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flay you alive (a)

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SPELLS : 842
IDENTITY : red strings (manon)
FACE & CREDITS : alycia debnam carey. @timeless. (avatar, bazzart) @endlesslove (bazzart, signature).
MULTINICKS : coré et marla.

AGE : vingt-et-un ans, quelques années qui saupoudrent, effleurent parfois le temps des autres.
BLOOD STATUS : de sang-mêlé, c'est un mélange homogène qui se distille dans ses veines, le sang bleu français et le noir écossais.
CIVIL STATUS : pucey mais c'est une love story d'amours impossibles.
JOB : ancienne étudiante en soin aux créatures magiques, elle a tout quitté, un soleil se levant, pour aller le suivre jusqu'en grande-bretagne avant qu'il ne s'y couche définitivement.
MAGIC WAND : taillée dans le bois du peuplier et d'une longueur de dix-neuf centimètres, la baguette de mathilda contient en son coeur une larme de licorne et est prédisposée aux sortilèges informulés.
PATRONUS CHARM : un raton laveur.
MARAUDER'S MAP : le campement des insoumis.
POINTS RP : 294

MessageSujet: flay you alive (a) Mer 1 Mar - 23:09

   
i'll seek you out, flay you alive
one more word you won't survive

ft. adonis parkinson


un battement de cils. l'espace d'un instant, ces balaie-poussières qui s'agitent d'une énergie soudaine. un battement de cils. et ces paupières qui se ferment encore, et cette rétine qui brûle encore. qui brûle des dorures qu'on lui impose à la vue, rayons solaires irradiant les muqueuses douces et embuées des yeux larmoyants. ça hurle à la douleur,partout. mais un peu plus dans son bras, là. ce sont les douleurs qui soulèvent les cœurs et anesthésient les raisons. quand l'humain se fait bête, ou le guerrier se fait proie.
et que les cages dorées dressent leurs barreaux autour des rats d'égouts. les yeux se rouvrent doucement. l'or agresse encore sa rétine. animal apeuré, et la tête tangue, et le corps vacille tandis qu'elle essaie de se redresser, un peu. un cliquetis monumental qui s'échoue contre ses oreilles au moment même où la bête touche le sol, déséquilibrée. les yeux se ferment encore. mais les barreaux brillent tant qu'ils agressent par delà les paupières.
la douleur est l'amie vicieuse des proies pourchassées. elle se glisse, dans chacun des membres, pernicieusement jusqu'à presque tous les paralyser, un à un, changeant l'espoir animant le cœur en monstre de marbre glacial. et c'est bien elle, qui durcit les âmes, qui attrape les valeureux pour leur faire goûter la poussière. alors elle se souvient du goût de la poussière. de ces langues illusoires qui se glissent sur les corps des traqués abandonnés à la nuit. elle se souvient de l'épuisement et des brûlures de fatigue qui griffonnaient sur son corps de larges étendues rougies, mordues par le froid, mordues par la peur, un peu. elle se souvient des souffles courts qui s'échouaient si forts, tempêtes de renoncement qui soulevaient une, ou deux feuilles mortes à chaque souffle. elle se souvient du vent qui s'engouffrait entre les arbres comme sur son visage, qui chahutait les feuilles comme ses cheveux, ténor délicieux murmurant mille espoirs, sirène séductrice adoucissant quelques instants le corps et l'âme. elle se souvient enfoncer ses doigts dans le sol meuble, tremblotants, serrer encore un peu, s'accrocher quelque part, ne plus en bouger.
