patronus ≈ les flots bercent sa lourde tête, et de sa baguette fuit un albatros, vaste oiseau des mers, ayant tendance à laisser ses ailes s'évaporer lorsque l'homme d'équipage, malade de dégoût et de mélancolie, arrache ses propres plumes. épouvantard ≈ l'échec empoignant le Borage, les chaines enlaçant, viles amantes, ses pieds volages. Le désespoir creusant les fossés de son visage, un rien est-il devenu.effluves d'amortentia ≈ l'humidité d'un bois, s'accompagne au parfum des plages hivernales de son île natale et d'une tarte pommes-cannelle faite par les mains habiles de maman. une once de cigarette froide vient envelopper le tout et le rhum de papa marque la fin de note. localisation ≈ traînant sa carcasse tel un vieux loup blessé partout où le mène ses pieds, revenant, en cercle, au refuge de ses idées. don magique ≈ s'il peut s’enorgueillir d'être parfaitement doué pour la magie et en particulier l'alchimie, Arsène bombe fièrement quand le mot "animagus" découle de sa langue perfide. Le malin choucas bombarde contre les parois de son cœur, son existence propre mêlée à celle du jeune homme. signe physique distinctif ≈ cigarette moldue pendant à ses lèvres souvent gercées, godasses usées en cuir marron délavé, veste en jean ou cuir et boucle d'oreille (percée par ses soins dans la salle de bain de Poudlard), Arsène ne passe pas inaperçu avec son look de playboy des années 80. Le terme de vieillot revient souvent dans les bouches, des trucs dénichés dans les greniers et poubelles... casier judiciaire ≈ de petits crimes ont été semé partout où il allait, même s'il s'est calmé avec le temps. Des vols, ou réunions secrètes assimilées à des sectes par les autorités. Un chapardeur de l'ordre commun régissant sur la société sorcière, il a osé ouvrir un peu trop de fois son gosier de révolutionnaire, criant, perché sur la fontaine, à l'injustice dont le peuple était victime. Balançant même des écrits rebelles, ouvrages qui furent détruits par de nombreux autodafés.
‹‹ cole sprouse

— Voldemort s'est bel et bien emparé du pouvoir en Grande-Bretagne, plaçant l'un de ses plus fidèles sbires à la tête du ministère. Une guerre contre la France a été déclarée, mais les conflits grossissent surtout sur le territoire britannique. Que pensez-vous de la situation ? "Réveiller le peuple", ses cris déchirent la grâce des cieux, avalant les flammes persécutrices, s'embrasant d'un délire révolutionnaire. Arsène symbolise la folie rongeant les enfants que l'on a fait taire, il est la parole tranchante aussi aiguisée que tous les couteaux le poursuivant. Une telle gorge se doit d'être sectionnée, elle n'apporte que désordre dans ses rires d'une perversité aberrante. Il crache publiquement à la face de Voldemort, écrasant de son poing la carte d'une France à présent inconnue. Il suit de son index les chemins de leur chaos, son cœur se serrant à la vue de toutes ces têtes baissées par le poids d'un esclavage spirituel. Ces derniers temps, le monde lui semble être un brouillon dépareillé d'un artiste psychotique ou sous quelconque drogue assez puissante. Rien n'a de sens, et le peuple s'attache volontairement à ces fers usés.
— Harry Potter est le symbole de l'espoir, le dernier rempart face aux mangemorts, mais il se cache et reste introuvable. Que pensez-vous de lui et de tous ceux qui le défendent et meurent pour lui ? Harry Potter porte le devoir de la justice, et le jeune Borage compte bien embrasser un peu de sa gloire. Se couronner des chamboulements déboulant du refuge, de tous ces petits soldats volontaires marchant à contre-courant. Luttant contre les flots de la masse. Il n'y a rien de plus désirable qu'une mort auréolée d'admiration et d'espoir. Les grecs pensaient que le décès se devait d'être sur un champ de bataille afin que le nom survive à la personne...afin d'être immortel et que partout notre présence rayonne dans les esprits futurs. Arsène veut écrire une page de l'évolution. Arsène veut goûter à cette kalòs thánatos.
— Plongé dans le chaos, le monde change et le sang prend une importance majeure ! Que pensez-vous de la valeur du sang ? Quel est votre ressenti vis à vis des nés-moldus ou encore des cracmols ? Quelle ironie quand un seul de ces "vermines de nés-moldus" vaut beaucoup mieux que toute la fourmilière de sangs-purs. Son battant propulse de l'or dans ses veines humaines, ses rêves colorant son liquide de richesse. Une fierté de ne pas être comme ces autres pédants, marchant sur l'autoroute de leur perte le menton relevé. Longtemps Arsène a-t-il été moqué, il est un survivant. La moitié de ces petits nobles ne peuvent dire la même chose. Qu'ont-ils vécus de toute manière ? Leur sang ne leur permet aucune vie si ce n'est une parfaite illusion. Supériorité ? Foutaise ! Arsène les écrase avec orgueil. Le Borage est catégorique : le concept de "pureté de sang" est la pire des pestes...elle se propage, comme un virus, empoisonnant le bon-sens et les idées d'inconscients...Cette archaïque maladie prend les têtes des plus innocents, de la naïve jeunesse qui n'ouvre la gueule que pour recracher les paroles dépassées de leurs vieux.
— ingénieux ; orgueilleux ; indépendant ; impulsif ; visionnaire ; narquois ; rebelle ; justicier ; ambitieux ; pervers ; violent ; paradoxal ; mélancolique ; provocateur ; nostalgique ; créatif ; curieux ; imprudent ; protecteur ; cultivé ; pragmatique ; aventureux ; charismatique ; vulgaire
GHOST OF MY OWN ~ "[...] vieux loup des mers." "ferme-la Gilliat." ils n'avaient rien que la boue incrustée sous leurs ongles, que l'odeur de la terre humide embaumant leur chair juvénile, que les sourires en coin, malice gamine, comme petite rébellion. Provocateurs, chapardeurs, on leur insufflait bien de gros noms, trop lourds pour des têtes constellées de nirvanas aux gouffres du danger. Ils avaient faim d'une quête désespérée. D'une aventure pouvant les transporter à la limite de l'imagination, aux profondes sottises magiques...Ils portaient la jeunesse dans leur cœur, laissant y fleurir les bêtises de l'innocence. Arsenius et Gilliat. Gilliat et Arsenius. L''un n'avait de sens sans l'autre. Le jeune Serdaigle propret à l'esprit fantasque, et l'autre côté de la pièce, la vermine de la même maison à l'uniforme négligé et la raillerie spontanée. Une amitié indéniable qui se devait de durer, mariages brusqués par des réminiscences de leur sauvagerie, bambins perdus entre le père et l'oncle...mais la mort aime à se penser amante et elle embrassa violemment le vaillant Gilliat.
Arsène a volé une partie de son ami, de son frère, son alter-ego...une photographie miniature dérobée et placée soigneusement dans un pendentif qu'il traîne autour de son cou. Sale romantique perdu sans siècle. Une perruche comme animal de sa compagnie dont il ne peut se détacher sans éprouver un amer sentiment de trahison. Une petite prière futile, comme sa mère le faisait, agenouillée devant sa table de nuit, véritable autel domestique, si ce n'est qu'il reste debout et occupé pour ne rien laisser transparaître.
Et dans l'éclair de sa baguette, le reflet de ses yeux. PAR TOI JE CHANGE L'OR EN FER ET LE PARADIS EN ENFER ~ Faust dépourvu de diablotin, il lèche la liberté comme une sucette à la fraise, s'amusant de l'interdit et de l'impensable. Il ne connaît ni la crainte, ni la raison...à quoi cela lui servirait-il ? Sa vie ne doit être faite que de plaisirs éphémères et de gloires centenaires. "Penses à la sécurité, et tu t'enfermes déjà volontairement" sont ses fidèles mots, tatoués sur le bout de sa langue, le rictus gamin allumant l'étincelle espiègle de ses yeux sataniques. Mielleux savant, maître de rhétorique, il est le somptueux mélange entre le gourou d'une secte de grands timbrés et le visionnaire révolutionnant la face de la Terre. Les frontières sont faibles entre ses fantaisies et la réalité...Ecbatane l'a serré dans ses bras marbrés lui insufflant la grâce d'un savoir damné. Arsène est obsédé par l'occulte...par les archaïques prières qui demeurent aujourd'hui des mystères, rituels en danses endiablés léchées par des flammes échappées, sacrifices dirigés par l'allégresse de chants obscurs, les cartes tournent et dévoilent l'éclatante magie sous ses yeux. Sous ses géantes lunettes rondes, Arsène lit et s'instruit sur les mages d'antan et leur sorcellerie étrange, sur les démons chassés et les différentes magies tentaculaires cachées dans ce vaste monde. N'ayant peur que des chaînes, le jeune Borage a cultivé une fascination pour l'alchimie tout particulièrement. Si cette discipline est vulgairement enseignée à Poudlard et que la masse pense directement (avec une certaine justesse) à la pierre philosophale, Arsène, lui, s'intéresse plutôt à la panacée pour des raisons évidentes. REVOLUTION SERA LE NOM DE LA CIVILISATION ~ pour calmer le môme Borage, il n'y avait que deux solutions : la première était de l'attacher à une chaise (cependant, en grandissant il avait la force de la soulever et rendre folle toute la maisonnée en sautillant avec et renversant tout sur son passage) ou bien lui ouvrir le grenier et le laisser fouiller dans les boites poussiéreuses pendant des heures. Dans ce laps de temps de découverte, Arsène était explorateur, archéologue, géographe, écrivain, poète, biologiste, zoologiste et rebelle. Plongé dans des livres dont il ne connaissait ni le sens ni le but, il déchiffrait lentement, la tête brûlante de concentration, les phrases, arabesques indomptables pour son jeune âge. Mais alors qu'il traversait les années avec robustesse et santé, forgé par le souffle marin et le soleil, il commença à comprendre progressivement les pages au parfum particulier d'ancienneté et d'humidité. Tous ces mystères semblaient être des clés vers une connaissance moins confuse et plus précise, débloquant des questions longtemps latentes, pataugeant dans la marre de ses idées brouillonnes. Le Borage, malgré son espièglerie, était apprécié pour ses paroles de grands un peu maladroites, trébuchant sur des manques de savoirs et choses à préciser ou mots compliqués. Mais il rivalisait avec les plus intelligents de sa classe grâce à ces données volages dont il ne trouvait pas l'utilité pour le moment...elles étaient délibérément sorties pour se la "péter" et être le prince de la cour. Ainsi, a-t-il toujours baigné dans une culture qu'il s'est lui-même construit, s'élevant entre la bestialité de la nature et l'ordre juste des propos passés. Jeune sorcier, il garda auprès de lui des livres de ce grenier et particulièrement des auteurs du siècle des Lumières se reconnaissant dans leur rigueur et leur curiosité. Philosophie ou découvertes fantasques aujourd'hui réfutées, il est intimement persuadé que toutes les découvertes ont un sens (même si elles sont considérées comme fausses) et qu'il n'y a que des lacunes de la part des mortels, mages ou non. Des vides dont il était victime lorsqu'il était enfant et qu'il réussit à combler par ses expérimentations loufoques et ses nombreuses lectures. Il est tout aussi sensible aux écrivains rebelles, aux incompris, aux révolutionnaires qui portaient la torche que personne ne sut voir dans les sombres nuits. Il se veut lui aussi berger du peuple, c'est pour ceci qu'il n'hésite pas à diffuser discrètement des livres ayant été victimes d'autodafé sous le régime actuel. C'est pour ceci qu'il n'hésite pas à allonger ses propres révoltes et réflexions sur des parchemins, espérant un jour pouvoir fignoler son essai sur la dictature contemporaine. Espérant que son nom puisse figurer parmi le Panthéon des Grands qui ont fait l'Histoire. EVERYTHING IS BLUE ~ fils de marin pêcheur, sortie d'une lignée de vagabonds des mers et contrebandiers, Arsène a l'océan qui ruisselle dans ses veines bleutées. Obsédé par la navigation depuis son plus jeune âge, il est capable de monter un bateau lui-même et d'affronter les vagues sans crainte. Des capacités qui lui servent aujourd'hui à signaler avec précision la position de blessés ou d'ennemis, à calculer avec rapidité le temps et la distance des routes à emprunter, à identifier et manipuler les champs magnétiques, à s'orienter dans n'importe quel lieu, et à pouvoir remarquer le moindre changement. D'ailleurs, il se promène souvent avec une boussole, "vieille babiole" comme la surnomme les autres membres du club (généralement pour le titiller) offerte par son grand-père qui marche à merveille malgré son ancienneté. Plus encore, son amour de l'univers marin qu'il soit humain ou sorcier l'a poussé à développer un certain goût pour les voyages et un désir encore plus prononcé pour l'ailleurs et la découverte. Un rêve de mioche nourrit par les différents récits de voyage qu'il a put avaler durant ses heures au grenier. En plus d'être langue de plomb, il aurait souhaité être un fameux explorateur... BERMUDA TRIANGLE ~ de mauvaises manies le poursuivent auxquelles il ne peut se détacher qu'avec une moue boudeuse. Parmi elles figure la cigarette régulièrement allumée, traînant sur ses lèvres pâteuses. Sa première bouffée de fumée fut à ses dix ans, lorsqu'il piqua discrètement le paquet du daron pour l'imiter...il n'y toucha plus à son entrée à Poudlard (sûrement dû aux coups et réprimandes qu'il s'est prit quand il a été surpris). Il en descendait seulement une de temps à autre lors de sa dernière année sous le regard médisant de Gilliat et ses "elle pue ta merde" habituels. Mais après la mort de son meilleur ami, Arsène plongea dans une dépression désastreuse dont seule la nicotine pouvait calmer les chimères. Il s’accommoda également de l'alcool planquant même du whisky, vodka et rhum dans le refuge avec une pointe de honte et de stress. Hormis cela, on le croise souvent une sucette dans la bouche pour remplacer l'étreinte froidement embrasée de la clope et une bouteille en verre de coca-cola afin de contrer les caresses de l'autre drogue.

