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une saison en enfer. (maebh)

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SPELLS : 23
FACE & CREDITS : a. vikander (freesia).
MULTINICKS : aucun.
kill me slowly.
AGE : twenty seven years old. a life of full lies.
BLOOD STATUS : purity or nothing. or not. half blood. unbelievable.
CIVIL STATUS : too much trouble. too much desperate for something real.
JOB : mediwizard. here to care about bodies. too much for her own soul.
HOGWARTS HOUSE : slytherin. intelligence. nobility. greatness. the everything.
MARAUDER'S MAP : ucey.
POINTS RP : 291

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : of course darling. but que les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #cc9999.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:16


maebh alessia lindley

just stop your crying, it’s the sign of the times
‹‹ silencio

âge, date et lieu de naissance ≈ t'es issue de la terre des vents. celle où on court dans ces vallées venteuses. avec les ruines que t'as explorée enfant. t'es issue de la nature. t'es pas une fille de la ville. il y a que des petits villages en écosse. des petits cocons bien loin de la vraie vie. c'est sans doute pour ça que t'es née là-haut. en toute discrétion. sous des bruits à peine feutrés. dans les dernières larmes de ta mère. celle qui a expié son souffle de vie pour te le donner. toi sa fille. il y a vingt-sept ans. un certain quatorze février. jour de l'amour. jour de damnation. nationalité et origines ≈ t'es pas de si loin en vérité. ta famille, elle a toujours été là. ils sont anglais depuis des générations. le sang pourpre coulent dans leurs veines. ils te le répètent assez souvent. trop sans doute. t'as jamais eu d'autres origines. si ce n'est celle d'être écossaise. mais ça revient au même au final. même si pour toi, dans ton coeur, l'angleterre ne remplacera jamais l'écosse. pays de ton enfance. pays que t'as presque pas connu pourtant. sang de sorcier ≈ tu t'es toujours cru pure. teintée d'aucune nuance. un diamant à l'état brut. pourtant on t'a menti. ta vie n'a été basée que sur un mensonge. toi là dedans tu te perds. parce que ta mère, c'est pas celle que tu crois. ta mère, elle était de sang pur. comme ceux que tu croyais être tes parents. c'est leur fille en fait. t'as sauté une génération. mais il ne faut pas de scandale dans les familles de sang purs. alors ils ont effacés leur fille comme une lettre à l'encre sur un bout de parchemin. ils l'ont oubliée sans jamais te l'indiquer. alors tu t'es toujours cru issue d'eux. de leur belle et longue lignée de sorciers au sang immaculé. mais c'est faux. il y a eu un hic dans ta généalogie. ton père. c'était un moldu. un homme pour qui ta mère avait tout cru. avant de tomber bien haut. c'est sans doute ça qui l'a tuée au final. t'en es persuadée. et pis tu te retrouves au milieu de tout ça. sans repère. tu fais avec ce que tu peux. mais ça tourne bien vite à rien. parce que dans ta tête, c'était bien rangé avant tout ça. mais ça a fini par exploser. ramasser les morceaux, c'est ce que tu fais. mais ça commence à ne plus rien ressembler à quelque chose. t'essayes simplement de vivre avec. c'est compliqué. profession ≈ t'as toujours aimé exploiter tout les liens entre les personnes. voir ce que les autres ne voyaient pas. tous ces liens qui se font et se défont. le social c'était ton truc. alors quand t'as fini tes études t'as du choisir une voie. t'as longtemps hésité. et pis tu t'es souvenue de ta passion des gens. de celles qui capturent ton attention, qui te fascinent. alors t'es devenue médicomage. celle qui répare les corps. pourtant tu répares plus parfois les âmes. statut civil ≈ tu devrais être mariée. à un sang pur. tu devrais faire ton devoir de femme. celle qui se tait et qui fait des enfants. c'est comme ça qu'on t'a élevée après tout. pourtant t'es bien trop dans la tourmente pour y penser. t'as encore trop l'esprit à l'envers pour y songer. tes parents ont essayé. de nombreuses fois. mais ça n'a jamais abouti. sans doute à cause des problèmes de ton père. de la rigueur de ta mère. toi t'es au milieu. encore une fois. tu sais aussi te montrer. montrer tes choix. et d'un mari t'en as pas besoin. pas tout de suite. c'est encore bien trop compliqué dans ta tête. t'as l'impression de plonger. de te noyer continuellement. t'essayes d'émerger la tête de l'eau. mais t'as toujours cette eau sombre qui entre dans ta bouche, passe ta gorge et s'insinue au plus profond de ton être. pauvre petite chose. maison à l'école ≈ l'intelligence. la spontanéité. la grandeur. ta famille. t'avais toute l'équation pour terminer chez les serpentards. t'as jamais réellement cherché à aller dans une maison plutôt qu'une autre. tu l'as toujours su. comme une intuition évidente. comme beaucoup de choses d'ailleurs. tu faisais pas partie de ceux qui étaient arrogants. qui se vantaient à la moindre occasion de ses couleurs. tu restais discrète dans ton petit uniforme vert et argenté souvent bien trop