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way down we go (rodossandre)

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SPELLS : 2706
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : amber ; queen clunnis (av) ; myself (profil)
MULTINICKS : lavender ; rhea ; isla

AGE : twenty-six winters which freeze her blood.
BLOOD STATUS : purity that flows through her veins.
CIVIL STATUS : black widow. wife in mourning. engaged to his alter ego, rabastan. interested in the eldest of the lestrange.
JOB : formerly potionist in the department of mysteries. she has recently taken the reins and has become the director. the first woman to run this department and one of the youngest without a doubt.
HOGWARTS HOUSE : ravenclaw, a destiny for the descendant of rowena.
MAGIC WAND : carved in ash wood. it measures twenty-seven centimeters, rather rigid. in his heart, a werewolf fang. predisposed to hexes.
PATRONUS CHARM : so silver filament emerges from her wand. she has never succeeded in producing one.
SPECIAL CAPACITY : none, to her greatest regret.
MARAUDER'S MAP : somewhere between home in ireland, hogwarts and the lestrange's manor.
POINTS RP : 2182

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #990033
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: way down we go (rodossandre) Jeu 6 Avr - 22:17


holding you like this. poison on your lips.
we bleed ourselves in vain. how tragic is this game.

rodolphus & cassandre

*********




D'un mouvement sec de son bras, les objets futiles ornant son bureau se retrouvent éparpillés sur le sol de marbre. Elle sent son rythme cardiaque s'affoler. Et ça ne lui ressemble pas. Jamais auparavant, elle ne se serait mise dans une telle colère pour un sorcier du sexe faible. Son regard émeraude en deviendrait presque rouge ardent. Le pauvre raffleur, face à elle, n'en tient pas large. La nymphe n'a, pour autant dire, pas la réputation d'être tendre avec le petit personnel. Es-tu certain de ce que tu m'avances vermine ? finit-elle par lâcher avec toute la colère qui pouvait encore l'animer. Suavement, elle s'avance vers le sang-mêlé à l'allure délabrée. Elle se penche à son oreille pour venir lui murmurer ces quelques mots. Sache que si tu te trompes, tu n'auras plus jamais l'occasion de dire un seul mot. Et il a bien compris le gamin, que sa langue ne serait plus si par malheur la déesse apprenait l'inverse de l'information qu'il venait de lui transmettre. Elle finit par se détacher de lui pour se poster face à l'immense fenêtre donnant vue sur l'artère centrale du Ministère. La reine observe sa fourmilière. Un mince rictus vient se greffer sur ses lippes carmins. Elle finit par reprendre sa position face à son espion. En un claquement de doigts, sa baguette effleure la paume de sa main. Un sourire révélateur sur les lèvres, la vipère reste de marbre. Aucun mot, aucune incantation, aucun sortilège ne résonne dans cet immense bureau. Et pourtant, sa victime du jour se tord de douleur, allongée sur ce sol froid. Aussi froid que peut l'être son palpitant actuellement. Contraste entre sa colère brûlante et son état d'âme glacial. Son petit jeu dure quelques minutes. Et puis elle finit par se lasser. Comme