RANDOM LITTLE FACTS ~ sa baguette est entourée de colliers divers portant les symboles des arcanes (des breloques trouvées dans de magiques brocantes illégales) ~ il a ramené de son retrait dans son île natale, un tourne-disque et des vinyles (rock-band ou jazz seulement chez les Borage) animant le refuge, lui qui d'habitude est grisaillé de gémissements et disputes (souvent initiées par Arsène d'ailleurs) ~ il a une facilité incroyable pour les mathématiques, science la plus exacte pouvant, selon lui, éclairer les procédés magiques ~ c'est pour ceci qu'il est capable de réaliser des calculs complexes de tête avec une très faible marge d'erreur ~ il a quelques connaissances astronomiques dû à son savoir maritime ~ il est, cependant, particulièrement mauvais dans la pratique des langues, jonglant pathétiquement avec quelques mots ~ il possède une mémoire visuelle extrêmement développée que ses professeurs ont soupçonné d'eidétique sans qu'il ne passe aucun test pouvant le confirmer, néanmoins, il ne retient parfaitement que ce qui l'intéresse ou l'avantage...un gâchis selon les vieux ~ il s'intéresse de plus en plus à l'histoire et l'archéologie, rêvant de pouvoir approfondir ce simple passe-temps un de ces jours ~ ses propos peuvent être terriblement vulgaires

— bramble heart ; laura alias lau
quel âge avez-vous ? j'allais dire seize, mais je viens de me rendre compte que j'ai dix-neuf ans . . . comment avez-vous découvert le forum ? bazzart que pensez-vous du forum ? boomchikawawa avez-vous des questions ? non ça va merci bien un dernier mot ? ^^ (ce smiley est ptn d'ironique, marre) voulez-vous être parrainé(e) ? ≈ je crois que salma me servira de guide **
— personnage inventé [] ; scénario d'un membre [X] ; personnage de la saga [] ; personnage prédéfini []
© VIPERA EVANESCA 2016




Dernière édition par Arsenius Borage le Mar 20 Déc - 15:23, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Lun 12 Déc - 21:34


saltwater king

j'habite cet immense rêve de l'océan


LES TRAVAILLEURS DE LA MER

-sound-

Dans la langueur du bercement des flots, on ne se souvient que des rebords diffus et évanescents. Des lumières confuses éclatants en des millions d'étoiles sur les eaux bleutées d'été...le soleil entrant en collision dans cet immense prisme. On ne se souvient que des contours tracés à l'aquarelle, s'évaporant au fil des années...troublés par des images plus contemporaines, plus brûlantes. Des coups de soleil marquant son esprit avec une douleur démangeant lui faisant oublier le lait de son enfance. Des cris perçants. Du calme haletant. Des rires traversant les pièces en plâtre écorché. Du sommeil traînant et lourd recouvrant son corps dans la petite barque de son père. Sous le ciel vaste et monstrueusement vide de nuages, tout était suspendu, au ralenti, comme épuisé par la chaleur qui s’abattait avec cruauté. Comme drainé par l’humidité qui s’infiltrait dans tous les pores, creusant des fossés entiers sur les visages dérobés au quotidien. L'espiègle clapotis de l'eau contre le bois laqué rythmait les longues respirations embuées d'une tranquillité léthargique. La symphonie y était écrasée et parfois, telle une nuée d’oiseaux faisant frémir les feuilles des arbres dans leur envol soudain, les doigts de l'enfant courraient à la surface. "Fais attention Arsène, tu risquerais de faire fuir les poissons" Le coude replié sous son menton le gamin observait les vaguelettes attaquer le fort au bord de son petit bateau. Ils avaient l'habitude de ne jamais quitter les activités lucratives dans la famille, même pendant les week-ends, son père, pêcheur par passion et héritage, nouait ses mains aux filets et cannes. Emmenant son "grand garçon" avec lui, ils passaient ainsi des journées encombrées de fatigue et d'une paisible somnolence dans un silence presque naturel entre les deux hommes. Sous l'ombre de son chapeau, les yeux du paternel Borage, encerclés d'une couleur bronze acquise au fil du temps, paressaient moins durs et plus ouverts à la communication...pourtant, les mots ne ruisselaient que rarement. Papa n'était pas quelqu'un de bavard...il aimait la mer, les poissons, et les bons alcools. Un homme simple ayant du sang de navigateur dans les veines, une tête pensante abasourdie par la ruralité de sa condition, un môme descendant de contrebandiers bien connus sur l'île. Les Borage s'étaient installés il y a voilà environ un siècle de là, quittant peu à peu leurs affaires pour fonder une vie plus sereine loin du tumulte des gouffres amers de Baudelaire. Mais on ne pouvait tromper personne...ce battement de pieds qui prenait chaque mâle de la lignée était la manifestation même de leur insuffisance terrienne. "Papa, je m'ennuie...raconte-moi une histoire." Le mouvement pesant de l'adulte fit tanguer la barque légèrement alors qu'il tentait de se tourner vers son fils avec discrétion. Par la même occasion, il remit la casquette du gamin sur sa tête capricieuse. Arsène aimait les aventures, fuyant le monde réel par l'imagination loufoque de son paternel. Maman la dentellière était beaucoup plus terre-à-terre dans ses récits, ne s'aventurant que peu dans les eaux profondes...un goût d'inachevé, une stupide bouée que l'enfant voulait crever pour voir comment elle arriverait à survivre loin de sa sécurité. Le chef de famille lui était un expert créateur d'univers, mêlant ses connaissances mythologiques sur la vie maritime à ses propres inventions extraordinaires. Il allumait des flammes dans le cœur de son enfant, des prières qu'un jour, lui aussi arriverait à embrasser des sirènes, combattre le kraken ou aborder le hollandais volant. Et dans ses fantaisies, il découvrait les secrets des Dieux, provoquant même Poséidon par sa fougue et sa force. Il n'avait pas peur de se tuer dans ses histoires, finir par être envoyé dans le casier de Davy Jones, afin de recommencer une nouvelle épopée. Et c'était là le miel de leurs expéditions, quand le vieux Borage levait la main de sa canne à pêche et commençait à débiter des odyssées magiques...loin du "tumulte" de la vie banale...de l'abominable quotidien.  