grand pour tes frêles épaules. parcours scolaire ≈ t'as toujours fait partie des discrets. tu ne te montrais pas. t'étais là sans être là. tu n'aimais pas les projecteurs sur toi. l'ombre te convenait très bien. pourtant tu n'en étais pas moins bonne élève. bien au contraire. ton esprit de perfectionnement et de méticulosité était souvent remarqué et souligné. ça t'a souvent aidé. ça t'aide toujours d'ailleurs. ça t'a aidé dans un parcours sans fausse note, sans faux raccords. à la plus grande joie de tes parents. ils en étaient fiers de toi et de tes résultats. pourtant ça t’indifférait un peu toi en fait. tu voguais simplement. tu voyais ce que la vie te donnait en retour. c'est tout. tu t'inquiétais pas tellement. ce n'était qu'une étape de ta vie après tout. baguette magique ≈ ta baguette, elle a l'odeur de ton pays natal. le bois chêne sent encore les jolies forêts de ton écosse adorée. son coeur est aussi atypique que le tien. il porte la folie, la passion, la dévotion. l'écaille de sirène. une créature si mythique et si mystérieuse. de vingt-deux centimètres, elle semble parfaite pour ta main délicate. pourtant sans que tu le saches à l'origine. elle était faite pour toi. elle a cette capacité. ce truc en plus. qui fait qu'elle t'aide dans tes sorts de guérison. une sorte de reflet de ton âme. celle que tu caches au plus profond de toi. que tu berces chaque jour en ton sein. sortilège du patronus ≈ sentiments d'amour. sentiments heureux. c'est ce que tu sens au bout de tes doigts. c'est ce qui te chatouille l'âme quand tu prononces les mots magiques. ceux qui font surgir une panthère des neiges. celle-là majestueuse. celle avec ces tâches comme un métissage d'univers. comme de petites étoiles sombres sur son pelage pourtant si immaculé blanc. un peu comme toi. épouvantard ≈ il a changé. il y a peu. peut être parce que tu as changé. contrairement à certains, tu n'as pas peur de la mort. tu l'accueillerais avec un joli sourire complice. non tu n'as pas peur de voir ton corps s'écrouler. de sentir la poussière sur ta joue. ce n'est pas ça. si un jour t'ouvrais l'armoire à glace magique. ce n'est pas un de tes anciens professeurs acariâtre que tu verrais. ce serait toi-même. cette fille qui t'accable. qui est perdue. qui te pointe du doigt. ce conflit personnel interne. il serait là devant toi. ce double de toi qui se voulait si pur. si en accord avec ta famille. alors que toi... tu n'es plus tout ça. ça t'a chamboulée ces révélations. oh que oui. alors tu finis par éviter les miroirs. pour éviter de te regarder en face. de voir ce visage qui se déforme. sous le poids des événements. sous ta vie. effluves d'amortentia ≈ t'as toujours aimé le parfum des grandes plaines de bruyère. le violent de cette couleur t'apaise. son odeur te rend nostalgique. parce que ça te rappelle ton enfance. celle colorée et vivante. un parfum que t'as toujours chéri dans ton coeur. ça change pas tellement maintenant. tu l'as toujours là en toi. localisation ≈ c'est pas compliqué à vrai dire. tu ne te caches pas. t'es juste là où tu dois être. chez toi. dans cette maison que tu reconnais à peine comme la tienne. elle te paraît bien froide à présent. bien austère. tu y mets les pieds parce que t'as plus le choix. mais au fond tu sais que t'as juste envie de t'enfuir. t'as pas le cran. alors tu restes. on peut aussi te trouver à ton travail. à sainte mangouste. à voltiger entre les chambres pour tenter de te rendre utile. ça t'évite de trop penser. à ta vie. à toi même. c'est tellement plus simple. don magique ≈ ta curiosité. ton engouement pour les choses non visibles. pour les gens et leurs pensées. si volubiles. si volatiles. t'aimes les attraper en plein vol. voir de quelle couleur elles sont. t'aimes découvrir tout ça. pourtant c'est pas pour autant que t'as eu un don. le don faut le mériter. faut l'avoir avec prestige. ce que tu n'as pas eu. t'es juste une sorcière banale. celle qui touche un monde qui n'est pas du sien. celle qui croit à énormément de choses sans réellement les savoir. une fille banale. et sans intérêt. signe physique distinctif ≈ en fait t'es un peu banal dans le genre. t'as pas tellement quelque chose qui fait qu'on se souvient de toi. t'as pas l'idée de changer tout le temps de couleur de cheveux. t'as pas le corps recouvert de cicatrices. ou encore de signes vraiment à toi. t'es presque impersonnelle. une fille parmi tant d'autres. pourtant t'as ce pendentif sur toi. tu le gardes toujours contre ton coeur. tu l'as depuis peu. à peine un an. c'est la seule chose qu'il te reste de ta mère. ta vraie mère. alors tu le gardes précieusement. comme un souvenir à sa mémoire. tout simplement. casier judiciaire ≈ t'es pas le genre de filles à faire n'importe quoi. à défier la loi. sans foi ni loi comme on dit. non. t'es pas quelqu'un à problèmes. t'as toujours été discrète. un peu comme ton casier. parce qu'il est aussi clair que l'eau de roche. aucune bavure dessus. aucune chose à dire dessus.
‹‹ reflet du miroir (alicia vikander)