toujours. Sauf avec lui. Il était le seul, jusqu'alors, à attiser son désir et attirer sa curiosité même après tout ce temps. Et pourtant, voilà qu'il commettait l'irréparable. Une fois de plus. Mille et un plans se bousculent dans son esprit torturé mais aucun ne trouve encore grâce à ses yeux. Perdue dans ses pensées, elle en avait oublié la vermine gisant par terre, à demi consciente. Débarrasse le plancher et revient me voir quand tu auras plus d'éléments sur la situation. Elle cracherait presque ses paroles devant son dégoût pour un être si inutile. La sang pur lance tout de même un gallion aux pieds du raffleur pour le travail accompli. Avant, de passer au dessus de son corps, pour sortir de son bureau oppressant, étouffant. La furie n'a pas vu sa colère s'amoindrir. Bien au contraire. Elle n'a qu'une idée en tête, le confronter pour qu'il avoue. La suite, elle ne peut encore la définir. Tout dépendra de ses réponses. Et Cassandre n'a jamais fonctionné autrement qu'à l'instinct. Un comportement qui a pu lui jouer des tours à Poudlard mais dont elle se contrefout maintenant. Des images s'introduisent, malgré elle, sans sa tête. Fermer ses paupières n'y change rien. En un battement de cils, la voilà qui transplane en direction du manoir Lestrange. Elle sait pertinemment qu'il n'était pas à son bureau. Et il n'y a qu'ici qu'elle peut le trouver. Il le faut. Ses talons martèlent le marbre de la demeure. La nymphe est délicieuse dans son tailleur d'un noir profond, sa chevelure solaire lâchée sur ses épaules confiantes. La violence de son âme tranche avec les traits angéliques de son visage. Rabastan Solal Lestrange, si tu ne ramènes pas ton cul dans les dix secondes qui suivent. Je te jure que je te ferais manger ta bague, pierre par pierre. Sa baguette fermement tenue par sa main droite. La reine des enfers n'est pas réputée pour sa patience. Encore moins, lorsqu'il s'agit du fiancé soigneusement choisi par son paternel, et qu'elle maudit pour cela, et bien plus encore. Mais c'est à elle même qu'elle s'en veut le plus, Cassandre. Figure mythologique au destin damné. Elle a cru. Elle y a terriblement cru à ses belles paroles, à ce flot de mensonges qu'il n'a cessé de déverser à l'instant où il a ouvert sa bouche. Et elle s'en veut d'avoir été aussi sotte. D'avoir baissé sa garde face à son corps d’Apollon. La luxure l'a emporté sur la raison. Et c'est une erreur qu'elle se promet de ne jamais plus commettre. Un bruit la coupe de ses pensées et elle se retourne d'un mouvement sec, sans pour autant apercevoir son futur interlocuteur, mais il ne peut s'agir que de Rabastan. Je m'en contrefous de tes excuses. Garde les pour ceux qui font l'erreur de te suivre. Putain mais la Delacour, tu as baisé cette chienne de française ? Tu n'as donc aucun honneur, aucune fierté. Tu me dégoûtes. crache t-elle dans le vide. Une chance que cette garce soit morte. Elle aurait connu pires souffrances entre les mains de la vipère. Sa respiration est saccadée et elle n'attend qu'une chose. En finir avec ce bâtard sans nom.
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SPELLS : 43
IDENTITY : forgotten (vi)
FACE & CREDITS : colin farrell ; me - av.
MULTINICKS : none.