elle se souvient de tout cela, et plus du reste. elle se souvient de tout, mais pas d'ici, et c'est en rouvrant les yeux avec davantage de détermination cette fois qu'elle palpe du bout des doigts un peu de sa cage rêvée. c'est le métal qui glisse sous l'épiderme doucement. et la proie s'agite, et la proie se débat, se met à vouloir attraper chaque objet lui passant sous la main, empoigner chaque portion du réel pour sortir d'un imaginaire supposé qu'elle semble penser s'imposer à elle-même. et les gallions tombent et tombent tandis qu'elle se débat, la proie, pour sortir de la luxueuse cage dans laquelle elle s'est retrouvée. elle se débat et crie pour penser sortir des illusions rêvées des optimistes crevés. elle crie aux amours perdus et aux amis abandonnés, elle crie, ne s'arrête pas, pour peut-être s'arracher à la rêverie cauchemardesque qui se dresse devant ses yeux.
dans la panique, les plaies ne font pas mal. c'est l'adrénaline qui repousse les écoulements de sang et de larmes, c'est l'adrénaline qui crée les guerriers. et mathilda s'assoit, après avoir vainement cherché une sortie, après avoir sans succès cherché sa baguette parmi les tas de gallions. l'adrénaline redescend, et le souffle reste court. c'est une belle bête affolée, qu'elle fait ici, lièvre ou lapin au flanc blessé et à la patte ensanglantée. l'attrape-gibier des plus faibles. le sang coule sur les gallions inlassablement, et elle trouve alors la force de relever sa manche pour observer le spectacle délicieux des guerres d'outre-mer. la plaie infectée sent la mort à plein nez, l'odeur qui chatouille les narines et soulève les cœurs. il n'a pas eu le temps, le pauvre lapin, de panser ses blessures depuis de nombreux jours. fuir pour sa vie, condamnée par l'inattention. l'ironie saute aux yeux et un léger rire ressemblant davantage à un râle de douleur s'échappe d'entre ses lèvres tremblantes. c'est ce qu'on lui a fait, aussi. changer ses rires en complaintes.
alors elle arrache le morceau le plus propre de son gilet et confectionne un bandage de fortune censé réguler l'écoulement de sang. il est blafard, le lapin. il se tient adossé aux amas de fortune à même le sol le souffle court, silencieux. ça pue le fer, entre le sang et les gallions. et ça lui rappelle un peu le campement, les tas de morts, les corps qu'elle y a laissé. un peu pucey.
et ça réchauffe le cœur du lapin quelques instants, de penser aux proies encore libres et hors-cages. aux espoirs mourants elle adresse cette fois un sourire. c'est assez pour qu'elle ferme les yeux, trouve le courage d'abandonner l'espoir de s'enfuir de sa cage dorée et de refuser d'assister au spectacle pitoyable de sa propre mort.
les rideaux sont fermés, et l'actrice se fait public.
le bois de la scène craque déjà beaucoup trop sous ses pieds.
c'est une improvisation en huit-clos qu'elle adresse à sa propre personne, naïvement. croyant au destin, au libre-arbitre du metteur en scène de l'avoir enfermée ainsi entre quatre murs.
sûrement sans se douter un instant que ce dernier pourrait bien lui aussi entrer en scène.
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IDENTITY : VINYLES IDYLLES (LAURA)
FACE & CREDITS : RAMI (vava by faust, gif profil by QUEEN MAURENA BABE, gifs signa by queen bé)
MULTINICKS : ELEONOR, PERCEVAL, MARIETTA, ERNIE, MORGAN.