Le ministère de la magie est indéniablement corrompu. Après la mort de Rufus Scrimgeour, égorgé à la suite de son discours, c'est un des fervents soldats de Voldemort, Gideon Hodgkins, qui a repris le poste. De plus, une guerre contre la France a été déclarée et les soldats outre-Manche sont prêts à unir leurs baguettes pour faire tomber les forces du Mal qui sévissent en Grande-Bretagne. Que pensez-vous de la situation ? Quel est votre avis sur le proclamé "plus grand mage noir de tous les temps" ? à vrai dire, tu ne sais plus tellement. tu y croyais à tout ça. c'était ce qu'on t'avait enseigné. tu croyais à la pureté du sang, à toutes les choses qui s'en rattachaient. pourtant avec la révélation sur tes origines, tu doutes. tu cautionnais le mage noir. tu le supportais dans l'ombre. mais à présent, tout change. tu changes. c'est difficile pour toi. tes convictions sont remises à zéro. tu ne sais plus qui croire ou où aller. au fond de toi, tu sais que ton éducation est là. que peut être avec un peu d'entrain tu lévèrais ta baguette pour votre leader. mais t'hésites. le doute se lie dans tes yeux. et les yeux ça ne ment pas. tu l'as toujours dit. c'est le reflet de l'âme. la porte vers l'inconscient. vers les sentiments réels. et t'as peur de ton regard. de ce que tu pourrais y croiser. alors tu patientes un instant. tu vois comment les choses se passent. c'est explosif de partout. tu le lis tous les jours dans le journal. tu as besoin de temps. encore. mais peut être qu'il est déjà bien trop tard.