BOUTEILLE A LA MER

-sound-

A la chère personne qui découvrira cette lettre,

Je laisse la bouteille vagabonder en mer et voir ce que je ne peux pas. Les pieds coincés sur cette plage, je voudrais m'enfuir. Prendre le large pour vivre comme un pirate. Mais je suis trop petit...je ne suis pas un enfant. J'ai déjà 9 ans ! Et comme un grand je sais compter les sous dans ma tirelire. J'ai 40 pièces pour le moment, avec cet argent je m'achèterai un bateau, comme celui de papa et je partirai. On m'appellera Arsenius le Grand Voyageur des 7 Mers. C'est un peu long, mais tu peux m'appeler Arsène si tu veux. J'ai oublié de me présenter. Je suis Arsenius (comme je l'ai dit tout à l'heure), j'ai 9 ans (et je ne suis pas un bébé mais un pré-adolescent), j'habite sur une île qui s'appelle Guernesey c'est entre la France et l'Angleterre. J'ai joint à la suite un dessin de ma terre natale et de moi-même à côté. Le bâton à côté c'est une épée magique, elle est un peu comme celle d'Arthur mais en mieux et plus forte. Je l'ai vraiment ! Elle crache du feu et tout !
J'aime beaucoup la mer, mon papa est pêcheur donc il m'emmène souvent avec lui et je sais déjà m'orienter parfaitement. Il dit que je pourrai être un navigateur et découvrir des choses. Moi je veux découvrir une île magique avec des dragons et des trésors, et je l'appellerai "Le Pays d'Arsenius le Grand", c'est un peu long du coup je cherche une abréviation pour le moment. J'aime aussi m'amuser et jouer sur l'île...je pense qu'elle est occupée par des fantômes et entourée de sirènes. C'est mon papa qui l'a dit et j'ai déjà vu une sirène en plus. Ma maman, elle, ça la fait rire toutes mes histoires. Parfois elle me crie dessus aussi parce que je reviens les genoux écorchés et les pantalons déchirés. Mais ma maman elle sait vachement bien recoudre les choses, parce qu'elle fait de la dentelle et c'est beaucoup plus compliqué ça que faire de la couture. J'aime aussi les histoires, je lis beaucoup et même que je comprends des trucs hyper compliqués. La maîtresse parle souvent à ma maman, je suis sûr qu'elle dit que je suis un génie et que je vais inventer plein de choses. Je veux être inventeur aussi ! Ouais. Pirate, navigateur, explorateur et inventeur. Ah et je mangerai plein de bonbons avec tous les sous que je me ferai. Et j'aurai une belle bicyclette parce que la mienne, elle est trop grande pour moi et quand je monte dessus elle me fait mal. En plus elle est vieille et tous les autres garçons, ils ont des vélos chers et neufs avec des trucs pour les freins et pour déraper. Matthieu a dit que la sienne peut même voler jusqu'à la lune comme dans ET. J'y crois pas trop, il veut pas nous laisser voir donc je crois que c'est un menteur. Il parle beaucoup Matthieu, en plus c'est pour rien dire. Mais son papa il travaille à Londres, du coup il lui ramène des jeux géniaux. Moi aussi je travaillerai à Londres. Je vais porter des costumes comme lui et je serai toujours en train de travailler et partir de ma maison. Comme ça je ne resterai jamais tout le temps au même endroit.

Assez parlé de moi. Où es-tu toi ? Comment il fait chez toi ? A Guernesey c'est l'été et il fait très chaud, jdois même porter ma casquette alors que je l'aime pas trop (c'est celle de mon pépé quand il avait mon âge, je t'explique pas comment elle craint, toute vieille et tout là). Tu vas bien ? J'espère que tu es heureux ! Ou heureuse hein ! Imagine si on pouvait s'échanger des lettres, ce serait trop drôle ! Attends...je te laisse mon adresse après le dessin. Tu pourras m'envoyer des cadeaux si tu veux !
Ah et si tu es un monstre, s'il-te-plait ne viens pas chez-moi si tu ne veux pas te faire transpercer ! Haha ! En garde saleté ! Moi j'ai déjà tout prévu parce que mon papa il m'a raconté plein de trucs ! J'ai pas peur de toi ! Sinon tu peux être mon ami...ouais et jte ramènerai à l'école et tout ! Pouaaaah comment je ferai le crâneur !!!!!! Matthieu se la fermera comme ça !

Bon je dois finir là, on m'appelle pour rentrer (je veux pas faire mes devoirs, si tu es un alien merci de bien vouloir m'emmener avec toi visiter la galaxie) !

Au revoir et bonne longue vie !!!


LA PETITE SIRENE

-sound-

Il n'y avait que des instants noyés dans sa tête blonde, des traits entremêlés, des cris s'entrechoquant. Que des faces emportées par des flots, de vagues odeurs parfumant sa conscience, des lumières scintillant dans le fond. Tout lui revenait en onde, et parfois de l’écume se détachait un visage poupin. Encadrée d'un halo d'ébène, une jeune fillette à la blouse jaune pâle ramassait des coquillages pour les fourrer dans ses poches. Arsène la croisait souvent lorsqu'il s'échappait de la maison pour courir, le plaisir gorgeant ses joues de sang, à la plage. Chaque fois, ils se toisaient, de loin, deux bêtes sauvages guettant chaque mouvement, respiration...Chaque pas qui pourrait les mener vers de violents paysages. Un territoire marqué par les rires de chacun, les errances de leur esprit.
Le jeune Borage était terriblement intrigué par cette enfant aux cheveux emmêlés ne craignant ni sa langue tirée, ni ses mots intimidants. " Pousse toi de mes terres, inconnue !" "Va donc te noyer." Et elle continuait de pousser sa chansonnette, le dos courbé, le front opalin et gris sous le ciel nuageux. "Tu fais quoi ?" La paume de sa main lui servant de visière, elle se releva lui offrant un regard plissé. "Je fais des colliers pour les vendre au marché, maintenant aide moi ou ne me dérange pas ! Je dois me faire de l'argent pour partir." Wendy Pan aux chaussettes éprises d'eau salée, elle était la première véritable amie d'Arsène. Lizzie aux nattes de sombre ardoise, au vaillant battant...à la voix aiguë capable d'attendrir les monstres des profondeurs...Elle calmait ses tempêtes par ses dures paroles, déchirant son corps de ses dents, le menton peint de son sang...Lizzie aux yeux d'un bleu métallique qui pouvait intimider les vilaines sorcières et les démons d'ombres. Elle faisait frissonner le langage des tragédies la Lizzie et donnait des coups de poing au cœur du petit. "Je vais te ramasser les plus beaux coquillages, et on partira tous les deux avec mes sous aussi !" Puis le bonheur était brut sous ses fredonnements. Des lamentations d'antan, de femmes marins observant à l'horizon les dépouilles de leur mari recraché par les bouches de Charybde & Scylla. Des mélodies faisant chavirer leur imagination dans des temps ancestraux où les mythes étaient les artères vitales de chaque être...où le mystère fleurissait sur les paupières veinées. Où la brutalité prosaïque se mouvait en lyrisme dans des chants mystiques.
Et puis chaque matin, ils déposaient ensemble ses ravissantes petites créations aux étales des marchés.

Un jour, son collier de coquillages s'enroula autour des doigts du jeune garçon...Puis, elle devint telle la pluie tardive d’un été épuisé. Violente, maladroite et suffocante sous sa poitrine marmoréenne. Lourdes, ses larmes se précipitaient brutalement, traçant des sillages sur ses joues terreuses là où précédemment, il avait tracé la route de ses baisers.

