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DROWNING (RISLA)

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SPELLS : 415
IDENTITY : chloé, clunnis (balaclavibuhkjd)
FACE & CREDITS : jacky, @freesia (av), bbé (profil)
MULTINICKS : daphne, noor, isak.

AGE : twenty four.
BLOOD STATUS : half-blood.
CIVIL STATUS : he'd do anything for isla clearwater.
JOB : he works as a cook in a shitty restaurant, but unofficially, he's a thief, a scammer, or anything illegal.
HOGWARTS HOUSE : puckwoodgenie, ilvermorny.
MAGIC WAND : my dick.
PATRONUS CHARM : a sloth.
SPECIAL CAPACITY : learning to be an occlumens.
MARAUDER'S MAP : at the old shack, in the lost countryside.
POINTS RP : 836

MessageSujet: DROWNING (RISLA) Mer 28 Déc - 19:43



Can you follow me out to the water, I can show you were sinking deeper,
Let me know, cause I'm drowning for you

Isla. Quatre lettres, personne complexe. Prénom angélique pour une vile démone. Paradoxe. Isla, tu me rentres dans la tête, tu t'immisces comme un vulgaire parasite dans mon esprit par la force d'un simple sourire. Tu as un pouvoir que je n'ai perçu chez aucune autre fille, et pourtant, je sais que les filles sont toutes les mêmes. Les filles aiment plaire, sans trop en jouer. Les filles rigolent lorsqu'un garçon leur plaît, elles usent de leurs charmes pour les charmer et tous les faire tomber à leurs pieds. Je te croyais comme toutes ces filles, toutes copies conformes, toutes inutiles, au fond. Toi, tu n'es pas inutile. Tu possèdes cette chose indescriptible, indéfinissable. Ce n'est pas une étincelle, c'est plus que ça. C'est puissant. Plus puissant que la magie elle-même. Isla, tu apparais dans mes rêves les plus réels, ces rêves dont on se souvient toujours lors du réveil. Ces rêves qui troublent et nous fait se questionner sur nous-mêmes, et sur les autres, aussi. Et j'y pense toute la journée, à leur possible signification. Je me dis que c'est peut-être un hasard, ou peut-être un destin à ne pas ignorer. Mais j'abandonne toujours, de peur d'affronter la réalité. Isla, tu parviens à me faire voir le monde différemment. C'est con à dire, aussi très cliché. Je ne connais pas ce monde de pseudos-lovers dévoués envers une demoiselle qui n'en a au fond rien à foutre, et je ne ferai jamais parti de ce monde-là. Faut pas rêver. J'ai pas la gueule du romantique, je ne veux pas tomber dans ces pièges que tu me tends sans cesse, sans même te rendre compte. Isla, Isla, Isla. Il y a des milliers de choses que je pourrais dire à propos de toi. Mais je ne les dirais pas, à personne, j'évite même de me les dire à moi. Mais il y a des fois où je n'ai tout simplement pas le choix, et je ne veux pas savoir ce que cela signifie. Isla, tu es là. Devant moi. Je suis perdu dans mes songes, et comme une habitude dont tu n'as certainement pas conscience, tu me tires instantanément de mes rêveries éveillées. Je te regarde, un léger sourire innocent placardé sur mon visage. Tu m'as donné rendez-vous, me prévenant il y a quelques heures à peine. Je me doute bien pourquoi. Dimitri. Tout est à propos de Dimitri, tout tourne autour de lui. Le monde est son arène, mais depuis la mort de la reine désœuvrée et de la princesse chérie, il n'est plus qu'un échec, qu'un maigre grain de sable, dans ce monde qu'il savait si bien apprivoiser. Tu es sa deuxième reine, sa véritable reine qu'il ne cache pas. Vous avez toujours aimé jouer avec le danger comme s'il vous collait à la peau. Fait l'un pour l'autre. Deux sorciers à l'audace de plomb. Dimitri est tombé avant toi. N'ayant pas le temps de tirer sa référence, il a laissé sa descendance périr en préférant sauver sa peau. Lâche. Ça ne m'étonne pas que nous soyons meilleurs amis malgré nos différences. Dans l'arrogance, nous restons traître. C'est ce qui nous a rapproché. Mais toi, Isla, tu es bien trop pure pour un fuyard comme lui. Bien trop clémente, bien trop rayonnante, bien trop tout. Tu es trop pour deux sales types comme nous. Je te laisse le temps d'avancer, ne bougeant pas du mur auquel je suis adossé. - Isla. Je n'ai jamais dit bonjour à qui que ce soit. Du moins, pas en étant moi-même. Simple habitude, simple envie de déranger. Ce n'est pas de la provocation, ni même de l'impolitesse. Seulement un désir de créer l'instabilité. - T'as besoin d'un petit remontant. Suis-moi. Je te fais un signe de la tête, me redresse enfin. Personne ne sait réellement où cette soirée va nous mener, mais je tiens à m'en souvenir jusqu'à la fin.



i'm not the kind of fool who's gonna sit and sing to you about stars girl, but last night i looked up into the dark half of the blue, and they'd gone backwards.


la célébritude:
 
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SPELLS : 2552
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : holland ; queen clunnis (av)
MULTINICKS : cassandre ; rhea ; riley

AGE : twenty five years that the doll has marked the world with her volatile footprint.
BLOOD STATUS : muggle-born.
CIVIL STATUS : she loves her past (scrimgeour) but she's in love with her future (snyder).
JOB : former professional quidditch player, she proudly wore the emblem of the holyhead harpies at the pursuing post.
HOGWARTS HOUSE : gryffindor has been her home for years.
MAGIC WAND : carved in mahogany wood, in his heart, a tear of a unicorn. it measures eighteen centimeters and is predisposed to unformulated spells.
PATRONUS CHARM : incorporeal but once it took the form of a lion.
SPECIAL CAPACITY : none.
MARAUDER'S MAP : a lost house in the muggle countryside with rich, dimitri, ernest and a bunch of people.
POINTS RP : 1896

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #006633
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mer 28 Déc - 23:29


○ ◇ ○
look what you're doing, look what you've done
but in this jungle, you can't run.



Quelques mèches folles qui virevoltent dans les airs. L'ombre de la douce créature s'efface dans le flot des ténèbres. La nuit commence doucement à tomber alors qu'elle se faufile en dehors du campement. Elle abaisse la capuche de sa cape noire sur sa chevelure flamboyante coiffée en un chignon négligé. La gamine ne peut se faire reconnaître. Un regard croisé pourrait signer sa mort. Elle se doit d'être prudente. La poupée assume sa prise de risques. Elle n'a qu'une envie, revoir le petit brigand au sourire ravageur. Dimitri, elle n'en a eu aucune nouvelle voilà des semaines. Elle ne sait pas et l'attente la ronge de l'intérieur tel un mal incurable. Une dernière pensée se perdant à la manière d'une poussière dans l'univers. Et la gamine transplane en un battement de cils. Quelques secondes suffisent à la dépayser. Une odeur familière vient lui caresser le nez. La poupée inspire profondément avant de laisser un large sourire se former sur ses lippes rosées. Les ruelles moldues, voilà des mois qu'elle ne les a pas foulées. Son regard émeraude se perd sur les vitrines des boutiques. Un léger rire vient même glisser sur sa bouche alors qu'elle aperçoit des décorations célébrant le jour d'Halloween. Le orange et le noir semblent avoir envahi les différentes boutiques. Traditions et croyances moldues avec lesquelles elle a toujours vécu. Pendant un instants, elle oublie tout. La guerre. La peur. Les morts. Le trou béant dans son palpitant. Puis elle se revoit riant à pleins poumons alors que Pénélope tente maladroitement de cuisiner une tarte à la citrouille. Et la joie d'un instant laisse place à la peine constante. Celle qu'elle n'arrive à faire taire. Ce mal qu'elle aurait pu combattre si celui qu'elle aime ne l'avait pas laissé tombé, à son tour. Le seul répondant à ses appels n'est pas celui qu'elle avait imaginé. C'est lorsque l'on prononce son prénom qu'elle reprend ses esprits. Elle pose ses iris émeraudes sur la silhouette bancale du prince des voleurs. Un soupir de soulagement glisse de ses lèvres. Il est le remède à ses maux, peut-être. Rich. finit-elle par lâcher dans un mélange de délivrance et de réconfort. Cri du cœur qui chamboule la jolie poupée. Un simple nom susurré à l'orée de ses lippes mais qui en dit bien plus qu'elle ne le voudrait. Et il l'a bien compris. Elle ne répond pas à sa proposition qui n'en était pas réellement une. La douceur se surprend à suivre le pêché. Pas un mot, pas un bruit. Seulement le claquement de ses talons sur les petits pavés.  Plusieurs minutes s'écoulent dans l'écho du silence qui les tourmente. La gamine ne pose pas son regard sur lui, pas encore. Elle se contente de fixer cet horizon qui lui semble si loin et si proche à la fois. Et la sorcière se demande si sa soeur fixe elle aussi cette ligne abritant l'astre solaire. Puis son regard se détourne pour venir fixer ses pieds. Un. Deux. Trois. Compter chacun de ses pas lui permet de ne pas penser, de vider son esprit si embrumé.
Puis ce fut le choc frontal. La princesse des airs se prend de plein fouet celui qui lui rappelle une époque de nostalgie. Ses joues s'empourprent quelques secondes alors qu'elle bredouille un pardon peu concluant. Son regard vient se poser sur celui du brigand, comme hypnotisée par une certaine beauté qu'elle n'aurait pu soupçonné. Un petit mouvement du visage avant qu'elle ne détourne ses pupilles en direction de la bâtisse sur sa gauche. L'endroit me paraît fort peu fréquentable. finit-elle par lancer alors que le ciel a presque entièrement revêtu son habit de nuit. Mais cela me convient. dit-elle en haussant des épaules. Suis moi. Un murmure faisant écho aux paroles du jeune homme alors qu'elle s'engouffre dans les ténèbres d'un pas peu assuré. La gamine a besoin de se retrouver, de le retrouver. Il lui faut renouer avec certaines parties de son passé. Tout a été chamboulé dans sa vie d'ordinaire si paisible. Et dans tous ces changements, le brigand est son unique pilier. Vestige d'une vie qu'elle n'a pu oublier.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Lun 30 Jan - 22:24

