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THE HILLS W/ DAPHANSY

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SPELLS : 4197
IDENTITY : KILLER FROM A GANG (MORGANE)
FACE & CREDITS : ELLA PURNELL, ADL (AV) MOMAN BE D'AMOUR (GIF)
MULTINICKS : ARIANE, PENELOPE, HANNAH

AGE : DIX-HUIT ANS
BLOOD STATUS : PURE PURE PURE
CIVIL STATUS : CÉLIBATAIRE POUR LA BIENSÉANCE, ÉPOUSE DE SON FRÈRE DANS LE PLUS GRAND DES SECRETS
JOB : SECRÉTAIRE DU MINISTRE DANS LE MINISTÈRE DE LA RÉGULATION DES ANIMAUX MAGIQUES
HOGWARTS HOUSE : SLYTHERIN
MAGIC WAND : BOIS D'ÉRABLE, GRIFFE D'HIPPOGRIFFE, TRENTE-DEUX CENTIMÈTRES, SORTILÈGES OFFENSIFS
PATRONUS CHARM : RENARD
SPECIAL CAPACITY : SA PERSUASION
MARAUDER'S MAP : DANS LE MANOIR PARKINSON
POINTS RP : 6131

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : non pour l'instant. (ou simple dialogue)
COLOR OF MY LIFE : rosybrown
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: THE HILLS W/ DAPHANSY Lun 13 Mar - 22:23


the hills

DAPHNE & PANSY

I only call you when it's half past five,
The only time that I'll be by your side.

La douce mélodie, les effluves qui se mélangent, la folie qui la démange. Y a toujours cette aisance parfaite d’une amante de la vie, une compagne de la mort. Et elle tourne entre les odeurs des plats épicés et d’étés qui se mélangent ; l’odorat facile qui ne se nourrie que du sang insipide. C’est pas facile, Pansy, qu’elle dira. C’est pas facile d’être rembarrée à ce rôle précis. On lui demande pas plus, pas moins à la tendre Pansy. Sourire, faire l’idiote, les meurtres innocents sont si vites pardonnés. Et tandis qu’on redoute ses amis, elle devient la simple bourgeoise comédienne et on la juge qu’enfant. Ainsi va la colère et les envies de l’enfant mondaine, parce qu’on la regarde portant le masque et le rouge à lèvre volé à sa mère ; on la regarde s’habiller comme une femme dans sa taille d’enfant ; on la laisse devenir fleur alors que les pétales n’ont pas finis de fleurir.

Son regard vient caresser son ventre nu, le fruit mur de son péché obscène et la douceur de ses cuisses lisses dont les tendres baisers ont humidifiés tant de fois sa peau. Elle se retrouve ainsi, nue à elle-même dont le rouge du vin qui entoure ses lippes ; sanglante dans le lit nuptial où l’amant est parti travaillé. Un repas professionnel, qu’on lui annonce, qu’il prévoit depuis des semaines. Quand elle n’était qu’une enfant, Pansy profitait de sa jeune liberté pour inviter les plus intimes de ses amis ; mais l’amitié à ses vices dans le malheur du champ de bataille. Alors elle savoure une dernière fois le vin contre sa bouche, enfile rapidement une jupe digne des plus jolies ballerines et une chemise qu’elle s’empresse de rentrer dans sa jupe de cette vieille habitude d’écolière. Les longs bas sont de mises, mélangés à des petites chaussures lassés qu’elle s’amuse à faire tourner entre ses doigts. Les lèvres qu’elle maquille par vulgaire habitude, la chevelure qu’elle sublime par ce visage imparfait ; elle s’aime devant ce faux portrait de l’innocence évanouie. Ses mains caressent l’anneau qui entoure son doigt et voilà l’enfant qui s’envole pour se retrouver dans un quartier londonien moldu. Quartier qu’elle ne connait pas et dont le plaisir premier est de sortir une cigarette en attendant l’invité. Invité bénie dont elle est la seule compagnie ; sa future belle-cousine. La fumée brûle sa gorge et c’est dans cet élan de méandre qu’apparaît enfin la jolie blonde toujours aussi séduisante. « Daphne. » Petit salut de la voix alors que l’accolade est distante, loin des années de jeunesse. Elle ne serait que dire des années passés, des actes subis et des rancœurs de la jeunesse, aujourd’hui c’est Daphne qui épouse son cousin et pas une autre. Et malgré la rivalité qui les a toujours séparé, l’enfant se sent sourire de retrouver sa tendre amie. « Allons boire pour ta liberté ! » Et les deux gamines longent les murs au pierre froide, s’enfoncent dans les arcades moldus pour découvrir le vice humain qui lie sorcier et moldu.