Harry Potter vient de fêter ses 17 ans, et pourtant, c'est sur ses épaules que reposent l'une des plus grandes responsabilités dans cette guerre. Il est le symbole de l'espoir pour la plupart, une vermine pour d'autres, mais qu'est-il pour vous ? Pensez-vous qu'il est capable de mener la Résistance ? Pensez-vous qu'il est juste que tant de personnes meurent directement au nom de la Liberté, indirectement pour lui ? ce n'est qu'un gamin. c'est ce que tu t'es toujours dit. comment pouvait-il porter le monde sur ses épaules hein ? tu devrais le détester. tu devrais cracher sur lui. hurler que ce n'est qu'un vaurien. une punaise qu'on doit écraser. mais tu bloques. t'es fascinée par tout cet engouement. un peu comme ce qui t'as fasciné chez le mage noir. une sorte ralliement. t'es comme lui au final. une sang mêlé. un sang souillé ? tu ne sais pas. plus. c'est le bazar dans ta tête. ça continue encore de tourner. mais t'es certaine d'une chose. encore. ce n'est qu'un gamin. il ne sait pas à quoi il se frotte. toi tu les as vu. tes compatriotes. ceux tout de noir vêtu. il ne sait pas ô combien vous êtes puissants. légitimes ? t'en doutes de plus en plus. pourtant ton éducation te crie de ne pas lâcher. d'être plus forte que tout ça. d'oublier et de suivre les tiens. les tiens... ceux qui t'ont menti pendant des années.

Dans une société où la pureté du sang est célébrée et le métissage puni, quel est votre regard sur le sujet ? Ne prenez vous pas partie au conflit qui oppose les conservateurs à ceux qui veulent s'ouvrir au monde moldu par peur ou par simple abstention ? Pensez-vous que rester en retrait en des temps pareils est synonyme de sécurité ou songez-vous à agir bientôt, à choisir votre camp ? tu n'as jamais eu peur pour ta vie. la mort ne t'a jamais fait peur. pourtant tu doutes de plus en plus. pas à cause de ce qu'on croit souvent. non. mais ton éducation t'impose de haïr ces sangs souillés. de tout faire pour purifier le monde. alors quoi ? t'en es. tu l'as jamais su. mais t'en es une. ça commence à faire beaucoup pour toi. ton camp était tout choisi. mais à présent c'est beaucoup plus compliqué que ça. tu le sais. pourtant rien ne te retient à choisir ton camp. tu aurais toutes les raisons du monde à choisir le camp de ton enfance. celui où la pureté est reine. mais comment pourrais-tu ? comment hein ? une chose est certaine néanmoins. pour toi, le monde des moldus doit rester celui qu'il est. il y a déjà bien trop eu de ravages dans les temps anciens. il ne faut pas se mélanger. l'histoire te l'a appris. alors tu restes simplement là. dans ta tour d'ivoire. à peser le pour et le contre. alors que dehors la mort fait rage.
— sociable ; rancunière ; agréable ; mystérieuse ; souriante ; torturée
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— spf ; marie
quel âge avez-vous ? dix-neuf ans, bientôt la vingtaine dans quelques mois. comment avez-vous découvert le forum ? grâce à bazzart il me semble. que pensez-vous du forum ? il est trop mignon, ça fait un mois que je tourne dessus sans craquer aha. avez-vous des questions ? non. pas réellement. un dernier mot ? pouet. voulez-vous être parrainé(e) ? ≈ non, je pense m'en sortir à vrai dire.
— scénario d'un membre [X]
© VIPERA EVANESCA 2016




Dernière édition par Maebh Lindley le Sam 22 Avr - 13:49, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:17