EXTRAIT DU JOURNAL INTIME DE L'ONDINE

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Voilà cinq années déjà qu'il est partit, me laissant échouée sur cette île...coincée entre les attentes de mes parents et mes propres peurs. Voilà cinq années que j'ai abandonné l'espoir de le voir débarquer d'un bateau lambda. Voilà cinq années que j'ai cessé de l'attendre dans le port. Quand est-ce que je l'ai vu pour la dernière fois ? Nous avions onze ans et son visage constellé de taches de rousseur tendait des traits de réflexions immenses. Réflexions au-dessus de ce que je pouvais imaginer me répliquait-il violemment...je pensais que c'était un de ses jeux au départ, puis il se mettait en colère et dans sa stupide furie tournait les talons brusquement. Il a toujours été étrange...et différent. Imbécile serait le mot, se jetant des falaises avec un sourire dément ! Peut-être ses parents l'ont-ils envoyé dans un hôpital pour fous ? Guernesey n'a pas assez de place pour des fous...personne n'oserait craqueler la joyeuse quiétude qui y est maîtresse. Quel ennui...Quel léthargie parcoure mon corps lorsque je dois me lever le matin pour assister ma mère à ses stands de légumes. Oublié et évaporé le temps où le lever de soleil était un lieu de rendez-vous pour nos fougues enfantines. Où nous allions vendre mes colliers. Je me trouve idiote. Incroyablement sotte de penser à lui. Pense-t-il aussi à moi lui ? Je suis persuadée que non. Il doit s'amuser avec d'autres, créer de nouveaux liens et écraser mes coquillages. Me voilà jalouse à présent ! Incroyable ! Incroyablement pitoyable et pathétique.
Voilà cinq années que la famille Borage ne se fait plus entendre, le père d'Arsène continuant son petit business alors que la mère changea de voie abandonnant les dentelles qui ne lui rapportaient plus autant. La voilà cuisinière pour une auberge à présent, et femme de ménage pour boucler les fins de mois. Ils me reconnaissent dans les rues et me saluent avec courtoisie et amitié. Des parents chaleureux bien qu'un peu austères d'apparence. Leur caractère rustique a été forgé dans la riche misère dans laquelle ils noyaient. Ils n'étaient pas pauvres, mais simplement économes, n'offrant que rarement des plaisirs à leur fils qui s’accommoda de ses propres créations. Nul doute, son inventivité lui sort de cette privation. Ça me fait rire quand j'y repense parfois...une douce amertume néanmoins, la mélancolie me foudroyant vulgairement et violemment. Je leur ai demandé, plusieurs fois déjà, s'il était possible de contacter Arsène, mais ils fuient ce sujet comme la peste...me proposant de prendre mes lettres pour les envoyer eux-mêmes. Bien qu'ils soient généreux et d'une nature surement sympathique, j'ai des raisons de me méfier. Ils ont toujours couverts leur gamin des autres, l'éloignant le plus possible de la communauté comme un lépreux. Leur unique fils...la rumeur court que la mère est stérile...on dit aussi qu'ils auraient volé le bambin à une autre famille. Des mégères en parlent avec discrétion quand elles aperçoivent les jupes de la Borage. Peut-être veulent-ils lire mes écrits...surveiller les relations...que sais-je. Tout est curieux. Tout l'a toujours été depuis le début. Ma propre grand-mère le regardait avec médisance, me priant de ne pas l'approcher. Mamie a perdu toute sa tête à cause de la vieillesse voilà qu'elle approche la centaine faisant d'elle la plus ancienne habitante de l'île. Mais elle a toujours eu une intuition incroyable, sauvant ma mère de la mort à plusieurs reprises. Quoiqu'il en soit, elle fut heureuse d'apprendre que le jeune Borage était partit. Pourquoi ? Elle ne me l'a jamais clairement expliqué, néanmoins il était drôle de la voir m'inspecter après mes journées à jouer avec lui. Ou me surveiller derrière la fenêtre, tenant son chapelet entre ses doigts. Son comportement s'est amplifié lorsqu'Arsène s'était jeté du haut d'une falaise un soir alors que la mer était déchaînée, et qu'on le retrouva, un peu secoué, mais en parfait état échoué sur la plage. Un gamin aussi fébrile que lui aurait dû se noyer où se faire déchiqueter par les roches. Un miracle qu'on lui déclarait...à croire qu'elle pensait à de la sorcellerie !
Quoiqu'il en soit...je ne peux te mentir cher journal...il me manque terriblement. Il était revenu une seule fois, un été...Plus intriguant que jamais. Plus magnétique aussi, enflammé d'une nouvelle confiance et fierté différentes que celles qu'il possédait déjà gamin. Enorgueilli que les vieilles disaient dans tout le village, se faisant plus remarquer. Plus séduisant aussi...paradoxalement. Certaines n'attendent que ses dix-huit ans et son retour, je le sais. Je ne peux leur en vouloir en vérité...Sans lui, l'île ne possède plus cette étincelle de...magie ? Comment puis-je dire cela sans passer moi-même pour folle...Il enchantait tous les seuils des maisons, ses paroles craquelant les battants de marbre...ses gestes porteurs d'aventures mythiques. Oh et puis...il en savait des choses ! Il m'avait reparlé, rapidement, à la volée comme si je n'existais plus. Comme si ce monde n'existait plus. Quel...con. Oui, con. Pour qui se prenait-il ? Je l'avais invité à la fête du village à laquelle il avait assisté brièvement avant de se retirer et de s'évanouir dans la noirceur de la nuit. Sans même me prévenir ! Jalousie ? Surement. Il est partit. Voilà cinq ans. Il est partit me laissant derrière lui...moi et mon argent, lorsqu'on devait voyager ensemble.

Il me manque.


LE CLUB DES CINQ

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Le limpide ciel aux reflets grisâtres voilait les sottises gamines des yeux impétueux de ces Dieux cruels...des étoiles, infâmes observatrices, se moquant bien du sang découlant de leurs égratignures. En bas, perdu sur une Terre ronde et courant les yeux coincés vers l'au-delà aérien, un jeune homme, sa montre en main, guettait tout mouvement particulier. Son battant marqua une pause, et tel un lapin ayant entendu un craquement de bois, tout son être se tendit plus haut, vers la cime des lourds nuages. Il approchait. Ses pas effrénés s'accélérèrent alors qu'une fine pluie peignait ses traits d'une excitation nouvelle. Il y avait ce vif sourire taquin qui découpait son visage et dévorait toute expression morbide, cette vie pompant le blues des nuits d'hiver pour en recracher des étés à n'en plus finir...il suffisait de regarder ce sourire, et les vacances lavaient nos soucis. Il suffisait de croiser ce sourire...seulement celui-ci. "Bah alors mon vieux, c'est de pire en pire !" Arsène roula au sol, sa bouche embrassant la poussière, sa chemise s’entachant des couleurs verdâtres des herbes perlant de rosées. S'allongeant finalement sur le dos, il se tortilla de douleur et étouffa quelques gémissements à la sensation d'étranges picotements parcourant son être. Une douleur aiguë crasha contre son crâne comme une balle en pleine tête. Et la peine délivra ses tentacules, glissant dans les fossés de son cerveau, creusant son nid entre le gras. Sa chair lui démangeait affreusement, mais il enfonça ses doigts dans la terre, sentant les cailloux mordre sous ses ongles afin de pouvoir limiter la tentation terrible...afin de ne pas s'arracher la peau et peut-être même les muscles. Un cri lui échappa malgré lui, sa lèvre inférieure en sang dû à son mordillement furieux. "Putain !" "Ah non j't'assure, c'est pas comme ça que tu vas créer un portail espace-temps...jte jure ta vitesse est minable." Le garçon s'accroupit près du souffrant, tel un médicomage, sortant de sa poche une fiole au liquide ambré. "Ouvre tes yeux le choucas." Sa voix se perdant manifestement dans l'engourdissement spirituel et le tumulte des spasmes légers de l'animagus, il pressa son pouce contre la paupière de ce dernier, l'obligeant à lui révéler son œil. Ouvrant à l'aide de ses dents le flacon, il versa, non sans perte, le contenu dans la bouche d'Arsène. "C'est grave flippant tes yeux blancs là, t'es sûr que t'as réalisé correctement le rituel ? J'ai jamais vu ça !" "C'est parce qu'il y avait du tonnerre." Gilliat se releva, cachant de son corps le peu de lumière qui pouvait traverser l'épaisse couche morose flottant au-dessus de leur tête. L'automne était là depuis peu de jours, mais il traversait les vêtements et mâchonnait toute chaleur ambiante. "De quoi ?" Les mains dans les poches, il observa les alentours, s'assurant de leur solitude avant de ne retrouver le visage perclus de son ami. "Le temps. J'ai fait combien ?" "Mouais, le tonnerre, bien sûr." Regardant sa montre, il déclara finalement "une minute trente. Hier tu as fais, quinze secondes de moins." C'était devenu un paris entre eux...Sous sa forme de choucas, Arsène, bombant le torse fièrement, devait lui prouver qu'il pouvait atteindre une vitesse assez conséquente pour le transporter dans un autre univers. Bien qu'ils sachent l'un comme l'autre que cela était, en plus d'être inutile, complètement faussé, les compères s'amusaient à faire semblant d'y croire pour voir lequel des deux était le plus stupide. "Tu peux te relever et avoir l'air moins pété ou jvais devoir te couvrir pour les trois prochains jours, le temps que tu fasses ta belle au bois dormant ?" "Ferme-la Gilliat !" sortit-il dans un grognement exaspéré. Tendant son bras, il se fit aider par son compagnon et se remit sur pieds, de manière quelque-peu chancelante. Et c'était toujours ainsi, Gilliat rattrapait sans cesse Arsène, et Arsène éclatait toujours en un artifice de conneries et d'enfantillages dans le cœur de Gilliat.

Le soleil saupoudrait leurs poumons d’or et de miel, embaumant précieusement la déchirure que leurs rires sauvages provoquaient. Comme une orange dont on ouvrait la pulpe avec envie, leurs sourires ravageaient leur visage. Ils n’étaient que des bambins un peu plus grands que les autres. Ils n’étaient que des enfants plus malicieux que les autres, saccageant les règles de leurs mains poussiéreuses, attrapant réprimandes et retenus. Ils ne cessaient de courir vers l’horizon grisonnant, tâchant de leur esprit joueur et taquin les murs de Poudlard…explosant de joie et d’innocence. Une simplicité qui s’entichait de leurs idées. Ils étaient simples…dans la plus belle des manières. Expérimentant en secret, partageant leurs chasses et leurs souvenirs volants, se niquant les dents avec des bonbons trop acidulés, gloussant derrière des étagères de livres dans la bibliothèque. Ils connaissaient les limites que pour mieux les enfreindre. Ils connaissaient les larmes des blessures que pour mieux s’en moquer après. Pointant du doigt et criant au bébé celui qui pleurait en premier.

