AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

(ANIM VI ≈ and should the sky be filled with fire and smoke)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
SPELLS : 866
IDENTITY : red strings (manon)
FACE & CREDITS : alycia debnam carey. @wildbeast. (avatar, bazzart)
MULTINICKS : coré et marla.
AGE : vingt-et-un ans, quelques années qui saupoudrent, effleurent parfois le temps des autres.
BLOOD STATUS : de sang-mêlé, c'est un mélange homogène qui se distille dans ses veines, le sang bleu français et le noir écossais.
CIVIL STATUS : pucey mais c'est une love story d'amours impossibles.
JOB : ancienne étudiante en soin aux créatures magiques, elle a tout quitté, un soleil se levant, pour aller le suivre jusqu'en grande-bretagne avant qu'il ne s'y couche définitivement.
MAGIC WAND : taillée dans le bois du peuplier et d'une longueur de dix-neuf centimètres, la baguette de mathilda contient en son coeur une larme de licorne et est prédisposée aux sortilèges informulés.
PATRONUS CHARM : un raton laveur.
MARAUDER'S MAP : le campement des insoumis.
POINTS RP : 504

MessageSujet: (ANIM VI ≈ and should the sky be filled with fire and smoke) Lun 26 Déc - 2:01

ANIMATION VI.

animation vi : tu sais déjà comment cela se termine - c'est juste que tu oublies comment ça a commencé.

dehors, l'orage gronde. les éclairs s'échouent sur les immenses baies vitrées brisées par la tempête. quelques gouttes viennent s'y écraser, également, tambour oppressant qui n'a de cesse de revenir au creux de ses oreilles. le vent, lui, s'engouffre dans la cheminée, repart, crée d'immenses courants d'air dans la maison pavillonnaire, menace, chaque instant un peu plus de la renverser, vulgaire cabane de paille construite par deux vieillards d'amour. bringuebalante, la maison, bringuebalants, les amours échoués. il ne reste plus rien, ou presque, de ces souvenirs familiaux qui autrefois habillaient les murs. plus rien qu'une carcasse vide de bonheur, abandonnée aux vents et marées qui n'ont de cesse de l'assaillir depuis quelques mois.
elle détaille la façon dont la lumière arrive sur son visage. au travers de l'opacité rugueuse des nuages se glissent quelques rayons de soleil, qui dévorent sa joue et meurent sur l'arrête de cette mâchoire, tendue, derrière laquelle se devinent quelques molaires qui claquent, qui broient, de loin, de là où elle les voit. elle les observe, doucement. un battement de cils, seulement. l'ultime.
et puis,  c'est l'avant-bras qui serre encore plus la gorge, le rouge qui monte, peu à peu, accompagné de la peur. elle finit par le regarder droit dans les yeux, maintenue pieds pendus dans l'air contre des murs si fébriles. elle l'observe. ne dit rien. gémit, presque silencieusement, de douleur, tandis que sa baguette appuie chaque seconde davantage sur sa gorge. et peinent, les courants d'air qui chatouillent ses oreilles, à passer la barrière de cet avant bras. barbelé musclé et tailladé.
son visage à lui se meurt aussi, peu à peu. cela fait quelques temps qu'il est comme ça. quelque temps que l'orage gronde. elle peut presque deviner aujourd'hui les éclairs se frayer un chemin dans ses iris noirs-haine. ce sont les choses qu'elle devine encore, quelques instants : les molaires qui claquent et qui broient, et les éclairs qui traversent les iris.
il y a ses bras à elle, qui claquent contre le mur, ses ongles à elle, qui griffent le mur et les tapisseries. parce qu'elle ne se débat plus, mais que ce sont les nerfs qui lâchent, attrapent le papier-peint sablé de la salle à manger, laissent dans leur sillon le témoignage de leur supplice. il y a le rouge qui se mêle au sable, à sa tempête de souvenirs qui lui reviennent, encore, souvent lorsqu'elle le regarde ainsi : des châteaux de sables et le très faible bruit des minuscules vagues méditerranéennes qui glissent sur le rivage.

une onde de chaleur s'abat soudainement sur elle, de celles qui la ramènent à ces étés. elle voit gaspard, au loin, courir vers elle et s'approcher, rieur, lui lancer du sable dans les yeux. le sel lui pique la rétine, la brûle, même. elle pleure quelques minutes, tente d'essuyer son visage, mais chaque fois qu'elle croit avoir tout retiré, elle en ramène elle-même avec ses doigts potelés. c'est une brûlure qui n'en finit pas d'irradier sa rétine, qui dévore ses yeux d'une douleur indicible. alors elle finit par les rouvrir, affronter de nouveau le soleil et les yeux espiègles de son frère. elle se lève, lui court après, le pousse dans l'eau dès qu'elle en a l'occasion et finit par tenter de le noyer. mais c'est tenter de couler du chêne. elle n'y parvient jamais. il est de ceux qui restent à la surface, pour elle. de ceux contre lesquels elle n'a pas suffisamment de forces, de ceux contre lesquels elle n'a pas même l'envie de se battre. alors il la suit comme l'ombre derrière chacun de ses pas, la fait trébucher, parfois, la noie, puisque lui y parvient.
la journée passée, ils s'endorment pourtant, côte à côte. lui a le bras qui passe sur sa taille, le nez dans ses cheveux. et il la serre dans ses bras jusqu'à ce qu'elle s'endorme paisiblement.

