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it's not a crime to love what you cannot explain (nikolea)

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SPELLS : 1490
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : zoey ; faust (av)
MULTINICKS : cassandre ; isla ; ismaël ; riley

AGE : twenty-one used pages.
BLOOD STATUS : royal purity.
CIVIL STATUS : lonely at nightfall. engaged against her will to a strugatsky.
JOB : journalist at the pimentine.
HOGWARTS HOUSE : the snakes.
MAGIC WAND : cut in ivywood, in her heart, a siren-shell. it measures twenty centimeters and is predisposed to informal spells.
PATRONUS CHARM : lioness, her true identity.
SPECIAL CAPACITY : none.
MARAUDER'S MAP : nott's manor
POINTS RP : 1758

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #572217
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: it's not a crime to love what you cannot explain (nikolea) Mar 28 Mar - 22:13


○ ◇ ○
i wanna taste you but your lips are venomous.
you're a poison running through my veins.



Les dernières syllabes glissent sur ses lèvres écarlates alors que la plume à papote retranscrit chacun de ses mots. La jeune journaliste affiche un sourire satisfait une fois le point final donné. Dernière à arpenter les bureaux du journal familial alors que la pénombre a déjà tout envahi sur son passage. La gamine range quelques parchemins traînant sur le coin de son bureau impeccablement ordonné. Elle s'attache à ce que tout soit rangé à sa place. Légèrement psychorigide sur les bords. C'est alors que la une du prochain numéro capte son regard ténébreux. L'ordre du phénix se dissout. De nombreux sorciers innocents ont inutilement péri dans le dernier combat sanglant. Le Lord sort vainqueur et met à sang le campement des insoumis. Un soupir incontrôlé s'échappe de sa bouche alors que sa main caresse le papier jauni. Elle est bien loin la gamine d'autrefois. Celle qui défendait maladroitement les sangs de bourbe, les impurs. Principes piétinés par lâcheté, par fidélité à ceux qui n'ont cessé de maltraiter la poupée. Mais elle a du tuer l'enfant qu'elle était pour devenir la femme qu'elle est aujourd'hui. Personne n'a eu d'enfance, d'adolescence dans ce monde où le chaos règne en maître. Il a fallu mûrir plus rapidement qu'à l'accoutumée. Et sa vie future est déjà programmée. Épouser un sang-pur de bonne famille pour dorer un peu plus encore le blason familial. Avoir une descendance pour léguer son héritage. Rejoindre la cause du Lord parce que lui et lui seul mérite de dominer le monde magique. Une moue vient se greffer sur le visage angélique de la brune. Aucune de ces perspectives ne l'enchantent guère. Elle ne se presse pas d'avoir l'anneau scintillant à son doigt. Mais la sirène est un joyau rare, encore pur de toute conquête. Une beauté fatale jamais touchée, jamais effleurée si ce n'est quelques baisers volés au détour d'un couloir à Poudlard. Elle a pendant longtemps été sujette aux moqueries de ses amies, chacune s'étant empressée de faire éclore leur fleur dans les bras des charismatiques serpents. Une idée qui l'a toujours repoussé. Pourtant, elle se rappelle parfaitement de cette unique fois où elle a senti une vague de chaleur monter en elle, où ses bras se sont vêtus de la chair de poule, où elle mourrait d'envie de sentir la paume d'une main caresser sa peau blême. Ses joues s'empourprent rien qu'à cette pensée et elle détourne le regard du journal. La poupée quitte le vieux bâtiment. Ses talons claquent sur les pavés. Elle a bien changé la sorcière. Elle n'a pas réellement eu le choix que d'évoluer. Les mains dans les poches de son trench, elle resserre son étreinte sur sa baguette. Traîner dans les allées délabrées du Londres magique à cette heure-ci n'est jamais très malin. Et la gamine regrette d'être partie si tard au moment même où son pied a foulé le sol de Knockturn Alley. Les regards se posent sur elle alors que ses iris noisettes ne font que fixer l'horizon. Instinctivement, elle passe sa main dans sa chevelure avant de se rappeler qu'elle venait de la couper au dessus des épaules. Nouvelle lubie que d'oser changer son apparence au gré des sorts. L'enfant veut se donner se donner une genre mais elle a bien du mal à camoufler son âme de gamine, encore bien trop présente à son goût. Depuis le décès de Lyanna durant les tristement célèbres noces pourpres, elle n'a cessé de vouloir prouver quelque chose sans savoir ce qu'elle souhaitait atteindre. Quête du graal vouée à l'échec. Jamais elle ne sera comme celle qui surplombait, et de loin, la maison Nott. Et parfois, elle se surprend à porter le rouge à lèvres rubis de son aînée, à enfiler ses jupes serrées et ses talons bien trop élevés.
Perdue dans ses pensées, la princesse n'a pas vu cette silhouette qu'elle connaît plus qu'elle ne le souhaiterait. Tapi dans l'ombre, la prédateur guette sa proie. Fragile oisillon qui risque de se briser à la moindre brimade. Ses talons continuent de marteler les pavés alors qu'une odeur de musc vient lui chatouiller les narines. Un froncement de sourcils. Son palpitant qui s'affole. Une énième main glisser dans sa chevelure pour masquer son manque d'assurance et son anxiété grandissante. La beauté a bel et bien reconnu cette effluve du passé bien qu'elle souhaiterait que ça ne soit pas le cas. Et ce moment d'hésitation où elle s'est stoppé dans son avancée l'a trahi. Si tu souhaites me tuer. Essaye au moins de le faire correctement. finit-elle par lancer, sans pour autant poser son regard ténébreux sur le sang-mêlé. Parce que dans mes souvenirs, les sortilèges n'étaient pas ton fort. Langue acérée. L'arrogance de la vipère n'est pas un trait auquel le russe avait pu être confronté. Un sourire tranchant marque l'ossature de sa mâchoire. Le silence est pesant dans cette ruelle déserte. La sorcière finit par se retourner en pointant sa baguette face à son ancien bourreau. Je vois que tu as perdu en réactivité Vronski. lance t-elle en arquant un sourcil. Elle sent qu'elle se laisse envahir par cette autre personnalité qu'elle a tant essayé de refouler les mois passés, sans y arriver. Elle n'était peut-être pas une véritable vipère dans les cachots de Poudlard. Mais elle peut définitivement mordre en retour.
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IDENTITY : QUEEN FEMME DE HUGO
FACE & CREDITS : Dougy (Bé d amour) + tumblr
MULTINICKS : Lilith la queen + Dridri le bg

