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yesterday's gone

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SPELLS : 377
IDENTITY : red strings (manon)
FACE & CREDITS : ashley moore, @bonnie (avatar)
MULTINICKS : moreau et marla.

AGE : vingt-cinq années volubiles, qui n'appartiennent à personne, et pas même à elle.
BLOOD STATUS : c'est un liquide convoité qui circule dans ses veines, un sang bleu qui dorénavant s'apparente à un élixir de vie, puisqu'il ne peut plus en être autrement.
CIVIL STATUS : les bagues prestigieuses qui enchaînent les annulaires aux cœurs des amants sans amours.
JOB : elle nettoie la merde des incapables, elle passe pour ôter des fragments de vie, des fragments d'instant aux esprits des faiblards de moldus.
HOGWARTS HOUSE : serpentard.
MAGIC WAND : taillée dans du bois de mélèze, elle mesure trente virgule cinq centimètres et possède en son coeur une plume d’hippogriffe. elle est prédisposée aux sortilèges offensifs
PATRONUS CHARM : patronus incorporel.
MARAUDER'S MAP : londres, ministère de la magie.
POINTS RP : 495

MessageSujet: Re: yesterday's gone Lun 29 Mai - 22:41


take my love, it is not true,
so let it tempt no body new;
take my lady, she will sigh
for my bed where'er i lie;
take them, said the skeleton,
but leave my bones alone.