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hold on to your heart

IT POURS FROM YOUR EYES AND SPILLS FROM YOUR SKIN
you're the best paint life ever made
ton histoire ne commence pas avec toi. ça va au-delà. ça te dépasse même. c'est sans doute ce qui fait ta force. ou bien ta perte. parce que ta mère, elle était jeune. peut être trop jeune. elle a cru trouvé le bon. celui qui ferait battre son coeur pour l'éternité. c'était peut être vrai. mais les amours d'été ça ne durait jamais. elle aurait du être au courant. seulement, son coeur se brisa définitivement quand elle le vit partir. l'écosse c'est un pays de découverte. de voyage. pas de lieu de vie. il faisait partie des étrangers. des gens de passages si passionnés mais éphémère. elle s'est prise toute seule à son propre sort. elle est tombée toute seule. seulement elle t'a entraînée dans sa chute. t'avais rien demandé. seulement quand tu fus là, il était déjà trop tard. elle. maria. ta mère. une jeune fille de bonne famille. une famille au sang aussi immaculé qu'une robe blanche de mariée. le voilà souillé. traîné dans la boue. moldu. elle s'était entichée d'un moldu. une hérésie. un affront à son éducation. mais les faits étaient là. elle a du faire avec. faire avec toi. l'intrus qui n'avait rien demandé. la petite chose qui déforma son corps. qui mit au grand jour la trahison. alors on la cacha. on baragouinait un voyage. pour l'école. chez une tante, un oncle. n'importe quoi. ça passait. seulement il arriva le jour où rien ne pouvait être gardé. juste un verre d'eau qui tombe. l'éclat qui s'éparpille sur le sol. elle ne bouge pas. elle sent simplement cette douleur. insupportable. elle a l'impression qu'on la broie de l'intérieur. tu la broies de l'intérieur. l'habitant de trop. tu veux sortir. elle se tord de douleurs. les cris redoublent. c'est plus fort qu'elle. son éducation lui hurlerait de se taire. de faire bonne figure. mais au diable les bonnes manières. elle souffre trop. comme si on remuait ses entrailles. comme si on jouait avec son âme. qu'on lui arrachait sans son accord. et ça fait un mal de chien. autour d'elle ça s'agite. mais pas trop. sa mère accourt. juste une main dans la sienne. signe de tendresse. il est rare chez vous. « appelez quelqu'un, vite. » on demande les médicomages. quelqu'un pour aider. au moins pour cette fois. parce que ses parents ils voient bien que ce n'est pas normal. que quelque chose se passe. elle a tellement chaud. même lorsqu'on la transporte jusque dans des draps mouillés. ses mains se crispent sur son ventre. elle hurle encore une fois. elle souffle aussi. la douleur semble se radoucir sous chaque souffle expiré. en vain. toi t'as pas l'impression d'être le trouble-fête. d'être celle qu'on attendait pas. tu voudrais simplement découvrir le monde. ce joli monde avec tes grands yeux noisettes. mais cette douleur. tu fais souffrir ta mère. comme jamais auparavant. ça n'est pas une souffrance à laquelle elle s'attendait. on lui avait déjà des récits. ceux que seules les mères taisent aux futures générations. mais jamais la réalité n'est à la hauteur des histoires. tout semble si beau dans une naissance. mais rien n'est beau dans la tienne. tu déshonores. tu n'es pas la bienvenue ici. tu n'es dans les cris et les larmes. et ce sang. il y a beaucoup trop de sang. ta mère s'en rend compte. sa main droite en est immaculée. elle sent le liquide chaud dégouliner le long de sa peau. elle essaye de faire bonne figure. d'oublier tout ça. mais c'est bien trop difficile. toi tu te fais ton petit chemin. quitte à tout retourner. quitte à la tordre. et quand enfin elle sent la délivrance, elle sourit. t'as fini par enfin entrer dans ce monde. dans un vacarme. dans un bazar sans nom. instinctivement, elle tend les bras vers toi. « donnez-la moi. » elle implore. son regard tourné vers sa mère. elle avait toujours cette intonation dans la voix. celle qu'on ne discute pas, qui donne des ordres sans le vouloir. elle a besoin de t'avoir près d'elle. de te regarder. sans doute un instinct maternel. elle a cette envie de te sentir près d'elle. toute proche. alors sans qu'on ne discute, on t'apporte à elle. instinctivement ses bras trouvent le cocon parfait pour toi. tu te loves parfaitement dans ses bras. tu lèves un peu tes mains vers le ciel comme pour attraper quelque chose. elle, elle sourit. « maebh... » peut être voit-elle les yeux de ton père dans les tiens. ou bien est-ce ton bâillement qui l'amuse. naître n'est pas de tout repos. ta mère est bien comme ça. dans ce lit tâché de sang. elle est près de toi. c'est le principal pour elle. parce qu'elle sent la léthargie autour d'elle. c'est comme dans un rêve. elle oublie les mauvais moments. dans sa mémoire seuls les bons restent. comme ton visage. elle tente de l'ancrer dans son esprit. elle ne sait pas ce que sera fait le futur. alors elle profite. de chaque instant. demain sera un autre jour. qu'on la laisse juste ce précieux moment avec toi. mais elle se sent partir. peut être est-ce le bonheur. cette sensation de flottement. elle ne sent pas le liquide rouge qui tâche encore la peau de ses cuisses. pire encore les draps. elle ne sent plus tout ça. c'est comme si c'était bien trop loin. elle est bien trop loin. sans qu'elle le sente, c'est la fin. un dernier regard. sur sa toute petite. sur le dernier témoin d'un amour intense. bref. éphémère. comme sa vie. comme son dernier souffle. à peine esquissé.

