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bad moon rising (quête)

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SPELLS : 799
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : o'brien by momo love. signature by neon demon. gif/pics by tumblr.
MULTINICKS : la reine malfoy & la sauvage ishtar.

AGE : vingt-cinq ans qu'il traîne sa carcasse au milieu de la foule. invisible, mais présent. effrayant.
BLOOD STATUS : il est parfait le sang, pure comme de l'eau claire. ça a de l'importance apparemment, nest il sait pas trop, c'est pas son truc.
CIVIL STATUS : faut faire un héritier gamin, faut perpétuer le nom et le sang. ça sera avec la nott, parce que la clearwater jamais tu l'auras.
JOB : il était bon en potions le gamin, vraiment. et puis il y a eu la guerre et il est devenu bon à autre chose.
HOGWARTS HOUSE : intelligence. ambition. étrangeté. sarcasme. et puis finalement, plus de bleu que de vert, et l'aigle mange le serpent.
MAGIC WAND : le lierre du tourment, le primaire croc de loup-garou, la longueur moyenne et banale de vingt-trois centimètres, et cette aptitude aux sorts offensifs. tout en cette baguette lui correspond.
PATRONUS CHARM : le coeur trop noir pour créer la forme désirée.
SPECIAL CAPACITY : les flammes bleues au bout des doigts, la bête au fond de lui. pyromancien.
MARAUDER'S MAP : sur les talons de rich & dans l'ombre d'isla.
POINTS RP : 852

MessageSujet: bad moon rising (quête) Mer 22 Fév - 12:38

Citation :
bad moon rising; La lune est pleine. Le silence qui est total. Il n'y a que la respiration un peu trop forte d'une âme en peine. Repliée sur elle-même, elle se croirait presque morte. Mathilda est seule, toute seule, seule au monde. Il n'y a nul âme qui vive. La pauvre petite française n'a plus que ses yeux pour pleurer. Elle se recroqueville. Elle attend, pendant des minutes puis des heures, elle attend qu'on vienne la sauver. Quelqu'un viendra forcement. Elle veut croire que quelqu'un viendra. Et puis quelqu'un vient. Ce n'est pas une tendre main sur l'épaule, ce n'est pas l'extrême douceur pour laquelle elle priait. C'est Ernest il a la respiration assez haletante. Pas comme elle, pas à cause des larmes mais d'une course poursuite. Il lui ordonne de se lever, il arrive. Et il fera un exquis repas d'eux.
C'est un des leurs, une âme innocence avec laquelle le jeune homme s'était caché. Apparemment, il avait omis de préciser la malédiction dont il est la victime. Maintenant, il n'est plus petit sorcier innocent. Maintenant, il est animal sans âme. Il n'a qu'à la fuir, fuir loin de lui en attendant qu'il redevienne le garçon à l'âme torturé. Rencontrant sur sa course une jeune fille, il l'amène avec lui afin qu'elle ne devienne pas le repas de la bête. Lors de leur course, une troisième personne est rencontrée; Steve. Contrairement à la française, il ne l'a jamais vu. Il y a une méfiance, un arrêt qui se crée, peut-être une forme de peur. Ernest les connait bien, il sait qu'ils peuvent être partout, et qu'ils mériteraient peut-être d'être repas. Et si l'inconnu était un des leurs? Mais ont-ils vraiment le temps de s'interroger sur les uns et les autres.
Le loup est très proche. Quelques minutes, puis secondes et il fera son apparition.