c’est un commencement et une fin. le haut de la vague qui se dresse dans le silence et s’échoue dans sa mort entre les bras des falaises calcareuses. c’est son commencement et la fin. les calligraphies échouées sur mille carnets et mille lettres qu’elle a pu lui envoyer dans le silence des amants calcinés. c’est la braise infantile du bûcher qui naît au creux du cœur, dans le deuil, qui calcine les parois des ventricules, dans le meurtre. enfant le couteau au bout des doigts qu’elle feint aujourd’hui avoir troqué contre une bague. l’émeraude suffisamment précieuse pour racheter ses péchés et peut-être son amour.
et pourtant, c’est ici qu’elle trouve la fin de ses douleurs criardes et incontrôlables. quand la vague de ses terreurs inavouables vient rencontrer les falaises stoïques et puissantes du torse de sid. c’est dans un faible bruit que la tempête se déchaîne contre les corps. celui que l’amour a fait quand il s’en était allé. celui qu’il fait quand il revient dans les visages des morts. ils portent tous le masque de la culpabilité sous le regard noir de zabini ; aucun ne se distingue. tous sont sid et lui n’est personne. que de la matière qu’elle a cru réduire en poussière. des atomes qui se rencontrent. des doigts qui se recroquevillent contre ses pectoraux tandis que les sanglots s’étouffent dans le creux des rochers. là où le silence fait écho. quand ses lèvres à elle ont fini de profaner leurs absences et que pourtant les visages de ses morts se reflètent à la lumière des bougies dans le vacarme de la boîte crânienne. qui se tait, un peu dans la nuit. quelques secondes. quand se referme derrière son dos l’anarchie de l’océan et les profondeurs abyssales de ses doutes. ses bras qui encadrent ses épaules dans le silence criard de ses larmes presque sèches contre le haut de son vieil amour. qu’elle se sent chose, zabini. sienne un instant dans les armistices murmurés sans même qu’elle ne s’en rende compte. un instant de résistance, et ses bras qui se déplient et tentent de faire échapper son corps tremblant de l’étreinte. sid la serre tendrement trop fort, pour ça. alors elle reste dans la cohue de ses monstres de mort sans un bruit. le bûcher de sa souffrance vacillant de son cœur à son ventre. ses muscles sont tendus et ses phalanges crispées, entourant quelques bouts de tissus, les ongles presque plantés dans la peau du roc. si les courant ne parviennent plus jusqu’à leur étreinte, au moins continuent-ils de s’introduire dans l’esprit tandis qu’elle a les yeux clos. tous ramènent au visage de cette mort qu’elle a personnifié à la hauteur de sa douleur : celle qui emprunte les traits du greyback depuis qu’il lui a été arraché.
poupée brisée entre ses bras dont le seul éclat réside dorénavant dans la régularité de son souffle qui s’échoue contre son cou. bague au doigt et cœur au roi, qu’elle se rappellerait presque un instant dans un sursaut faiblard qui se tait dans un sanglot. ses lèvres tremblent d’autres mots encore qu’elle ne saura jamais lui dire. étreintes fantomatiques de la pierre et de l’eau qui pourtant ne se sont jamais tant aimés que dans les braises de leur orgueil. et maintenant tout en éclats. elle n'entend presque pas ses mots qui parviennent tout juste à son esprit. pars pas. mais où voudrait-il qu’elle aille, le visage tordu et l'héritage perdu d'entre ses doigts ? de prédatrice à proie. enfermée dans le piège de ces amours qu'elle a passé des années à fuir. du seul amour mort qu'elle a passé des années à fuir. reconnaissant son visage sur tous. ne retrouvant ses lèvres sur aucun.
et le feu reste au creux de son cœur quand l'esprit tangue dans les marées de ses années. contre la cage thoracique d'un sid qui n'a pas bougé. sans qu'elle ne parvienne réellement à savoir si ce sont des secondes ou des années qui s'écoulent entre ses bras. quand le vacarme de la mort retentit en ces cris qu'ils ont échangés et se chahutent avec ses souvenirs de meurtre le monopole de l'attention dans les pensées d'une coré nauséeuse. le cœur bat parce qu'il se le doit. le souffle agresse la peau brûlante du greyback. son cœur qu'elle entend presque battre jusque dans sa carotide. elle reste de longues secondes à l'écouteur, presque aussi fort que le sien. à écouter la mort vivre et la prendre dans ses bras.
alors sceller son union. les ongles de la princesse déchue remontent jusque sur la nuque de la faucheuse, et elle fond sur ses lèvres dans un sursaut de désespoir violent. elle lacérerait presque la peau du loup de sa violence retrouvée. quand leurs cœurs se retrouvent presque aussi fort contre leurs cages thoraciques et qu'elle arrache presque la pulpe de ses lèvres dans un baiser enragé. son corps brûlant et tremblant se colle contre celui contre lequel il s'échouait quelques secondes auparavant. le coeur qui hurle à en faire taire l'esprit. réconcilier les deux. embrasser enfin la mort pour faire taire ses hurlements de culpabilité. lutter contre les amours bienveillants en savourant les péchés passionnels des rancoeurs de l'absence. et la folie de la douleur qui s'empare de ses lèvres et de ses doigts, muscles, organes. le feu qui ne calcine plus les ventricules mais alimente quelques braises au bas de son ventre. sans un mot. chérir la mort parce que depuis dix ans ce sont ses yeux qu'elle a. ses yeux, abîmes abyssales dans lesquels elle s'est noyée de nombreuses fois. aujourd'hui à troquer la culpabilité contre l'union sanguinolente de leurs souffrances.
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IDENTITY : silvia
FACE & CREDITS : lucho jacob (c) balaclava
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MessageSujet: Re: yesterday's gone Lun 12 Juin - 23:09

et on en oublie qui est la vague et qui est le roc. qui détruit qui, dans cette histoire sans fin? ils sont morts, dix ans loin de l'autre. aujourd'hui ça se bat pour une poignée de souffles quand tous deux ignorent qui ils sont. elle ne sait rien de lui. il ne sait rien d'elle.
elle a tué.
il a tué.
pour une poignée de colère ils se sont brisés. ils ont vécu dix ans loin de l'autre, et pourtant ils se ressemblent tant. cruels dans leur faiblesse, ils deviennent monstres à la naissance de la nuit. comme deux aimants d'un monde moche. brut. sale. ils sont ces pourris, ces sales races, ces méprisés. ils sont destructeurs autant qu'ils se considèrent détruits. elle avec ses habits de reine, lui avec son regard de haine. on les regarde, ces deux corps unis froidement. il la serre quand elle veut s'éloigner. c'est pas harmonieux coré et sid. on ne les admire plus. il n'y a plus de classe, plus de silhouettes élancées. habitués à se provoquer mais unique béquille dans la marée. elle comptait sur lui, comme il comptait sur elle. les épaules droites sont aujourd'hui courbées. lâches.
ils sont lâches de positions, lâches d'indépendance.