AGE : forty-one. déjà mort, le gamin de l'hiver qui courait avec innocence.
BLOOD STATUS : pure-blood. what else ?
CIVIL STATUS : married to a ghost. bellatrix, complice qui s'échappe pour rejoindre un lord qu'il jalouse parfois trop.
JOB : leader of the aurors. ironie du sort, il contrôle aujourd'hui ceux qui l'ont transformé en animal jadis.
HOGWARTS HOUSE : slytherin. vert et argent, fierté immuable, sa maison en étendard.
MAGIC WAND : bois de mélèze, vingt sept centimètres d'arrogance teintée d'un poil de sphinx arraché probablement avec trop de force.
PATRONUS CHARM : none. incapable d'en produire un tant l'ombre résume sa vie.
SPECIAL CAPACITY : occlumens. esprit fermé, protection ou danger, même lui oublie jusqu'où gambadent ses pensées.
MARAUDER'S MAP : lestrange's manor, arpentant des murs qu'il connaît par coeur, son propre sang embrasant encore les portiques.
POINTS RP : 414

MessageSujet: Re: way down we go (rodossandre) Mar 11 Avr - 19:48

If the heavens ever did speak,
She's the last true mouthpiece.
rodolphus & cassandre


La manoir Lestrange, maison de l'enfer, ses énormes murs qu'il commence, lentement mais sûrement, à haïr viscéralement. Il vomit du sang sur les sols de marbre, les tapis trop sombres et la décoration trop vieille. Il sent tout ce qu'il déteste dans ces pièces, dans ces couloirs, de la froideur de sa femme impie à la présence oppressante de son petit frère. Tout dans cette maison lui donne la nausée. Même son reflet qu'il croise dans la glace, si identique à celui qu'il croise depuis des dizaines d'années, si différent pourtant quand il plonge dans son propre regard d'acier en espérant y trouver autre chose que ce qui l'y attend chaque jour. Il secoue la tête, assis dans un canapé, la tête rejeté en arrière, fixant le plafond en faisant mine d'ignorer les paroles incendiaires de sa mère qui crépitent depuis son tableau alors qu'elle critique tout. Qu'elle lui raconte tout. Comme si elle savait mieux ce que le monde attendait, depuis ses trois centimètres d'épaisseur, que lui qui parcourt le monde sur ses deux jambes. Il soupire encore, porte le verre à ses lèvres. Il boit trop ces derniers temps, il le sait. Le liquide ne brûle presque plus sa gorge déchirée. Comme si même lui l'abandonnait à présent. Alors il grogne comme un animal blessé, force son corps à se déplier et déambule dans la pièce. Rien n'est à lui et pourtant il possède tout. Héritier du nom, du prestige. Héritier sans couronne quand le plus jeune se pavane debout sur le trône. Un élan de rage l'enlace et le verre vole en éclat contre un mur avant qu'il ne comprenne ce qui le retenait jusque là. Se penchant en avant, il observe les débris qui parsèment le sol de bois, effleurant les dessins qui se répandent, le liquide ambré qui lui parle en couvrant une superficie de plus en plus grande. Un filet rouge s'y mêle et il remarque qu'il s'est coupé. Il hausse un sourcil. Aucune douleur, aucun battement de cœur plus rapide. Rien. Définitivement rien. Il soupire, se redresse. Dés qu'il appelle, un