AGE : Vingt et une années qu’il a tout dévasté, vingt et une années damnées.
BLOOD STATUS : Écarlate constellé d’impureté, écarlate mêlé.
CIVIL STATUS : Il aime entendre le doux son de ces coeurs qui se brisent,.
JOB : Misérables galions qu’il gagne à la pomme empoisonnée
HOGWARTS HOUSE : Aigle rêvant de liberté. Aigle aux serres empoisonnées. Aigle près à vous défiguré.
MAGIC WAND : Maudit bois d’aulne que l’on a taillé pour y cacher ce croc de loup garou enragé.
PATRONUS CHARM : Elle est loin cette époque où il voyait son loup, elle est terminé cette époque où le roi des forêts prenait forme dans le nuage argenté.
SPECIAL CAPACITY : Bête féroce, bête sanglante qui rugit lorsque la lune est pleine.
MARAUDER'S MAP : dans son enfance difficile
POINTS RP : 363

MessageSujet: Re: it's not a crime to love what you cannot explain (nikolea) Lun 10 Avr - 23:24


○ ◇ ○
iI tried to be the lover to your nightmare
Look what you made of me
Now I’m the heavy burden that you can’t bear



Chute vertigineuse de l'astre sacré, il tombe dans un fracas de couleurs chaleureuses, il coule derrière l’horizon emportant les teintes qui brûlent les cœurs avec lui. Il se meurt le roi de l'univers, il ploie face à la reine de la nuit, face à ta mère la lune. Bataille perdue d'avance, bataille dont on connaît chaque jours le vainqueur. Cycle éternel de leurs guerres interstellaires. Sombre nuitée qui s'immisce dans la capitale, ciel qui se couvre de l'encre le plus noir, poussière d'étoiles qui vient se mêler aux ténèbres, halo argentée qui glace les âmes. T'es le fils de la nuit, l'enfant de la lune, le sale gosse qui se soumet à celle qui régit sa vie, celle qui t'a maudit, celle à qui tu ne cesses de déclarer dans tes hurlements de loup désespéré ton amour de damné. Tes opales qui la contemple, elle, la déesse de ton univers. Nuage de fumée qui s'échappe d'entre tes lippes, nébulosité qui devient de plus en plus limpide alors que les secondes s'égrainent dans le sablier. Puis le mégot se suicident, derniers instants dont ils profitent entre tes lèvres avant de se jeter à tes pieds, triste fin de celui que tu piétines de ton pied.