 
Is our secret safe tonight ? And are we out of sight ? Or will our world come tumbling down ? Will they find our hiding place ? Is this our last embrace ? Or will the walls start caving in ? It could be wrong, but it should've been right.

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IDENTITY : blaclava (chloé)
FACE & CREDITS : nicoco, @freesia (ava), mes fans (awards)
MULTINICKS : richard, noor, isak.

AGE : eighteen.
BLOOD STATUS : pure-blood.
CIVIL STATUS : she once was the fiancée of draco malfoy, but now, she's deeply in love with hadriel parkinson, who's her future husband.
JOB : she's the first secretary of the wizengamot.
HOGWARTS HOUSE : slytherin : a tradition.
MAGIC WAND : twenty-six centimeters, larch wood, a veela's hair, and predisposed to evil spells.
PATRONUS CHARM : a ferret : deceitful.
SPECIAL CAPACITY : baddest bitch in town.
MARAUDER'S MAP : at the greengrass' manor (or at the parkinson's), in luxurious boutiques.
POINTS RP : 1978

MessageSujet: Re: THE HILLS W/ DAPHANSY Dim 26 Mar - 22:48


I'm just tryna live life for the moment
And all these motherfuckers want a real love

Je vais être sa femme. J'aurai ce que j'ai toujours voulu, et lui, sera condamné à rester aux côtés de la "meurtrière qui le dégoûte", comme il aime m'appeler. Quel connard. Je n'aurais jamais du lui faire cet honneur, celui de tuer pour lui. Il ne mérite rien d'autre que le mépris. Lâche. Il n'aurait jamais trouvé mieux. Pas mieux que moi, en tout cas. Mais il faudra faire avec, pauvre idiot. Il faudra qu'il m'épouse, qu'il me chérisse, qu'il arbore un sourire à mes côtés. Il faudra continuer à m'aimer, même à travers toute la haine qu'il peut me vouer. Moi, je l'aimerai. Je ne m'en cacherai pas, je l'appellerai "mon amour" en société, et même lorsque nous serons cachés. Je lui ferait regretter toute la colère passée, tous ses éclats futiles, son faux dégoût. Et il s'en mordra les doigts, comme je le lui ai dit. Il en voudra encore, de ces coups de reins nocturnes, de ces soirées endiablées. Mais il n'aura rien. Il n'aura rien, parce qu'il m'a dit, de ses propres mots, qu'il ne voudrait plus jamais de moi. Il m'a aussi dit qu'il était un réel Parkinson, ce sera l'occasion pour lui de le prouver, à moi et à lui. Et ce sera l'occasion pour moi de le voir flancher sous la pression, les pulsions et l'envie. Je ne lui donnerai rien. Mon corps, mon amour, il n'aura rien, seulement ma provocation et mon regard fier et arrogant. - Tu ne réalises pas la chance que tu as, Hadriel. Je lance un sourire satisfait au miroir, alors que je range le tube de rouge à lèvres carmin dans mon sac à main. Mes yeux sont d'un noir charbonneux, et le vert émeraude de mes pupilles pourrait détruire n'importe qui d'un simple regard perçant. Mes mains viennent réarranger une dernière fois ma chevelure, s'assurant que chaque boucle est à sa place. La soirée peut commencer. Ce soir, rien ne peut m'arrêter. Je vais savourer cette liberté que je n'ai plus vu depuis longtemps, cette