elfe de maison vient. Nettoie. Lui offre un tissu pour essuyer sa main. Il grimace en le prenant, se rassure en le sentant propre et frais. Et c'est alors qu'il essuie les quelques gouttes de sang sur son index qu'il entend la porte claquer, les pas enragés d'une demoiselle tout sauf en détresse. Traversant le salon, il en ouvre la porte et hausse un sourcil en tombant face à une furie. Au cul de la dite furie, moulée dans une jupe qui ferait se damner les saints. Il se force à lever les yeux sur la chevelure couleur de soleil, haussant un sourcil tout en s'appuyant d'une épaule sur la chambranle de la porte. Moqueur en entendant ses propos. Amusé de la voir devenir folle pour lui. Jaloux de la voir devenir folle pour lui. « Je te dégoûte ? Me voilà vexé. » Il sourit en coin, croise les bras sur son torse. Il sait qu'elle image il renvoie. Loin de son frère, du charme d'un cadet qui fait se pâmer les femmes. Rodolphus les fait trembler, là où l'autre les charmes. Et il s'attend sans peine à la déception dans le regard de la sirène alors qu'elle le reconnaît. « Rabastan n'est pas là. » Son prénom seulement, éloignant encore le lien du sang qui unit les deux étranges, devenus étrangers au fil du temps. « Il n'y que moi au manoir. Je ne sais pas où il est. » Il se redresse et s'approche, ses mains passant dans son dos, dépassant d'un centimètre la limite que la bienséance lui imposerait pour éviter l'espace vital de la succube. « Je peux t'aider ? » Il sourit en coin, captant son regard, capturant ce qu'il voit de son âme, voulant l'attraper autant qu'elle l'attrape sur le moment. Il ne sait pas si c'est l'alcool, la solitude, le manque, le désespoir avide qui lui dévore l'âme lentement. Il n'en sait rien, il s'en fout. Mais elle est belle et il est seul. Et la distraction arrive à point pour amuser le lord déchu, l'être esseulé qui hantait les murs d'une baraque pleine de fantômes tous aussi pathétiques que lui. L'âme en peine qui n'a rien demandé d'autre que la paix se fait tourmenter par un nouveau démon et ne se plaint pas de découvrir la froideur sous la brise d'été, la sirène glacée et enragée, la valkyrie qui réclame justice pour un crime qu'il ne connaît que trop bien. L'adultère doit être inscrit dans leurs veines qu'ils se targuent pourtant d'avoir pures. Incapables qu'ils sont d'admettre que beaucoup de vices peuvent entacher cette pureté illusoire. « Tu veux un verre ? » Il sourit en coin, tend la main vers sa joue, l'effleurant à peine, si rapidement que lui-même se mît à se demander si il ne l'avait pas seulement rêver. « Je serais ravi de t'écouter descendre celui qui ne se rend pas compte de la chance qu'il a et te préfère une française. » Si peu subtil, Rodolphus. Il le sait, et pourtant, c'est trop tentant de l'emmener dans le salon, de lui offrir un verre et de regarder cette bouche couleur cerise s'épancher. À défaut de trouver un plan plus concret.  
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MessageSujet: Re: way down we go (rodossandre) Mer 12 Avr - 0:51