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Let me know, cause I'm drowning for you

Étincelle dans l'regard, dont je n'm'efforce même plus d'en diminuer l'intensité. J'y arriverai pas, de toutes les manières. Il n'y a plus rien à faire, à part espérer doucement que tu n'la vois pas. Cette étincelle qui s'illumine lorsque j'te vois, et qui s'est encore plus intensifiée quand tu t'es mise à parler. "Rich", que tu laisses s'échapper d'entre tes lèvres comme un murmure effrayé, mais doux à la fois. Putain de métaphore pour un putain de prénom minable, j'en reviens pas. J'fais aussitôt taire le léger sourire qui s'dresse maladroitement sur mon visage. Des sourires comme ça, presque purs, j'en veux pas. J'en ai jamais voulu. Ce serait me trahir, me tromper. J'pourrais pas l'assumer. J'te fais signe de me suivre, mais j'ai aucune idée d'où aller. J'connais pas cette foutue ville moldue et ces maisons identique figées dans le temps. Les commerces ont cet air crade que j'connais si bien. Ils ont installé les décos d'Halloween, ces cons. Ils enjolivent la mort, alors que dans notre monde, elle n'est que laide. Cruelle, lâche, imprévisible. Au fond, elle est un peu comme moi. Mais il lui manque l'humour. Pour ça, là, j'suis solo. J'me réconforte en m'disant que j'ai au moins un truc que la mort n'a pas. C'est presque rassurant. La mort nous hante tellement qu'on la voit partout quitte à parfois se prendre pour elle, alors qu'au final, elle seule est réellement cruelle, entraînant les âmes en perdition dans sa monstruosité. Ici, la monstruosité est presque douce, transformée. On s'met lentement à marcher, j'te vois explorer les lieux, le regard peu assuré. J'ai trop l'habitude de traîner dans ces ruelles glauques et désertes, que peu osent arpenter, mais c'est vrai que de t'voir toi, là, perchée sur tes aiguilles, ça rend les alentours plus beaux. J'te regarde un peu, trop, ce serait flippant. Mais j'passerai ma vie à te regarder si j'le pouvais, mais j'essaie juste d'me garder un semblant de dignité - s'il m'en reste. J'ai ce vague souvenir d'un bar au coin de la troisième rue par la droite, mais ça date. J'décide de prendre le risque, après tout, j'pourrai aller n'importe où. J'me dis bêtement que chaque moment passé avec toi est précieux, alors la destination finale a pas d'importance, au fond. Mille idées me traversent l'esprit, mille illusions, mille utopies. J'vois tes joues rosir sous mes yeux, j'essaie un instant d'me dire que c'est peut-être à cause de moi, mais j'me résous au vent. Le vent ouais, c'est frisquet, ça rougit un peu, sûrement. Tu soulignes l'endroit qui craint au max par un "peu fréquentable" qui me fait à nouveau sourire. Peu fréquentable. Jolie manière de dire les choses, c'est presque précautionneux. J'adore ça chez toi. Cette précision inconsciente, cette élégance naturelle. - T'inquiète pas, t'es en sécurité avec moi. ... Pourquoi j'ai dit ça ??? Putain de merde. J'suis fiché. J'suis catégorisé lover. Non. Pas moi, sérieux, non, j'suis pas comme ça. J'ose plus te regarder. J'veux pas voir l'air que t'as sur ton visage après ces paroles de couillon. J'accélère mes pas, malaise inconcevable. J'viens à peine de t'retrouver, j'en crevais, et voilà que j'foire tout en faisant comme tous ces autres canards raides dingue de l'inaccessible. J'ai qu'une envie, tracer ma route, mais ce serait pire. Quel con j'fais. J'te fuis du regard, et d'toute façon, on est arrivé. J'tâte mes poches de mes paumes, réalise silencieusement et avec effroi que j'ai strictement aucune tune moldue sur moi. Double-merde. J'sors c'que j'trouve, soit un briquet, des feuilles à rouler, du tabac bon marché, et de l'ecsta. Sans compter ces quelques jeunes, juste devant le bar. Mineurs, sans aucun doute, au sommet d'leur inconscience. Futures proies. - Attends-moi là. J'tenais pas vraiment à c'que tu m'vois en plein business de minable, mais l'choix ne s'impose pas. J'm'avance vers la petite bande, ces p'tits merdeux qui donneraient leur bras pour n'avoir ne serait-ce que quelques cachetons, ou quelques malheureux grammes. C'est rapide, furtif. Gosses fascinés, en même temps, dans une cambrousse pareille, ça se comprend. J'reviens rapidement vers toi, me positionnant à tes côtés. J'observe la devanture du bar. Malsain. Premier mot qui m'vient à l'esprit. Sale, aussi. - T'as sûrement connu mieux, j'suis désolé, j'suis pas trop calé en bars moldus. Excuse de merde. C'est juste que dans les bars plus côtés, on m'accepte pas au vu de ma sale gueule, ou alors faut que j'me métamorphose et que j'joue un rôle. Avec les gonzesses, j'ai jamais fait d'effort, et j'ai jamais culpabilisé non plus. Là, c'est pas pareil, j'me sens presque ridicule, comme si qu'un gros "couillon" était encré sur mon front. Mais j'persiste, parce que c'est tout c'qui me reste à faire, parce que c'est toi, aussi. Surtout. J'pose machinalement ma main sur le bas de ton dos, pour nous faire avancer. Même moi, je sens l'infime électricité. Légère décharge. J'pousse la porte. J'prête pas réellement attention à c'qui s'passe autour, j'me contente simplement à garder cette maigre emprise que j'ai sur toi, parce que j'suis sûre que l'un de ces crevards attablés lorgne déjà sur toi. Ils ont pas intérêt à t'approcher. T'es trop pure pour eux. - Qu'est-ce que je t'offre ? Mon coude se laisse tomber sur la table du bar, je lance un sourire au serveur, toujours le même que la dernière fois. Puis j'te regarde toi, comme une énième fois. Parce que j'en ai jamais assez, jamais j'pourrais m'en lasser.



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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Lun 13 Fév - 0:44


○ ◇ ○
open your hand, take a glass.
don't be scared, i'm right here.