et puis, soudainement, une main spectrale la projette au sol violemment. les forces quittent ses muscles, elle les sent, peu à peu, s'atrophier, trembler dans un soupir, jusqu'à ce qu'un instant le répit lui soit accordé. elle sent, l'épée de damoclès dont la pointe s'enfonce doucement dans son abdomen, elle sent, le sang perler au dessus de son nombril. et pourtant, elle respire. fortement, comme si l'air lui avait manqué, alors que seul le sang coule. mathilda glisse une main dans ses cheveux, contre ce crâne, qui irradie, qui vrille, la boîte crânienne qui implose, qui la déséquilibre. c'est un liquide épais et pourpre, qu'elle retrouve sur ses doigts, qu'elle observe quelques instants avec intrigue. ses yeux se plisse. la lumière les agresse, encore, ces yeux pourtant robustes. le monde tangue et elle semble tanguer avec lui, lorsqu'elle se redresse difficilement, et trouve finalement un point d'ancrage à son regard. c'est une silhouette rigide qui se dresse devant elle. « gas... gaspard ? » parvient-elle à glisser, entre ces lèvres tremblantes, alors même que de nouveau elle trébuche et que ses genoux heurtent le parquet qui craque sous son poids, qui semble même s'effondrer lorsque son corps l'effleure. elle l'observe encore. le voit lever sa baguette. des sanglots éclatent, échos de ces tremblements, ces spasmes qui seuls semblent l'animer depuis ces dernières secondes, animal ou proie, simple gibier qu'elle devine dans le reflet de ses prunelles. il n'hésite pas. prononce ce qui est pourtant impardonnable, préjudiciable sous mille lois, incompréhensible sous cent amours. « avada kedavra ! »
et c'est l'âme, alors, qui s'en va. qui quitte le corps, qui peut l'observer dans son dernier spasme nerveux, s'animer de la magie qu'il subit, qu'il intègre. c'est l'âme qui s'en va, et le corps qui se meurt brutalement. qui s'échoue sur le rivage des bois flottants.

elle se réveille en sursaut. un appel d'air, soudain. elle se redresse brutalement, et, aussi violemment perd l'équilibre et se rallonge dans son lit. c'est une douleur brûlante, terrible, qui part de son cou et vrille ses tempes. alors, mathilda ne fait qu'ouvrir les yeux, observer. un rayon de lumière se dissipe au travers des rideaux blancs de sa chambre. ses couvertures sont remontées jusque sur sa poitrine, enroulent même son corps frêle. son oreiller et trempé, sûrement autant de larmes que de transpiration. elle sent quelques gouttes, encore, perler le long de sa colonne vertébrale, descendre jusqu'au creux de ses reins. elle fouille, cherche dans sa mémoire, dans ses derniers souvenirs : seuls lui reviennent ceux d'un rêve dans lequel elle se voit encore morte. c'est encore tremblante qu'elle se redresse soudainement, ignorant vertiges, ce sol qu'elle voit bouger encore, ignorant ces membres fragiles et la façon qu'ils ont d'obéir à ses pensées de façon entrecoupée. elle traverse le palier, en tentant de se dépêcher ; ses chevilles lui font défaut, son corps entier lui fait défaut. alors, encore une fois, ses jambes l'abandonnent, elle se raccroche de justesse au lavabo de la salle de bain dans laquelle elle désirait se rendre. et c'est son propre reflet qui la fait s'effondrer.
de larges traces violacées habillent son cou, nuages crépusculaires hantés par les menaces de la nuit proche. alors quelques larmes, de nouveau, viennent meurtrir son visage lui aussi abîmé par le conflit, aux expressions habitées par la peur. c'est l'horreur qui se lit sur ses lèvres tremblantes, sa mâchoire contractée, ses phalanges bleuies et ses ongles ensanglantés. alors c'est un corps à moitié mort qui se traîne, longuement, péniblement jusqu'à sa chambre, qui attrape le premier sac, qui y met les premiers objets. c'est un corps détruit qu'elle ne reconnaît plus, une oeuvre d'art, la pièce maîtresse même de semaines de douleurs tues dont mathilda est le support. la sculpture modelée, taillée dans le marbre au couteau s'affaire ; et écrit.

Je ne me souviens plus du jour où cela à commencé. Peut-être était-ce un jeudi, où le soleil te dévorait le visage. Il te mangeait trop, je crois. Il te rappelait trop que certaines choses peuvent t'atteindre, encore, en dehors de la mort de maman.
Mais je ne m'en souviens plus.
La plupart du temps, je ne m'en souviens pas.
Je me souviens juste de la douleur. Différente, à chaque fois, tant tu sembles faire preuve d'imagination dans la destruction.
Je me suis vue mourir de ta main aujourd'hui. Encore. Peut-être, est-ce finalement le destin funeste qui me tombera dessus, un jour, qui arrivera sans même crier gare : car tu ne cries même plus lorsque tu me détruis.Tu te tais. Tu tailles de sang-froid un corps de sang que tu tentes de soigner par la suite.
Je ne suis pas à briser.
Et si je ne suis pas à briser, je ne suis pas à soigner non plus.

Je ne me souviens plus du jour ou de la raison pour laquelle tout ceci a commencé.
Je sais juste que, si je reste ici tu finiras par me tuer.

J'espère que tu trouveras ça dans mes affaires une fois que j'aurai foulé le sol de l'Angleterre.
Ne me cherche pas. Tu es déjà bien ambitieux de vouloir te détruire seul.

Une seule et même âme.
Je t'aime, Gaspard.

Mathilda.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

(ANIM VI ≈ and should the sky be filled with fire and smoke)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» "Les diverses techniques d'animation des leurres durs"
» animation de LS intriguante
» Mollusques,crustacés et autres invertébrés.
» Corvette C3 Turbo
» Huile moteur C6 Z06

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VIPERA EVANESCA :: Weasleys' Wizard Wheezes :: animations-