liberté à la saveur particulière, celle du célibat. Ce soir, je serai seule, mais bien accompagnée. Pansy. Pansy l'enfant-femme, celle aux apparences multiples, à la personnalité éparpillée. Elle est l'amie parfaite, Parkinson sans aucun défaut. Et voilà que je m'envole pour la rejoindre, au beau milieu de la capitale anglaise. Là, je retrouve mes repères de jeune adolescente, de ces soirs où je ne me souciais de rien si ce n'était de mon potentiel de séduction. J'avance, le bruit de mes talons aiguilles résonnant sur le béton sale des rues étroites, et la démarche assurée dans cette robe qui me colle à la peau, épousant chaque courbe. Je te vois finalement, toi et ton visage enfantin maquillé un peu maladroitement. Mon regard s'abaisse automatiquement en direction du paquet de cigarettes que tu tiens dans la main droite, paquet vers lequel je m'empresse d'aller. - Dieu merci. Je me sers sans même demander la permission, et j'allume la première que je tire du paquet, précipitamment. J'inspire, j'expire, sans difficulté. - Salut, Pansy. Je souris légèrement, entre les volutes de fumée qui s'évaporent plus haut. Mes doigts portent la cigarette à mes lèvres, besoin toxique, plaisir parasite que je ne m'étais pas accordé depuis des semaines. Peu m'importe, mon destin est scellé, alors autant s'octroyer quelques écarts, qui n'auront aucun impact. - Ma liberté. Un ricanement sort de mes lèvres. Je suis peut-être libre, officiellement, mais je sens encore l'emprise des chaînes qui me retient à lui. Je sens encore son parfum au creux de mon cou, le poids de son corps au-dessus du mien. J'entends encore sa voix rauque parler derrière moi, les mots doux, les éclats. Je le vois partout, mais il n'est pas là. - C'est ça, ma liberté. Je sais exactement où aller pour la célébrer, tiens. Je te lance un sourire en coin, Londres, ça me connaît. Je te prends par le bras, et nous partons vers un endroit où j'avais l'habitude d'aller, en espérant que la réputation du lieu n'a pas changé. Après quelques minutes et une cigarette écrasée sur le bitume, nous y sommes. - Carte d'identité ? Prévisible. Je souris, et en un regard charmeur et concentré, le moldu robuste ne peut plus résister. L'imperium est si facile à provoquer. - Passez une bonne soirée. Il nous ouvre la porte, laisse place à l'immensité du bar qui pourtant, paraît minuscule et étroit. Les murs et le sol sont noirs, les néons multicolores floutent les dimensions et l'espace. Dès lors, mille regards se posent sur nous. Et je sens mon cœur battre de pulsations malsaines, leur rythme s'accordant parfaitement avec celui de la musique. L'endroit n'a donc pas changé. J'avance en direction des premiers verres que je perçois, comme un appel à l'aide, une bouée de secours. - Tu bois quoi, Pansy ? Regard taquin, les prunelles brûlantes. Ce soir, tu es avec moi, et c'est sûrement pour le pire. Les limites n'existent plus, nous sommes dans un autre monde, celui de l'excès. Et rien ne pourra nous arrêter.