T'es ce monstre vorace de la nuit, t'es ce criminel qui ne sort de sa tanière que lorsque le soleil est mort, t'es cette bête cruelle qui dévore les poupées de porcelaine dans la nuitée. Là, t'es dans ton univers, t'es sur ton terrain de chasse. T'es là, témoin impassible de ces gens qui se pressent dans la rue de l'horreur, dans la pénombre tu te terres, tu attends ton heure, patiemment. Opalescences qui s'arrêtent sur cette silhouette qui déambule, cet homme aux traits marqués, cet habitué de tes services, celui qui paye pour se noyer dans les enfers. Il laisse les drogues l'enivrer, le posséder, le tenir accrocher à leurs péchés. Tu te fous de foutre sa vie en l'air , tu te fous de contribuer à son décès prématuré. Non toi la seule chose qui t'importe c'est qu'il ne meurt pas trop tôt, pas par compassion, seulement pour pouvoir lui soutirer encore quelques galions. Fioles qui renferment le mal, soupçon de mort qui colore le verre transparent que tu échanges sans grand mal contre quelques pièces aux reflets dorés. Nouveau pacte avec le diable, nouvel parcelle de ton âme qui s'étiole, qui s'échappe, qui s'envole dans les vents glacés.

Tu pourrais partir, t'échapper, séduire une autre victime. Incarnation du Lucifer londonien qui n'a jamais assez de proies, qui ne voient jamais assez de vies se briser. Puis il y a la douce mélodie de ces coeurs que tu brises, ces demoiselles qui se pressent à tes pieds, qui terminent dans tes draps salis de vos émois et qui finissent par se noyer dans les torrents salés de ces perles qu'elles laissent s'échapper de leurs opales fissurées. Aucun états d'âmes, parce que tu n'en as pas, voilà bien longtemps que tu l'as perdu, qu'elle est morte. Sûrement avec toi, sûrement lors de ta morsure, sûrement lorsque le premier crocs sans vie s'est éteint sous tes crocs.

Tu pourrais. Mais tu ne le feras pas. Parce que tes opales s'accrochent à cette ombre qui danse dans les ténèbres. Réminiscences de votre passé ombragé. Tu la connais cette ombre, tu la connais cette silhouette qui danse dans la soirée. Rhéa. Ange naïf que tu as côtoyé, ange candide que tu as aimé torturé. Tu te souviens de cette cible, celle que tu préférais, celle que tu aimais briser, fragmenter, morceler. Beauté assassine au carmin bien trop pur, pureté désincarné que tu hais, pureté damnée qui te fais vomir, pureté pleine de péchés qui te donne ces envies de massacres. Ennemis pour la vie, c'est ce que vous vous êtes promis. Simple biche que le loup que tu es aimeras toujours chasser, jusqu'à lui ôter le dernier battement de ton palpitant. C'est tes orbes qui fracassent les siennes, c'est ton cœur qui bat plus vite, parce que tu sens sa peur, tu sens sa frayeur et que tu te nourris de ça, depuis toujours, pour toujours. Palabres qui s'échappent de ses lippes, si douces qu'elles mériteraient d'être fendu. Il suffirait d'un coup, il suffirait d'un gifle, pour la faire taire, pour lui faire perdre un peu de cet écarlate empoisonné. Pourtant tu restes stoïque, tu l'observes simplement. A jamais tu la gouverneras, à jamais tu auras le dessus. Alors tu la laisses jouer les reines quelques instants, tu te laisses aller à sa petite comédie sans rien dire. Juste pour le plaisir du jeu, juste pour la faire tomber d'un peu plus haut, parce que la chute sera plus brutal, plus douloureuse et que ses maux n'en seront que plus fort. Princesse qui a changé, douceur qui s'est mué en aigreur, la vipère a pris en confiance, la vipère se sent plus forte. Sourire satisfait qui étire tes lippes. Le jeu n'en sera que plus dur, le jeu ne sera que plus palpitant. Partie qui reprend, l'envie de la briser qui fait vibrer ton sang, cette fois tu fracasseras la poupée de porcelaine pour de bon, cette fois tu achèveras ta tâche. Ta main qui s'enroule autour de son poignet, aucune douceur dans ton geste, au contraire. Tu baisses sa source de magie alors que ton ricanement résonne dans la ruelle. « Je vois que tu n'es plus si coincée Nott. » Doigts qui se resserrent avec force autour de son fragile poignet, fort au point de faire tomber le morceau de bois, bruit fracassant de l'objet s'éclatant contre le sol avant que tu ne lui susurre bien trop près de son visage. « Evite de me menacer de nouveau. » Main que tu retires, comme foudroyé, comme dégoûté, parce que dans le fond ça te révulse, la toucher elle, effleurer cette démone au vermeille bien trop pur, purement dément. Tu la hais, tu la hais plus que tout, tu la hais depuis toujours. Palabres qui résonnent dans ton crâne, qui secouent tes pensées. Tu ne dois pas l'oublier jamais, ne pas te plier à ses opales de biches, ne pas te laisser adoucir par sa candeur presque enfantine. Elle est un monstre, elle le restera pour l'éternité, elle est comme eux. Mais toi, t'es encore bien plus monstrueux. « Parce que je n'hésiterais pas à abîmer ton sale visage de sang pur snobinarde. » Valse de violence qu'ils entament à deux. Danse qui se terminera dans les enfers.
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MessageSujet: Re: it's not a crime to love what you cannot explain (nikolea) Sam 10 Juin - 2:15