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Ses paroles sont crachées tel un venin mortel. Elle n'arrive toujours pas à imaginer qu'il ait pu lui faire ça. La poupée peut tout accepter. Elle n'est pas sotte et sait pertinemment qu'elle n'est pas blanche comme neige. L'adultère n'est cependant pas un vice qu'elle peut concevoir. Mariage forcé, heureux ou non. Peu lui importe. Sa fierté et son ego prennent bien trop de place pour qu'elle puisse accepte qu'il y en est une autre. Et pourtant, elle sait que la plaisir de la chair n'est pas une pulsion à laquelle il est aisé de résister. Mais ce qui l'agace profondément c'est l'identité de cette fameuse catin. Une traître à son sang, la Delacour. Et peut-être qu'au fond, la vipère est jalouse de celle qui partage son sang avec les mythiques vélanes. Parce qu'elle ne peut pas rivaliser avec une beauté irréelle. La gamine a été blessée, réellement blessée. Pourtant cela ne lui arrive jamais. Elle a toujours encaissé chacun des coups qui lui a été porté. Cœur de pierre. Sans émotions. Autant de qualificatifs que l'on utilise pour nommer la poupée. Et cela lui va bien. Mais imaginer Rabastan toucher, avec désir, le corps de la catin française. Elle n'en a que des hauts le cœur mélangés à une profonde envie de blesser en retour. Elle ne sait pas ce qu'elle est venue chercher au manoir. Des réponses, peut-être. Une vengeance, certainement. Et c'est ainsi que son imminent mariage s'est transformé en une union faussée, simulée, inventée de toutes pièces. Il lui est désormais impossible de penser aimer un homme qui a réussi l'impensable. Baguette entre les doigts, la sorcière est prête à tout, certainement. Ses pupilles émeraudes témoignent de l'animosité qui l'a envahi, englouti. Noyée dans sa colère. Paradoxal pour la sirène qu'elle est. La réponse de son fiancé se fait attendre. Elle s'impatiente, claquant machinalement son talon contre le vieux parquet. Finalement, c'est une autre voix qui chante à ses oreilles. Il ne lui faut pas plus de dix secondes pour comprendre de qui il s'agit. Et elle se sent idiote maintenant. D'avoir exposé ainsi ses conflits conjugaux à celui qui, autrefois, froissait avec elle les draps. La vipère redevient une gamine face à l'aîné des Lestrange, sans réellement savoir pourquoi. Il réussit néanmoins à lui dégoter un mince sourire alors qu'il réplique à sa tirade désespérée. Cassandre n'est pas déçue de voir qu'il n'y a que Rodolphus entre ces quatre murs. Il sera de meilleure compagnie que son cadet, en cette journée sombre. Je suis certaine qu'il se planque quelque part ce rat. lâche t-elle, plus dans un soupir qu'autre chose, se parlant presque à elle-même. La nymphe sent une main venir se glisser dans son dos, à la frontière de la chute de ses reins et elle tente de cacher ses joues qui se sont empourprées, comme par réflexe. Elle se contrefout du politiquement correct. Après tout, la flatterie n'est pas un crime. Je n'en doute pas, ta compagnie m'est toujours agréable. La présence d'un véritable homme avec une parfaite maîtrise de la courtisanerie ne peut être que source de réconfort alors qu'elle tente encore de maîtriser le feu ardent qui la ravage intérieurement. Elle déglutie alors que son regard émeraude vient se poser dans celui du sang pur. La reine ne peut pas nier la tension palpable. Et elle n'a certainement pas oublié la relation qu'elle entretenait avec Rodolphus, il y a de cela une année. Bien au contraire. Elle sort de ses pensées alors qu'il lui propose un verre, bien mérité au vu de la situation. Elle sent son corps frissonner brièvement alors que sa main effleure sa joue tiède. La caresse est allée si vite qu'elle n'est pas certaine de l'avoir réellement ressenti. Mais la sensation n'était pas des plus désagréables. Instinctivement, elle passe sa langue sur sa lèvre afin de l'humidifier et finit par ranger sa baguette dans son ridicule. Un rire s'étouffe sur sa bouche rubis. Un verre ne sera définitivement pas suffisant si l'on aborde ce sujet. lance t-elle avant de se diriger d'un pas décidé en direction de l'immense salon vide. Elle finit sa course sur l'un des multiples sofas émeraudes avant de s'y asseoir gracieusement. Elle pose son regard sur la carrure virile de Rodolphus. Un double whisky s'il te plaît. lui glisse t-elle en battant des cils. J'espère qu'il est irlandais. Elle se refuserait à boire n'importe quel autre alcool. Elle n'a d'ailleurs jamais bu autre chose que ces liquides ambrés produits dans le pays qui l'a vu naître. La poupée attend sagement que le sang pur termine de préparer leurs verres. En attendant, ses yeux de biche se baladent dans la pièce et certains détails lui sautent au yeux, comme l'absence de photos des frères, ensemble ou séparés. Elle est coupée dans sa réflexion lorsqu'il s’assoit à ses côtés, de biais, afin de rester en face d'elle sans réellement l'être. Qu'ai je fait pour me trouver dans une telle situation ? Ton frère n'en finira jamais de m'énerver de la sorte. lâche t-elle sur un ton las. Elle porte le verre à ses lèvres et laisse le liquide alcoolisé brûler doucement sa gorge. Un désagrément qu'elle apprécie tout particulièrement. Ses iris émeraudes finissent par se poser sur la main mutilée du sorcier. Froncement de sourcils. Tu veux que je jette un coup d’œil à ta blessure ? Mais elle ne lui laisse pas le temps de répondre, que déjà elle posait son verre et prenait délicatement sa main dans la sienne. Et elle se revoit, des mois en arrière, lorsque ses doigts s'entremêlaient aux siens dans une symbiose presque inouïe. Reprenant ses esprits, elle préfère orienter la conversation vers une autre direction que celle du passé. Je n'arrive pas à croire qu'un sorcier si doué, soit aussi peu adroit dans des gestes que même les elfes de maison réussissent. Elle n'est pas sotte la gamine. Pour s'être occupée à de nombreuses reprises de son fiancé, elle sait très bien reconnaître la trace d'un morceau de verre d'une autre blessure. Pour autant, elle n'a pas encore lâché sa main. Acte manqué.
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MessageSujet: Re: way down we go (rodossandre) Ven 14 Avr - 0:21