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MessageSujet: Re: THE HILLS W/ DAPHANSY Lun 27 Mar - 0:15

Elle a la voix subtile, la voix d’un serpent qui s’enroule autour de la cheville, gravit le genou et caresse vulgairement la cuisse avant se glisser sous les plus bas vêtements pour  pénétrer l’âme de ce regard ambré. Elle l’a toujours vu comme ça ; les grands yeux émeraudes fixant le bitume dans une allure suave. L’aisance de fumer une clope sans même sentir le poison, la souffrance ; la divine créature, nymphe idyllique dont on devient accro de baiser. Et sa némésis, la parfaite nymphette à l’insouciance presque affligeante et pourtant captivante. Elles ont toujours été ces jumelles sans réelles affections, une blonde et une brune, deux filles riches sans profondeurs à la première apparence. Dans cette vallée des poupées, elles ont pourtant leurs parts de grandeur, d’influence. Reines des cœurs, reines des âmes, elles gouvernent dans l’obscurité avec aisance. Elles ne disent rien, brûlent les pas aux vapeurs de la fumée alors que les talons aiguilles martèlent le sol. Froideur qui glace le corps des demoiselles, l’Eden est rapidement trouvée dans ce Londres gigantesque. Les pas rapides, le regard subtil et le sortilège avalé, les voilà fondus dans un décor alcoolisé respirant la parfaite jeunesse et l’odeur des cocktails. Une longue inspiration, le temps d’apprécier ce nectar d’odeur. Que les moldus sont plus fous, libres, de leurs regards mauvais. « Tu bois quoi, Pansy ? » Son regard perturbé se fixe sur celui de la blonde avec un délicat sourire alors qu’un fin sourire naît sur le visage de l’enfant. « Un rhum framboise. » Les fruits rouges, vicieux compères de l’enfant qui adore les avoir en bouge sous forme acidulé d’un nectar comme celui-ci autant que des friandises. Sa main vient d’ailleurs en chercher une avec un tendre regard. « Un bonbon ? » L’addiction au sucre autant que les nectars a toujours été un problème chez la gourmande rose. La main qui enlace le verre tendu alors que ses iris croisent plusieurs hommes, tous aussi affamés par le cocktail que les demoiselles. Le désir de la chair est d’autant plus présent dans ce genre d’endroit et la nymphette quoique merveille de se sentir aussi désiré, ne peut s’empêcher de balayer la bague accrochée à son collier ; alliance qu’elle ne peut porter en société mais à jamais sur son corps. « Alors, tu es prête à devenir une Parkinson ? » Elle avale doucement le nectar, le laisse fondre comme elle le ferait avec un vin de qualité ; elle aime l’idée que le rhum n’est pas aussi bon qu’elle a pu le goûter, que la framboise a pu se mélanger à d’autres fruits. Rien n’a de réelles valeurs dans ce lieu, l’idée que cela n’appartient pas à son rang ne fait qu’accroître le plaisir sur ses lèvres. De ce nectar, elle peut se dire que c’est le plus bon qu’elle a pu goûter alors qu’il en est certainement le pire, mais sortir des rangs de la haute société lui donne un air rebelle et révolté ; et elle n’oserait crier qu’elle aime son frère et qu’elle est meurtrière, mais tout vice semble s’évaporer dans ce lieu charnel. Droguée à la folie, la pureté disparaît de son âme alors qu’elle avale le poison maudit. « T’as pas besoin de faire semblant, Hadriel nous hait. Enfin, je crois qu’il nous aime. Enfin … Tu crois vraiment qu’on aime quelqu’un après l’avoir frappé ? Parce que ça s’trouve, Hadriel nous aime bien, quoique … son amour est difficile, mais j’sais pas… Les mots sont incontrôlables, peu calculés, tout n’est qu’un désordre entre le vin bu chez elle et les effluves parfumés des alcools dans la pièce. En tout cas, moi j’t’aime bien Daph’, fin’ vraiment ! J’t’ai toujours bien aimé, même si à une époque … bordel que j’voulais te tuer ! » Un léger rire perce sa voix alors qu’une main se pose sur sa bouche, comme gênée, comme libre. « Mais le prends pas mal, maintenant t’es de ma famille, vraiment. Et j’suis contente que t’y sois, j’aurai pas rêvé mieux comme … belle-cousine ? » Elle sourit enfin, vraiment. Le sourire de la rose qui étale ses pétales, les sourires de l’enfant qui retrouve l’ivresse de sa jeunesse, la tendresse d’une amitié perdue ; elle se retrouve dans le regard de Greengass, elle voit en cette amie, une complice, une alliée, une âme si semblable et si différente à la sienne. Et ensemble, elles peuvent faire beaucoup plus de ravages qu’elles ne le feront seules.


 
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MessageSujet: Re: THE HILLS W/ DAPHANSY Mar 28 Mar - 10:34

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And all these motherfuckers want a real love