Le visage de poupée ne faisait que de fixer celui du criminel face à elle. La gamine retient ses lèvres de s'étirer en une série de sourires niais. Elle n'oublie pas la raison de cette rencontre. Elle ne peut pas abandonner la chair de sa chair. Mais elle n'arrive à balayer cette tension qu'elle ressent dans son corps tout entier. C'est peut-être stupide. Probablement même. Mais après tout, combien de temps leur reste-t-il avant que tout soit balayé ? Ses pupilles émeraudes finissent par fixer le sol pavé alors qu'elle sent le regard transperçant du brigand. Ses doigts viennent jouer dans sa chevelure légèrement ondulée. Gamine elle redevient. La lionne finit par poser ses iris sur la devanture du bar choisit par le vaurien. Minable. Pitoyable. Affreux. Mais elle n'en a que faire. Peu importe où elle se trouve, tant qu'il est à ses côtés. Tout ira pour le mieux. Puis, elle sort de ses pensées alors que les mots prononcés viennent la transpercer de plein fouet. Délicatement, elle se mordille la lèvre inférieure. La poupée lui fait aveuglement confiance. Est-ce là le début de sa perte ? Elle n'en a que faire parce qu'elle est déjà condamnée. Sang impur. Allégeance aux rebelles. Autant d'éléments qui ne font que raccourcir son espérance de vie déjà bien mince. Alors la nymphe préfère accorder son bien le plus précieux à ceux qu'elle connaît. D'un air serein, elle l'observe. Un léger rire se glisse entre ses lèvres alors qu'elle voit la panique envahir son visage marqué. Elle n'est pas naïve la beauté. Elle n'est pas candide, stupide malgré ses traits enchanteurs. Elle sait pertinemment que Rich n'est pas de ceux à offrir une rose rouge sans prévenir. De ceux à glisser des mots tendres dans le creux de l'oreille. Mais elle ne lui en demande pas tant. Simplement d'oublier. De panser ses plaies vives. Parce qu'il ne lui reste plus personne à la princesse solaire. Abandonnée. Laissée de côté. Elle n'a plus que lui. Maigre consolation pour certains. Trésor absolu pour la beauté enivrante.
Perdue dans ses pensées, elle ne remarque pas tout de suite qu'il était parti un peu plus loin. Et le temps d'un instant, la panique commençait à l'envahir de part et d'autre. Elle en suffoquerait presque. De son absence. Son regard bienveillant se pose sur ce pseudo trafic. Elle y voit, peut-être à tord, une preuve d'affection. Parce qu'elle aurait pu payer l'addition avec les quelques pièces moldues qu'elle chérit plus que tout. Vestige d'un passé qu'elle aurait aimé ne pas avoir à abandonner. Et finalement la lune revient auprès du soleil.  C'est parfait Rich, t'en fais pas pour moi. Non surtout pas. Dernière chose qu'elle souhaite la gamine. Il a déjà bien assez à faire, sans avoir se soucier de sa personne. Et puis ce fut l'électrochoc. La main qui se glisse sur le creux de ses reins. La chaleur de son corps contre le sien. Un geste qui a le don de la raidir sur l'instant avant de la rassurer. Le silence s'installe. Seul le bruit de ses talons résonne alors qu'ils entrent dans le bar miteux. La poupée peut déjà sentir les regards se poser sur elle. Joyau précieux bien loin de sa boîte à bijoux. Mais elle arbore une expression de conquérante. Instinctivement, elle se rapproche de l'américain. Comme deux amants attirés l'un par l'autre. Tels Bonnie et Clyde.
Puis le contact se rompt. La frustration se lit machinalement sur son délicat faciès. Sans qu'elle ne puisse le contrôler. Face à la gueule cassée, elle plante ses iris dans les siens. Puis, sans réfléchir, sa main vient trouver la sienne. Ses doigts viennent trouver les siens. Geste tendre. Elle avait simplement envie de le faire. Et pour une fois, le coeur l'emporte sur la raison. Parce que c'est toi qui m'offre quelque chose ? lance t-elle sur un ton vaguement humoristique. Ce à quoi, elle arque un sourcil avant de baisser machinalement le visage vers la table. Surprend moi. finit-elle par lancer après quelques secondes de silence. Sa dernière parole est dite sur un ton suave dont elle se surprend elle même. Provocatrice, la poupée a l'impression de n'être qu'avec lui, de ne voir plus que lui. Le monde autour d'eux a disparu. Le temps s'est arrêté. Et l'espace de quelques minutes, elle a l'impression d'enfin vivre.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mar 14 Fév - 0:56

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J'essaie comme de décrypter ton visage, mais j'sais qu'il me sera à jamais incompris. C'est ce qui m'plaît, au fond, l'incompris. Énigme vivante, porte verrouillée. Avec toi, j'découvre que j'aime la difficulté. J'sais que j'suis doué dans c'que j'fais, dans les habitudes, dans c'qui est devenue une routine, celle d'un dépravé. J'pensais pas qu'ça allait changer. Ça m'plaît. Même si j'deviens maladroit, même si j'sais juste pas. J'veux qu'ça n's'arrête jamais. Qu'il y ait le flou ou qu'il y ait le froid, tant qu'il y a toi dans mes pensées, finalement, le reste, j'peux m'en passer. Second frisson, énième faiblesse. Ta main effleure la mienne, et j'crois bien qu'c'est un geste d'affection. J'souris encore, c'même sourire un peu trop niais, celui qui fait plus garçon qu'homme, celui qui est impossible à contrôler. Puis vient le "surprends-moi" fatidique, ponctué d'un regard que seules les vraies femmes savent faire, et que toi, tu sais surpasser. - Ça t'étonne, hein ? Faire les choses bien. Dans l'ordre, avec classe. J'ai jamais connu, j'ai jamais voulu. Et là, j'accepte sans broncher, avec même un sourire en coin. Ça parvient encore à m'surprendre, mais pour toi, j'suis capable d'assumer. - Un martini pour la demoiselle. Et un whisky. Sur le coup, j'me dis que j'vais sûrement passer pour un con, que j'vais m'faire griller. Au fond, j'me suis dis que ça t'plairait, que t'aimerais ça, le fait que j'sache quoi dire, que j'ai ce côté assuré. Ça m'aurait procuré un semblant de mérite, un sentiment d'achevé, tandis que toi, t'aurais eu cet air presque impressionné sur ton visage, le cœur palpitant, les yeux grands comme le monde. Mais là, j'suis même plus sûr de moi. J'suis plus sûr de rien, en réalité, quand j'suis avec toi. J'm'efforce et j'me dis que c'est pas fait pour moi, les conneries comme celles-là, qu'il faut qu'j'arrête, que j'stoppe l'accoutumance. Et strictement rien n'y fait, c'était perdu d'avance. Toute ma vie j'crois bien que j'me souviendrai de cette seconde, précise et furtive, cette simple seconde où j'me suis dis merde, mec, t'es bloqué. Et depuis ce maigre instant, rien n'a changé. Tout s'est amplifié, les sensations, les arrières pensées. Les passe-temps sont devenus des passions, et toi, Isla, ma raison. J'me dis que ouais, désormais, j'ai bien quelque chose à perdre. Et c'est un quelque chose bien plus précieux que tout ce qu'j'pourrais imaginer. T'es pas une option, ni une délaissée. T'es simplement celle qui a réussi à trouver le bon en moi, le seul fragment capable d'être aimé. Ça m'tue rien que d'y penser. J'voulais pas qu'un jour, quelqu'un réussisse à l'percevoir, cette maigre parcelle d'espoir. Parce que ouais, l'espoir, c'est ce qui fait tenir. C'est une sorte de secret bien gardé, qui avec nous ira périr, sans que personne ne l'ait effleurer. C'est comme ça que j'voyais les choses, puis t'es venue, et en une seule seconde, t'as tout envoyé valser. Sans même t'en rendre compte, c'est ça l'plus flippant. Regard qui chavire, cheveux flamboyant. Au fond, j'tangue entre incertitude et confiance, les deux créant une réelle balance, difficile à équilibrer. Cette pensée me fait instinctivement serrer ta main plus fort, refusant de la laisser s'échapper. - Comment tu vas ? J'crois bien qu'c'est la seule fois où j'pose la question en attendant une réelle réponse derrière, vraie, sincère. Parce que j'le suis aussi. Pour la première fois d'ma vie, dans une situation comme celle-ci. J'vois les verres arriver, le regard du serveur, limite plus émoustillé que moi à l'idée d'me voir si bien entourée. Il sait plus s'contenir, le pauvre, contrairement à moi. Ma main n'veut pas lâcher la tienne, et j'établis mille stratagèmes dans ma tête, qui pourraient paraître naturels tout en ramenant les deux verres à nos lèvres. J'décide un peu rapidement qu'utiliser mon autre main libre est finalement une bonne solution. J'pousse un verre vers toi, l'autre vers moi. La scène est comme sortie du décor, avec nos deux corps, reliés par un simple lien. Le reste est sans importance, ils sont qu'des vauriens. J'aime penser qu'ici, y'a qu'Isla et Rich, deux spécimens opposés mais accordés, deux sorciers simplement isolés.