pas capable de tenir une heure sans faire fléchir leurs corps. elle s'accroche, quand lui se révulse. pas d'honneur, pas de volonté. pas de violence. elle est où, la haine? brûlée. la colère? oubliée. l'ignorance?
elle était belle, la distance forgée par les années. l'acceptation du temps et des destins. le loup n'est rien quand ses doigts glissent sur son visage. le loup n'est rien quand ses ongles s'enfoncent dans sa peau. le loup n'est rien quand ses lèvres brûlent sur les siennes.
rien d'autre qu'un tas de pulsion et de frustration. rien d'autre qu'un corps face à un autre corps. déséquilibre précaire, fil coupé à la hâche, barrières fendues. ses muscles se contractent, fort, trop fort. et il la serre, fort, très fort. méchamment, brutalement. comme ses lèvres à lui qui s'accrochent à ses lipes à elle. coré l'a souvent rendu fou. à l'époque, fou d'amour. aujourd'hui? fou d'envie, fou sans coeur. c'est mécanique et c'est spontané. c'est irréfléchi et c'est violent. lui qui se tourne et la bloque contre le mur, lui qui attrape ses poignées, lui qui glisse son visage dans son cou. et ça sent bon, mais ça sent aussi la sueur, et ça sent aussi l'envie. le désir bestial des retrouvailles désespérées. l'odeur âpre de la bêtise. des lendemains sans espoirs. l'odeur de l'oubli. l'odeur de la résignation. de la lutte abandonnée.
après dix ans, ils lâchent prise. et c'est sans aucune pensée qu'il glisse ses mains sous son haut, qu'il frémit à sa peau, qu'il s'arrête. la regarde, ses yeux dans les siens, comme un salut, comme un bonjour, comme les retrouvailles ou les au revoir scellés. ça fait mal ; alors il l'embrasse. d'un souffle chaud et fort. ses mains au dessin de ses seins. qui glissent et qui brûlent sur un corps déjà connu, déjà aimé, déjà désiré, mais qui l'embrase toujours.
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AGE : vingt-cinq années volubiles, qui n'appartiennent à personne, et pas même à elle.
BLOOD STATUS : c'est un liquide convoité qui circule dans ses veines, un sang bleu qui dorénavant s'apparente à un élixir de vie, puisqu'il ne peut plus en être autrement.
CIVIL STATUS : les bagues prestigieuses qui enchaînent les annulaires aux cœurs des amants sans amours.
JOB : elle nettoie la merde des incapables, elle passe pour ôter des fragments de vie, des fragments d'instant aux esprits des faiblards de moldus.
HOGWARTS HOUSE : serpentard.
MAGIC WAND : taillée dans du bois de mélèze, elle mesure trente virgule cinq centimètres et possède en son coeur une plume d’hippogriffe. elle est prédisposée aux sortilèges offensifs
PATRONUS CHARM : patronus incorporel.
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MessageSujet: Re: yesterday's gone Mer 14 Juin - 23:39


take my love, it is not true,
so let it tempt no body new;
take my lady, she will sigh
for my bed where'er i lie;
take them, said the skeleton,
but leave my bones alone.