Dans ses mémoires, ils n’étaient qu’un éventail de vieilles photographies bousillées par les rayons de l’été. Par l’humidité étouffante de son crâne épuisé. Comme dans un grenier, il gardait enfouis dans une boite ces moments de douceurs qu’il ressassait nostalgiquement. Un vieil album que l’on consultait avec un faible rictus aux coins des lèvres, comme effacé par les vagues du temps. Qu’ils avaient bien rigolé à cette époque…quand les bâtiments semblaient plus effrayants qu’ils ne l’étaient, quand ils exploraient les couloirs avec curiosité.


Quelques bruits que l'on peut entendre dans la salle sur demande quand elle est occupée par les vagabonds du savoir

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"Arsène, tu sais, je ne crois pas que les grands savants dansaient en utilisant des produits aussi dangereux." La musique détonnant contre les tympans de la jeunesse, elle se propageait dans toutes les moelles, vibrant dans les muscles de chacun et secouant légèrement leurs membres...Un tapotement de doigts contre la couverture en cuir d'un livre piqué à la réserve interdite, un battement de pieds marquant le rythme avec quelques dérapages et fausses notes, un fredonnement léger et clair s'échappant d'une gorge opaline. Leur esprit fluet ne craignait que peu les conséquences d'une telle dissipation...ou concentration. Tout était flou chez eux, chez les "weirdos" comme le rapportaient les murs de l'école. Ils étaient brillants et loufoques à la fois, de joyeux pantins de la connaissance, leurs yeux reflétant simultanément cet empressement de vivre et la maturité des philosophes grecs. Des bonbons acidulés étaient-ils, pétillant dans toutes les bouches...leur image se mêlant au poison des plus "anthracites" comme disait Arsène. Voilà la pire des insultes que pouvait proférer le Borage, ses vulgarités n'étant que des niaiseries à côté de ce que cet adjectif signifiait pour lui. "Anthracite" était l'essence même de tout ce qu'il détestait : la morosité banale, le quotidien dépourvu d'anticipation, d'excitation, ce ventre qui ne ressentait jamais l'adrénaline le tirailler, ce battant qui suivait une symphonie barbante au lieu de ses vinyles à lui que ses parents lui envoyaient de temps à autre. "Alors quoi ? Sont-ils fiers de vivre à moitié morts ?" rétorquait-il, un sourire narquois couronnant ses lèvres quand un professeur lui suggérait de suivre l'exemple des plus sages. "Dites-moi professeur, avez-vous seulement vécu ?" Une question qui glissait de sa langue claquante, provocante comme un vil serpent, touchant de ses crocs pervers les faiblesses de ces grands. "Ne serait-ce pas une aventure fantastique que de le faire ?" avançait-il lorsqu'il sentait une once d'hésitation dans le comportement de ses camarades. Oh et puis, il collectionnait déjà les rendez-vous chez Hagrid...lui qui roulait à présent ses yeux quand il voyait débarquer le petit Borage à sa porte. Un jour, il lui proposa même des biscuits qu'Arsène empoigna avec entrain et rembourra ses poches. Pour quelle raison déjà s'était-il fait convoquer dernièrement chez la McGo' ? Bagarre ou sottise dans ce genre. Qu'il ne tenait pas en place le vilain petit canard ! Et alors qu'il caressait sans cesse l'expulsion, le directeur surprenait chaque fois toujours plus Poudlard, laissant le pire des boutes-en-train s'en aller avec une retenue seulement.
Conscient de sa délicate situation, Arsène, sous les conseils avisés de son meilleur ami Gilliat, arborait néanmoins une attitude plus posée et détachée en public ces derniers temps. Un comportement qui lui a valu des compliments de la part de tout le corps enseignant, chose qui n'était absolument pas pour déplaire à l'orgueilleux. Néanmoins, quand le club se réunissait, le jeune Rimbaud en lui chapardait. Et la science s'entichait de ses visions fantasques. Elle lui flashait des inspirations de liberté, de grandes paroles perchées qui étrangement prenaient tellement de sens durant leurs diverses retrouvailles. Ils étaient comme tous envoûtés...de candides dionysiaques où le Dieu lui-même envahissait le corps du Borage. Couronné de vignes, celui-ci dansait...funambule des rêves, maître des illusions, il tirait les ficelles de son savoir regorgeant d'ombrages, de sa créativité pesante le faisant carburer durant des nuits et des jours.
"Jte jure que tu vas te tuer si tu continues de te trémousser comme ça en manipulant cette potion." Arsène lança un rictus espiègle à son ami, mouvant ses mains d'autant plus fort. "Mourir serait une si grande aventure mon cher ami." Gilliat secoua sa tête, laissant échapper un soupir amusé de la commissure de ses lippes, tout en retournant à sa lecture. "Hé Arsène, déhanches toi plus mon gars, on dirait une prude là !" Le ricanement fluet de Margot trancha avec la voix profonde qui venait de s'éteindre du côté d'Edom. Ses cheveux bleus (combien de temps cette couleur allait-elle durer ?) remuèrent suivant le balancement de sa tête emplie de rêves et idylles, et le Borage se débarrassa de ses corvées pour changer de musique et rejoindre la jeune fille d'un pas dansant. "Arrrgh j'arrive pas à croire que tu aies mis cette chanson-là vieux !" Le gémissement de Gilliat se noya dans les flots de la mélodie et les supplications de Margot. "Non, non, s'il-te-plait arrêtes !" Il parvint finalement à la tirer de sa chaise, la faisant tourner sur elle-même sous le son de Footloose de Kenny Loggins. C'était dans ces moments-là que secrètement, le libertin Arsène s'attachait étrangement...volontairement, il s'accrochait aux sauts de ses compagnons, qui après une seconde de grognements finissaient par se laisser emporter, à la beauté foudroyante de la joie de sa Margot, aux rires faisant écho à la chanson, la rythmant d'un bonheur vibrant de simplicité, de ce monde qui tournait autour de lui sans qu'il veuille se sortir de ce tourbillon de niaiserie ordinaire. Dans ces moments, il pouvait sentir le jus de sa jeunesse lui éclabousser la bouche et fondre dans sa gorge comme un miel délicieux. Dans ces moments, il conservait, comme un horcruxe, la magie de leur lien indestructible...son patronus prenant forme doucement dans sa baguette. Dans ces moments, ils se fondaient à l'éternité...et n'avaient besoin d'aucune potion de jouvence ou des mains expertes de sorciers. Ils étaient l'éternité, et avaient créé ce que tout alchimiste pourrait envier : la divine félicité.

La porte s'ouvrit avec une légère violence, attirant le regard de tous les élèves dans la pièce. Une ombre s'engouffra à la lumière des bougies pour révéler sa mystérieuse identité. "Oh Salma, viens danser avec nous !" Margot lâcha les mains de l'animagus pour se jeter dans les bras de la métissée, laissant alors ce dernier tel un jouet abandonné par un enfant. Seul et vidé de tout mouvement. La ténébreuse sorcière lui jeta un coup d’œil tout en répondant qu'elle ne souhaitait déranger personne. Une pique lancée à celui-là même qui, quelques secondes plus tôt, enivrait la pièce de ses décadences. "Tu ne dérange personne, viens voir ce que j'ai trouvé." Son corps félin se déplaça, gracile, vers Gilliat et se pencha sur le grimoire qu'il désignait. Le jeune Borage retrouva ses occupations premières en silence, tentant de ravaler les millions de poignards qu'il souhaitait lui cracher à la figure...A l'illuminée, la seule tarée du groupe comme il disait, une espèce d'amertume découlant de ses mots. Elle avait débarqué comme le vent en hiver, faisant vaciller les flammes autour d'elle...faisant chavirer ses battements de cœur. Glaçant la pulpe de ses doigts, remontant jusqu'à son esprit embué de tant de phosphènes désireux...Il y avait quelque-chose de maladif chez elle, de létal qu'il détestait. Elle était cette chute qu'il avait faite, gamin...du haut de cette falaise. Cette claque aiguisée qu'il s'était pris, cette panique qui lui était remontée du tréfonds de ses tripes, cette prière incomplète...maladroite et indicible qui avait remué dans son esprit agité. Et puis, elle était son regard se dirigeant vers les cieux, vers cette odyssée qu'il ne pensait jamais écrire...cette chimère ridicule, celle de voler, celle-là même qui l'avait convaincu de se jeter. C'était dangereux. Ça n'était pas le genre de risques qu'Arsène avait l'habitude de côtoyer; c'était la pénible tentation de commettre le péché ultime...l'impardonnable : une déraisonnable attraction, un magnétisme suicidaire. Parfois en riait-il, seul, face à ses travaux incomplets, à son bazar hasardeux...Vénus violant le territoire de Dionysos, l'Eros pointant son pistolet sur son cœur affolé. Et c'était la roulette russe.

"Hm ?" Des ondes sonores le sortirent de son chœur d'agacement et d'irritation. "J'ai dit fais gaffe tu trembles, t'as déjà fait tomber un truc là." Arsenius recula de quelques-pas, à la recherche de l'objet perdu quand un craquement plongea son battant dans le gouffre du désespoir. Le craquement de son collier de coquillages.