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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mar 28 Fév - 0:36


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Elle sait pas trop pourquoi. Pourquoi c'est lui qu'elle semble avoir choisi alors qu'elle avait un avenir de l'autre côté de la rive. Pourquoi ça a été lui à l'instant où il a posé son regard crasseux sur elle. Rich il est pas de ceux à ouvrir son cœur. Il est même pas de ceux à en avoir réellement un. Toujours caché par des ruses et des sarcasmes. Et elle veut pas se l'avouer la gamine mais dans l'fond, c'est bien ça qui lui a plu. Les mots d'amour, les attentions romantiques. Elle en veut plus de ça. A quoi bon ? Elle a assez donné par le passé. Et ça a fini par se casser la gueule en beauté. Investie corps et âme dans une relation sans avenir. Vivre l'instant présent, c'était comme ça qu'elle tentait de s'conforter dans un amour malsain. Alors peut-être que Rich n'est pas parfait, peut-être qu'il est complètement foutu, peut-être que c'est se condamner que de se laisser aller à ses lèvres sucrées. Mais la gamine n'a plus rien à perdre, littéralement. Tout s'est déjà écroulé et la voilà qui doit avancer sur ces ruines encore brûlantes. Ses pensées se perdent à la poupée. Elle est troublée comme jamais elle ne l'a été par le passé. Et ça la déconcerte cette faculté qu'il a, cet effet qu'il possède sur elle. Ça a jamais été comme ça entre Dimitri et Isla. Elle n'a jamais connu ça la lionne. Ce sentiment qu'elle ne peut décrire quand l'odeur de l'américain vient caresser ses narines. Et elle est rapidement devenue accroc à son odeur. La poupée a sans doute trop été bercée dans cette effluve si singulière. Ses draps, ses bras. Parfois, elle ressent une once de culpabilité. Parfois, elle se dit qu'elle a merdé, qu'ils ont merdé. Parfois, elle essaye d'imaginer ce qu'aurait été sa vie si elle n'avait pas cesser d'aimer le Scrimgeour. Mais ça fait trop mal de se rappeler celui qui l'a brisé. Elle se dit qu'elle lui a tout donné, qu'elle a joué mais que les dés se sont alliés en sa défaveur. Peut-être est-ce mieux ainsi. Ils n'ont pas appartenu au même monde. Mais alors qu'elle pose machinalement sa main contre celle du brigand, elle se demande si elle ne fonce pas tête baissée vers une relation condamnée. Deux âmes errant dans les limbes. Mais le son de sa voix apaise tous ses maux. Et elle retrouve son sourire instinctif. Celui qu'elle ne peut pas contrôler. Celui qui est inné. Celui qui ne ment pas. Elle se contente de glousser aux paroles de l'américain. Même si cela ne l'étonne pas. Sale gosse certainement. Mais il n'a jamais cessé de lui porter toutes ces attentions qui doucement l'ont faite succomber. C'est ça l'pire dans l'histoire, leur histoire. Ils n'ont rien vu venir. Ils n'ont pas senti ce bordel arriver et tout chambouler. Le premier baiser. Les premiers gestes de sensualité. C'était évident. Et pourtant rien n'est simple.
Le temps passe mais la gamine ne lâche pas sa main. Et un rictus vient se greffer sur ses lippes alors qu'elle sent l'étreinte de Rich se serrer un peu plus fort encore. Elle a l'impression de redevenir enfant face à lui. Elle ne sait pas trop ce qui lui arrive. Elle voit déjà les regards moralisateurs qui font mal. Mais la colombe se sent invincible à cet instant précis. Noyée dans sa bulle. Et la question qui tombe. Comme quelque chose de fatidique, quelque chose qu'elle n'a cessé d'entendre les mois passés. Mais les deux mots sortis de la bouche du gamin la feraient presque rougir. Elle ne peut s'empêcher de se pincer la lèvre et d'baisser, quelques millièmes de secondes, ses iris éclatants. Puis le bruit clinquant des verres qui s'entrechoquent se fait entendre. Unique son pur dans cet endroit malfamé qu'elle avait presque oublié. Un léger flottement qu'elle ressent. La scène ressemble fortement à deux adolescents lors de leur premier rendez-vous, n'osant faire le moindre mouvement, la tension à son apogée. Finalement, c'est lui qui pousse le précieux breuvage en direction des lippes de la poupée. Alors qu'elle ne rêve que d'une chose, c'est d'venir les coller contre les siennes. Délicatement, gracieusement, elle vient porter l'alcool à ses lèvres. Et elle peut sentir sa gorge brûler lorsque le liquide s'y écoule. Sensation dérangeante devenant rapidement plaisante. Elle finit par relever son regard transperçant en direction de la gueule cassée pour laquelle, elle était éperdument attirée. Si je te dis que ça va, je sais que tu me croirais pas. Après tout, c'qu'il veut c'est une réponse sincère, non ? Une réponse qu'on ne donne qu'à un cercle très restreint. Une réponse qu'à ceux qui la mérite. Une réponse qu'à ceux qui peuvent l'encaisser sans plier. C'est difficile. Sans eux, sans elle, sans lui. Toute seule. Plus de famille. Plus de petit-ami. Plus personne à qui se rattacher. Jusqu'à c'qu'il fasse son entrée. Mais je suis pas morte, alors je suppose que ça va pour le moment. Je peux encore supporter tout ça, mais je sais pas combien de temps. La gamine n'aime pas que l'on puisse penser à elle comme à une victime. Elle a le courage des lions qui coule dans ses veines. Hémoglobine souillée, liée à une force et une envie d'avancer. Mais elle est fatiguée la poupée. Égoïstement, elle voudrait simplement finir ses jours dans les bras de Rich. Ne penser à rien. Juste à lui. Juste à eux. Peut-être qu'elle s'emballe. Peut-être qu'elle n'est qu'une fille de plus pour lui. Certainement. Mais elle sent qu'elle peut, encore, passer au dessus. Clé de sa liberté. Probablement pas sur le long terme. Mais elle ne peut le blâmer. Qui voudrait d'elle alors qu'elle fait partie de ce sorciers recherchés ? Rich a toujours cherché sa propre sécurité avant le reste. C'est bien ce qui fait qu'il soit encore en vie. Mais je veux pas parler de ça, pas avec toi. J'veux oublier. Mais le gamin n'est pas un pansement. Il n'est pas là pour réparer, pour combler. Je ne vois que toi pour m'aider à faire ça Rich. Les autres, ils sont morts. Il n'y a plus que toi. Elle veut pas lui mettre la pression. La sorcière ne fait que laisser son palpitant s'exprimer. Peut-être est-ce là une erreur stratégique, que de laisser ses faiblesses s'exposer ainsi. Mais elle est condamnées sans qu'elle n'fasse rien. Alors autant s'autoriser à sombrer. Tant qu'elle le fait avec lui.
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CIVIL STATUS : he'd do anything for isla clearwater.
JOB : he works as a cook in a shitty restaurant, but unofficially, he's a thief, a scammer, or anything illegal.
HOGWARTS HOUSE : puckwoodgenie, ilvermorny.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Ven 17 Mar - 21:05

