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VESTIGES, VERTIGES.

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SPELLS : 464
IDENTITY : ALEX.
FACE & CREDITS : CLUNNIS.
MULTINICKS : LL, BZ, VK, SB, DL, TS.

AGE : 23 YEARS OLD.
BLOOD STATUS : CHIMERA.
JOB : FIGHTER FOR THE GOOD IDEAL.
HOGWARTS HOUSE : 2COOL4SCHOOL
MAGIC WAND : BW, TF.
PATRONUS CHARM : LAMB.
SPECIAL CAPACITY : SEER.
MARAUDER'S MAP : ON THE RUN.
POINTS RP : 1171

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : absolutely.
COLOR OF MY LIFE : black, pour tous mes comptes.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: VESTIGES, VERTIGES. Jeu 6 Avr - 13:26

(w/orion)
qui ne connaît pas poudlard, nommée l'une des écoles de magie les plus prestigieuses du monde ? qui ne connaît pas ce vieux château et ses alentours, en écosse où cohabitent fantômes, sirènes, centaures, elfes de maison et jeunes sorciers ? qui ne connaît pas les légendes qui reposent dans les profondeurs du lac noir, dans les abysses du collège, dans les entrailles de l'immense rocher qu'il surplombe ? qui ne connaît pas ce directeur à la longue barbe blanche et aux lunettes en demi-lunes, ce vieillard qui a connu une mort si tragique ? oh, tout le monde a déjà erré dans ces couloirs académiques, tout le monde a déjà mis les pieds dans une salle de cours où bouillonnaient chaudrons et cerveaux, ou l'on transformait les rats en verres à pied, où l'on faisait virevolter les plumes et les adversaires, à coups de sortilèges et maléfices. tout le monde a vu en cet endroit une seconde maison, car il a été pour tout le monde un cocon, une chrysalide qui a permis à la chenille de devenir papillon. tout le monde a pu étendre ses pouvoirs, les tordre dans tous les sens, sous l'égide de professeurs attentifs. tout le monde a pu apprendre à être des sorciers. car oui, cela s'apprend. car oui, ça ne peut se maîtriser sans assistance.

kyeon n'a rien connu de tout cela. ces murs qui tremblent encore de la dernière attaque sont nouveaux. il voit pour la première fois les cadres de ces tableaux vides (les peintures semblent avoir elles aussi pris la fuite, sous l'occupation), il pose pour la première fois les pieds sur ces tapis aux couleurs des quatre maison, assortis aux étendards troués, toujours suspendus au plafond. kyeon n'a jamais connu l'école, parce qu'il était trop particulier pour y aller. parce que personne au monde n'aurait pu forcer madame bora à laisser son enfant exprimer les talents qui sommeillaient en lui. personne ne pouvait la forcer à défaire le sceau qui le gardait si engourdi, dans son lit aux draps blancs, dans sa chambre aux murs blancs, au carrelage blanc, aux rideaux blancs. personne ne pouvait la forcer d'arrêter de le traiter comme un malade, comme s'il était atteint d'un handicap terrible, nécessitant qu'il ne sorte jamais, qu'il ne se fasse jamais d'amis, qu'il ne parle jamais vraiment à ses frères et sœurs, qu'il ne parle jamais vraiment à personne. qu'il reste simplement dans sa chambre oppressante, où l'esprit ne peut s'évader par aucune fenêtre (la sienne est barricadée), ni à travers aucune forme ou couleur. où l'esprit est prisonnier, où l'enfant est prisonnier, si loin des salles communes où se mêlent les rires d'élèves, d'amis, de lions, blaireaux, corneilles et serpents. si loin de ce feu qui crépite et fait s'illuminer leur visage déjà radieux. si loin de ces dortoirs, de ces couches partagées avec des frères portant fièrement les mêmes couleurs sur leurs robes et écharpes. parfois sa mère venait faire la prière du soir avec lui, pour s'assurer qu'il prononce les bons mots, qu'il ne fait pas tout de travers. pour s'assurer que son enfant est sain, saint, qu'il n'est pas criminel, que ce n'est pas de sa faute s'il est ainsi. pour se rassurer. pour se dire qu'il n'est que victime d'un mal qui le possède et qu'il faut aujourd'hui et demain encore, essayer d'extirper par tous les moyens. on ne pouvait pas dire que madame bora ne tenait pas à son fils. elle y tenait plus que tout, mais elle ne tenait qu'à une version chimérique de ce fils. une version qui serait normale, une version qui jouerait à la balle avec les autres enfants du quartier, sans risquer de l'ensorceler ou exécuter on ne sait trop quel tour de passe-passe diabolique. pour elle, il y avait toujours de l'espoir pour qu'un jour, ses pouvoirs disparaissent, mais sans personne pour l'apprendre à les maîtriser, ils se sont manifestés de et avec force.