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Voir la nymphe s'énerver sur le cadet a quelque chose de jouissif. Et de malsain. Il n'aime pas ressentir l'éclair de satisfaction, il n'aime pas se sentir puissant soudain face au regard défait de la blonde. Et pourtant, qu'est-ce que c'est tentant d'en profiter. De rentrer dans la brèche, de s’immiscer, de briser tout, de devenir tornade dans le cœur et l'âme de cette sirène perdue. Il aimerait devenir le marin qui la ramènera à l'océan. Amour inexistant, convaincu lui-même de sentiments qu'il ne devrait pas ressentir, obsédé par la puissance d'un désir qu'il sait réciproque. Passé révolu qu'il se prend à regretter souvent, pourtant, quand dans la nuit son lit froid lui rappelle qu'il est seul, qu'il n'a rien. Qu'il n'est qu'avenir amer et destin tragique, tel un héros grec désabusé. Alors il joue, le sauvage, le prince cadavre, le jouet du diable. Il sourit à la belle et devient bête séduisante, démontrant encore une fois que, pour voler les rêves de son frère, les remords ne viennent jamais. Avec un rire à peine voilé, moqueur comme toujours, il hoche la tête. Son frère, le susnommé rat, se planque probablement pour éviter la furie. Qui l'en blâmerait ? Lâche qu'il est d'abandonner sa princesse en colère. Son aîné n'est pas de la même trempe, ce n'est qu'une preuve supplémentaire à ajouter au tableau. Il dépasse les frontières et s'approprie la chute de reins, y posant une main légère, rétablissant la proximité pour mieux la faire rester, tout en savourant égoïstement la chaleur qui se dégage de celle qu'ils appellent la reine des glaces. Il sait, lui, qu'elle peut se montrer incandescente dans des moments d'abandon, quand elle gémit et soupire son nom, tire ses cheveux ou griffe son dos. Quand elle n'est que sensualité et que son masque fond sous les baisers éreintés. « J'en suis ravi. » En effet, il ne l'est que trop de l'entendre. Il aime lui être agréable, autant que la vision de la belle devant lui l'est à ses yeux. Il propose un verre, elle accepte. Il hoche la tête pour montrer l'assentiment silencieux et fait un signe de sa main libre (refusant de lâcher le dos pourtant à peine effleurer) vers le salon, lui intimant de s'y rendre pour être plus à l'aise. D'un sourire, il demande ce qui lui plairait, elle répond et le fait rire légèrement. « Comme si j'allais te servir autre chose. » Il la connaît, peut-être trop bien. Il est obsédé, peut-être un peu trop. Il connaît des détails que beaucoup ignorent, a observé la demoiselle plus que de raison – plus que ne le permettrait l'éthique. Avec un nouveau sourire désabusé, il sert les verres tranquillement, gestes sûrs, gestes purs. Puis il rejoint le fauteuil, s'assied à côté d'elle et lui tend le verre qu'elle a demandé, levant le sien doucement. « à ta santé. » puis il le porte à ses lèvres, y puisant une gorgée brûlante – qui lui fait à peine de l'effet. Beaucoup moins en tout cas que la sublime créature, si proche de lui qu'il pourrait presque se remplir les poumons de son parfum envoûtant. L'envie de se pencher et d'embrasser la veine tremblante sur son cou couleur d'ivoire est tellement tentante. Hypnotisé par ce petit point sensible sur la gorge, il manque presque la phrase, l'attrapant pourtant au passage. « Ce serait mentir que de me dire désolé. Mon frère ne te mérite pas. » Il ne se cache pas de l'animosité, de la légère possessivité qu'il cultive malgré lui envers la princesse. Il n'est probablement pas le plus objectif quand il s'agit du cadet. Autant il sait que le sang lestrange est à faire perdurer, autant il sait que rien que pour ce sang rubis son frère l'égale, autant il ne cachera pas qu'il se pense plus puissant. Vantardise, narcissisme, cynisme ou une simple constatation, personne ne se lancera dans un jugement quelconque. Surtout pas devant lui. Elle boit et il voit presque le liquide se perdre en elle, l'hypnotisant à nouveau. Tout chez cette femme l'invite à la luxure. Torture ultime. Il hausse un sourcil surpris à sa question, ayant déjà oublié l'incident mais la laisse faire. Appréciant sans s'en cacher le contact que cela crée. Souriant en l'entendant. « Est-ce une nouvelle façon de me séduire que de m'insulter ainsi ? » Il sourit en coin, nullement vexé bien que la comparaison avec un elfe de maison lui reste en travers de la gorge. « Tu dis ça maintenant mais à une époque, je pense que tu me trouvais plutôt adroit. » Il la regarde, se rapprochant à peine, ne cachant rien des pensées qui lui traverse l'esprit, jouant de la lueur qu'il voit dans ses yeux. La même que celle qui doit danser dans les siens, la même qui le hante depuis qu'il l'a vue, debout dans le hall de sa demeure. « Mais je ne suis pas si maladroit. J'ai eu une poussée d'adrénaline et fait voler le verre. » Certes, la coupure était venue après, quand il s'était retrouvé obnubilé par la couleur ambrée du liquide sur le sol. Mais soit. Il la regarde, délaissant ses soins pour mêler ses doigts au sien, pressant sa paume dans la sienne délicatement, la regardant. « Je retiens que tu me trouves doué cependant. Continue de flatter mon ego comme cela, j'aime beaucoup. » Il sourit, taquin. Rodolphus, taquin. Phénomène rare mais non moins amusant. Détendu en présence de la belle Cassandre, comme cela arrive rarement. Tellement concentré sur elle et l'obsession presque malsaine qu'il enferme très loin en lui qu'il en oublie d'être stressé par leur entretien. D'être sur la défensive. Grave erreur pour un homme comme lui. « Sinon. Raconte moi ce que tu deviens, ça fait un moment que l'on ne s'était pas vus. En dehors de mon frère et son ingratitude. » Désireux d'entendre le doux son de sa voix caresser encore ses tympans. Désireux de l'entendre et d'en savoir toujours plus sur elle. Gamin insatiable qui refuse de se laisser oublier et joue de l'intérêt pour elle pour la détendre à son tour et lui faire oublier les fourberies du frère. Pour lui faire oublier le frère lui-même, pour un moment.
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MessageSujet: Re: way down we go (rodossandre) Sam 29 Avr - 16:43