AGE : VINGT-SEPT TÉNÈBRES.
BLOOD STATUS : PLUS QUE PUR.
CIVIL STATUS : VEUF, EPOUX SECRET DE SA SOEUR.
JOB : DIRECTEUR DE GRINGOTT'S, SUITE A LA MORT DE SON PERE.
HOGWARTS HOUSE : SERPENT.
MAGIC WAND : BOIS DE CORNOUILLER, ÉCAILLE DE SIRÈNE, VINGT-NEUF CENTIMÈTRES.
PATRONUS CHARM : AUCUN.
SPECIAL CAPACITY : OCCLUMENS.
MARAUDER'S MAP : MANOIR PARKINSON.
POINTS RP : 3465

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : darkseagreen
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: flay you alive (a) Dim 26 Mar - 1:23

Odeur du sang, odeur de la proie qui panique. Il jubile déjà du spectacle macabre. Elle ne se doutait de rien, elle voulait seulement vivre, ou parvenir à faiblement survivre. Elle saigne, elle bande sa blessure. Il l'a trouvée ainsi, dans un état pas terrible mais pas dramatique. Ses blessures ne sont que légers détails face à ce qui est à venir. Elle est égarée, elle recherche son chemin. Elle ne doit pas comprendre les pièces dorées. Que fait-elle ici? Oh, mais quelle drôle de prison. Pourquoi elle? Pourquoi s'être arrêtée sur son minois à elle? Elle n'est pas belle, au mieux vaguement jolie, surtout banale. Elle le laisse de marbre. Elle n'a rien d'exceptionnelle, elle doit être incroyablement ennuyeuse. Ce n'est pas à son apparence à laquelle qu'il a accroché. Quoi donc? Qu'a-t-elle fait pour se retrouver là? Pas grand chose. Un sang impur, un misérable insecte de plus, peu importe. Victime d'une mauvaise naissance ou maudite de ses choix maladroits, elle a bien du mériter sa place. Punition divine dont il lui fait cadeau. Elle n'en aura jamais d'aussi belle. Divine peine contre son corps. Il l'observe tourner en rond, se soigner, se perdre et sourire comme une idiote. Adonis aussi sourit. Pas pour les mêmes raisons, bien évidemment. Qu'est-ce qu'il se passe de son cerveau? Pense-t-elle à l'homme qui l'a laissée entre les mains du pire démon? Il se demande si elle peut parvenir à imaginer quel est l'enfer auquel elle est forcée; il va la faire saigner comme un porc. Il la regarde aussi chercher sa baguette. La stupide est incroyable, hilarante. Il l'observe avec cette perversité psychopathe. Il attend de la voir craquer, tomber en larmes, se plaindre misérable de son pauvre sort. Décevante gosse. Pour saigner ou pour pleurer, elle aura besoin de son assistance. Très décevante. Il sort de son ombre, il arrive derrière elle pour tirer ses cheveux en arrière et la faire tomber brutalement contre le sol. Il regarde son corps, frêle, faible, à briser. Il s'accroupit auprès d'elle, la manche de sa chemine remontée pour laisser à découvert la marque des ténèbres recouvrant son bras. Il attrape son menton, regarde son visage. Petit garçon excité par le besoin de violence, de sadisme qu'il se plairait à redécouvrir. L'arme blanche qu'il fait apparaître. Oh oui, petit agneau, il s'agit du jour où ton sang va couler à flot et tes larmes et supplications ne t’épargneront pas. La pointe de la lame qu'il dépose au creux de son estomac. Il suffirait de l'enfoncer de deux millimètres pour permettre au sang de fluer hors du corps. Son sourire se nourrit de la peur et de l'incompréhension du gibier. Le sang ne coule pas. Il fait glisser la lame le long de sa poitrine jusqu’à ébrécher son menton, cicatrice qu'il suit, qu'il approfondie jusqu'au creux de sa joue; observant le sang tâcher son visage. Les globes oculaires du mangemort qui passent d'une paupières à une oreille, le doute semé. La lame voyage sur son visage, cherche son chemin, glisse à l'intérieur de sa bouche pour caresser sa lèvre inférieure. « Ta lèvre? » Sourire qui s'accentue. Frayeur à son paroxysme. Ce n'est pas fini. La lame n'a pas fini son travail. Le voyage continue, caressant l'arrête de son nez pour glisser sous ses cils. « Ta paupière? » Et ça continue. La lame retourne sur sa joue, là où l'entaille a été marquée et se cache sous le lobe de son oreille. « Ou ton oreille? » Ce n'est pas la réflexion d'un psychopathe pour lui-même, c'est le dilemme qu'un sadique impose à sa pauvre victime. « De quoi allons-nous te débarrasser? » Et elle a intérêt à le satisfaire, à répondre correctement. En tremblant et en pleurant si elle le veut (et pour son plus grand plaisir) mais il vaut mieux qu'elle réponde. Il peut tout à fait décider de lui arracher ces trois parties.



( nobody does it like you do. i know how much it matters to you, i know that you got daddy issues. and if you were my little girl, i'd do whatever I could do, i'd run away and hide with you. i love that you got daddy issues, and I do too, ) the neighbourhood.
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MessageSujet: Re: flay you alive (a) Lun 27 Mar - 1:44