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Avec toi, j'peux être simplement moi, mais d'une différente manière. T'exploites mes côtés laissés pour compte, et t'apaises les autres parcelles plus sombres. Tu m'transformes pas, non, tu m'ajustes. Tu m'accordes, tu m'adoucis. Tu m'fais dire des paroles dignes d'une symphonie, des mots que j'aurais jamais pensé dire avant. D'un seul regard, j'comprends que j'peux pas jouer aux cons avec toi, et qu'il faut te traiter comme il se doit. Parce que c'est c'que tu mérites, et ça changera pas. Et j'me sens pas comme un soumis ou un putain de canard, non, j'me sens juste bien. J'crois que j'suis juste content, j'dirais, peut-être même heureux. C'est seulement quand j'suis avec toi que j'me rends compte que j'peux pas, que j'veux pas partir ou aller voir d'autres lieux. Y'a qu'avec toi que j'veux être, pas elle, pas eux. Et j'ai ce vulgaire sentiment que rien au monde ne pourra m'faire changer d'avis. Strictement rien. J'dois sûrement être condamné à t'aimer, et rien que pour ça, j'ferais les choses bien. T'aimer. T'aimer ? J'ai jamais su c'que c'était. J'suppose que là, maintenant, quand j'te regarde et que j'sens mes yeux brillants et mon cœur battant, c'est ça, aimer. Peut-être que j'sais pas c'que j'dis, peut-être que c'est pas vraiment ça, aimer, au fond. Mais j'm'en fous. J'me dis que j'verrai bien par la suite, que l'amour se pointera s'il est vraiment là, enfoui, caché, bien profond. Pourquoi j'y pense, même ? Quel con. Sourire. Automatisme, pour cacher mes pensées qui s'entremêlent et qui s'font la guerre entre mes neurones. Nos doigts, parfaitement accordés, nos mains, que j'fixe un instant, sans réellement le vouloir. J'me mords la lèvre, nerveusement, j'pense à Dim, loin, trop loin de nous. Autant physiquement que mentalement. J'veux plus y penser. J'veux qu'entre nous, il n'y ait plus d'à côté. C'que j'veux, vraiment, c'est qu'il y ait seulement nous. Ce serait beau, sûrement trop. Un peu trop naïf, irréaliste. Et puis si ça devait arriver un jour, ça n'durerait sûrement qu'un temps. Rien ne dure éternellement, pas même l'amour. Mais là, t'es juste en face de moi, et j'veux profiter du moment. J'veux profiter de ta présence, de tes cheveux flammes, qui se reflètent dans mes yeux. Profiter de ton aura, de ta beauté divine, de ta voix. Ce soir, j'veux tout de toi, tout, avant d'oser penser que ce soir serait peut-être la dernière fois. Parce que dans un monde comme celui-là, y'a tout qui presse, et rien qu'on peut mettre sur pause. Sauf là. J'veux tout mettre sur pause, tout, mais pas toi. Le monde, Dim, les autres, les traces, les traques. Ce soir, plus rien n'existe. Ce soir, j'veux juste être Rich, sans artifice, sans toute sa connerie apparente. J'peux essayer d'être un mec bien, un type qui en a quelque chose à foutre. Et pas que ça.
J'jurerais de voir tes joues virer au rouge. Ça m'colle une satisfaction étrange au corps, comme un sentiment d'accompli. Alors que c'est qu'du rouge aux joues, putain. Tu relèves le visage, et ça fait sensation double. Ça a l'air d'un rien, un regard, un toucher. Mais bordel, ça a l'don d'me renverser. Tu m'dis qu'c'est pas facile, la vie, qu'avec tout ce monde parti, l'issue positive diminue, progressivement. J'comprends, mais c'que tu sais pas, ce dont tu prends pas assez conscience, c'est que t'as pas besoin des autres, dans un monde comme celui-ci. T'as juste à être toi et à décider seule, parce que t'en as la puissance. - T'es forte, Isla. Tu t'en rends peut-être pas compte, mais moi j'le vois. Tu vaux bien plus que tous ces vauriens, ces avides, ces arrogants d'un autre monde. T'es bien trop pure, bien trop bienveillante pour eux. J'viens porter mon verre à mes lèvres, avale imprudemment quelques gorgées. Ça m'fait grimacer un peu. - Pense pas aux autres, hein ? Focalise toi sur toi seulement, et sur c'que t'as envie, d'être, de faire, j'en sais rien. Pense à toi. Pseudo-philosophie d'merde, mais au fond, c'est pas si faux. - Tu sais quoi, t'as bien raison. Ce soir, oublie tout ça. J'veux pas qu'tu te tracasses, parce que de toute manière, notre monde actuel, il nous dépasse. Tous. D'au moins trois kilomètres. On peut pas l'comprendre, le résoudre, le rendre meilleur. Y'en a qui s'liguent, ils y perdent la moitié de leur vie. Y'en a qui choisissent la facilité, ils deviennent des vulgaires chiens de compagnie. Puis y'en a qui s'occupent simplement d'eux. De leurs emmerdes, de leurs galères. Ils s'gèrent seuls et n'ont besoin de personne pour exister. J'veux qu'tu sois comme ceux-là, j'veux juste que tu sois en sécurité, tout en ayant moi veillant sur toi. Et surtout, j'veux te l'prouver. Que j'serai là, quoiqu'il advienne. Pour toi, et exclusivement toi. Parce que jusque là, j'ai jamais rencontré personne qui en valait vraiment la peine. T'es l'exception, sûrement l'unique, et j'veux pas la manquer. C'est décidé. J'suis trop attaché, trop investi, pour tout quitter et partir en lâche, comme j'l'aurais fait. Avant. Là, c'est maintenant, et c'est aussi différent. J'me permets d'me rapprocher, dangereusement, d'avancer la chaise sur laquelle j'suis assis. J'ai l'sourire aux lèvres, le cœur presque léger. Toi, tout près de moi, c'est ça qui m'fait rêver. Nos jambes se touchent, j'pose mon coude sur le bar, ma main soutenant ma tête. L'autre ose pas trop vite s'aventurer. J'reste un court instant comme ça, avec le temps figé, mes yeux plongés dans les tiens, et le corps relâché. - J'peux t'aider à oublier. J'sais exactement c'que j'ai envie d'faire. Tu l'sais aussi. A mon regard, joueur. Mon silence te demande la permission, et mon sourire, ne fait que me trahir.



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AGE : twenty five years that the doll has marked the world with her volatile footprint.
BLOOD STATUS : muggle-born.
CIVIL STATUS : she loves her past (scrimgeour) but she's in love with her future (snyder).
JOB : former professional quidditch player, she proudly wore the emblem of the holyhead harpies at the pursuing post.
HOGWARTS HOUSE : gryffindor has been her home for years.
MAGIC WAND : carved in mahogany wood, in his heart, a tear of a unicorn. it measures eighteen centimeters and is predisposed to unformulated spells.
PATRONUS CHARM : incorporeal but once it took the form of a lion.
SPECIAL CAPACITY : none.
MARAUDER'S MAP : a lost house in the muggle countryside with rich, dimitri, ernest and a bunch of people.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Lun 27 Mar - 0:26


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C'est vrai ça. Les temps qui courent ne sont pas les plus glorieux ni les plus heureux. Et pourtant, à cet instant précis, elle jurerait que c'est bel et bien le cas. Elle est tout simplement comblée. Elle en a même oublié les recherches concernant sa sœur, les mots doux de celui qu'elle a aimé. Ça lui fait peur à la poupée, de ne plus penser à rien en sa présence. Elle serait presque inquiète de s'oublier elle-même tant elle se laisse aller. Pourtant, la née moldue ne s'est jamais sentie si vivante qu'en ce moment où ses doigts sont entremêlés à ceux du brigand. Elle sirote son verre mais ses iris émeraudes, jamais, ne se séparent des siens. Elle ne sait pas vraiment ce qu'ils font, où ils vont. Mais à quoi bon ? Le monde magique est instable. Tout part en ruines. Le campement n'est plus qu'un vague souvenir. Alors autant s'accrocher est à ce qui est réel. Et sa connexion avec Rich l'est belle et bien. Réelle. Authentique. Véritable. Sans prendre le temps d'réfléchir, elle lui balance tout ce qu'elle a sur le cœur, tout c'qui lui pèse si lourd à porter. Elle a peur. De ne pas être assez forte, de mourir, de le perdre. La poupée est si fatiguée d'être sur les nerfs à longueur de journée. L'avoir près d'elle, douce illusion d'un bonheur provisoire. Silencieusement, la rousse se rend bien compte qu'elle est en train de tomber amoureuse du vaurien assis devant ses yeux. Il a rien de c'qu'elle avait imaginé de son futur partenaire. Il est probablement l'opposé de ce qu'elle aurait souhaité. Mais il est la seule chose sensée qu'il lui arrive en ce moment. Elle ne se voit plus avancer sans lui. Elle ne se voit plus se coucher sans que cela ne soit dans es bras. Elle ne se voit plus sentir l'eau chaude couler sur sa peau pâle sans frissonner sous ses caresses. L'amour c'est pas définissable, ça se vit, tout simplement. Et elle est tombée en plein dedans. Ses paroles la touchent droit au cœur. Elle rougit de nouveau alors qu'il dit la trouver forte. Une vraie gamine incapable de gérer un compliment sans sentir son corps dérailler. Penser à elle. Mais comment c'est possible alors même qu'elle ne s'imagine plus vivre seule ? Elle ne peut plus ne penser qu'à elle alors que maintenant elle conjugue chacune de ses phrases au nous. Ça peut paraître fou. Et après peut-être qu'elle est complètement timbrée. Mais qu'est ce qu'elle s'en contrefout. Elle risque de mourir demain. Et elle veut surtout pas avoir d'regrets. Vivre pleinement les uniques instants et se perdre dans ses bras le temps qu'il voudra.
Dangereusement, il se rapproche de la sirène. Elle sent sa jambe frôler la sienne et sa peau frissonne. La gamine de bonne famille se mordille la lèvre. Comme pour essayer de refréner son désir grandissant. Mais elle s'voile la face. Arrivé à ce stade, c'est plus possible d'faire marche arrière. Elle commence à sentir une vague de chaleur l'envahir doucement. Puis les quelques derniers mots qui sortent de sa bouche finissent de l'achever. Elle n'est pas la seule à sentir cet aura sensuelle les enrober. A son tour, elle rapproche sa chaise. Et leurs corps sont si proches alors qu'un rien les sépare. La pointe de son pied vient frôler volontairement le mollet de Rich. D'un mouvement indécent de la main, elle rassemble sa chevelure rousse sur le côté. Sans prévenir, elle se lève de son tabouret et elle a complètement oublié où ils se trouvaient. C'est le bruit d'un verre se brisant au loin de la taverne qui la ramène à la réalité. Elle le laisse déposer les quelques livres sur le comptoir afin de payer leurs verres à moitié vides. Sa main finit par agripper la sienne et elle l'entraîne dehors, loin, très loin de tous ces gens. Le bruit de ses talons résonne sur les pavés des ruelles sombres. Seule sa chevelure de braise contraste avec le décor ambiant. A l'abris dans un coin reculé, la sorcière transplane avec le sang-mêlé. Elle n'en a rien à faire d'avoir été vue ou non, d'être repérée ou non. Tout ce qui l'importe à cet instant même, c'est d'pouvoir toucher sa peau dorée. Elle sait pas vraiment où ils se sont retrouvés. Peut-être dans une des multiples planques de Rich. Ou bien dans un vieil endroit qu'elle a connu fut un temps. Elle s'attarde pas sur les détails de la décoration. En un rien de temps, elle rapproche enfin son visage du sien. Ses lèvres viennent se sceller au siennes, à la place qui leur était attribuée. Osmose parfaite. Rapidement, sa langue danse avec celle de Rich et elle sent de nouveau cet once de chaleur se répandre dans son corps. Alors vas-y, aide moi à oublier Rich. murmure t-elle dans le creux de son oreille avant d'y déposer un doux baiser. Elle n'a plus que son nom au bout des lèvres. Il n'y a plus qu'eux et cette passion frétillante.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mar 28 Mar - 0:37