La musique pulse dans mes tympans, vulgaire vice, celui de la décadence. Être ici me fait un bien fou, loin de lui, loin de tout amour véritable. J'aime ce monde moldu aux mille artifices, à l'importance moindre. Ici, rien ne semble capital hormis son propre divertissement. Sorties soir après soir, jusqu'à ne plus en pouvoir. Rien ne les arrête, et je veux que rien ne m'arrête non plus. Pas ce soir. - Bien, un rhum framboise et une vodka. Lésine pas sur la dose, j'tiendrai le coup. Sourire angélique au serveur, regard démoniaque. J'ai besoin de sentir passer la liqueur, qu'elle descende et parcoure tout le long de mon corps, finissant son chemin là où je n'aurai plus besoin de penser puisqu'elle le fera à ma place. Je suis accoudée au bar comme si l'alcool était ma seule ressource, le seul air potable que je m'autorisais à respirer. C'est peut-être le cas. Mais j'ai besoin de ça. Ta voix me ramène à la réalité qui m'entoure, me fait dévier le regard de toutes ces bouteilles bien arrangées. - Non merci. Les bonbons. J'avais oublié. C'est ton côté enfant, mignon, surtout flippant. Mais ce n'est qu'un détail, au fond. Tu es là, avec moi, et c'est tout ce qui compte. Le serveur apporte nos verres, que je m'empresse d'agripper. Le liquide est si fort, mais si fluide. Il tapisse chaque millimètre de mon palais, s'engouffre là où je l'attendais si impatiemment. Je te regarde siroter lentement ton verre, tu as les yeux en l'air, les sourcils baissés, comme si tu ressentais une certaine culpabilité. Pourtant, je sais bien que tu apprécies ça, toi aussi. Tu aimes te voir grandir en l'espace de quelques secondes, constater que tu es regardée mais que personne ne peut te toucher. C'est un pouvoir particulier, l'intouchable, l'impénétrable. Nous avons tous les droits, et personne ne trouvera rien à dire. Ils restent là, vautours, ils nous admirent, la bave ruisselant le long de leur menton. Un sourire craché pour seule répartie, ils ne méritent rien de plus. Des moldus. Nos mondes doivent rester séparés, nos distances doivent demeurer écartées. Je te vois jouer avec la bague qui orne ton collier, et mon visage se réveille instantanément. Les Parkinson sont totalement barrés. Et ça ne me déplaît en rien. Il faut savoir jouer de ses apparences, manipuler lorsque nécessaire, aguicher sans cesse. C'est une méthode de séduction constante, que j'ai acquise il y a de ça bien des années. - Prête ? Je suis destinée à devenir une Parkinson depuis le premier jour, sweetheart. Je ricane un coup, pose mon verre vide sur le comptoir, faisant signe au serveur de me resservir. Nouvelles gorgées inédites, dont je commence doucement à sentir les vertiges. Je viens faire bouger le bassin en rythme avec la musique, avec des mouvements provoquant qui font se soulever ma robe moulante, mais juste assez. Je t'entends parler, ne sachant pas vraiment d'où sort le flot de paroles floues que tu déballes à mes pieds. - J'pensais que t'aurais tenu l'alcool plus de cinq minutes, Pansy. Petit corps d'enfant qui ne peut contenir plus que ses propres organes, ses propres sentiments. C'est déjà beaucoup, et apparemment, ce fameux rhum framboise est l'élément de trop. Ce n'est pourtant pas pour me déplaire. - T'es mignonne. Je te lâche un sourire niais, clairement forcé. Le pire, c'est que tu ne réagis même pas. Tu es complètement partie, en moins d'une demi-seconde, tes pensées se sont extraites de ton esprit, sans filtre. Pourquoi pas. Je préfère ça que de prendre des pincettes sans cesse pour m'adresser la parole. Tu as toute mon attention, j'écoute chaque mot mâché, prononcé maladroitement. - Te fais pas tant de soucis, Pansy. Préoccupe toi de ce qui te concerne directement, comme ton frère, d'ailleurs, comment va-t-il ? Autant lier l'utile à l'agréable. Quelques informations, commérages ayant un but purement personnel. Satisfaction interne, parce que c'est toujours bon à savoir, à garder dans un coin de la tête. Tu te perds entre les gestes et les mots, tout semble exagéré, mais je sais très bien dans quel état tu es. - Tu voulais me tuer, carrément ? Je rigole, sans même contrôler. - Ils voulaient tous me tuer. J'étais certainement une menace à leurs yeux. Je le suis toujours, d'ailleurs. Je viens boire une gorgée d'un verre qui ne m'appartient pas et dont je ne sais pas de quelle manière il a attéri dans mes mains. Peu importe. C'est fort, ça brûle la gorge, ça libère un instant, éphémère. - Tu as raison. Il faut que nous restions soudées, toutes les deux. Les deux femmes fortes de la famille, hein ? Ma main frotte frénétiquement ton épaule. Deux femmes, deux puissances naissantes. Je sens en toi le courage de plusieurs réunis, la force divine et le sourire du diable. C'est ce que je retrouve en moi. Tant de similitudes, pour tout autant de différences. C'en est presque fascinant. Je sens les vapeurs d'alcool se tapir au fond de ma gorge et m'enivrer le cerveau. Je flanche, lentement, ne me retient pas. Lorsque je ferme les yeux, je n'y vois qu'un vaste océan sombre et déchaîné, dans lequel j'ai l'impression de m'y trouver. Au beau milieu, juste là, aux creux des vagues. C'est agréable, ce sentiment-là, je ne veux plus jamais l'oublier.