○ ◇ ○
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you're a poison running through my veins.



Leurs regards s'affrontent comme un duel de gladiateurs, comme si baisser la garde revenait à acter sa mort soi-même. Auto-destruction que de se laisser aller à des sentiments qui ne leur ressemblent pas. L'un et l'autre ont toujours été des ennemis mortels. La pureté ne s'associe pas avec le carmin souillé. Cela ne s'est jamais vu et ne se verra jamais. La maison Nott doit garder un certain prestige et les idées de Rhea s'éparpillant à droite et à gauche ne sont pas de bonne augure. Alors la poupée de porcelaine reprend ses esprits et balaye ses pensées bien trop impures pour être exposées au grand jour. Il n'y a que la haine qui grandit en elle. Il n'y a que les flammes de l'enfer qui brillent dans ses iris noisettes. Il n'y a que cette envie mortelle d'en finir avec cette rivalité puérile datant d'une ère désormais révolue. La gamine se sait maîtresse dans ces lieux. Elle, la fervente adoratrice du lord et lui, l'impur suivant le camp ennemi. Il est en terres hostiles et c'est bien quelque chose que la gamine compte tourner à son avantage. Il ne lui suffirait pas de grand chose pour qu'il soit arrêté et enfermé dans la cellule portant son nom, prête à l'accueillir à bras ouverts ; ou encore mieux, six pieds sous terre. Ses pensées morbides ne sont pas habituelles chez la poupée de porcelaine. Elle qui est d'ordinaire si pure, si douce. Mais le monde change et elle par la même occasion. Conséquences funestes d'une perte qui l'a détruite de part et d'autre. Rhea aussi est morte, en même temps que l'aînée, pour finir par renaître. Un mélange dangereux entre les deux sœurs qui la terrorise et la fascine en même temps. La vipère tente un acte périlleux mais elle se sent pousser des ailes alors que le fragment d'âme de la sorcière décédée se réveille en elle comme quelque chose resté bien trop longtemps endormi. Il s'enflamme alors qu'elle se trouve face au démon de ses nuits. Mais elle sent qu'elle n'a plus peur de lui, plus comme avant en tout cas. Ce sont d'autres émotions qui la traversent et elle se sent prête à l'achever, ce soir. Peut-être y laissera-t-elle sa propre vie, mais cela en vaut la chandelle. Plutôt mille fois qu'une. La princesse des ténèbres hausse le ton, bombe la poitrine, jette des flammes de son regard de braise. Elle se veut maîtresse d'un duel qu'elle a pourtant déjà perdu. Les mots glissent sur ses lèvres carmins comme des dagues qui s'enfoncent dans la chair de l'impur. Pendant un instant, elle pense avoir l'ascendant et cela lui procure une joie qu'elle n'aurait jamais pensé ressentir un jour dans sa vie. L'ange frôlant la perfection devient démone des enfers alors que sa baguette est pointée face au monstre de sa vie. Un simple sortilège et tout est fini. Un unique mot et il n'en est plus rien de Nikola Vronski. Elle savoure l'instant. Avoir la mort au bout du doigt est un privilège qu'elle n'aurait jamais pensé si jouissif. Pourtant, la formule ne glisse pas sur ses lippes. Elle reste muette la sirène. Aucun chant envoûtant ne vient se faire entendre. Il n'y a que le silence religieux plombé par le fond sonore de la ruelle peu animée. Rhea hésite. Elle tangue sur un fil, celui du doute. Tuer semblait si facile il y a quelques minutes. Mais elle semble incapable de prononcer les deux mots salvateurs. Incapable, comme depuis la nuit des temps. Finalement, la gamine n'a pas changé. Elle est toujours le même agneau paisible, pacifiste, doux. A cette pensée, elle sent la rage de vaincre monter de nouveau en elle, comme si elle ne contrôlait rien. A dire vrai, elle n'a aucun contrôle sur sa propre personne, alors comment pourrait-elle en avoir un quelconque sur la vie de quelqu'un d'autre ? Paradoxe.