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J'peux t'aider à oublier, et m'aider aussi. J'veux oublier, les contraintes et les à-côtés. J'veux plus penser à tout c'qui m'encombre, toutes ces merdes en travers de ma route. J'ai plus envie d'm'attarder sur ces détails qui n'ont plus d'importance quand tu t'tiens là, jolie poupée. On est à à peine quelques centimètres l'un de l'autre, et tu viens jouer avec la distance, que tu réduis, alors que ton sourire, lui, grandit. Puis ton regard, tes prunelles émeraudes, qui transpercent mon âme. Le tout se mêle une douceur sauvage, un contraste envoûtant. J'sais pas comment tu fais ça. Simple jeu, envie passionnée, au moins j'sais que ce soir, on est sur le même pied d'égalité. Plus rien n'compte, rien, seulement toi, avec moi. Et j'suis heureux comme ça. J'ai jamais connu c'sentiment étrange, celui de n'avoir besoin de rien d'autre que la personne en face de soi. J'en ai jamais voulu, j'ai toujours trouvé ça triste, misérable, comme si on se soumettait à l'autre. Mais il en est rien. C'est pas faible, d'aimer. C'est juste indescriptible. C'est une horloge qui s'arrête de tourner, un monde qui cesse d'exister, parce qu'on ne s'en préoccupe plus. Dimitri ? Trop loin. Les Mangemorts ? Occupés. Les autres ? Morts, où à se cacher. Il n'y a plus rien, plus personne. Reste plus qu'à se focaliser sur sa gueule, et sur ses propres intérêts. Et aujourd'hui, et ce depuis le premier jour où j't'ai rencontré, ma priorité ultime, c'est toi. En te regardant comme ça, sans appréhension, sans aucune pudeur, c'est un serment non prononcé qui est en train d'nous lier. Un serment dangereux mais tout aussi électrique. Ça m'donne envie d'vivre encore plus, de dépasser mes limites, d'tout faire, de donner le maximum de mes capacités, juste pour faire perdurer notre existence dans cet univers ingrats quelques semaines supplémentaires. Rien qu'ça, ça m'irait. J'peux pas, j'veux pas faire autrement. C'est trop tard pour renoncer à cette alchimie qui m'rappelle à l'ordre à chaque heure d'la journée. Trop tard pour nous, carnage sentimental, bagarre des sentiments. J'veux plus refouler sans cesse les regards que j'ai envie d'te lancer, les sourires en ta direction, les mille caresses que j'crève de t'donner. J'me dis que si ce soir-là est l'unique échappatoire, la seule escale à tes côtés, autant qu'ça soit ma dernière soirée. De toute une vie. Au moins, elle finirait sur une note positive, presque divine, à l'apogée d'la misérable vie d'un type qui ne méritait pas d'aimer, mais qui pourtant, a réussi. Accomplissement involontaire, j'l'ai pas vu venir, mais rien d'tout ça n'me déplaît. Les contraintes, c'est pour après. Là, j'veux juste profiter, et faire durer cette nuit le plus longtemps possible, l'étirer, la reproduire, la rejouer. Tu te rapproches, toujours plus, défies l'instant présent. Lèvres mordues, provocation grandissante. T'as toujours aimé jouer, défier l'interdit, faire monter la tension. Et j'ai toujours accepté la condition, sans même réfléchir, mais sans néanmoins tomber droit dans ton piège. On se nargue l'un l'autre, laissant grandir l'électricité qui nous unit. Puis tu finis par flancher, par te lever, pour laisser place à une union plus intime encore. Machinalement, je dépose quelques pièces sur le comptoir que je n'prends pas la peine de compter. Et j'te suis, aveuglement, j'dévie pas l'attention que j'te porte, exclusivement. La rue encore, l'obscurité malsaine provoquée par la nuit noire, avec seule une chevelure flamboyante, flamme sur tableau sinistre qui apparaît comme seule lueur. Et en quelques secondes à peine, on s'retrouve dans un endroit tout autre, légèrement familier, mais dont les éléments qui me sont connus son floutés par la noirceur constante. Et enfin, la libération. Le péché suprême, qui délivre pourtant de tous les maux. Tes lèvres contre les miennes, en parfaite osmose, parfaitement les unes contre les autres, comme si elles étaient faites pour ne jamais se quitter. Sensation immédiate de rédemption qui parcoure en un rien de temps chaque parcelle de mon corps, chaque fragment de mon âme. Je vis comme j'n'ai jamais vécu. J'veux qu'ça dure, que ça continue. On fait aller le mouvement, de la fougue dans des gestes qui ne se retiennent plus. Sans précaution, juste la passion. C'est seulement lorsque je t'embrasse comme ça que j'me demande comment j'ai fait pour continuer à vivre tout c'temps. Comment j'ai fait pour m'en passer, pour y penser le moins possible. J'comprends alors que j'n'ai fait que renier un destin scellé. Et à partir du moment où j'le sais, où j'm'en rends compte là, tout de suite, j'sais aussi que j'veux qu'nous, ça s'poursuive, à jamais. "Aide-moi à oublier, Rich". M'en faut pas plus. Alors j'resserre mon emprise, ta cape tombe au sol, lâchement. Une de mes mains se renferme sur le bas de ton dos, l'autre tire ton top vers le haut. Corps contre corps, lèvres contre lèvres. Toujours aussi aveugle, je nous pousse vers ce qui, dans mes vieux souvenirs, ressemble plus ou moins à un lit de camp arrangé. Au fond, lit ou sol-même, c'est pas ça qui va nous arrêter. J'laisse échouer ton haut à terre, en profite pour retirer le mien. Mes souvenirs m'ont donné raison, et c'est bien sur un lit de camp que nous atterrissons. Ma tête dévie vers ton cou, en chute de baisers étonnement doux. Nos corps sont parfaitement accordés, ma main sur ta cuisse, ton souffle au creux de mon oreille, tout, absolument tout est beaucoup trop beau pour être réel, et pourtant. C'est bien nous, au beau milieu de nulle part, ne se souciant de rien si ne c'est de l'instant.