ce n'est pas encore la peur qui est là. ça fatigue, la peur. ça prend les tripes et ça soulève le coeur un peu comme l'amour. mais elle n'a plus la courage, tilda, d'avoir peur ou d'aimer. elle est déjà fatiguée d'être arrivée ici, d'observer en son corps se déployer mille sensations inconnues dans une indifférence pourtant criarde. ça hurle, son indifférence à elle, aussi momentanée soit-elle : ça gueule dans toutes la pièce à en faire trembler les gallions, à en faire gigoter les barreaux dorés, à feinter l'esprit empreint de l'espoir soudain de l'abandon définitif. plus de force et plus de combat - elle croit vraiment les avoir connus, les combats -, plus de rouge-gorge, plus d'espoirs de printemps, plus de tentatives vaines de vivre un peu, plus de chant, plus tout ce qu'elle a laissé là-bas. et pourtant, elle ne sait rien. elle n'observe que mille éclats sous ses yeux explosés par la fatigue et irrité par l'incandescence presque irréelle de la pièce. et elle vacille un peu, l'enfant. de temps à autres les yeux clos, à voguer difficilement entre ce qui semble être tangible et l'ailleurs, et ça reste comme ça, un peu, longtemps peut-être. elle ne sait pas trop. et elle rouvre les yeux puis les referme, et elle rouvre les yeux puis les referme, et elle rouvre les yeux.
et ça s'arrête un instant. ça bloque un peu. le crâne contre le sol et les yeux qui vrillent un instant. elle ne comprend pas tout de suite, encore. elle glisse une main jusque sur sa tempe, sourcils froncés, poussant un léger gémissement. et ça tourne un peu, quelques instants, elle entrouvre les paupières, vulgaire proie apeurée battant des cils avec incertitude, rat cloué au sol par l'assaillant, poupée de chiffon balancée face contre-terre sans même le savoir. et puis, elle trouve un point d'encrage. ça bloque encore parce que tout va un peu trop vite, tout, comme son cœur. les prunelles qui caressent avec autant de fascination momentanée que d'indifférence et d'usure. un peu du vert usé de ses yeux fatigués qui se pose sur les traces noires dessinées parfaitement sur l'avant-bras, qui se dressent au dessus des veines d'un sang qu'elle suppose bleu comme les parfaits reliquats des explications qu'elle cherchait jusqu'ici. mathilda comprend alors rapidement qu'il n'y en a pas. encore un léger sourire. parce qu'elle ne sait pas, rien. juste qu'encore son corps se fait attraper de l'autre, les doigts qui s'explosent contre son menton, qui l'attirent un peu plus loin et les yeux qui se ferment un instant - elle suit juste, pour le moment, car le corps est déjà fébrile et brûle un peu, surtout le bras, là, qui chuchote encore un peu à la douleur comme le corps est traîné sur le flanc. mais elle ne pense pas à grand chose, la française. juste à rouvrir ses yeux pour les planter dans ceux d'adonis, larmoyants les émeraudes, épuisés et défaitistes - elle ne dit même rien pour le moment. et c'est la pression fine de son estomac qui la fait tressaillir un instant, de longues secondes, lame qui se glisse contre l'estomac, dessine mille chemins jusqu'à venir creuser sillon contre sa joue. et elle réagit un peu, la belle endormie, proie docile de quelques minutes jusqu'à ce que la lame s'enfonce contre sa joue comme s'enfonce les peurs jusque dans son corps. et des larmes coulent à mesure qu'elle sent quelques gouttes de sang se glisser contre ses joues diaphanes, à mesure que le pourpre s'étale jusque l'arrête de sa mâchoire. il pourra chanter le rouge-gorge, chanter sa douleur quand ses plumes toutes de rouges seront finalement recouvertes. mais il n'arrive à rien, pour