Et ce fut cette douleur sur son poignet. Cette emprise qui lui foudroie son derme, devenant progressivement rouge vif. Elle se mord la joue jusqu'à se faire saigner, mais elle résiste, encore un peu, avant de finalement céder. Sa baguette tombe lourdement sur le sol et roule sur les pavés humides de la ruelle. Son regard noisette suit le mouvement de son précieux, finissant sa route à plusieurs centimètres d'elle. Tu ne sais pas qui je suis Nikola. Elle prononce volontairement son prénom alors qu'elle plante son regard dans le sien. Les flammes continuent de brûler dans ses iris bien qu'elle semble moins emprunte à cracher son venin qu'il y a quelques minutes. Il faut dire que sans baguette, elle n'est plus en position de force et un seul mot peut la mettre sur la potence. Et c'est son parfum qui l'envoûte alors qu'il se rapproche d'elle, un peu trop à son goût parce qu'elle sent qu'elle perd pied. Rhea peut sentir son souffle chaud contre ses pommettes empourprées. Elle peut deviner le goût de ses lèvres alors qu'il met en garde la biche. Puis ce fut le contact physique qui se brise. Et la gamine touche son derme douloureux, trace de l'emprise du serdaigle. Instinctivement, la poupée recule jusqu'à se frotter à un mur qui l'empêche d'aller plus loin. Elle sait qu'elle ne peut courir sans risquer de finir en poussière. Il lui est également impossible d'accéder, pour le moment, à sa baguette. Véritable labyrinthe qui semble sans issue favorable pour la vipère. Et ce sont de nouveaux les mots tranchants qui viennent lui lacérer le palpitant. Elle ne sait pas pourquoi mais elle est blessée la gamine, pas uniquement physiquement. Pourtant elle ne l'aime pas, par Merlin non. Elle le déteste, elle le hait plus que tout. Elle le hait jusque dans chacune de ses fibres, jusqu'à la fin de sa vie elle le haïra celui qui l'a traîné plus bas que terre. Elle n'a pas oublié, ça non, elle n'a rien oublié de chacune de ses insultes, chacune de ses brimades. Et il vient seulement de rallumer l'huile sous le feu brûlant. Toujours le même discours. Je vois que les années n'ont rien arrangé. Toujours le même connard. Elle crache ces mots comme un venin mortel. Qu'est ce que tu attends hein ? Tu rêves de ça depuis toujours. La fureur reprend possession de son visage angélique. Si elle doit mourir autant le faire avec un minimum d'honneur. Je t'en prie, utilise la facilité Vronski. Tue moi alors que je suis désarmée. Après tout, il n'y a que comme ça que tu y arriveras. Tu n'as jamais été assez bon pour réussir d'une autre manière. Et la voilà qui attaque, encore. Si elle doit tomber, il tombera avec elle.
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