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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Sam 1 Avr - 0:15


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Ses derniers mots glissent contre ses lèvres rosées pour venir se perdre dans leurs souffles enflammés. La poupée ne réfléchit pas, elle ne pense plus à rien. Le visage de Dimitri, doucement, s'efface de ses pensées pour ne plus avoir à l'esprit, que les baisers de Rich. Rapidement, les vêtements tombent lourdement sur le sol. La poitrine dénudée de la sorcière vient effleurer le torse de son amant. Les bras autour de sa nuque, la sirène prend en otage les lèvres du pirate. Et elle se noie dans son flot de baisers passionnés. Un raz de marée de sentiments l'envahit dès qu'il pose ses lippes contre sa nuque, l'ossature de sa mâchoire, l'orée de sa poitrine. Elle ne remarque même pas qu'il finit par l'allonger sur un vieux lit délabré. Les ressors s'enfonce dans sa peau mais elle n'en a que faire. Elle est juste attirée par le corps de son Apollon. Son âme réclame la sienne. Ses lèvres se meurent d'entrer en fusion avec les siennes. La poupée prend à peine le temps de respirer entre chacun de ses baisers. Ses lippes parcourent chaque parcelle de cet épiderme qu'elle désire. Passion incandescente. Feu ardent qui n'a cesse de les animer l'un l'autre. Isla se perd dans ses bras. Et le temps d'un instant, elle oublie tout. Elle pense plus à rien, juste à lui, juste à eux. Elle pense qu'à cette passion charnelle qui traduit leur amour grandissant alors qu'aucun n'ose encore prononcer le mot fatidique. Comme s'il mettrait fin à quelque chose, comme si la magie s'évaporerait dès qu'ils auraient mis des mots sur ce qu'ils sont en train de vivre. C'qu'ils veulent juste au final c'est justement vivre leur putain d'histoire sans se soucier des autres, sans se soucier de c'qui les entoure. La poupée laisse ses mains vagabonder sur sa peau dénudée. Sa chevelure flamboyante détachée caresse leurs visages alors qu'elle peut sentir le souffle de Rich réchauffer ses pommettes déjà rosées. Elle ne peut se contrôler la gamine, à rougir. Quand elle est avec lui, elle redevient l'enfant d'autrefois. Elle retrouve un peu de son insouciance, de son innocence, celle qu'elle pensait être perdue dans les abysses de la guerre. Elle ne pense à rien. Elle se sent juste bien. Et avec Rich, elle voit l'amour différemment. Avec lui, rien n'est pareil mais tout est inoubliable. C'est violent, c'est brûlant, c'est sanglant, c'est suffocant. Parce que c'est bien ça la réalité. Elle perd son souffle quand elle plonge ses iris émeraudes dans son regard ténébreux. Il a ce truc qui la perturbe, qui la rend folle. Folle de lui. Folle de ces moments si précieux qu'elle aimerait voir durer jusqu'à l'aube et bien plus encore. Et en cet instant précis, ils ne font plus qu'un un. Indissociables. Et ils n'voient pas l'mal. Après tout, à quoi bon se sentir coupables ? Ils n'ont pas le temps pour ça. Ils n'ont plus le temps de rien finalement. Isla soupire le prénom de Rich au creux de son oreille alors que le désir est à son apogée. Ses mains s'agrippent à l'arrière de son dos, longeant sa colonne vertébrale. Il n'en restera pas intact et les marques de leur acte resteront suffisamment longtemps pour qu'ils puissent recommencer, encore. Et encore. Cette vague de bonheur, ils s'la prennent en pleine face. Elle pourrait rester là des heures durant la poupée. Simplement à contempler chaque facette de son visage, à embrasser chaque recoin de son épiderme. Corps contre corps. Le temps n'a plus d'importance. La poupée finit par se retrouver au dessus du démon. Sa chevelure de feu caresse son torse et encadre son visage de brigand.
Et son sourire illumine la pièce. Son simple sourire. Mais cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas étiré son faciès pour exprimer un sentiment autre que l'angoisse ou la peine. Et ça fait du bien. Ses lippes rosées s'étirent jusqu'à ses pommettes toujours empourprées alors qu'elle ne fait qu'un avec celui qui a volé son cœur, son être, son âme. La paume de ses mains vient caresser le torse du gamin, suivie de ses lèvres. Peut-être qu'elle s'enflamme trop vite. Peut-être qu'elle fonce tête baissée vers sa propre damnation. Peut-être bien mais elle s'en fout. Il a réussi à tout lui faire oublier. Il a réussi l'impossible alors le reste elle s'en contrefout. Elle finit par se redresser et s'allonger à côté de lui. Sa tête vient se poser sur son omoplate et son bras encadre sa nuque. Et elle reste là, plusieurs minutes. Sans rien dire, sans rien faire. Avant d'finir par briser le silence. Merci Rich. C'est simple, c'est bref mais c'est sincère. C'est aussi pur que le cristal. J'sais pas si on restera ensemble longtemps. J'sais même pas si on survivra à cette guerre. Mais au moins, ce que j'sais c'est que j'aurais été heureuse un instant. Bien plus qu'elle ne l'a jamais été. Bien plus qu'avec Dimitri ou d'autres amants. Parce que là c'était différent.
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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mer 19 Avr - 1:26

Can you follow me out to the water, I can show you were sinking deeper,
Let me know, cause I'm drowning for you

Sous tes yeux, je reprends vie. J'arriverai pas à l'expliquer, mais j'en ai pas non plus envie. Ce qui compte, maintenant, c'est toi, enlacée dans mes bras, une main sur ma joue, l'autre au creux de mon cou. C'est quelque chose que j'pourrais qualifier de beau. Tous ces sentiments, ces émotions, et surtout ces putain de frissons. Ils parcourent mon corps à chaque fois que ta peau effleure la mienne, n'importe où, et c'est seulement avec toi. Et c'est sacrément addictif, j'm'en rend compte quand j'suis dans l'action, parce que j'ai aucune envie qu'ça s'arrête, et aucune envie d'te voir partir au petit matin. Alors j'profite, j'fais l'vide, n'pense plus à tout ce qui m'attend déjà demain : aux affaires, à Dimitri, à la guerre. J'ai l'impression de planer au-dessus de la réalité, et c'est à c'moment-là que j'me dis que l'amour est la meilleure des drogues. L'amour, c'est ce qui nous fait pousser des ailes instantanément, dès qu'on voit l'alter ego. C'est ce qui nous fait remettre en question, grandir, et redevenir adolescent à la fois. L'amour, c'est n'avoir aucune notion du temps lorsqu'on est avec l'autre. C'est n'penser à strictement rien d'autre si c'n'est au visage souriant en face de nous. J'te vois qui sourit justement. Entre deux baisers, entre deux caresses. Juste un sourire, auquel je n'peux que m'identifier. J'aimerai capturer cet instant précis et m'le rejouer sans cesse jusqu'à c'que j'devienne aveugle. Placarder cette image sur tous les murs de mon esprit, pour que jamais elle n'me quitte. Un sourire comme ça, on en voit rarement. Ça signifie tout, ça veut tout dire alors qu'aucun mot n'a été prononcé. C'est l'sourire de toute une vie, celui qui, j'l'espère, n'quittera jamais mes pensées. Et s'il finit par s'en aller, ce sera pour être remplacé par un nouveau sourire, encore plus heureux que tous les précédents. J'réponds à ton sourire, imitation inévitable et sincère. C'est automatique. J'réponds à tes gestes, j'continue la danse, et j'fais perdurer le moment. Ton corps d'une perfection rare s'dévoile sous mes yeux qui, eux, s'mettent à briller instantanément. Et tout se déroule en s'graduant. Toujours plus, on force le vice, on prend un malin plaisir à se jouer de l'interdit. Mes lèvres au creux de ton cou, ton souffle qui se saccade. Petit à petit, tout devient plus charnel, chaque geste est un peu plus provocateur que le précédent. Doucement, mais sans trop attendre. Le mélange a une saveur inédite, d'une tentation enfin brisée. Une certaine violence est mêlée au désir le plus cher et à une passion dévorée. Ces nuits sombres où je n'rêvais que de toi se réalisent enfin, une seconde fois. Et je profite de chaque fraction de seconde où ton corps est aimanté au mien, où tes lèvres se baladent, et les miennes aussi. J'en profite au point où je n'me dis pas que bientôt, tout ça sera terminé et tout redeviendra à la normale. Le moment présent, je veux qu'il se reproduise encore et encore, jusqu'à la mort s'il le faut. Il nous faudrait un nouveau départ. A deux, détachés de tous, et notre amour exploité au grand jour, sans aucun tabou et sans aucune retenue. Il n'y a que comme ça que tout pourra continuer. Mais pour l'heure, j'reste concentré sur tes courbes dévoilées, et sur la cadence dont je n'ai même pas à m'efforcer de faire durer. Avec toi, tout est dans l'ordre et rien n'est assez puissant pour perturber l'instant. J'veux que tu te sentes bien, que t'en redemandes. J'veux que tes ongles viennent griffer le long de mon dos, que mon prénom ressorte encore d'entre tes lèvres. J'veux tout de toi, et ça, j'me rend compte que j'l'ai finalement déjà. Imprévisible et audacieuse, tu es une véritable reine. Celle que j'n'ai jamais cru voir arriver. Et doucement, notre danse finit par s'achever. Ton corps est à côté du mien, et des soupirs viennent s'échapper, essoufflés. Un sourire à nouveau borde ton visage, que j'viens prendre entre ma main par le menton. Douce caresse. Surprenant mais pas moins agréable. J'me découvre une certaine douceur jusque là insoupçonnée, et j'suis content que ce soit toi qui en bénéficie. J'suis simplement heureux d'être là, avec toi, même dans cette piaule pourrie et avec ce climat si froid qu'on pourrait littéralement congeler sur place. A deux, on a tout oublié. On n'pense qu'à nous, on sourit à un amour qui n'devait pas arriver, mais qu'on ne peut pas non plus éviter. On savoure le silence alors qu'au dehors, tout fait rage. On a trouvé la paix à notre manière, une manière d'aimer. Et ça compense plus qu'espéré. Ta voix calme et reposée s'fait entendre dans la nuit, et chaque syllabe résonne comme une mélodie au creux d'mes oreilles. - T'es pas obligée d'être heureuse qu'un instant, si tu peux l'être tout le temps. J'me choque moi-même de dire ça, mais sur le coup, ça semble vrai. Sur le coup, j'veux pas réaliser, j'suis pas encore prêt. J'suis encore sur le nuage de nos baisers, et j'suis pas prêt de redescendre aussitôt. J'essaie d'faire tout d'même un léger effort, pour n'pas trop rêver. - Enfin.. c'est compliqué. J'dépose un baiser sur ta main droite que j'tiens bien serrée au creux d'la mienne. - J'pense que dans l'monde dans lequel on vit, faut pas penser à c'qui peut s'passer, sinon tu vis plus, t'appréhendes trop, et on tourne en rond. J'regarde ton visage. J'regarde ton corps sous les draps sales, ton regard pointé vers le ciel qu'on peut entrevoir à travers le toit délabré de cette sorte de hangar. C'est dans ces moments-là que j'aimerais sortir la phrase clichée du : tu brilles encore plus que toutes ces étoiles que tu peux observer, Isla. J'le dirais pas, j'pense qu'au fond de toi, tu sais déjà que j'le pense et que j'crève d'envie d'le dire. Tu m'connais d'cette manière-là. - J'ai envie qu'ça marche, entre nous, Isla. Et c'est sûrement la chose la plus vraie et la plus adulte qu'j'ai dite jusqu'à présent.