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MessageSujet: Re: THE HILLS W/ DAPHANSY Sam 29 Avr - 12:28

Le flot des émotions, la vague sans lendemain. Un signe du temps, un simple signe qui laisse les deux princesses ivres. Douce mélodie, la vague de néon qui défile dans sa tête, l’esprit endormi, insoumise à la douleur d’un unique et gros secret. « Prête ? Je suis destinée à devenir une Parkinson depuis le premier jour, sweetheart. » Y a le ton, y a la manière et y a la haine. Elle voudrait l’être, pas en tant qu’enfant mais femme, elle voudrait être cette Parkinson, cette femme, la sienne. Et dans la folie sombre qui caresse ses démons, elle est encore plus excitée d’en être sa sœur. La folle enfant guidée par les pulsions consanguines, la folle enfant qui semble caresser les pieds du christ mais danse avec le démon à en brûler dans l’enfer. Et elle comprend ce parallélisme, entre enfant et enfer, cette face double où à une syllabe près tout peut changer. « J'pensais que t'aurais tenu l'alcool plus de cinq minutes, Pansy. T'es mignonne. » Ça semble trop faux, trop vrai. Cette vérité à la nature insoupçonnée, double sens du visage qui trahie la fourbe expression. Pourtant elle ne fait pas attention Pansy, elle a passé les années à écouter les remarques, elle a passé les conseils ; elle a son art et sa manière d’être unique et de marquer les esprits. Comme la Joconde, un regard qui ne change pas de direction, ne fait que suivre les horizons. Et elle trône ainsi dans son majestueux palais comme la princesse aux regards fascinants et à la mauvaise langue. « Te fais pas tant de soucis, Pansy. Préoccupe-toi de ce qui te concerne directement, comme ton frère, d'ailleurs, comment va-t-il ? » La langue qui jouait avec la paille de sa boisson, le regard enfantin qui change de couleurs. Et elle voit au fond que la vermine sait, que la vermine s’amuse à rythmer ses mots pour réveiller l’instinct protecteur de ce secret. Secret presque su, presque dit par son regard légèrement sournois et la bouche sensuelle. « Adonis est en pleine fort. La mort de père l’a endurci et il est désormais prêt à tout pour protéger notre famille. » Notre, petit notre, grand notre, elle l’accentue de mille émotions, jouant avec sa voix fluette. Et ça sonne faux autant que vrai, il n’y a qu’à tendre l’oreille pour comprendre que notre est un tout, notre est plus puissant que n’importe quoi. « Tu voulais me tuer, carrément ?  Ils voulaient tous me tuer. J'étais certainement une menace à leurs yeux. Je le suis toujours, d'ailleurs. » Son joli rire, divine Daphne au rire fourbe et à la fois tendre ; une harmonie parmi les mélodies. Et elle comprend son cousin, elle sait pourquoi Hadriel brûle pour elle, est capable de tout pour elle. Aussi captivante, une certaine muse pour les poètes autant qu’une folle à brûler pour les réalistes. Animée par les flammes de l’enfer, animée par la folie qui ronge ses os, ses actes ; que la jeunesse est vile. « Tu as raison. Il faut que nous restions soudées, toutes les deux. Les deux femmes fortes de la famille, hein ? » Un sourire naît sur son visage, le gout de l’ambition, le gout de la victoire. Et elle veut cette puissance que lui apporte son statut, elle veut marquer les esprits comme si tous ses sourires devaient être à admirer, comme si toute l’attention devait lui revenir. La nymphette se voit reine, trônant sur les cadavres, brisant l’échine des opposants. « Totalement, rien qu’à nous deux, le monde peut changer, le monde peut trembler. » La détermination, la force, le caractère maladif de l’enfant détruite, de l’enfant endiablée dansant avec Satan. Et son regard amusé devant les hommes médusés, son regard d’Aphrodite quand ses mains entourent la nuque de la belle pour approcher ses lèvres de l’oreille. « Garde ce secret pour toi, garde le comme une promesse à ne jamais trahir. Tu sais déjà ce que je vais te dire, mais nous sommes unis. Adonis, moi, c’est réel. A nous quatre, tout peut être détruit. » Un petit sourire discret, amusé alors qu’elle s’éloigne de son visage, la regardant d’un air soudainement si enfantin ; vile créature, barbare enfant qui connait l’infamie de son pêché et s’amuse de voir la réaction de son ami, sa meilleure amie. Et dans son regard, elle y voit une nouvelle alliée, dans son regard, elle sait que Daphne n’ira pas trahir les Parkinson. « Mon père a toujours dit que le nombre fait la force. » Petit clin d’œil, l’extase du vin d’il y a quelques heures et du rhum se mélange en son être. Elle ne regrette pas d’avoir partagé ce secret, comme libérée d’une joie immense, d’un plaisir si puissant qu’elle ne put le retenir plus longtemps en elle. Pansy est libérée, Pansy est détruite, provocante et à jamais surprenante.


 
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