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Un énième rire vient s'étouffer sur ses lèvres carmins alors qu'elle écoute le sorcier rabaisser, une fois de plus, son cadet. Fut un temps, elle aurait sans doute fini par réagir, par s'agacer de cette rivalité sans aucun sens. Alors que la famille représente la chose la plus précieuse à ses yeux. mais ce temps est révolu, tout du moins pour le moment. Elle en oublierait presque la haine envers son fiancé qui grandissant en elle à son entrée magistrale au manoir. Mais le sorcier ne perd rien pour attendre, il finira bien par pointer le bout de son nez, et à ce moment là, elle jure par tous les dieux qu'il comprendra le sens du mot douleur. Elle se contente seulement de profiter de l'instant et de la compagnie de son futur beau-frère. Un statut qui la fait bien rire au fond d'elle. Il a toujours été bien plus que cela et le sera certainement ad vitam aeternam. Cependant, elle ne réagit pas à sa parole impliquant que Rabastan ne la mérite pas. C'est certainement vrai, mais croit-il la mériter plus que son frère ? Elle n'en est pas certaine la sirène. Pour dire vrai, elle pense sincèrement que personne ne la mérite, elle est bien trop précieuse pour n'importe quel homme existant. Mais la poupée a finit par comprendre qu'avoir un mari à ses côtés lui garantissait certaines choses sur lesquelles elle ne pouvait faire l'impasse, comme une descendance. Elle aurait seulement souhaité choisir le digne représentant elle-même. Emprise du paternel dont elle essaye de se défaire en vain. Les regards se font de plus en plus séducteurs. Ils ne trompent pas sur les pensées qui traversent chacun des sorciers à cet instant précis. Malgré qu'elle aimerait réellement céder à cette douce tentation, la vipère garde pour le moment ses distances avec le sang-pur. Sa chevelure solaire vient prendre place sur son épaule gauche uniquement, d'un bref mouvement de la tête. C'est alors que ses perles émeraudes furent attirées par la main mutilée, qu'elle s'empresse de prendre dans la sienne. Curieuse de savoir ce qui a bien pu blessé aussi bêtement le Lestrange, habituellement si habile. Cette fois-ci, elle ne retient pas son rire alors qu'il la provoque volontairement en insinuant qu'elle était en train de le séduire. Elle en serait presque agacée la poupée, qu'il puisse penser qu'elle n'a que des envies emplies de luxure en sa présence. Ne peut-elle pas simplement converser avec lui en signe d'amitié ? Doit-elle forcément avoir des arrières-pensées qui viennent souiller ce fragile équilibre ? Et il renchérit. Des souvenirs du passé viennent lui fouetter le visage avec une telle ardeur qu'elle en serait presque décontenancée. Ses yeux dans les siens, elle le voit bien s'approcher une fois de plus. Tel un prédateur encerclant sa proie. La reine arque un sourcil mais ne cille pas une seule fois. Un mince mouvement du visage alors qu'il lui confesse avoir eu un moment d'impulsivité, une soit disant poussée d'adrénaline. Voilà qui l'intrigue fortement. Un manque d'auto-contrôle de la part du si grand Rodolphus. Il ne fallait pas lui en dire plus pour attiser sa curiosité. Elle finit par rompre le contact visuel en s'intéressant à sa légère plaie. Un sourire se greffe sur ses lèvres en l'écoutant. Ne soit pas trop avare de compliments Rodolphus. Il ne faut pas être trop gourmand et vouloir plus que l'on ne pourrait avoir. Ce dernier mot, elle le prononce tout en relevant son visage angélique en direction du sien. Un très bref regard avant de reporter son attention sur sa main. C'est ainsi qu'elle le voit entremêler ses doigts aux siens, jusqu'à venir caresser sa paume de la sienne. La vipère ne saurait dire si cela lui plaisait ou non. Mais, elle le laissait faire pour autant. Cela veut certainement tout dire. Machinalement, elle finit par relever la tête alors qu'il reprend la conversation là où ils l'avaient laissé quelques minutes auparavant. La déesse humidifie ses lèvres avant de retirer ses mains des siennes pour venir chercher son verre, posé non loin de là. Une longue gorgée de whisky irlandais vient se frotter à sa gorge enflammée. Elle ressent à peine les effets cette fois-ci, suffisamment pour apprécier le liquide ambré cependant. Et bien, tu as très certainement dû entendre que j'avais accédé au poste de directrice du département des mystères. lâche t-elle entre deux battements de jambes. Elle regarde ensuite son verre, lourd et léger à la fois et elle fait tourner l'alcool dedans, se contentant de le regarder changer de forme au gré de son envie. Cela l'hypnotiserait presque. Je suis gracieusement payée pour rester dans un bureau à donner des ordres. Je dois avouer que cela ne change pas réellement de ce que je faisais auparavant, c'est plaisant. Puis d'une traire, elle finit le fond de son verre, avec une classe dont elle seule a le secret. La vipère se mordille la lèvre, au risque de s'injecter son propre poison. Dans le fond, quelque chose la chagrine, quelque chose dont elle n'a encore parlé à personne, alors pourquoi lui ? Elle ne le sait pas vraiment mais lui, en revanche, est sur le point de tout connaître. Mais être potionniste me manque terriblement. Créer des potions, les tester sur les vermines qui pullulent à Londres. Une lueur illumine son regard émeraude alors qu'elle parle de ce qui l'a toujours passionné. Et il existe peu de choses qui passionne réellement Cassandre Hodgkins. Enfin, le maître me laisse suffisamment les tuer pour notre cause, mais cela n'est pas pareil. finit-elle par avouer. Elle en deviendrait presque touchante, presque vulnérable. Voilà qui ne lui ressemble pas. Mais il ne s'agit là que de broutilles. Dis moi plutôt ce qu'il t'est arrivé depuis la dernière fois où nous nous sommes vraiment parlé ? Comment se porte ta chère épouse ? Un goût désagréable dans la bouche rien qu'en parlant de celle qu'elle verrait bien morte six pieds sous terre, et depuis son aventure avec Rodolphus, elle a une raison de plus de voir la Black tout sauf en vie.
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MessageSujet: Re: way down we go (rodossandre) Sam 6 Mai - 1:02