l'instant. si ce n'est trembler au gré de la peur qui paralyse le corps de longs instants alors qu'elle détaille avec précision le visage de son bourreau, retenant entre ses lèvres pincées quelques gémissements de douleur avec difficulté. elle l'observe, cherche derrière le voile salé des larmes quelques réponses, empruntant de ses yeux eux aussi tremblants les chemins de l'arrête de la mâchoire jusqu'à celle de son nez dans l'espoir d'y retrouver un paysage familier, une expression connue, une raison évidente. et rien. et le froid, glacial pourtant encore tiède de sang qui se glisse entre ses lèvres, menace les pulpes rosées et la contraint à goûter au bord de ses lippes les gouttes ferreuses des lames échouées contre son visage.
sa voix enfin s'élève après des minutes de silence, glas dans lequel elle aurait aimé se conforter mais qui ne sonne que davantage les présages néfastes qu'elle goûte entre ses lèvres. il demande où, comment, et ses larmes à elle reprennent encore, et le cœur s'explose encore. actrice de la pièce de sa perte, metteuse en scène, même. l'ironie la frappe soudainement sans que le cynisme pourtant ne parvienne à la rattraper. il continue de questionner, et ça résonne étrangement entre les parois de la boîte crânienne ; plus fort que les maux, bien plus fort.  seule reste dominante l'image de sa mère un instant. elle a le temps de se demander si c'est ainsi qu'elle est morte. si c'est comme cela qu'elle a fini sa vie, si ses dernières secondes étaient le choix entre un cœur et le crâne. et quelques sanglots qui reprennent de plus belle. son cœur ou son crâne à elle. elle ne répond pas, parce que ses lèvres se tordent autant que son corps le fait, se recroquevillant doucement. elle ne répond pas, pense un peu encore est-ce que c'est comme ça ? et ça revient, cette insoumission. cette façon qu'elle avait de ne jamais courber l'échine. elle s'y complaît dans cette image un instant, se raccroche à un peu de souvenir et beaucoup de force. ça rassérène un instant, comme les bras qu'elle s'imagine encore entourer son corps frêle, comme les baisers qu'elle devine sur ses temps. est-ce que c'est comme ça ? et tilda qui se dit que non, qu'elle s'est battue au moins, que ses poings se sont échoués contre d'autres corps, qu'elle a dû hurler, feinter, espérer aussi un peu, emprunter plusieurs chemins, hurler à la justice, foutre la pièce à feu et à sang, faire un peu de mal aussi. impétueuse proie dont chacun peut-être a dû connaître la fin. est-ce que c'est comme ça ? l'enfant se redresse - parce qu'elle est bien fillette ici, rassurée par une étreinte, revigorée par l'honneur -, s'appuie sur son bras blessé qui menace de ne pas même supporter son poids, tandis qu'elle sent la lame se glisser derrière son lobe à mesure qu'elle approche un peu son visage, les yeux plissés, le visage tordu entre la douleur et la volonté de paraître confiant, les sourcils froncés. elle le regarde. elle lui crache. « va te faire foutre. » impétueuse, oui, la proie qui sait qu'elle est d'ors et déjà vaincue, insoumise, oui, cette femme qu'on lui a arrachée, proie sûrement elle aussi, et torrents de larmes qui reviennent sans sanglots cette fois, qui se contente de couleur sur la plaie béante de sa joue, de l'immerger quelques secondes sans qu'elle ne détache le regard. impétueuse, la proie, oui. impétueuse éprise des sentiments de devoir soudain le respect à une déjà abattue. lever la tête pour qu'elle tombe de plus haut une fois la gorge tranchée.
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MessageSujet: Re: flay you alive (a) Ven 7 Avr - 14:13