UNE LETTRE PERDUE

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Chère Salma,

Ne m'en veux pas pour mon silence. Celui-là même que je vous ai fait subir durant tout ce temps. Ne m'en veux pas pour ces lettres archaïques, dénuées de toute attention...j'écris rapidement, avec la même boule au ventre, on sait très bien où nous en sommes tous les deux.
Comment vont-ils depuis le départ de Gilliat ? Margot s'en est-elle remise ? A-t-elle grandit ? Remarque comme j'agis toujours tel un parent...Je sais, elle n'est plus une enfant, c'est ce qu'elle me répétait. Et Edom ? Je l'apprécie grandement, malgré tous nos différents, ne soyez pas obnubilés par mes caprices. Je sais que je dépasse les bornes parfois...et, je vous en suis reconnaissant (?) Enfin pour votre patience je veux dire...Je suis persuadé qu'Edom vous accompagne avec toute l'attention qu'on lui connait. Il est différent de moi. Il n'est pas moi, et c'est tant mieux.
Comment vas-tu toi ?
Je ne veux pas véritablement discuter de ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Ni du pourquoi du comment. Si je suis parti, c'est pour fuir toutes ces conversations sans fond. C'est stupide de ressasser le passé, n'est-ce pas ? Ce qui a été fait, est fait. Peu importe ma rancœur. Oublions-la le temps d'une lettre. Mettons de côté nos conflits, et reprenons à zéro..le club (ou ce qu'il en reste) et moi...toi et moi...Je sais qu'on est partit sur de mauvaises bases, et si Gilliat arrivait, je ne sais comment, à t'apprécier c'est pour une bonne raison. Je lui fais confiance. Comme je l'ai toujours fait. Et il ne m'a jamais déçu. Je suis si fier de lui, pour une fois j'éprouve de la vanité pour autre que ma personne diras-tu. C'est vrai, c'est vrai, je te donne le point.
Racontez moi tous ce que vous faites...comment vous allez ? Quelles voies avez-vous prises ? Je ne sais pas vraiment comment parler après des événements pareils, je ne sais pas quoi dire, ni que penser. Comment aborder les sujets sans paraître dénué de sensibilité ? Comment néanmoins la cacher correctement ? Pour ne pas avoir l'air d'un faiblard. Je ne suis pas ça Salma, je ne connais pas les niaiseries communes. J'ai beaucoup de mal à m'en remettre, peut-être...tu dois avoir raison. Je me pavane sur mon île tel un paon mais j'ai perdu toutes mes plumes qui faisaient tant ma grâce. Sais-tu que j'ai enterré ma baguette ? Et que j'aide mon père dans ses activités de pêcheur ? Regarde moi tenter de tout effacer. Mais Papa a toujours dit que cette île était hantée par des fantômes ancestraux...peut-être a-t-il raison ? Peut-être suis-je moi-même possédé. Que sais-je ? J'ai voulu tout oublier. Vous oublier aussi...Reconstruire une autre vie, loin de la magie, loin de tout ce à quoi j'ai pu m'attacher. J'aime pas être attaché, tu le sais ça non ? Et me voilà, en train de vous écrire. Je ne suis pas un faiblard. Je voulais bâtir quelque-chose de nouveau...j'ai besoin de ressentir ce déluge en moi, que la tempête me lave de mon identité, que je retrouve l'Arsène enfant...vagabond de Guernesey, les souliers raccommodés, les paumes cherchant l'aventure, les poings donnant des coups au ciel. Dans mes souvenirs, tout était plus ensoleillé, mais il fait gris depuis quelques-jours déjà.
Tu sais ce que j'ai fait aussi ? Tu vas rire. J'ai acheté un bouquet de fleurs, et je me suis pointé à la porte d'une ancienne amie ! Elle se nomme Lizzie, je ne vous en ai jamais parlé, sûrement. Bref, elle a tellement grandit ! Mais son sourire reste le même. Devine ce que j'ai voulu lui demander ? Oui oui, le grand Arsenius Borage avait décidé d'épouser une jolie midinette moldue ! Vous lisez bien cela ! Le mariage, la robe blanche, les bagues au doigt, les mômes qui se mêleraient à nos jambes et puis notre vieillesse commune et tout le tralala ! La pauvre n'a rien saisi de tout cela...elle n'aurait pas pu comprendre de toute manière, ça ne touche plus la sphère de l'humain. C'est plus que cela, il faut connaître les excentricités sorcières pour avoir ce désir profond pour la simplicité et la réalité. J'avais l'impression d'avoir vécu dans un rêve, je m'y persuadais, loin de ma baguette et de toute transformation. Ça fait depuis...depuis cette nuit que je n'ai pas volé. Peut-être que tout aurait pu être différent si je n'avais pas mis autant de temps à me remettre de ma forme animale. Appelle-moi lâche si tu veux, d'être partit comme ça et de vouloir tout refaire. J'entends déjà le son de ta voix...je sens le goût de ton amertume. Je ne vous laisse pas réparer les pots cassés seuls, Salma. Ne penses pas ça. Je fais face moi aussi aux morceaux brisés. Je ne décide pas non plus de les ignorer. Je vis avec, alors donc, comment puis-je me détourner d'eux de toute façon ? Lizzie était déjà fiancée. Puis engrossée pour finir en beauté. J'ai ravalé ma demande directement ! On aurait dû affronter une séance malaise & co. Elle m'a néanmoins invité à prendre le thé et nous avons un peu renoué contact.
C'est ridicule dois-tu murmurer...ça l'est peut-être...Mais tu sais ce qui est le plus ridicule ? C'est d'avoir su que tout aurait pu être évité. Si seulement tu avais [...]


(la dernière partie semble avoir été déchirée)

ENTRETIEN AVEC EROS

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Puis il était revenu, accessoirement. Il ne savait pas si on avait pleuré son nom. Il avait été égoïste, parce qu’il ne voulait pas s’éteindre à petit feu. Il n’y avait jamais eu de sens dans ses gestes, ni ses paroles…juste un amas confus d’existence s’entremêlant dans son étroit esprit asphyxié. Il était revenu. Les mains fleuries, les valises emplies de bibelots retrouvés sur son île...des fragments de son enfance, de sa personne. Des vieilleries offertes à ceux qu'il avait quitté sans même un mot ou un regard. Un faible sourire gêné effleurant ses lèvres, les pieds tordus comme un enfant, la joue interne ensanglantée. De vieux livres, récits de voyage (ses préférés) pour Salma, un tourne-disque et des vinyles ainsi qu'un Lis de Guernesey pour Margot, et enfin sa collection de pierres semi-précieuses pour Edom. Et pour lui, il avait amassé le vent houleux de son îlot.

-M'as-tu vu ?
-Pardon ?
-M'as-tu vu revenir ? dans tes visions ?
-Non.

Il n’y avait véritablement rien d’autre dans les artères de sa jeunesse. Juste des syllabes non prononcées, une haine renfermée dans les poitrines, un temps qui s’évanouissait rapidement, suivant les flots funèbres et nerveux du fleuve. Et puis il y avait des commissures dans son âme, des grésillements entre les battements, de la brume devant ses rétines épuisées. Une ardeur alcoolisée envoûtant ses sens et ses pensées, elles qui se bousculaient tant depuis la mort de Gilliat...Un mot fondait au contact d'un autre, leur signification s'entremêlant si bien qu'un "je te hais" n'était plus qu'un "je t'aime".