effet papillon. il suffit d'un battement d'aile au bon endroit, au bon moment, pour déclencher une tempête. et il tourne toujours, l'ouragan. il est là, tumultueux, dans son cœur, alors qu'il gravit les marches fissurées de part et  d'autre qui mènent au sommet de la tour d'astronomie. il n'arrive pas à se lier avec les autres mages noirs, il préfère de loin la solitude ou la compagnie d'achilles. alors il s'isole, quand celui-ci n'est pas là. il n'y a plus que lui et les voix dans sa tête qui guident ses pas. son avancée est parsemée de visions brèves et tremblantes, ses doigts effleurant la rampe de fer qui tourne et tourne jusqu'au sommet de la tour. la psychométrie est un talent que possède tout bon voyant. ils ne se servent pas toujours de leurs yeux. à vrai dire, ils ne s'en servent que très rarement. la voyance s'apparente à la synesthésie. c'est un mélange de ressentis, de picotements, au creux de l'oreille, sur la peau, sur la langue. c'est un mélange brumeux de parfums et de sons, une image capiteuse à laquelle on goûte, un silence que l'on voit, un brouillard qu'on écoute. et c'est plusieurs sensations différentes qui font s'élever des frissons le long de son bras parcourant la rampe, puis le long de sa nuque, venant le faire secouer la tête pour s'en débarrasser. il arrive au sommet.

et son cœur tombe, tombe, tombe, quand il se penche légèrement par-dessus la balustrade cassée. il tombe et ne s'arrête pas, le sol semble si loin. il déglutit, se retourne et revoit les silhouettes obscures qui s'opposent au mage argenté. l'éclipse veut dévorer la lune. il y a un jet de lumière que kyeon ressent dans sa poitrine, sa main vient agripper son haut, là où le sort imaginaire a frappé. et il recule de quelques pas, le dos se cognant au métal froid du garde-corps. il se penche derechef et le vertige l'attaque, pourtant, il n'a pas peur des hauteurs. c'est la peur de quelqu'un d'autre qui l'habite, comme plus tôt, c'était le cœur de quelqu'un d'autre qui tombait alors que le sien restait bien accroché au plus haut de la tour d'astronomie. le métal se met à rouiller un peu, les murs se défrichent, l'endroit perd un peu de son âme, quand celle du vieil homme se brise à ses pieds. il faut peu de temps pour comprendre à kyeon qu'il vient simplement de retourner à la réalité. à une réalité dans laquelle ces lieux qui auraient été pour lui comme une seconde maison, ne sont plus qu'un enfer, le fief des démons les plus vils. quelle ironie, qu'il n'ait connu que cette version là, du château présent dans les rêves de tous les enfants. quelle ironie, qu'il n'en connaisse que les vestiges infâmes, qu'il n'en voie que la chute.

kyeon lui-même, pupilles dilatées, tombe en ruines petit à petit, dévoré par l'incapacité de faire les bons choix. dévoré par l'incapacité de vaincre ses démons, d'aller de l'avant, d'aller vers l'avenir, lui qui pourtant fait le lien entre le futur et le présent. le passé le hante. un fantôme apparaît derrière lui. non, c'est un homme. les pas sont audibles, la discrétion est absente. le visage éclairé par les rayons oranges et rouges d'un crépuscule trop majestueux pour ces temps hideux. la mâchoire de kyeon se serre. il n'aime pas qu'on le dérange, encore moins lorsqu'il ne sait plus faire la différence entre le vrai et le faux, encore moins quand tous ses sens sont exaltés et alertes. quand il est si vulnérable. can i help you ?
fait-il alors, le ton sec, le profil montré à l'inconnu, l’œil noir glissé vers lui avec la grâce d'un chasseur qui repointe son fusil sur sa proie.



—  don't you tell me what you think that i could be. i'm the one at the sail, i'm the master of my sea.
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AGE : Vingt-quatre rêves avortés, vingt-quatre méfaits accomplis.
BLOOD STATUS : Le sang trouble, le sang contaminé. Pas de honte à avoir, le mage noir aussi a le même problème. Pourtant, les échines sont courbées, les genoux sont à terre devant sa grandeur. La magie qui brûle dans ses veines est tout ce qui compte, sa puissance ne dépend pas de sa naissance.
CIVIL STATUS : La sauvagerie des moments éphémères, l'idolâtrie des nuits solitaires.
HOGWARTS HOUSE : Le serpent vert et argent s'était enroulé autour de son cœur et avait contaminé sa raison.
MAGIC WAND : 31 centimètres de pourpre écoulé .
MARAUDER'S MAP : Là où le chaos manque pour l'y répandre.
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RP BILINGUE : Ouais, je suis chaud.
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MessageSujet: Re: VESTIGES, VERTIGES. Mar 30 Mai - 5:06