Il s’appelait David. Il croyait. Il n’était pas certain. Honnêtement, cela n’était pas vraiment une priorité pour Ernest à cet instant. Car l’urgence était de courir. A toute vitesse. A s’en emmêler les jambes, à s’en brûler les poumons. Mais il continue. Il n’a pas le choix. Il veut se battre. Il a la rage au fond du ventre, l’envie de se retourner et de faire face à l’immonde bête qu’il entend courir à plusieurs mètres derrière lui. Il ne sait pas où elle est exactement. Il sait qu’il a un peu d’avance. Planqué derrière cette immense mur en ruine, il se souvient de la soudaine complainte de son compagnon d’infortune. Il n’a pas prit longtemps à comprendre. La lune brillait tellement dans le ciel qu’il n’avait même pas besoin de Lumos pour se repérer. Le gamin avait les larmes aux yeux, lorsqu’il l’avait regardé. Il avait sincèrement eu l’air désolé, et même effrayé. Effrayé de ce qu’il pourrait faire, sûrement. Il était jeune, plus jeune que lui, avec des joues trop rondes et un regard trop innocent. Un regard qui s’était changé en un temps record, reflétant tout l’appétit de la bête monstrueuse sommeillant en lui. Alors Ernest avait eu le choix. Le tuer là, tout de suite, et devoir se débrouiller contre le groupe de Mangemorts desquels lui et David - il avait décidé de l’appeler ainsi - devaient se cacher. Ils étaient beaucoup trop nombreux. Il avait beau être un bon combattant, ne pas avoir peur de la mort ou de se faire du mal, il savait qu’il ne ferait pas long feu. Et il avait encore des choses à accomplir. Alors il a attendu. Il a regardé, avec des yeux écarquillés, la bête remplacer le garçon innocent avec ses yeux larmoyants. Il a attendu, encore et encore, jusqu’au dernier moment. Et lorsque la bête a cessé de bouger, lorsque la transformation fut complète et que le regard jaune animal se posa sur lui, il couru. Il couru droit sur les Mangemorts, se protégeant d’un sort, et laissant la bête faire le travail à sa place. Il entendait encore les cris des hommes derrière lui. Mais la bête voulait encore plus de sang désormais, et il ne restait plus que lui comme cible. Alors il fallait fuir. Parce qu’il ne pouvait pas battre un loup-garou déchaîné en quête de chaire fraiche. C’était tout bonnement impossible.

Il ne pensait pas croiser quelqu’un. Il espérait d’ailleurs ne croiser personne. Il irait plus vite seul. Et il avait presque envie de s’en aller sans elle, sans cette pauvre fille prostrée dans son coin. Mais il connaissait ce visage, et au loin, la forme fantomatique de sa soeur lui apparu. Comme si elle le jugeait. Jugeait son coeur et ses actions. Il jura. Il attrapa le bras de la jeune femme, la poussant à se relever sans aucune délicatesse. Il était à bout de souffle. “Hey ! Bouge toi ! Sauf si tu veux te retrouver face à un loup-garou enragé.” Et franchement, avec son air de proie traquée et son souffle court, cela devait se voir qu’il ne mentait pas. Et le bruit de la course de la bête semblait se rapprocher bien trop vite. “Viens !” Et il l’amena avec lui, courant pour leur vie. Il ne sait même pas pendant combien de temps il a couru avec sa main autour de la sienne, la poussant à le suivre encore et encore. Il était à bout. Ses jambes commençaient à trembler de fatigue, et il puisait dans ses ressources et son envie de survivre pour se forcer à fuir, encore et encore. Mais il n’irait pas bien loin s’il s’effondrait au sol. Jurant à nouveau, il bifurqua brusquement, tentant de se camoufler derrière d’énormes buissons. Et tomba nez à nez avec un inconnu. Tout son corps se tendit, et il se mit protectivement face à sa compagne, par réflexe. Sa main libre serra sa baguette. Ils n’avaient pas beaucoup de temps, ils le savaient, mais il ne souhaitait pas être pris en tenailles entre un Mangemort et un Loup-Garou. “Je ne sais pas qui tu es, mais on a un loup-garou aux trousses. Histoire que tu sois au courant.”
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FACE & CREDITS : alycia debnam carey. @timeless. (avatar, bazzart) @endlesslove (bazzart, signature).
MULTINICKS : coré et marla.