* * * *

« c'est la seule solution. » une voix. juste au dessus de ton berceau. une voix caverneuse. rauque. bien trop dure pour toi. tu les observes de tes grands yeux. t'agites tes petites menottes au dessus de toi. « crois-tu réellement que c'est la bonne ? » plus féminine cette fois-ci. beaucoup moins sûre. c'était presque un murmure. « isadora. c'est le seul moyen pour que le déshonneur ne surgisse pas. » t'étais le déshonneur. celui qui allait souiller la famille. ton sang. c'était ça le problème. leur branche était si immaculée que le sang moldu de ton père se voyait à des milliers à la ronde. si ta mère avait fauté, tu en étais la preuve concrète. une preuve qu'il fallait éliminer d'une façon ou d'une autre. ta grand-mère semble hésiter. juste un instant. « notre famille a toujours été la plus pure qui soit. maria savait très bien ce à quoi elle nous exposait. pourtant elle dut s'enticher d'un sang de bourde. d'un être inférieur. nous pouvons le cacher isadora. c'est la seule solution pour que notre famille survive à tout ça. » l'intéressée sursauta presque en l'entendant. cela faisait bien un mois qu'elle ne prononçait plus le nom de leur fille au manoir. elle était comme la peste. un mot qui brûle la bouche. pourtant une souffrance silencieuse pour la mère qu'elle avait été. pour elle sa fille avait beau avoir fait une erreur, elle restait sa fille. sa toute petite. mais son mari avait raison. il fallait bien qu'elle se rende à l'évidence. maria avait joué l'écervelée. « cet enfant est de notre sang à nous aussi. il coule dans ses veines. elle ne devrait pas à subir l'erreur de ses parents. » l'amour de ses parents. cette faute si grave pour un sang pur. au final tu n'étais pas si bien tombée. d'autres n'auraient pas hésité à prendre un oreiller pour t'étouffer. si tu étais peut être une impure. tu restais un membre de leur famille. un membre qu'il devait protéger quitte à se confondre dans le mensonge pour ça. son mari acquiesça. il avait perdu une fille dans cette histoire. mais il en gagnait en quelques sortes une autre. c'était presque un échange. une maigre consolation pour des parents. parce que l'éducation avait beau être rigoureuse et stricte. les lindley avaient un coeur. au contraire de certaines autres familles. elles le montraient sans doute assez maladroitement et pas de la bonne manière. mais il était là bien présent. tu le sentiras toi cet amour. oh que oui tu le sentiras. quand tu grandiras. ton monde se construira dessus. il posera sa base sur tout ça. jusqu'au jour où il finira par s'effondrer. un mensonge ne tenait jamais éternellement. ils auraient du le savoir. oui. « maebh ne doit rien savoir sur ses parents. ses parents à présent, ce sont nous. » comme une sentence. un couperet sur les origines. sur tes origines. une amputation dès la naissance. un manque qui grandira inconsciemment jusqu'à t'étouffer. toi aussi.