La fumée grisâtre flottait dans la pièce orageuse. Dans la quiétude chaotique, tel un ciel portant en son sein les terribles éclairs de Zeus, des jais de paroles tapageuses s'échangeaient leurs vulgaires émotions. "Tu n'as pas le droit de me juger Arsenius !" répliquait la tigresse dans une voix semi-élevée, faisant gronder sa colère dans ses entrailles. L'autre cadavre ne lui faisait pas face, le poing jeté contre le mur, le visage semblait être tiraillé entre son masque de profonde indifférence et la passion démoniaque de ses émotions. Entre la cordialité de son être, mimique qu'il avait adopté pour paraître détaché de tout, intouchable, increvable, et la bestialité de ses sentiments. Il se souvient de la houle qui avait giflait sa face lorsqu'il marchait vers le refuge, revenant du passé. Il pouvait encore le sentir lui arracher les traits, les pensées et puis le cœur aussi. Parce qu’il le fallait. Il fallait le déluge en son être pour pouvoir se reconstruire, laver cette sueur qui agrippait ses cheveux sur sa nuque. Laver ces larmes terreuses qui embourbaient ses joues. Laver ces troubles, prisonniers de son esprit. Le laver lui aussi de ses misérables souvenirs. La laver de ses lèvres, vierges de tout amour. "Tu n'as pas le droit quand toi" cet syllabe prit une teinte plus accentuée, une explosion de nuance entre le regret et la rancœur. "toi tu nous as abandonné !" Elle ne pouvait dire ça. Ces phrases plongeaient profondément dans ses viscères, cherchant la bestiole agaçante qui dévorerait ce qu'il restait de son être. Des ruines embaumées d'un soleil illusoire, il s'était prit une flèche dans le talon et souriait, magnanimement à son propre reflet somnolent. Il semblait sortir d'un lourd sommeil, d'un coma, où il devait retrouver la suite logique de toutes ces photographies...De tous ces morceaux d'effervescences, de secousses...Perdu, seul, il était partit. Oui. Certes. Mais les avaient-ils oublié ? Non. Qui avait-il de mal dans l'envie de se reconstruire ? Était-ce si mal que ça survivre ? Ils n'avaient pas le droit de le faire mourir. Il devait choisir sa propre mort. Oh et puis il y avait cet autre homme. Ce "Saul", sa colonne vertébrale fleurissant des réminiscences du cadavre chéri. De celui qui hantait silencieusement, d'une perversité qui le faisait parfois vomir, les nuits où tout le monde dormait. Les nuits, où il pouvait enfin révéler ses plaies béantes aux astres, devenues sombres confidentes. Ce "Saul" qu'il ne connaissait ni d'Adam, ni d'Eve, se promenant à la place de son spectre aimé. Ce "Saul" qui le dégoûtait tant, avec qui il a failli en passer aux mains là, tout à l'heure, si Edom n'était pas intervenu...si les cris de Salma ne l'avait pas réveillé de sa violente ivresse. "Comment oses-tu me juger quand tu as ramené cette chose ?!" Et leur discussion gravitait toujours autour de sa maladive jalousie. De ce démon qui le prenait quand il l'imaginait tendre la main de manière avenante à ce "Saul". Cet autre, cet inconnu. Un parasite rongeant la place de Gilliat. Rien que d'y penser, des spasmes le prenait. Elle ne lui inspirait que de la répugnance à présent, cette mauvaise. "Il s'appelle Saul !" Il se retourna avec fougue, les artères de son cou sculptant sa peau. "JE ME FOUS DE SON NOM ! JE NE VEUX PAS LE CONNAITRE !" Salma se leva, faisant face à la vague immense de son courroux. "Tu agis comme un enfant Arsenius ! Quand vas-tu donc comprendre cela ? Gilliat est..." Elle hoqueta, fermant ses paupières pour empêcher la fontaine de son chagrin de dévaler ses joues métissées. "Ce que j'essaie de te dire, c'est qu'il n'est pas là pour prendre sa place. Il ne la prendra jamais. Il nous aide c'est tout, et tu t'y feras." Un rire amer traversa la pièce...ce rire même annonciateur d'éclairs. Cette perversité qui jaillissait du propre cœur du Borage. Et puis il y avait l'appel du vide. Les sirènes de ces gouffres macabres, de sa folie latente...flottant au-dessus de sa tête depuis sa tendre enfance. Ça n'était qu'une question de temps avant que la psychose n'atteigne les racines du bon sens. Il s'était jeté sur les rails de la vie, le bruit sourd de la société saignant ses oreilles, ses phares embrumant ses yeux étoilés. Les mains liées au fer glacé, la corde de sa destinée baisant d'une fièvre démente ses poignées. Les cailloux exploraient son dos...traçant de rouge la peau dorée. Il n'y avait rien à faire, le battant sonnant le lacrymosa, la cage thoracique étouffant ses chants morbides. Il n'y avait plus rien en lui. Ils se déchiraient avec langueur et agonie. Amour et ombre mystique. De l’encens dans les narines, un fanatisme secouant les os…  "Mais dis moi Salma" sa voix sonnait telle une délicieuse invitation, de l'acide mielleux qu'il lui lançait en pleine face, alors qu'il s'approchait doucement. La féline se raidit, prête à bondir...le regard assombri par la suspicion. Elle ne connaissait que très bien cette réaction typique. Celle-là même qui avait coincé son corps entre le torse d'Arsène et les murs de Poudlard...Celle-là même qui l'assourdissait par le tonnerre qui grondait dans le poitrail de l'animal. "oui, dis moi..." Il l'avait atteinte, son index s'enroulant autour d'une de ses boucles d'ébènes. La tigresse ne souhaitait pas fuir. Faire un pas en arrière et c'était le laisser gagner, il s'abreuverait de la faiblesse et profiterait le vil Serdaigle aux écailles de serpent. "A qui cela avantage-t-il le plus ? Hm ?" Un rictus dépravé tordait les lippes du chasseur. "Si tu voulais tant te débarrasser de Gilliat, il fallait le dire ma douce." Elle inspira, soutenant les yeux ténébreux du monstre qui se métamorphosait devant elle...Elle connaissait bien ce joyeux Satan. Lui qui avait été si calme depuis son retour...au fond, peut-être qu'elle savait qu'il reviendrait. Peut-être l'avait-elle vu dans un de ses cauchemars...dans des chimères inconscientes enfouies sous la négation et la peur. "Tu dis n'importe quoi Borage. Tu me rebutes...sale..." Elle aimait Gilliat. Personne ne pouvait en douter. Et personne ne le faisait, si ce n'est cet énergumène. "Vas-y, dis-le. Sale quoi ?" répliqua-t-il dans un murmure. Elle détourna son visage, lui offrant son profil, comme si l'effacer de sa vision pouvait le faire fuir...comme si son battant tanguant au bord de la peine n'allait pas imploser. "Il te baise si bien que ça ?" Serrant son poing et ravalant ses larmes, elle fit un pas en arrière. Outrée, perdue. Dégoûtée. Désabusée. Fatiguée de ces batailles ridicules qui n'en finissaient pas. Arsène jeta un coup d’œil à son poing fermé et tremblant puis revint consteller de ses étoiles pécheresses les traits de l'enchanteresse. "Tu crèves d'envie de me frapper hein ? Fais-le Salma, vas-y." "Si tu crois que je vais m'abaisser à ton petit jeu, Borage, tu ne fais que te tromper. Ce que je vais faire, c'est que je vais quitter cette pièce [...]" Ramassant ses affaires, elle se dirigea vers la porte. Fermant toute expression, fermant ses yeux. Éteignant tout sentiment. Et l'indifférence le tordit de douleur. "[...] je vais prendre Margot avec moi et nous allons sortir nous changer les idées. Saul est partit prendre l'air tout à l'heure, tu peux en être fier. Edom restera là et veillera sur toi puisque tu ne sais pas te gérer seul." Elle lui tourna le dos et s'engouffra vers la sortie..."Et à notre retour, je ne veux plus jamais voir une de ces bouteilles tu m'entends ?"

EXTRAIT DES REFLEXIONS D'ARSENE MIDAS BORAGE SUR LA SOCIETE CONTEMPORAINE : "DE L'IDEOLOGIE SANS AVENIR"

-sound-

Dans leurs paroles qu'entendez-vous ? Dans leurs images que voyez-vous ? Je vais vous le dire. Un totalitarisme qui s'essouffle.
Un totalitarisme, premièrement, dans leurs dictâtes étouffants et immoraux dans les mains d'un seul roi. Son pouvoir n'est-il pas dur et déraisonnable ? L'Histoire n'a-t-elle pas déjà démontré, oh combien de fois les fers n'ouvrent que des plaies, et jamais des portes. On nous parle, aujourd'hui, de grand avenir, d'une politique meilleure. D'une société plus pure. Arrêtons-nous là, le voulez-vous. Voilà quelques mois déjà que la misère erre dans toutes les rues. Voilà quelques mois que des individus meurent la bouche ouverte, les asticots dévorant leurs entrailles petit à petit. Voilà qu'en quelques mois, les mangemorts et leur souverain ont réussi à réaliser ce qu'Hitler a tenté de faire durant toute sa dictature. Quel avenir voyez-vous dans les boyaux d'orphelins éventrés ? Quel grand avenir voyez-vous dans votre soumission volontaire ? La vie sauve ? Comment pouvez-vous en être si sûrs ? Lorsque vous lui offrez sur un plateau d'argent votre fidélité et votre consentement, comment pouvez-vous vous assurer de sa loyauté à lui ? Lorsqu'un homme peut regarder un bambin se faire déchiqueter par les sorts de ses sbires, comment pouvez-vous être sûrs qu'il éprouvera une quelconque pitié ou affection à votre égard ? Je vous pose donc cette question, pouvez-vous vous assurer qu'en sa toute puissance il vous sera bon ? Offrez lui le ciel et il vous fera tomber des éclairs. Offrez lui la mer et il soulèvera des tempêtes. Offrez lui votre esprit et il l'empoignera d'une poigne de fer.
Pourtant, n'est-ce pas vous qui lui offrez son pouvoir ? Vous qui pouvez le lui retirer quand bon vous semble ? Il n'a de puissance que parce que vous éprouvez en silence ses caprices.
Pourquoi alors, quand le peuple peut avoir la parole, décide-t-il de se taire et de trembler ? Voire, plus lâche encore, de se conforter dans des démons aveuglés par le ténébreux désir de contrôle.
Alors je vous le demande, nobles sangs, de quoi avez-vous peur ? Que craignez-vous ? Est-ce vraiment votre choix, votre décision ? Quelle liberté éprouvez-vous dans l'accomplissement de sombres desseins qui ne sont même pas les vôtres ? Quelle vie éprouvez-vous dans la perpétuelle crainte de voir le Tout-Puissant débarquer dans votre maison et tuer tous ceux que vous aimez ?
Mais parlons plutôt de mon appellation précédente "totalitarisme qui s'essouffle". Les questions précédentes seront développées bien plus tard et méritent quelques discussions plus approfondies.
Il est évident que dans cette ombrageuse assemblée, je ne vois que le passé et non l'avenir. Elle date d'hier et non de demain. Puérile et sénile, elle se complet dans son immaturité. Je peux néanmoins donner cela à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, son esclavage est idyllique. En effet, ses partisans suivent des ordres aveuglément, n'ayant nul besoin de réfléchir. Car voilà tout ce qui fait son archaïsme. Des foules suivent sans voir la parole d'un tyran. Des foules mécaniques font sans se rendre compte des barbaries sans nom. Elles n'ont nul besoin de réfléchir, et c'est dans cette immaturité, cette flemmardise qu'ils se complaisent. Lâchez-les dans la nature, sans guide et ordre, et quelle nation/survie pourraient-ils créer ? Des enfants pourraient mieux s'en sortir qu'eux ! Ils resteraient assis à attendre qu'un quelconque fou prenne le pouvoir et dirige bêtement une meute de moutons. Inconscients, ils se sentiront alléger du poids de leur conscience. Ravis de ne pas réfléchir, d'heureux imbéciles pensant que la faute ne leur sera jamais rejetée. Parce qu'ils ont peur de cela. Voilà ce qu'ils craignent : la responsabilité et le devoir de se penser soi-même...de refléter ses gestes et paroles. Ils prennent des prêts-fabriqués, des disques et répètent ce qu'ils ont entendus. Regardons par exemple cette jeunesse sang-pur qui fuit leurs peurs en déclamant tout haut et machinalement les propos de leurs parents. Une antipathie qui démontre de leur immaturité spirituelle. Car c'est beaucoup plus facile de se cacher dans l'ombre et faire comme la masse, que de lever un poing en l'air et réfléchir par soi-même.
Alors j'en implore, jeunesse, levez donc le voile d'illusions qu'on vous attache autour de la tête. Levez-le et regardez autour de vous. Quel avenir voyez-vous ? Richesse ? Vie ? Prospérité ? Soyez honnêtes, regardez-vous, vous et vos mains sales. Car même sans tuer, en suivant ces dictâtes, vous êtes déjà assassins.
L’origine de cette haine n’est qu’une poisseuse insécurité. Elle-même basée sur la prise de conscience affreuse de n’être que des êtres lambda face à la puissance magique. Etes-vous donc aussi lâches ?
Levez-vous jeunesse de sangs-purs, sangs-mêlés, nés-moldus ou sans pouvoir, levez-vous et combattez les violences et les impostures. Transformez, alchimistes de la justice, l’instinct du mal en volonté du bien, la vie en droit, les rois en hommes. Criez donc et vivez. Vous êtes tous et toutes enfants de la Révolution !