AGE : vingt-et-un ans, quelques années qui saupoudrent, effleurent parfois le temps des autres.
BLOOD STATUS : de sang-mêlé, c'est un mélange homogène qui se distille dans ses veines, le sang bleu français et le noir écossais.
CIVIL STATUS : pucey mais c'est une love story d'amours impossibles.
JOB : ancienne étudiante en soin aux créatures magiques, elle a tout quitté, un soleil se levant, pour aller le suivre jusqu'en grande-bretagne avant qu'il ne s'y couche définitivement.
MAGIC WAND : taillée dans le bois du peuplier et d'une longueur de dix-neuf centimètres, la baguette de mathilda contient en son coeur une larme de licorne et est prédisposée aux sortilèges informulés.
PATRONUS CHARM : un raton laveur.
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MessageSujet: Re: bad moon rising (quête) Mer 22 Fév - 17:33


le vent qui souffle. qui s'engouffre contre son corps jusque dans son cœur. ça secoue le palpitant, ça le fait trembler de peur, ça le fait trembler tout court. quelques feuilles attrapées du bout des doigts, recroquevillés. pour toucher quelque chose, enfin. toucher quelque chose, encore. il y a ces jambes contre sa poitrine, serrées, grelottantes aussi. tableau pitoyable des victimes d'illusions déchues. elle est l'âme enfant des forêts lunaires en pleine nuit. et puis, les yeux clos. et puis, le visage autant humide de larmes que de nuit.
ça repasse dans sa tête, les images. inlassablement. comme le film des utopies qu'on lui a arraché d'un coup, violemment, aussi rapidement que la mort a sévi. elle entend des cris d'inconnus se mêlant à ceux connus, elle entend le feu, sent la cendre qui s'incruste dans les poumons, noircit l'intérieur et détruit la trachée. et puis ça reste comme ça. le souffle court et les hurlements silencieux à la nuit en espérant qu'on vienne la chercher, encore. qu'on vienne cueillir au milieu de la nuit les fleurs fanées de ses espoirs.
parce qu'elle repense aussi au visage chéri et cherché, abandonné après même l'avoir retrouvé. et un sanglot. elle reste ici sans bouger, la pauvre amante au cœur esseulé, elle reste à même le sol à bouffer la poussière de ces morts et de ces pertes qui n'ont de cesse de lui revenir à la gueule. et son visage, qui hurle de partir et son visage, et son visage, et ses lèvres. bien lointains de la nuit. bien caché là où elle l'a abandonné. bien éloignée la seule main qu'elle voudrait pouvoir attraper.
ça claque comme des réalités d'acide au visage, au corps. elle a vu la mort et la mort ne l'a qu'aperçue en dévorant d'autres.
c'est peut-être ça, qu'elle ne supporte pas.
qu'elle attrape les autres sans même l'effleurer un instant.

et le visage meurtri. et des claquements au sol qui vibrent dans son esprit. elle ne bouge pas, léthargique la petite. elle ne bouge pas jusqu'à ce qu'on l'oblige à le faire. on lui crie un peu à l'oreille, on la secoue, et elle obéit. c'est facile, d'obéir. ça ne demande pas trop d'effort, qu'un peu de volonté. elle entend loup-garou. elle se met à courir, silencieuse, les jambes menaçant de lâcher chaque instant davantage. elle court, automate, elle court comme on le lui a appris pour une vie qu'elle questionne depuis des heures déjà. elle court parce qu'on le lui demande. elle court sans se poser de questions, anesthésiée par cette course effrénée pour la survie qui n'a de cesse depuis plusieurs jours. ils sont les rats, la vermine, poursuivie et chassée. ils sont parasites, ils sont fugitifs. tous vus comme de vulgaires proies.
il ne lâche pas sa main. peut-être est-ce cela qui lui permet de rester encore debout, ne pas perdre son souffle, ne pas s'effondrer d'un instant à l'autre. elle se serait sûrement simplement laissée aller, si elle avait été seule, la française. laisser quelques crocs transpercer ses chairs. parce que, c'est épuisant de toujours fuir.
et puis, elle le suit encore, ils se réfugient derrière un énorme buisson. elle peut entendre pour la première fois, derrière ses respirations haletantes, les pattes de la bête fouler le sol dans une urgence effrayante. elle pose son regard sur probablement celui qui est son sauveur un instant. tourna la tête en observant son visage inquiet, et devine un autre, là, juste là. alors, elle se recule un peu, attrapant spontanément sa baguette dans un acte de méfiance incontrôlé - de ceux que seules les proies peuvent reconnaître -, et attend que son compagnon d'infortune ne prenne la parole. elle le laisse parler un peu, voudrait le remercier, et fronce les sourcils à ses mots, pourtant. elle ne sait plus, mathilda. elle ne sait plus grand chose, alors ajoute d'un ton un peu plus agressif. « c'est vrai ça, t'es qui ? et tu fais quoi ici ? » perdu dans les bois, à une heure pareille. bourreau ou victime ? elle n'ajoute rien, rien d'autre, restant sur ses gardes, entendant au loin le loup-garou chercher, tâter. le temps n'est pas leur. cela fait déjà un moment qu'il ne leur appartient plus.
alors elle pose tout de même sa main sur le bras de celui qu'elle suit depuis quelques temps déjà. plusieurs instants infimes, pressant de ses doigts entre tremblants sa peau. les mercis silencieux des fugitifs épuisés.
avant de reposer son regard sur l'autre, à côté, là. les sourcils froncés. les doigts et membres tendus.
et c'est maintenant peut-être, qu'elle fait de cette guerre la sienne.
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MessageSujet: Re: bad moon rising (quête) Jeu 23 Fév - 2:17