* * * *

tes grands yeux suivent le mouvement de la petite bête. tu la regardes alors détendre ses jolies ailes. aux couleurs chatoyantes et bleutées. tu n'as jamais rien vu de si beau. t'essayes de ta petite menotte de l'attraper. pourtant tes doigts se referment sur du vide. l'animal s'est déjà envolé. tu ouvres la bouche en la regardant s'échapper. tes sourcils finissent même pas se froncer tout seul. du haut de tes trois ans, tu fais bien fragile dans ta petite robe blanche. comme ce si beau papillon. t'aurais aimé être ce papillon. voler aussi loin et aussi que tu pouvais. pour contempler le monde. pour voir toute la beauté qui s'y recelait. pourtant tu ne peux que l'admirer en restant assise. l'herbe te chatouille les chevilles. ça te fait rire. un rire d'enfant. celui qui pourrait presque faire naître une petite fée. chantant et doux. automatiquement tu tournes la tête ta mère. cette dernière est derrière toi assise sur sa chaise aussi droite qu'un pic. ses cheveux sont parfaitement tirés en chignon. au contraire des tiens qui volent au vent. elle t'observe de loin. garde un oeil sur toi. tu ne devais pas trop t'éloigner. pas au delà de la grill. c'est ce qu'elle t'avait répété. les limites. c'était celle de ton petit monde doré. de ta petite coquille tranquille. celle où ton sourire rayonnait. tu découvrais à peine ton nouvel environnement. l'angleterre était bien différente de ton écosse natale. si la nature régnait en maître dans ton pays d'origine. c'était beaucoup moins le cas ici. la ville encerclait votre monde. c'était tout nouveau pour toi. ce bruit. ces nouveaux sens qui se développent. une exploration presque divine pour toi. tes parents l'avaient bien compris. ils t'avaient tout de suite posé les limites. et n'oubliaient jamais de te surveiller. ta mère ou une autre. tu n'étais encore qu'une enfant. un bébé presque. pourtant la soif te dévorait. tu gambadais bien plus vite quand tu apercevais quelque chose qui t'amusait. comme ces jolies petites bêtes dans ton jardin. tu t'amusais dans l'herbe depuis au moins une demi-heure et tu ne t'en lassais pas. la joie de l'enfance probablement. « maebh, fais attention de ne pas tâcher ta robe. » instinctivement tu regardes les pans de cette dernière. l'herbe avait déjà probablement taché l'endroit où tu t'étais assise. mais tu ne t'en préoccupas pas plus que ça. à ton âge c'était loin d'être ta priorité. tu préférais t'amuser à observer cette petite coccinelle attachée à ton doigt. elle te chatouille la peau. tu souris. tu profites d'être dehors pour une fois. il arrive que certaines fois tes parents restent au manoir pendant de longues journées. tu n'as jamais aimé les endroits clos. ceux qui t'étouffent. t'avais besoin d'espace. de pouvoir rire sans qu'on te réprimande. t'avais besoin de courir sans entendre ta mère te dire de faire attention. tes parents t'aimaient. certes. mais leur éducation pouvait paraître pour certains un peu austère. et encore parfois le mot était bien faible. tu étais une sang pur après tout. une petite fille haut rang pour eux. le mensonge était devenue vérité absolue. alors il fallait t'éduquer. te poser les règles. celles qui allaient te régir toute ta vie entière. jusqu'à ce que tu ne les considères même plus comme des consignes mais plutôt comme une réalité naturelle. c'était sans doute bien triste. pourtant tu étais heureuse. oh que oui. tu étais heureuse. ton sourire le montrait bien. tu t'émerveillais d'un rien. de la toute petite chose que tu voyais. la coccinelle sur ton doigt s'accroche. elle ne semble pas vouloir s'envoler. tu souffles un peu dessus. en vain. alors tu attends un petit peu. juste quelques secondes. et, comme le papillon précédemment, l'insecte déploie ses ailes rouges tachetées vers le ciel. ton doigt se retrouve à présent nu. tu plisses les yeux pour suivre de loin la petite bête. le soleil tape assez fort en cette fin d'après midi. mais il te réchauffe plus qu'il ne te brûle. les douces chaleurs de l'été. « maebh, viens par ici. il faut que nous nettoyons tes mains pour le diner. » à la voix de ta mère, tu ne discutes pas. tu attrapes le bras de ta poupée de chiffon. et tu te lèves. tes jambes sont encore presque fébriles. mais courir n'est pas un problème pour toi. tes cheveux volent au vent. ta robe remonte un peu mais tu ne t'en préoccupes pas. tu serres simplement ta poupée contre toi. celle qui ne te quittes jamais. comme une amie imaginaire. une présence rassurante et amicale. c'est tout ce dont t'avais besoin. un cadre sécurisant et réconfortant. le monde pouvait être bien trop dur. tu le saurais bien assez tôt. mais tu étais bien là. le temps pouvait s'arrêter pour toujours. les responsabilités d'adultes ne t'importaient pas. pas encore. t'étais simplement libre et heureuse. une chance que tu ne mesurais presque pas assez.