© VIPERA EVANESCA 2016



Dernière édition par Arsenius Borage le Mar 20 Déc - 15:24, édité 21 fois
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SPELLS : 2706
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : amber ; queen clunnis (av) ; myself (profil)
MULTINICKS : lavender ; rhea ; isla

AGE : twenty-six winters which freeze her blood.
BLOOD STATUS : purity that flows through her veins.
CIVIL STATUS : black widow. wife in mourning. engaged to his alter ego, rabastan. interested in the eldest of the lestrange.
JOB : formerly potionist in the department of mysteries. she has recently taken the reins and has become the director. the first woman to run this department and one of the youngest without a doubt.
HOGWARTS HOUSE : ravenclaw, a destiny for the descendant of rowena.
MAGIC WAND : carved in ash wood. it measures twenty-seven centimeters, rather rigid. in his heart, a werewolf fang. predisposed to hexes.
PATRONUS CHARM : so silver filament emerges from her wand. she has never succeeded in producing one.
SPECIAL CAPACITY : none, to her greatest regret.
MARAUDER'S MAP : somewhere between home in ireland, hogwarts and the lestrange's manor.
POINTS RP : 2209

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #990033
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Lun 12 Déc - 21:38

bienvenuuuue
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Lun 12 Déc - 21:44

quel bon choix de scénario
bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Lun 12 Déc - 22:27

merci à vous
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 2:53

j'aime beaucoup le choix d'avatar!!! I love you
bienvenue parmi nous I love you
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SPELLS : 814
IDENTITY : despoina, laïla.
FACE & CREDITS : christina nadin, @myown/gifs:@altesse.
MULTINICKS : oreste.

AGE : in her twenties already.
BLOOD STATUS : she doesn't give a damn.
CIVIL STATUS : catcher in the rye.
JOB : former hit witch (in training). now a fugitive, a protector for those in need.
HOGWARTS HOUSE : proud to be a gryffindor, home of the bold and the brave.
MAGIC WAND : larch wood, dullahan hair, predisposed for offensive spells.
PATRONUS CHARM : a red fox.
SPECIAL CAPACITY : a lot of stamina and fighting spirit (mostly athletic abilities).
MARAUDER'S MAP : nowhere to be found. on the run.
POINTS RP : 1204

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : yes, both
COLOR OF MY LIFE : some sort of violet.
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 7:59


encore merci d'avoir pris ce scénario
comme je te disais par mp, ta plume est
j'ai hâte d'en lire davantage.
bienvenue
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SPELLS : 2049
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : katheryn winnick, by chloé love. pic gif by tumblr. signature sandy babe.
MULTINICKS : nest le chelou & az la guerrière.

AGE : quarante-trois ans qu'elle honore le monde sorcier de sa présence, un peu moins depuis qu'elle foule le sol de son port altier. encore dans la fleur de l'âge selon les critères sorciers, même si elle doute de parvenir au centenaire.
BLOOD STATUS : celui des black, celui qui lui a permis de se marier à un malfoy, soit le plus pur possible.
CIVIL STATUS : mariée depuis des décennies, amoureuse comme au premier jour, désespérée de retrouver l'homme qu'elle aimait, et non pas ce fantôme de lui-même. dix-sept ans qu'elle est mère, dévouée à son fils, prête à tout pour lui, chérissant le moindre de ses sourires.
JOB : mother. warrior queen. healer. protector.
HOGWARTS HOUSE : une black, future malfoy, ne pouvait être qu'un serpent. une vipère aux écailles argentées.
MAGIC WAND : depuis qu'elle a offert sa baguette originelle à son fils, elle utilise une baguette volée à un prisonnier par sa soeur. narcissa ignore de quoi elle est faite (en réalité de noyer avec un poil de centaure), mais elle mesure 23 centimètres et répond bien aux sorts de soin.
PATRONUS CHARM : étonnamment, elle est encore capable d'en produire un. et quand elle le fait, c'est une araignée qui apparaît, reflet du dévouement envers sa famille.
MARAUDER'S MAP : le plus souvent au manoir malfoy.
POINTS RP : 3280

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les paroles.
COLOR OF MY LIFE : #9c0909
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 9:33

super choix
bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 9:53

oh dieu ce scénario
je l'aurais tenté si j'avais pas eu rae, je suis trop contente que tu le prennes
bienvenue
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SPELLS : 1209
IDENTITY : LAURA (VINYLES IDYLLES)
FACE & CREDITS : TERESA OMAN (ADL, AMR)
MULTINICKS : ADONIS, ELRONOR, PERCEVAL, ERNIE.

AGE : DIX-NEUF LARMES.
BLOOD STATUS : VENGEANCE MÊLÉE.
CIVIL STATUS : SON CŒUR ET SON CORPS APPARTIENNENT À JAMAIS À CHO CHANG, AUSSI MORTE PUISSE-T-ELLE ÊTRE.
JOB : ANCIENNEMENT JOUEUSE DE QUIDDITCH POUR LA CHINE. RAFLEUSE, ESPIONNE POUR L'ODP.
HOGWARTS HOUSE : SERRES D'AIGLES.
MAGIC WAND : BAGUETTE CHINOISE, MESURANT DIX CENTIMÈTRES , BOIS DE GLYPTOSTROBOIDES, LANGUE DE DRAGON.
PATRONUS CHARM : CYGNE NOIR.
SPECIAL CAPACITY : METAMORPHOMAGE.
MARAUDER'S MAP : LÀ OÙ HÉLÈNE EST SUPPOSÉE ÊTRE.
POINTS RP : 1808

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : seulement pour les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #375D81
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 10:13

supers choix, bienvenue I love you I love you



( she got horns like a devil, pointed at me and there’s nowhere to run from the fire she breathes,)
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 11:17

holala Cole ** je l'aime tellement !

Bienvenue a toi !! Bonne chance pour ta fiche
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SPELLS : 594
IDENTITY : melaluly (mélanie)
FACE & CREDITS : suki waterhouse, faust (av) laurie d'amour (image profil)
MULTINICKS : none

AGE : vingt-quatre ans
BLOOD STATUS : aussi pur que possible, cause de ses privilièges comme de ses tourments
CIVIL STATUS : fiancée, instrument d'une ambition qui n'est pas sienne. subir et consentir voilà ce qui lui reste mais son coeur a décidé de lutter pour son véritable amour nathanaël
JOB : médicomage, elle sauve tous ceux qui peuvent l'être avec le sentiment d'être utile, à défaut de savoir comment se sauver elle-même
HOGWARTS HOUSE : la patience mêlée à l'intelligence ne pouvait aboutir qu'à serdaigle
MAGIC WAND : vingt-trois centimètres, bois d'if, symbole de sa sagesse contient en son cœur une aile de fée. sa baguette est prédisposée aux soins de guérison.
PATRONUS CHARM : un cygne, majestueux et élégant. d'une beauté pure mais d'un caractère fort, il lui correspond bien.
MARAUDER'S MAP : ste mangouste
POINTS RP : 1357

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : jamais essayé en réalité, paroles oui.
COLOR OF MY LIFE : lightseagreen
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 18:16

bienvenue parmi nous I love you
j'adore littéralement le choix d'avatar
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 19:12

Bienvenue parmi nous.
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SPELLS : 415
IDENTITY : chloé, clunnis (balaclavibuhkjd)
FACE & CREDITS : jacky, @freesia (av), bbé (profil)
MULTINICKS : daphne, noor, isak.

AGE : twenty four.
BLOOD STATUS : half-blood.
CIVIL STATUS : he'd do anything for isla clearwater.
JOB : he works as a cook in a shitty restaurant, but unofficially, he's a thief, a scammer, or anything illegal.
HOGWARTS HOUSE : puckwoodgenie, ilvermorny.
MAGIC WAND : my dick.
PATRONUS CHARM : a sloth.
SPECIAL CAPACITY : learning to be an occlumens.
MARAUDER'S MAP : at the old shack, in the lost countryside.
POINTS RP : 929

MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 20:01

oh god, le début de ta fiche est opiohigbkn,lmkjhb
damn
j'adore, avec le joli cole en plus,
bienvenue chez toi, très, mais alors trèèès bons choix



i'm not the kind of fool who's gonna sit and sing to you about stars girl, but last night i looked up into the dark half of the blue, and they'd gone backwards.


la célébritude:
 
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12) Mar 13 Déc - 23:30

laisse béton comme cole, c'est un de mes bbs du moment. super choix.
(en plus, avec le scénario de dane à la base, jômeurs.)

bienvenue ici
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MessageSujet: Re: KOZMIC BLUES. (délai 25/12)

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KOZMIC BLUES. (délai 25/12)

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