Ce sont quatre mots vrillants de rage et de peur. Elle se croit forte, courageuse. Sa naïveté est charmante. Plutôt ridicule. Elle ne pleure pas, elle ne supplie pas, elle ne demande pas pourquoi elle, elle ne rétorque pas qu'elle a son tendre et cher qui la sauvera des griffes de ce démon. Elle préfère jouer les durs, et elle a bien trop tord. Hausser la voix, insulter; elle oublie quelle est sa place. La nature n'a probablement pas été faite comme l'enfant aurait pu le souhaiter mais un monde où l'insecte devient botte est un monde où sens et logiques sont balayés. Heureusement la botte peut toujours intervenir pour rappeler à l'insecte ce qu'il est. Un coup, et l'inceste peut se tordre de douleurs en suppliant la botte de ne jamais plus l'écraser. Va te faire foutre. Ce sont ses mots. Il n'y a aucun doute, elle se sent si maligne. Oh, je vais pas bien répondre au méchant mangemort comme ça il me laissera tranquille, oui oui. Elle porte son idiotie dans son regard. Il y a ceux qui baissent la tête face aux plus forts, et les idiots arrogants. Bien malheureusement (pour elle), elle fait partie des idiots. Être idiot ne fait jamais de miracle, elle s'est condamnée toute seule la pauvre. Juste bonne à rendre ses douleurs encore plus profonde. On n'a jamais du lui dire; qu'elle ne valait rien, que la fermer était le meilleur moyen de s'épargner. Il est temps d'apprendre sa leçon à la dure. Il est temps d'apprendre à pleurer et à baisser la tête.
Le coup est sec. Elle n'a pas le temps de se sauver, ou de réaliser. Il ne lui donne pas de quoi calculer, prévenir ou se préparer. Le coup, puis son cri. L'oreille qui tombe contre le sol froid. Les spasmes de son corps, les hurlements affreux, le sang qui se répand. Va te faire foutre. Quatre mots maladroits. Et une punition. Divine punition, bien méritée. Sa tête sur les genoux d'Adonis, sa main qu'il plaque (un peu trop) fort contre la plaie où l'oreille a été arrachée. « Pscht, pscht, tu ne mourras pas aujourd'hui. » Pas aujourd'hui. Demain, dans deux jours; peu importe. Elle ne vaut rien. Son nom est déjà dans l'oubli. Sa voix, son visage, son identité s’effaceront. Mais pas encore, elle a encore quelques terribles heures a enduré auprès de lui. Il observe la plaie. C'est horrible, la coupure a été parfaite, la douleur doit être magnifique. « Que disais-tu? » Va te faire foutre. Il veut qu'elle regrette. Il veut sentir son corps trembler, il veut voir ses paupières se mouiller de larmes, il veut qu'elle se torture de douleur. Il tourne sa tête du côté de l'oreille encore intacte, blanche. Il a lâché la lame contre le col, se suce le bout des doigts ensanglantés et caressent le lobe pure, celui qu'il pourrait tout autant saboter. C'est un jeu amusant. Elle ne sait pas ce qu'il veut, il ne le sait pas non plus; seulement la briser. Et il sent qu'elle se brise, qu'elle se meurt. Peut-être commence-t-elle déjà à oublier son nom. « Parle. Parle moi de toi, de tes amis, de ta famille. » La voix est douce, presque apaisante, un chuchotement amical au creux de l'oreille. Le sourire qui s'élargit, l'attente inespérée des larmes. Ses doigts qui caressent le lobe de son oreille, puis son crâne. Il lui appartient de la tordre comme il l'entend. C'est un suspense pour elle, un suspense terrifiant; qu'arrivera-t-il la seconde d'après? Perdre une seconde oreille, un oeil, un bras, la tête? Le mystère a quelque chose d'excitant. Le hasard sociopathe. « Tu ressembles à ta mère. » Va te faire foutre. Et c'est peut-être pour ça qu'elle a été choisi, pour perpétuer de mère en fille une terrible malédiction à laquelle il est impossible d'échapper, impossible d'échapper à Adonis. « Que te reste-t-il? Qui te reste-t-il? Que peut-on encore détruire » Elle n'a plus forte de force pour hurler d'aller se faire foutre, elle est bien trop morte pour un tel exploit.