i'm not the kind of fool who's gonna sit and sing to you about stars girl, but last night i looked up into the dark half of the blue, and they'd gone backwards.


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MessageSujet: Re: DROWNING (RISLA) Mer 10 Mai - 0:31


○ ◇ ○
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Allongée dans les bras de la luxure. Sa chevelure de feu en bataille. Ses joues empourprées d'une chaleur peu commune. Ses lippes accompagnées d'un sourire qui ne veut s'en aller. Ses pierres émeraudes brillants de milles feux. Son corps pâle encore perdu dans l'extase du moment qu'ils viennent de partager. La poupée se pince les lèvres, elle essaye de ne pas trop sourire, de ne pas trop espérer, de ne pas trop rêver. Parce qu'elle ne veut pas que tout ça finisse par s'arrêter, comme un souvenir au réveil d'une nuit mouvementée. Elle ne veut pas que tout ça ne soit que poussière dans l'univers et qu'ils ne retrouvent plus cette alchimie si envoûtante. La gamine a tant rêve de celui qui serait son âme sœur, de celui qui lui volerait son cœur. Elle a longtemps crû que cela serait Dimitri. Mais il a le sang trop pur pour que les deux sorciers puissent s'aimer. C'était foutu d'avance, leur relation n'a pas commencé de la meilleure manière qu'il soit. Cette fin était l'unique issue. L’unique moyen pour eux de continuer à vivre sans être trop brisés par cet amour destructeur. Alors son âme a erré, de part et d'autre. Elle a erré jusqu'à trouver celle qui vient la compléter, un peu plus à chaque seconde qui s'écoule dans ce sablier mortel. Chaque grain, qui se dépose sur les autres déjà tombés, vient sceller un peu plus cette passion dévorante, ardente. Personne ne l'a vu venir, pas même eux. Mais après tout n'est-ce pas là le meilleur amour possible ? Celui qui vous frappe de plein fouet. Celui qui vous tord l'estomac sans prévenir. Celui qui vous fait retomber en enfance, à vos premiers émois. Celui qui vous enchante. Celui dont vous osiez à peine rêver. Cet amour, cette passion, la gamine ne s'y attendait pas. La poupée n'aurait jamais pensé retrouver - ou plutôt trouver - cette flamme qui la consume de l'intérieur. Ce désir qui la fait vibrer. Et puis, elle a crois Rich. Elle est tombée sur ce brigand, sans honneur, sans dignité, aux premiers abords. Et puis doucement, le pirate a pris la sirène dans ses filets. Il s'est noyé dans ses bras, au creux de ses seins. Elle n'a pas choisi que ça soit lui. A dire vrai, elle n'aurait certainement pas orienté son choix sur ce sorcier. Cet américain à l'accent énervant. Jamais la princesse n'aurait délibérément fait tomber son mouchoir aux pieds du voleur, dans l'espoir qu'il le lui ramasse et lui fasse la cour. Mais c'est ça aussi la force de l'amour. Rien n'est contrôlé, rien n'est maîtrisé. Malgré que l'on s'en persuade. Elle a fini par le comprendre, Isla, dans ses bras. Et il n'est jamais trop tard pour saisir la complexité du sentiment amoureux. Pour ça, il faut tout simplement le vivre. Posée délicatement contre Rich, elle le laisse basculer son visage à l'aide de ses doigts, elle le laisse plonger son regard dans le sien et ressentir cette connexion palpable. Des mèches folles encadrent son visage mais elle s'en fiche. Cela ne rend le moment qu'un peu plus authentique. C'est certainement ça qu'il manquait à ceux partagés avec Dimitri. De l'authenticité. L'être tout le temps, heureuse. Un rire s'échappe de ses lèvres. Ça lui fait tout drôle d'y penser. Le bonheur en continu. L'extase sans pause. Cela lui paraît difficile alors qu'elle passes ses journées à s'inquiéter pour tout le monde, à penser à sa famille, à ses amis, au monde magique et à son avenir. Et pourtant, pourtant elle se laisse porter à y croire. Avec lui, elle pourrait le faire. Elle le sait qu'elle le pourrait. Après tout, a-t-elle déjà été plus heureuse qu'à cet instant ? Elle a du mal à s'en souvenir si c'est le cas. Alors affronter ce monde à ses côtés ? Tout est possible, tout est envisageable. Compliqué. Ça oui, ça l'est. Terriblement. Horriblement. Mais après tout, la vie elle même n'est-elle pas compliquée ? Respirer devient aussi compliqué par les temps qui courent. Le baiser qu'il dépose sur sa main a pour effet de la sortir de ses pensées. Et elle se demande bien ce qu'elle a fait pour mériter ça. Nouveau croisement de regards, un peu plus intense encore, si cela est possible. Et Isla pourrait presque entendre la mélodie romantique, douce, retentir en fond sonore de cette scène presque artistique. Elle ne dit rien, lui non plus. A quoi bon ? Alors qu'ils arrivent à se comprendre d'un seul regard. A cet instant précis, la poupée croit bien qu'elle l'aime, et même qu'elle est amoureuse de lui. Elle croit bien que c'est le coup de foudre inattendu. Alors que tout s'éclaire pour elle, Rich fait une confession qui rassure la gamine qu'elle est. Tout ça n'est pas un rêve, ça n'est pas un cauchemar non plus. Il ne va pas s'échapper au petit matin, il ne va pas l'abandonner. Il préfère la choisir elle plutôt que les centaines autres femmes qu'il a glissé sous ses draps. Ça sonne comme une promesse, une si belle promesse à laquelle elle croit. Il faut se raccrocher à certaines choses pour tenir et Rich est son point d'ancrage. La naïade se redresse légèrement et vient capturer les lèvres de son amant d'un baiser tendre et enflammé à la fois. Ses lippes pulpeuses se fondent avec les siennes. Elle dépose une multitudes de baisers sur l'ossature de sa mâchoire, la lisière de son cou. Moi aussi, j'en ai envie Rich. Follement envie. Terriblement envie. Plus que tout au monde, à cet instant précis. J'veux pas qu'on soit séparé. Tu me laisserais jamais hein ? Promis ? La princesse se livre, elle n'a jamais été aussi vulnérable qu'à cet instant. Les yeux presque larmoyants, elle fixe son visage dans l'attente d'une réponse alors qu'elle a le souffle coupé. Je t'aime déjà bien trop qu'elle pense secrètement.
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