il passe sa langue sous ses canines. droite, gauche. droite, gauche. il la coince entre ses dents. bouche fermée, torse haletant. un épais goût de sang nage sur son palais. il vérifie encore. aucune dent ne semble bouger. sur sa joue : trois traits d'un parallélisme presque ironique. trois égratignures causées par une pierre qui se trouvait malheureusement là où sa tête devait rencontrer le sol. ces rayures couvrent un indigo qui longe toute sa pommette, des frères de cet hématome grignotent le haut de son arcade droite et un bout de sa mâchoire. son visage albâtre a revêtu de douloureuses galaxies, bleues et violettes, nées de poings comètes embrasant sa peau.

l'atmosphère est lourde. ses épaules sont tendues. une crampe vorace engloutit et engourdit ses muscles à petit feu. elle ne veut pas partir, ses jointures lui brûlent. il serre un peu plus le pistolet dans ses deux mains. il passe sa langue sur sa lèvre inférieure pour découvrir une nouvelle source de douleur. ses sourcils ont un petit sursaut. ils se froncent maintenant, la langue appuyant sur la fente qui saigne encore, sur sa bouche. bâtards. souffle-t-il ou pense-t-il très fort, un frisson passant d'une épaule à l'autre.

il fait froid. pourtant, il n'a qu'un haut couvert de boue et un pantalon en tissu. rien d'autre. ni veste, ni chaussure. rien d'autre que ces habits, là, qui ne lui appartiennent même pas, et ce pistolet-là, qui est en revanche bien à lui. avec lui, il n'est pas sans défense. avec lui, il est une arme. il a décidé qu'il ne prendrait pas le risque de fuir sans assurer ses arrières. de fuir les mains vides. s'ils le retrouvent, avec leurs baguettes et leurs dons extraordinaires, et qu'il n'a même pas une seule balle pour se protéger, alors ils ne feront qu'une bouchée de lui. le gars trop curieux qui réussit toujours à se mettre dans le pétrin. (mais, visiblement, à s'en sortir aussi.)

un craquement de branche derrière lui le fait se retourner et une douleur aux côtes lui indique que les galaxies sur son visage doivent avoir quelques jumelles sur ses flancs.