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Elle joue, il le sait. Mais il en joue tout autant. L'attirance qui les unissait fût un temps n'a jamais complètement disparue. Ils le savent très bien tous les deux. Elle est toujours là, cobra endormi qui attend son heure. Il ne la connaît que trop bien, cette attirance. Cette obsession. Qui le dévore et ne lui laisse que peu de répit. Il n'y pense pas souvent pourtant. Mais elle mûrit dans un coin de son esprit, comme un plan machiavélique. Elle se forme d'elle-même, grandit, apprend à marcher, à parler. Elle sera un jour trop grande pour être arrêtée. Et il refuse d'imaginer ce dont il sera capable à ce moment-là. D'un sourire, il observe la belle qui bouge ses cheveux, attirant l'attention sur cette gorge gracieuse, sur ce pouls léger qui fait frémir la peau d'ivoire. Dieu qu'elle est belle. Le contact ne l'aide en rien à garder ses idées chastes ou pures – bien au contraire. Il se perd dans la chaleur de son toucher. Le sien, à elle qui se fait pourtant appeler reine des glaces. Surnom idiot. Elle réveille en lui des volcans emplis de lave, non de neige. Elle fait se transformer ses veines en brasier d'une caresse. La belle succube qui fait tourner les têtes. Assez habitué pour ne pas se comporter comme un enfant devant une sucrerie, il peine malgré tout à rester à distance. Il a envie de jouer. De la chercher, de la titiller, de l'affoler autant qu'elle l'affole. Sachant la chose difficile mais refusant de l'admettre impossible. Il répond à ses questions avec son habituel sourire en coin, expliquant un incident involontaire. Son esprit disjoncte, il le sait. Mais ne veut absolument pas la mettre au courant. Personne ne soit savoir, ne doit connaître les fantômes qui hantent l'homme. Trop fier pour montrer ne serait-ce qu'un faiblesse face à qui que ce soit. Sa réponse lui fait hausser un sourcil alors qu'un nouvelle lueur amusée éclaire ses yeux d'encre. Elle croise son regard et il sait ce qu'elle sous-entend à peine. Mais Rodolphus devient enfant et sourit simplement. Ne se reculant absolument pas. « Je pêche par gourmandise. Et par d'autres bien d'autres pêchés. » Il la regarde. L'homme est un méchant, non pas le héros de l'histoire. Ami du diable probablement, sans pour autant adhérer au concept d'enfer. Ce dernier n'est à nul autre endroit que sur Terre et les humains sont condamnés dés leur naissance. Les péchés ne sont que des tourments qu'il faut accepter. Et Rodolphus est gourmand, bien sur. Comme il est luxure, avarice ou colère. En pressant leurs doigts, il lui prouve encore qu'aucune cage ne le retient, malgré les apparences. Changement de sujet pourtant, il la laisse souffler une seconde. Revenir en terrain conquis. Parler d'elle. Sa voix enveloppant son être, emplissant la pièce. Il se recule à peine, juste pour lui rendre l'espace vital qu'elle s'était vue volé. Et il l'écoute. Le bras nonchalamment posé en travers de ses jambes, il regarde la belle et l'écoute sans plus tenté. Sans vraiment se détacher de sa présence. Moins envahissant. Probablement. Hochant la tête simplement quand elle commence. Bien sur qu'il l'a appris. Et absolument pas parce qu'il a glané le monde pour la moindre information sur elle. Naturellement. Il sourit en coin et attend la suite. Voyant bien vite l'attitude de la blonde changeant. Lentement. Mais sûrement. Elle boit et pense. Il voit presque ses démons à elle s'agiter sur ses épaules. Ils en ont tous. Elle n'y échappe malheureusement pas. On ne devient pas des gens aussi puissants qu'eux sans affronter les ombres de la vie. Elle se referme après sa confession et il sourit. Moins agressivement. Tendant la main pour remettre une mèche dorée derrière l'oreille si fine, glissant son doigt jusqu'au menton. Autant pour l'espace vital. « Ce ne sont absolument pas des broutilles. » Il ne sait que trop ce que cela implique de renoncer à ses passions. « N'as-tu aucun moyen d'y revenir ? De reprendre tes activités ? Rien ne t'oblige à le dire aux monde. » La fourberie, le secret. Des parts bien trop présentes de leur monde. « Tes talents sont précieux. C'est du gâchis de les enfermer ainsi. » Aucune forme de cajolerie dans sa voix. Énonçant des faits sans chercher à flatter l'ego de la demoiselle. Observant simplement ce qui, pour lui, révèle d'une vérité connue et approuvée. Sa question revient à sa mémoire et il reste silencieux. Méditant sa question. À son tour de vider son verre d'une gorgée. Prenant pour prétexte de devoir le remplir pour se relever et s'approcher du bar. « J'imagine qu'elle se porte à merveille. Assez pour ne pas avoir à me tenir au courant. » Relents amers dans sa voix alors qu'il remplit le récipient. Mettant probablement une seconde de trop à reposer la bouteille alors que la tension dans ses épaules ne trompe personne. Il regarde dans le vide quelques instants avant de se tourner à nouveau vers elle. Une nouvelle gorgée. Combien cela fait-il ? Lui-même ne compte plus. « Rien de bien palpitant depuis la dernière fois, cela dit. Rien que de la routine. J'en arrive à un stade de ma vie où rien ne me paraît exaltant, de toute façon. » Rien dans son cœur vidé ne l'attire. Puisqu'ils en sont aux confidences. C'est quelque chose qu'il dirait pour amener quelqu'un à éprouver de la sympathie pour lui. Quelqu'un qui ne serait pas Cassandre. Quelqu'un qu'il n'estimerait pas. Qu'il jugerait assez idiot pour croire ces balivernes. Mais quand c'est pour la blonde, il est sincère pourtant. Sa vie a perdu de sa saveur dorée pour devenir cendres sur sa langue. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Une nouvelle grimace alors qu'il est à nouveau silencieux. « Pardonne mon humeur. Je tourne en rond et je suis d'une piètre compagnie. » Rare sont les moments où il admet cet état. Mais il ne peut nier que sur ce genre de sujet, il est loin d'être agréable. Le malheur des grands hommes. Une fois la grandeur atteinte, que leur reste-t-il à accomplir ?
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way down we go (rodossandre)

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