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shout let it all out ≈ animation vi.

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MessageSujet: shout let it all out ≈ animation vi. Jeu 22 Déc - 16:00

« quand on tue quelqu'un, c'est prendre tout le temps qui leur restait et se l'approprier. »  w/ animation vi.


Les jonquilles étaient jaunes. Une banalité, une couleur qui se traduit par le nom de la fleur. Un jaune parfait, scintillant comme le soleil sur ma peau. Un jaune inégalable, comme des poussins, comme l’arc-en-ciel. Un jaune qu’on ne peut décrire, un jaune. Souvenir de cette nuit, souvenir de cette course poursuite. Et je regardais les jonquilles, je les admirais d’être aussi pures. D’une couleur d’opale de feu, d’une couleur qui rappelle les sombres démons.
Je me rappelle de ses jonquilles là. Je ne peux les oublier dès qu’une nuance de jaune s’approche de mon regard et que mes iris croisent les couleurs ; je ne peux oublier. Rongée par la nuit et les jonquilles, voilà une triste fable qui ne peut appartenir qu’à une bâtarde.
Des tas de jonquilles sur un lit d’herbe, des tas de jonquilles entourant le grand saule et les joues pleurant. Cours petite lumière, noies-toi dans les draps jaunes, cours petit soleil, que j’embrasse de tes dents ton cœur. La lune était jolie. Toujours aussi brillante dans le firmament, imposant sa splendeur comme pour vous appeler du regard. Elle jouait avec les jonquilles, défiait de son blanc glace le soleil qui brûlait dans les fleurs. Et elle a appelé son ami le vent pour rompre les pétales, envoler le jaune et n’être que l’unique lumière à observer, reine impétueuse et orgueilleuse. Et le vent vint, mais les jonquilles restèrent à leurs places, luttant contre les secousses, repoussant tous fracas. Les jonquilles n’attendaient pas le vent pour rompre ni la lune pour les briser, elle n’attendait que moi. Elle n’attendait qu’une évolution, qu’un regard, qu’un geste. Je n’ai jamais oublié ses jonquilles jaunes, jamais. Elles étaient plus jolies à regarder, plus captivante que la lune en forme de croissant. Elle n’était pas ronde, pas aussi captivante, la lune me laissait vivre. La lune me laissait faire ce que je faisais le mieux. La lune m’a même murmurée que ce n’était pas la bête, que ce n’était pas les jonquilles. Elle m’a susurré que la seule comédienne sur scène n’était que la gamine de la rue. Elle n’a pas utilisé les autres mots, ne voulant pas vexer mon orgueil ou simplement me respecter un minimum. Elle n’a pas dit fille de putain. Ni fille de loup. J’étais juste Arabella, j’étais juste en train de faire mon travail. Les jonquilles sont soudainement devenues fades, me rappelant que je n’étais pas seule et la silhouette sous ce bois pleurait. Elle me suppliait, de ses jolies jambes à sa poitrine bien trop débordante. Elle me disait qu’elle était née ainsi, que la vie l’a privée de sa magie. Mais je n’entendais pas, il n’y avait que ses courbes qui me fascinaient. Ses longues jambes dénudés, rougies par des éraflures ; que les jonquilles sont vilaines. Et elle me suppliait d’un madame, et elle me disait que ce n’était pas grave. Et que son regard était beau, marron comme le tronc du bois. Des cheveux jaunes, d’or, des cheveux jonquilles. Je me suis approchée, je me rappelle que la lune avait faim. Alors j’ai avancé, collant mes genoux contre le sol. Je me rappelle avoir caressée sa joue, nettoyant le mascara coulé. Je me rappelle de mes lèvres, si douces et pures, ne se mélangeant pas aux vices que sont les vilaines jonquilles. Les mains sur son corps, les mains sur sa gorge. Dors, vilaine chose, dors. La baguette contre son cou, le SectumSempra jeté. Il ne me reste que son cri, tandis que la jugulaire se lacère suivi de son visage, de son corps. La poupée de porcelaine devenue rouge.
Et les jolies jonquilles n’étaient plus jaunes, une couleur vermeille vint s’y mélanger. Mort lente et subtile, mort lente et lascive. Je me rappelle avoir préféré regarder les jonquilles changer, et la lune sourire. Je me rappelle de cette nuit et de ses jonquilles d’ors devenues rubis.
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