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(ANIMATION VIII) above the hatches of heaven.

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MessageSujet: (ANIMATION VIII) above the hatches of heaven. Ven 14 Avr - 23:06

ANIMATION VIII

« je n'ai pas arrêté de penser à toi, de rêver de toi, de te voir partout où j'allais. ton visage, ton corps, jamais ne quittent mes pensées. pas même une minute, pas même une seconde, à croire que jamais je ne pourrais t'oublier. »
daphne greengrass

J'ai été un idiot, et j'en prends d'autant plus conscience maintenant que je vois la mer de cheveux gris s'éparpiller autour et sur son visage endormi. La lumière ne passe pas encore à travers les volets, trahissant la nuit qui n'est pas prête à tirer sa référence et à laisser sa place au soleil, mais je n'arrive pas à déterminer l'heure qu'il peut être – sans doute parce qu'une infime partie de moi seulement s'en soucie maintenant. Moi non plus, je ne suis pas prêt à le revoir d'aussitôt. À commencer une nouvelle journée et à essayer de renforcer ce que j'ai pu abîmer en me laissant porter par la crainte. Je continue d'observer, comme je le fais depuis ce qui semble être à la fois une éternité et une seconde à peine, les dégâts que j'ai causés et les débris qu'il me faut désormais nettoyer. Ses traits sont paisibles, sa respiration calme, et je crois discerner par instants un léger sourire se dessiner sur ses lèvres alors que j'effleure sa joue du bout des doigts, reculant les mèches grisonnantes de son visage. Un souffle las s'échappe de mes narines alors que je recale l'oreiller sur mon bras et repose ma tête dessus, sans la quitter des yeux. J'ai eu envie de lui dire beaucoup de choses ce soir, sans pourtant y parvenir réellement. Je n'ai fait que m'excuser, tenter de bredouiller des explications qui ne justifieraient pourtant jamais la fuite que j'ai pris alors qu'elle était là, qu'elle avait besoin de moi. J'ai baissé la tête et, de toute la bonté dont elle peut faire preuve, elle s'est approchée de moi, posant sa main sur ma joue pour me faire relever les yeux vers elle ; je n'ai pas osé. Pourtant, elle a insisté, soufflé mon prénom entre ses lèvres et, comme à chaque fois qu'elle peut le dire, il ne m'a jamais semblé aussi beau que dans sa bouche, qu'entendu de sa voix. Je l'ai regardée dans les yeux, craignant d'y voir une déception qui ne parviendrait à s'estomper avec le temps et qui marquerait une réelle coupure dans notre histoire, une blessure que j'aurais causée, peut-être encore pire que celle qui me tourmente depuis que je l'ai rencontrée. Je n'y ai pourtant rien trouvé de tout ça ; ni déception, ni plaie que je ne saurais refermer, quand bien même j'ai senti dans ses gestes, dans sa façon de prononcer mon prénom, dans la triste couleur qu'ont pris ses cheveux, qu'elle a été blessée. J'y ai vu tout l'amour qu'elle a juré de me porter, dans cette petite église du nord de l’Écosse, et tout l'espoir qu'elle semble encore garder. Et une fois de plus, j'ai compris qu'elle était plus forte que je ne le serais jamais, qu'elle était capable de porter sur ses épaules pourtant fines, paraissant parfois même frêles, un monde aussi lourd que le nôtre et, quand bien même le poids la ferait parfois ciller, elle saurait garder la tête haute. Elle a le cœur aussi bon qu'il peut être courageux, cette capacité à panser les plaies d'un sourire – s'il n'est pas vrai qu'elle fait cet effet à tout le monde, elle le fait bien assez sur moi sans même s'en rendre compte le plus souvent tant il peut être à la fois infime et immense –, d'un geste tendre, et de donner un peu de ce courage qu'elle porte au creux de la poitrine à ceux qui en ont besoin. Et j'en ai besoin, ce soir comme d'autres soirs. Et j'en aurais encore besoin, tout comme j'aurais toujours besoin d'elle près de moi, quand bien même la peur ne cesserait-elle jamais de me tirailler, de me bouffer du ventre jusqu'au cœur ; il n'y a qu'elle pour me faire rester près d'elle, et me rappeler chaque instant, ne serait-ce que dans un battement de cils, la discrétion d'un sourire, l'imitation d'un nez de cochon au milieu d'une conversation qui l'ennui, pourquoi il faut que je dépasse la crainte, et pourquoi j'ai envie de le faire. Je n'ai jamais été un grand bavard ; les mots m'échappent avant que je ne puisse les dire, se mélangent dans ma tête et se bloquent dans ma gorge. Mais maintenant qu'elle est endormie, sa main cherchant dans son sommeil le contact de la mienne – je sens ma gorge se serrer en l'imaginant seule dans notre lit, cherchant à rejoindre nos doigts –, j'ai envie de lui dire tout ce que je ne saurais pourtant jamais lui formuler. J'ai envie de lui dire que je n'ai pas arrêté de penser à elle, de rêver d'elle, de la voir partout où j'allais, de reconnaître dans les gens que je croisais ces parties d'elle qui m'avaient fait tomber amoureux d'elle en un rien de temps. Et même lorsque je fermais les yeux, je revoyais son visage, son corps, qui ne quittaient jamais mes pensées. Pas même une minute, pas même une seconde. Elle avait toujours été à côté de moi, près de moi, même sans l'être réellement. Elle se rappelait à moi dans les gens, dans les souvenirs qui remontaient sans cesse à la surface et qui me faisaient comprendre quelque chose que je savais pourtant déjà : je ne pourrais jamais l'oublier. J'aurais aimé avoir le talent nécessaire, ce soir, pour lui dire que je l'aime, que je suis désolé comme jamais je ne l'ai été, et que j'essayerai de trouver en moi tout le courage nécessaire pour ne plus lui faire de mal, et affronter ce qui lui cause du tourment. Lui montrer les remords que j'ai, et la souffrance que la sienne me cause, à quel point j'ai eu envie de sentir sa main dans la mienne, sa peau contre moi, les soulèvements de sa poitrine contre mon bras qui la serrerait doucement, sentir ses cheveux contre mon nez et entendre sa voix qui, dans son sommeil, murmurerait mon prénom. J'aurais aimé avoir le verbe capable de lui faire part de ce que mon cœur bien plus que mon esprit veut lui souffler, savoir mettre des mots sur ce que je ressens, avant qu'elle ne s'endorme ce soir. Pouvoir estomper un peu de ce gris qu'elle ne parvient pas à faire partir d'elle-même, retrouver les couleurs flamboyantes qu'elle aime mettre dans ses cheveux ; me réveiller tout à l'heure dans une mer rosée, orangée ou d'un violet brillant, voir son sourire naître sur ses lèvres avec toute la sincérité du monde. Mais je la regarde simplement, redessinant du bout de mes doigts la jeunesse de ses traits tout en pensant à la vieillesse de son âme, tentant de faire apparaître avec un peu de retard cette preuve de bien-être, et me promettant d'essayer de lui faire comprendre ce qu'elle m'inspire sans avoir besoin de formuler des mots qui ne seraient que maladroits.
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