You're such a freak
Il n’y est pas revenu depuis si longtemps. Les murs semblent l’appeler pour que ses doigts glissent contre leur revêtement de pierre. Les portraits sont désespérément vides, il n’y a plus de regards stoïques comme à l’époque. Il était de ces êtres qu’on soupçonnait perpétuellement de mauvaises intentions. Dégageant cette aura malfaisante depuis son plus jeune âge. Même les figures pouvaient la déceler derrière les tableaux qui leurs servent de prisons. Maintenant, ils ne sont plus là, fuyant cette école appartenant aux mangemorts. Maintenant, ils ont laissé la place au néant qui fait soubresauter son cœur malgré le manque de logique de la chose. Ce n’est pas son genre. La nostalgie. Ce n’est pas lui qui vous fera plaisir en adoptant le cliché de l’écolier mélancolique. Ses mains sont dans sa poche, ils ne caressent pas des fragments de Poudlard traversés tous les jours, à une certaine époque. Son cerveau est figé dans le présent, ne se laisse pas aborder par le passé qui a été enterré sous des couches d’événements beaucoup plus excitants. Ses souvenirs ne sont que poussière tournoyante dans une parfaite imprécision. Ils ne le submergent pas comme le torrent irrépressible qui s’abat sur certains des visiteurs du château. Ils ne sont que bribes inutiles et fugaces, dont il ne s’encombre aucunement dans sa visite des lieux. Nul ne pourrait dire pourquoi il est là. Pas même lui. C’est le repère acquis, arraché à un Dumbledore incompétent. Un Dumbledore qui n’a pas été le visionnaire adéquat pour devenir l’allié le plus puissant du Seigneur des ténèbres. Un Dumbledore qu’il admire, comme le fait son maître, le calquant comme un parasite s’étant emparé de ses idées et de ses jugements pour les faire siens. Pour devenir un pâle reflet du miroir, avant d’évoluer, de quitter la glace immaculée et de se métamorphoser en entité à lui tout seul. En une version améliorée, devant laquelle le Lord ferait pâle figure. Pour laquelle il n’aurait été qu’un préambule avant que le véritable règne de terreur ne débute. Folie des grandeurs certes, mais une certaine inconscience paradoxale à cet esprit éveillé qui l’empêche de le comprendre. En tous cas, il gravit lentement mais sûrement les marches capricieuses. Il n’avait jamais compris le but de cet escalier vivant, qui n’en faisait qu’à sa tête. Le sort devrait être détruit, l’ascension devenant normale au lieu d’être handicapée par le bon plaisir de la pierre.

Au sommet, c’est là qu’il le trouve. Première et unique compagnie loin des lourdauds éparpillés dans la demeure. Une silhouette presque frêle, rien pour le démarquer si ce n’est l’intensité de son regard. Et l’impression qu’il donne qu’on l’importune dans des instants qu’ils auraient préféré solitaires. Il le toise impassiblement, pas du tout affecté par le fait de l’avoir dérangé. Il s’abstient de répondre à la question, se contentant de se rapprocher dangereusement pour se placer à ses côtés près du parapet. Là, une cigarette moldue est décochée, fichée entre ses lèvres avant que le feu magique n’apparaisse brusquement pour lui attribuer la vie éphémère pour laquelle elle est destinée. Il n’éprouve pas le besoin de s’encombrer de politesse en proposant un autre fragment du paquet plein à sa compagnie, puisque celui-ci n’a pas l’air disposé à la bonne entente. Il a de ces traits insupportables qu’Orion a tendance à vouloir bousiller. C’est juste instinctif. Un désir quasi impérieux de le passer à tabac. Au lieu de cela, il tire sur la clope pour en expirer les relents dans l’air froid qui tente tant bien que mal d’agripper les quelques parcelles de peau qui ne sont pas dissimulées par le tissu. Be careful. Greater men than you died here. Il n’a nullement besoin de le connaître pour en déduire sa valeur. Un nouveau recruté, un ilote qui n’a pas sa place auprès de Voldemort. Une nuisance qu’il ne supporte pas, un soldat nécessaire parce qu’il faut bien des partisans, un rang qu’il ne mérite pas mais qu’il obtient quand même pour avoir seulement choisi le camp des gagnants. Nah, you can’t help me. You don’t seem like the useful kind. Toujours dans l’offensive, déterminé à le rabaisser au maximum pour lui faire comprendre qu’il n’est pas en position de montrer son mécontentement. Ce n’est pas comme si celui-ci allait atteindre le Mayham de toute façon. Peu disposé à contenter les autres, à être assourdi par leurs sentiments excessifs. Dans les méandres de ces jeux malsains, il a décidé de virer l’autre de cet endroit. Non pas parce qu’il lui plaît particulièrement, ou encore par respect pour les lieux où il ne veut pas propager la fumée. Simplement dans une sorte de course vers la supériorité qu’il sait avoir gagné d’avance. La vue ne lui dit rien. L’endroit n’a rien de particulier à ses yeux. Il n’y a que la présence du moustique gênant qui le séduit, présence qu’il veut éliminer tout bonnement. I don’t know you. So, who are you?
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