ça ne peut pas être eux. ils ne peuvent pas être déjà sur pieds. il a tous les sens alertes parce qu'on ne sait jamais sur quoi on peut tomber, mais il est très sûr de les avoir sonnés pour suffisamment longtemps. et suffisamment longtemps implique qu'il ait eu le temps de les semer. ils ne peuvent pas déjà être là, ça n'est pas possible. à moins que ces saletés de sorciers ne recouvrent leurs esprits plus vite qu'eux autres, les sans-pouvoirs-magiques ? non. il les a étudié. il connaît leur anatomie comme la sienne, car au final, il n'y a aucune différence. leurs cœurs battent la même cadence. leur cœur bat au même rythme. le sien se met à battre dans son dos quand des pas se font entendre.

il se cache. il y a comme un silence oppressant, un de ceux qui vivent dans les églises la nuit, bien après la messe, quand les cierges sont éteints et les louanges tues. ceux qui vivent sur les tableaux, qui vous suivent du regard dans les galeries d'art. un de ceux-là bat son muet tambour. puis soudain,

ils se cachent. eux aussi, fuient quelque chose, ils en ont l'air. le visage rouge de leur course qu'ils arrêtent à l'instant. ses cils battent trois coups, trois coups que son index épargnera à la gâchette. ils le voient. et ils prennent leurs baguettes. évidemment. des sorciers. quoi d'autres ? des sorciers méfiants. ils ont raison. steve enlève la sécurité dans un cliquetis manifeste. ses traits se crispent, mais ils lui annoncent la couleur.

un loup-garou. si ses paupières ne le faisaient pas tant souffrir à chaque fois que son regard changeait de cible, il aurait déjà roulé des yeux. les malfrats à ses trousses ne suffisaient pas. il faut toujours que ça aille de charybde en scylla. rien n'est simple, dans le monde magique. vous pensez échapper à un nid de doxies infectes, mais tout ça pour tomber dans celui d'un dragon. steve est en terre inconnue. il ne connaît le comportement de ces nocturnes saloperies qu'à travers des pages et des pages de bestiaires qu'il a lues quand il était enfant. et ce n'est pas en ayant comme principal motif de sortie ses vacances annuelles à la mer qu'il a eu la chance d'en croiser un auparavant. il espère, au fond de lui, que tout ce qu'il y avait d'écrit dans ces ouvrages soit faux. pour la simple et bonne raison que si c'était vrai, alors ils avaient peut-être une chance,

eux, les sorciers.

mais lui, lui était foutu.

elle lui pose alors une question qui le ramène un peu sur terre. son cœur s'est un peu emballé au point de lui faire nier, quelques secondes, la vérité autour de lui : la nuit, la douleur, la peur, ces deux inconnus. et les loups qui les chassent, les métaphoriques ordures et le très concret, très dangereux monstre lunatique. il murmure : tu penses vraiment qu'on a le temps de causer ? sors la dînette, installons-nous, je te dirais tout autour d'une tasse de thé avec son onctueux nuage de lait. l'acidité de ses mots est automatique. il les assaisonne toujours de cette façon. et encore plus quand il est sur les nerfs. il s'adresse alors à l'autre individu, tout bas, toujours. vous avez ça et vous fuyez ? il fait un mouvement du menton pour montrer qu'il parle de leurs baguettes. à quoi servent-elles, si elles ne peuvent même pas neutraliser un chien ?


his feelings for [him] were an oil spill; he’d let them overflow and now there wasn’t a damn place in the ocean that wouldn’t catch fire if he dropped a match.
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JOB : il était bon en potions le gamin, vraiment. et puis il y a eu la guerre et il est devenu bon à autre chose.
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MAGIC WAND : le lierre du tourment, le primaire croc de loup-garou, la longueur moyenne et banale de vingt-trois centimètres, et cette aptitude aux sorts offensifs. tout en cette baguette lui correspond.
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MessageSujet: Re: bad moon rising (quête) Lun 27 Fév - 13:53