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MessageSujet: Re: flay you alive (a) Lun 10 Avr - 19:58


et la douleur vrille les tympans et le coeur au même moment.
c'est un cri sourd qui se tord entre les muscles et se déforme jusqu'aux organes, fait vibrer les parois des artères et exploserait presque celle des veines. c'est une sculpture de verre, l'enfant moreau. dont adonis glisse ses doigts déjà rougis de tant d’hémoglobine autour de son cou frêle, de ses poignets déjà meurtris par quelques instants de guerre, de ses lèvres qui s'essoufflent en tremblements frénétiques. elle n'a pas eu le temps de le regarder longtemps, quelques secondes, et déjà le liquide épais qui se glisse dans ses cheveux, le long de l'arrête de sa mâchoire ; et déjà ce visage qui se rejette en arrière, soudainement. éprise de douleur, et la peau de verre qui se brise tandis que l'enfant parvient à peine à glisser un doigt contre sa joue sur laquelle mille fleuves ensanglantés naissent, réseau macabre qui dessine à même le corps les histoires des tortures. elle croit encore crier alors même que depuis de longues secondes elle s'est tue.
elle croit encore trembler alors que lorsqu'elle a cessé de crier,
son corps s'est arrêté aussi un peu. la douleur a au moins la qualité de vriller tant l'esprit qu'il s'y perd. qu'elle ouvre les yeux et ne distingue à peine que quelques formes blanchâtres et beaucoup trop lumineuses qui se mouvent dans leur abstraction. les veines qui explosent toujours et les artères qui se décuplent sous le poison. elle ne parvient même pas à deviner le visage d'adonis, qui se perd derrière le voile embué des larmes qu'elle ne sent même pas couler et se mélanger au sang sur son visage.
et la sculpture de verre elle ne bouge pas visage explosé contre les jambes de son bourreaux déjà mille morceaux qui se glissent dans les bravoures naïves des insouciants.
et puis, à l'instant où l'ingénue sculpture de verre croit la douleur à son paroxysme, il brise de nouveau la once d'espoir qui s'explose en mille morceaux de verres. c'est aussi retentissant que violent, ces hurlements qui s'échouent contre les genoux du bourreau puisque mathilda parvient tout juste à les étouffer contre son pantalon. et ça reste, de longs instants pourtant.
les spasmes reviennent, violent. elle sent contre son crâne se glisser encore plus de sang qui se mêle au torrent de larmes, les chairs à vif contre lesquelles elle croit sentir s'appuyer quelques doigts avec force.
les douleurs sont telles qu'elle croit les sentir parcourir chaque centimètre carré de sa peau, dévorer tous les flux sanguins, s'infiltrer dans chaque muscle. la souffrance est intense et l'espoir aminci ; à mesure que les secondes s'égrainent cette dernière semble dévorer ce qui lui restait, encore. des pensées d'ailleurs qui éventraient les doutes. et puis, plus rien.
elle entend à peine sa voix se glisser jusqu'à son oreille - ou ce qu'il en reste - lorsqu'elle arrête de crier. vulgaire enfant à l'orgueil détruit qui, un instant crût connaître la guerre. mais elle est ici la guerre. c'est celle que l'on mène contre nous-même entre combattre ou abandonner. savoir si le jour de plus accordé se fait cadeau ou pénitence. si les peines endossées valent la peine d'être supportées. si l'esprit a l'ambition et le courage de se dresser en charpente de l'édifice idéal face à la torture.
et pourtant, elle ne bouge pas, les yeux entrouverts quand il s'adresse de nouveau à elle après avoir brisé le verre. mathilda tourne doucement, automate au ralenti le visage pour lui faire face, allongée à même le sol,
la tête toujours contre ses genoux. ses pupilles tremblent de douleur mais elle n'en fait plus rien. elle croit un instant que l'on s'y habitue, à la douleur. que lorsqu'elle est trop forte le corps libère suffisamment d'adrénaline pour créer l'illusion. tout va bien, tout ira bien.
et défoncée à l'adrénaline la poupée de verre pourrait presque faire naître un sourire. elle n'en perd pas, de la défiance. si la guerre est ici elle croit pouvoir la supporter. un peu au nom de ceux qu'elle a perdu. ici ou là-bas.
les larmes coulent toujours pourtant et elle ne prend pas même la peine de lui répondre. il est de ceux qui contrôlent, elle le devine dans un instant de lucidité à la façon dont il se tient et dont il s'adresse à elle.
alors elle se laisse faire quand il tourne son visage de l'autre côté, inspecter l'oreille intacte, la caresser du bout des doigts.
le corps tremble encore un peu malgré les quelques secondes qui le séparent de la douleur. elle ne lui répond toujours pas, les lèvres étirées en un monstre de sourire douloureux, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.
mathilda n'a pas la force de sangloter. elle se souvient d'une étreinte et du parfum du savon frais. elle se souvient des cheveux noirs et des regards emplis d'amour. c'est donc lui qui les a brisé. et c'est son sourire à elle qui se brise. le souffle court. le cœur plus douloureux que le corps, et pourtant, rien ne bouge. elle n'en a déjà plus la force. « tu veux donc que je te parle de choses que tu ne connaîtras jamais ? » et ça s'échappe dans un souffle de douleur, entre deux halètements refrénés. il lui coupera sûrement l'autre oreille, elle souffrira encore davantage, qu'importe.
tant que le cœur bat c'est lui qui souffre le plus. au nom des douleurs de la mort résolue elle peut bien y perdre quelques morceaux d'elle. il le lui en avait déjà arraché quelques uns avant leur rencontre.
et il parle encore et elle ne l'écoute presque plus. il lui demande ce qu'il peut encore lui arracher, elle croit que finalement plus grand chose. parce que la princesse préfère économiser ses mots pour attaquer son bourreau. il ne lui reste plus que cela. de quoi soutenir ses guerres du haut de ses épaules tremblantes. ses paupières se ferment et elle se fait paisible dans le ronronnement de ses souffles courts.
c'est pourtant le visage de pucey qui lui apparaît.
elle reste silencieuse et l'arrache d'elle-même à sa pensée. pensant naïvement que cela sera suffisant pour qu'adonis ne parvienne pas à le faire lui-même. et elle ne dit plus rien, la poupée. les yeux restent clos et le cœur silencieux et meurtri. elle ne bouge pas et attend. qu'il lui arrache autre chose. un peu de corps ou un peu de cœur, qu'importe. il ne reste plus grand chose ni de l'un, ni de l'autre.
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flay you alive (a)

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