et ça claque, ses lèvres contre les siennes, et ça claque, ces coeurs qui se retrouvent dans le vacarme des années de silence. ses lippes à lui qui s'accrochent à ses siennes à elle quand un instant elle s'en sépare, ses monstres rocheux de bras qui s'écrasent contre son dos, vagues de craies qui émietteraient presque sa taille de leur brutalité. les bourrasques de leurs corps qui se séparent et se retrouvent dans les violences inouïes du ressac de leurs douleurs. et ses mains, et son souffle. ses doigts qui laissent dans leur sillon les marques sur ses peaux lisses, toiles vierges et inertes, sans coups de pinceaux, sans peintures de douleurs visibles. ses doigts qui marquent un instant de leur force un peu de violence. un peu de haine.
elle glisse ses mains à elle entre ses cheveux et s'y agrippe de ses doigts fins, les entourent et s'y perdent, tirant sa tête en arrière, parfois, la ramenant vers elle - souvent. il la soulève presque en lui brisant l'abdomen dans l'urgence de ceux qu'on a trop longuement haï, de ceux qui se broieraient à mains nues aux clairs de lune - ou peut-être même, qui croient l'avoir déjà fait.  ses ongles s'enfoncent dans son crâne et laissent sous leurs passages les chemins mille fois empruntés des visages parcourus ; elle attrape d'un coup sec sa mâchoire entre son index et son pouce, serre ses doigts autour de son visage, ramène ses lèvres contre les siennes encore une fois, encore toujours.
et rien que des muscles tendus et braisés, dont les courants de colère ravivent les flammes de leurs violences ; dont les visages de ses victimes lui reviennent en tête alors même que c'est son visage à lui qu'elle penserait presque exploser entre ses petits doigts de ses maigres forces. lui ou elle, et la mort. qui guette quand elle se perd dans ses cheveux ou entre ses lèvres, que son bassin se rapproche toujours du sien ; et la mort dans ses yeux clos, et la mort dans son souffle chaud, et la mort qui ranime alors même qu'elle pensait s'être déjà laissée emportée.
la poupée aux mains de ceux qui la prennent, coré, et sid s'y agrippe, et sid plaque son corps contre les murs en sale état de l'appartement, à la peinture écaillée, aux meubles bancals et au parquet qui grince sous leurs poids presque autant que leurs raisons. grinçante et hurlante, inaudible sous les souffles courts, et le claquement de ses poignets à elle contre le mur en miette à lui, et de ses ongles à lui qui s'enfoncent dans sa peau tandis que zabini renverse la tête en arrière dans une longue expiration. les lèvres du loup qui s'aventurent sur son cou ont la couleur dégueulasse des mille chemins parcourus en dix ans et le bruit des fantômes qu'ils ont abandonné derrière eux en jetant chacun leur tour la pierre à l'idée de l'autre. de vent et d'espoir.
et ça brûle de culpabilité et de rage, celle des inconnus des combats qui mènent leurs propres guerres, aux baguettes brisées autant que les espoirs et les corps marqués. ça brûle de solitude et d'isolement, ça brûle d'infidélité et de déloyauté ; ça brûle de tous leurs mots, mais encore plus de leurs silences.
un instant greyback s'arrête. il plonge ses yeux dans les siens, un instant, un seul. et ça fait rien. elle le regarde avec les yeux vide et la poitrine qui se soulève, les lèvres encore entrouvertes et tremblantes autant de douleur que de désir, elle le regarde les yeux qui s'embuent sans véritablement savoir pourquoi. une seconde, et de nouveau il plonge sur ses lèvres, et une dernière larme à elle qui coule sur ses joues rougies tandis qu'elle ferme ses yeux, une larme d'enfin ou de déjà, celles qui ont le goût âpre des incertitudes. qui ne restent pas, parce que le dessin de ses doigts sur ses seins fait frémir le corps et qu'elle n'a pas le temps de ne pas savoir, coré. ils n'ont plus le temps de ne toujours pas savoir après dix ans. alors elle extirpe ses poignets avec difficulté des mains, monstres de force de sid, et accroche à son tour ses doigts à son corps, parcourt de ses ongles long le dos de son ancien amant en s'y arrêtant, parfois, ramenant son bassin vers elle, remontant pour parvenir à ôter son t-shirts.
et mille autres chemins qui s'ouvrent et se dessinent, qu'elle ne peut véritablement observer - parce que comme les enfants, on ferme les yeux, quand on a peur - mais qu'elle devine du bout de ses doigts un peu plus doux, d'un appui fort, mais de sa peau quand elle passe sur son abdomen. quand elle retrouve du bout de son épiderme les lignes souvent parcourues et aimées ; jamais haïes jusque là, alors que le croquis de son corps aimé ou détesté serait presque le même.
les lignes fines délicates d'un (ancien) amour juvénile, les esquisses d'un espoir et les traits grossiers de la passion.
pendant que les lèvres et cœurs claquent et que le mur s'écaille.
 
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