Il pensait savoir ce que courir pour sa vie voulait dire, mais il se trompait. Des courses-poursuites, il en avait fait. Mais rarement, il avait joué le rôle de la proie. Ca le rassurait, dans un sens, car ainsi il avait développé une meilleur endurance et de meilleurs réflexes, le genre de choses qui l’empêchait de se tordre les chevilles dans des racines ou de se faire fouetter le visage avec des vicieuses branches de pins. Il ignorait si cela était le cas de sa compagne d’infortune, mais il avait autre chose à faire que de s’inquiéter de son état. Il ne savait même pas réellement pourquoi il l’avait pris avec lui, pourquoi il l’avait entraîné dans cette folle course à la survie. Ce n’était pas comme s’il craignait d’être responsable de la mort de quelqu’un. Cela ne serait pas la première fois. Et sûrement pas la dernière. Mais il n’avait eu que peu de temps pour réfléchir, et soudainement, il revoyait Alix et son regard désapprobateur lorsqu’il faisait quelque chose qu’elle considérait comme méchant et il se sentait obligé de sauver la vie de l’inconnue. Parce que c’est ce qu’elle aurait fait elle, elle aurait perdu du temps, elle se serait arrêtée et aurait même échanger quelques mots pour la rassurer, pour lui dire que tout irait bien et qu’elles allaient s’en sortir. Alors que ce n’était pas vrai. Il ne savais pas s’il pouvait s’en sortir tout seul, et encore moins avec une jeune femme pleurnicharde. Il avait certainement moins de chances, désormais. Elle finirait par être un poids si elle n’était pas capable de se battre. Dans le fond de sa tête, il se faisait déjà à l’idée de devoir la sacrifier à un moment ou à un autre. Si elle était utile, il y réfléchirait à deux fois. Pour le moment, la décision était prise.

Ils se réfugièrent un instant, ses jambes tremblantes hurlant pour qu’il s’assoit quelques instants, mais il n’en eu pas l’occasion. Il y avait déjà un homme là, et dans un sale état. Ernest supposa qu’il avait du se battre, peut importe son camp ou ses ennemis - quoiqu’il en soi, il était en vie, alors cela voulait dire qu’il était bon combattant. Et donc plus utile que l’inconnue qu’il avait traîné avec lui. Cependant, il ignorait s’il pouvait lui faire confiance, s’il n’allait pas se faire pousser dans la gueule du loup par derrière - littéralement. En somme, si l’autre ne pensait pas agir comme lui avec la fille. Méfiant, il serra sa baguette entre ses mains, le dévisageant, l’interrogeant du regard, attendant un mauvais geste de sa part. “Vous avez ça et vous fuyez ?” Le lien si fit en un instant - il n’avait pas été à Serdaigle pour rien le gamin. Il reconnut l’objet moldu dans ses mains, sa remarque précédente, son état déplorable. “T’es un cracmol.” Parce qu’il n’y avait pas d’autres explications. Alors cela voulait dire qu’il était de leur côté. Car quel genre de sorciers dépourvu de pouvoirs magiques soutiendraient le Lord ? Aucun. Il aurait espérait pouvoir compter sur la puissance d’une baguette de plus. Mais s’il avait survécu jusque là, il devait avoir des ressources, de l’idée. Il pourrait être utile malgré tout. “Ca ne se tue pas comme ça, un loup-garou. On peut tenter de se planquer, ou de se défendre, mais il va falloir choisir vite. Il arrive.” Il s’accroupit près de leur possible nouvel allié. “Tu te sens de te battre ou non ?” Il agita sa baguette. “Je peux faire un truc pour tes blessures. Tu courras plus vite.” Il se tourna vers la fille. “T’es comment en magie ? Je suis très bon, mais je ne peux pas gérer une bête enragée seule.”
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MessageSujet: Re: bad moon rising (quête) Mar 28 Fév - 1:41


ça ne s'en va donc jamais, ces déchirements qui hurlent à la nuit en espérant qu'elle les écoute. ça ne s'en va pas. cela reste au bord des artères et pose son empreinte sur chaque centimètre cube de sang. chaque organe. chaque muscle. chaque cavité. et chaque veine. toutes ces pièces du même puzzle qui s'activent dans l'alerte sûrement universelle du danger. elle suit sans trop poser de questions, mathilda. elle suit des sans-visage presque aussi hurlants qu'elle mais qui, au moins eux, tiennent debout. ne s'effondrent pas sous le poids des corps qui s'amassent ici et là, un peu tout près, un peu plus loin. alors elle fait attention, oui, surveille ses pas. et comprend un peu parfois pourquoi les loups hurlent à la nuit.

et la lune dessine sur leurs visages des milliers d'ombres qui se mouvent dans le vent. il y a les traits alertes et tendus des enfants perdus qui se méfient entre eux. elle ne fait pas très attention pendant quelques instants de ce qu'ils se racontent, à vrai dire. les mains moites et le cœur attentif. chaque bruit, chaque murmure que la forêt vient hurler à son oreille comme les signaux d'alarmes incessants. la fuite colle à leurs peaux comme les cicatrices des combats ; ils vont de pair dans les mécanismes de la peur qui s'acharnent entre ses yeux affolés, ces tremblements irrépressibles, les voix agressives et intriguées.
des regards s'échangent dans les silences des méfiances. elle reprend un peu ses esprits, alors, parce qu'il lui faut regagner un peu d'envie de vivre pour ne pas en empêcher les autres avec elle. les rouages d'un corps meurtri se mettent en place alors, doucement. elle devient attentive, en quelques instants, car c'est l'altruisme qui lui hurle ici de se réveiller, un peu. de faire taire ses images de mort, de faire taire tout le reste. beaucoup de réflexion pour un peu d'affect. et c'était tout. alors ainsi que son compagnon d'infortune le remarque, elle pose son regard plus précisément sur le second jeune homme, épiant sa posture et trouvant au creux de ses mains un pistolet. elle hausse les sourcils alors, légèrement décontenancée, et laisse le brun faire l'analyse appropriée. elle ne sait pas qui croire alors, quand tous aboient comme des vauriens. des chiens à la rue qu'on menace de balancer à la fourrière si on les trouve. alors ça frappe l'esprit soudainement comme les aboiements du brun qui se dresse comme leader des chiens errants. au premier faux mouvement, le plus faible sera abandonné gisant.
elle retrouve son attention, alors, écoutes les mots échangés, réfléchit. le temps leur manque un peu, les possibilités, surtout. il y a l'autre qui se moque de sa question, elle ne réagit pas, reste silencieuse. parce que c'est ce qu'elle fait de mieux, le silence, mathilda. et cela reste ainsi jusqu'à ce qu'on lui demande quelque chose, enfin. et qu'elle répond simplement, le ton pressé lui aussi. « pas bonne, pas mauvaise. on va pas déblatérer là-dessus de toute façon. une seconde baguette ne sera pas négligeable. » et la douceur qui s'en va aussi simplement, lorsqu'on lui force la main. les sourcils froncés, elle presse de nouveau sa baguette du bout de ses doigts, visualise les tonnes de lignes qu'elle a parcouru avec attention au sujet des lycans sans parvenir réellement à trouver une solution adaptée. et puis, ça vient. une idée. probablement très mauvaise. qu'elle explique, pourtant. « le sortilège d'homomorphus. je l'ai jamais utilisé, j'ai jamais vu quelqu'un le faire non plus. mais c'est ce qu'il y a de moins risqué, donc on peut au moins essayer. » elle marque une pause, avale sa salive et plante son regard dans celui de ses interlocuteurs avec une certaine gravité nouvelle.  « si ça fonctionne. »
et, elle l'entend. les pattes qui griffent le sol et le grognement répétitif d'un prédateur en quête. ses yeux se tournent de nouveau vers les deux autres, et le souffle se fait plus court, plus bref, plus doux. mathilda sort sa baguette doucement, sans faire un bruit. elle les dévisage toujours, les questionnant de ses yeux. car, s'ils doivent prendre une décision, le temps leur manque. et les crocs claquent dans les vents des nuits illuminées de la lune.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: bad moon rising (quête) Ven 3 Mar - 17:23

les mots le blessent, lui qui arbore déjà tant de contusions visibles. là, ça pique un peu à l'intérieur, mais il faut bien appeler un chat un chat. ils examinent l'objet qu'il tient et il ne leur faut pas plus longtemps pour comprendre que ça n'a rien de sorcier, que ça n'a rien de magique. que ça n'a rien à voir avec eux. ils savent, en resserrant un peu leurs baguettes, qu'ils ont l'ascendant sur lui, sur cet être dénué de pouvoirs. il n'a avec lui que la force de ses poings et sa grande affection pour son arme à feu : mais il faut être fou pour croire qu'elle vous aimera en retour. ça ne pense pas, un flingue, ça n'a pas d'allégeance. ça n'est une arme que dans la main du tireur, sinon, ce n'est qu'un objet inanimé potentiellement dangereux. eux, ils ont un putain de bâton qui sait faire la vaisselle et assommer des ennemis. en même temps. ils ont une saleté de branche qui a une sorte de conscience, comme un familier, un animal au poil en bois qu'il faut caresser dans le bon sens. ils ont une foutue brindille que steve aurait tant aimé avoir quand il était petit, et encore maintenant, quand il voit à quel point c'est plus facile pour eux, à quel point les gens comme lui sont considérés comme des moins que rien, à quel point être différent, c'est synonyme d'être inférieur. d'être inutile, voire dangereux pour l'espèce évoluée. pour ponctuer ses pensées fulminantes, il crache, un peu de sang, un peu de salive. il écoute d'abord ses conseils sur la façon de tuer un loup, puis l'aide qu'il propose.

il faut un instant à steve et à sa fierté pour comprendre ce qu'il lui dit là. il l'a regardé, analysé, il a jugé qu'il était en mauvais état. c'est les gens comme eux, qui lui ont fait ça. mais pas d'amalgames : il est sincère, il tient vraiment à l'aider, à fuir, mais avant : à se remettre sur pied. il faut croire qu'il serait un handicap pour le groupe nouvellement formé s'il s'avérait que ses blessures l'empêchaient de courir vite. bien que steve ait eu l'habitude, depuis le début de ses recherches, de tomber sur des salauds lui trouant la peau, lui faisant la misère et le laissant pour mort, il a toujours su se relever. ça lui est arrivé au moins trois fois, en quelques mois seulement. tout ça parce qu'on peut plus voler du pain ou gueuler que les rafleurs sont tous des raclures, de nos jours. tant que tu me fais pas apparaître un troisième oeil. fait-il, pour simplement dire qu'il l'autorise à lui jeter quelques sorts, si ça peut servir. il n'est pas compte arrêter de grimacer à chaque pas qu'il fait et ça l'arrangerait, aussi, de pouvoir baisser les sourcils et plus avoir cet air à la fois ridiculement étonné et excessivement enragé sur la tronche. votre sortilège d'homo-chaispasquoi, là, il est censé l'obliger à reprendre forme humaine c'est ça ? il a beau être cultivé, il ne peut pas tout savoir sur tout. sa mère l'a surtout encouragé à se nourrir de savoirs moldus et il connaît tant de choses qui échappent à la culture sorcière.

il saurait affaiblir un tigre en tirant une flèche tranquillisante, il saurait s'extraire le venin d'un serpent dans les temps et faire en trou dans la gorge avec un stylo pour faire sortir une guêpe qu'on aurait avalé. ses connaissances bien spécifiques ne s'appliquent malheureusement pas à cette situation où trois clampins, deux qui frémissent et un qui s'écroule, se retrouvent face à un loup-garou qu'ils ne peuvent même pas abattre d'une balle dans la tête. les battements de leur cœur s'affolent à l'unisson car la bête se rapproche. bon, on fait quoi alors ? parce que rester plantés ici, ça risque pas d'être une super bonne idée. il sait que les prédateurs peuvent sentir leurs proies sur de grandes distances. les requins sont attirés par le sang qui se diffuse et merde, steve saigne encore. ils ne peuvent pas simplement attendre comme des lapins juste en face du terrier des renards. et en posant la question, steve remet toutes ses qualités de leader entre les mains de celui qui semble en savoir le plus.


his feelings for [him] were an oil spill; he’d let them overflow and now there wasn’t a damn place in the ocean that wouldn’t catch fire if he dropped a match.
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