you see, it's not the wings that make the angel
« respire. » tu souffles presque. tu veux le rassurer. encore une fois. tu finis par te taire. il lui faut toute la concentration du monde pour ça. alors t'écoutes simplement les battements de vos coeurs. tes mains dans les siennes, tu prierais presque silencieusement. tu guettes chaque mouvement. chaque sourcillement de son âme. chaque esquisse. tu redoutes un peu. c'est la première fois que vous faisiez ça. t'as peur ? pas tellement. ça serait plus le doute. celui se demande ce dont sera fait la suite. ce qui arrivera. ça fait tellement longtemps qu'il s'entraîne. peut être trop. il est prêt. tu le sens là au fond de toi. après tout depuis votre première rencontre il y a quatre ans sur les bancs de la table aux couleurs argentées et vertes, tu le connais assez. peut être plus que tu ne voudrais le vouloir. presque comme une connectivité entre vous. une relation inexplicable. tu ne saurais toi même l'expliquer. un lien invisible qui se tisse entre vous. et qui s'intensifie chaque jour. inlassablement. certaines fois tu t'amuses à le voir. tu fermes les yeux et tu vois toute cette aura autour de vous. elle est bleutée. un joli bleu. parfois tu vois quelques touches de rose qui s'immisce. une sorte de mélange violet assez perturbant. elle vous englobe et vous berce en son sein. tu la verrais presque autour de vous en train de flotter. elle parfumerait doucement ses cheveux. tu devines l'odeur. celles des fleurs que tu sentais dans ton jardin. parfum floral. tu souris presque. mais tu restes concentrée. tu pourrais le déconcentrer. tes mains serrent un peu plus les tiennes. tu retiens ton souffle. tes iris sont plongées dans les siennes. le bleu de ses yeux te transpercent presque l'âme. c'est là que tu le sens. ce sentiment étrange. cette intrusion dans ton esprit. tu ne dois pas résister. c'est plus facile pour tout le monde. alors t'essayes de lâcher prise. de simplement laisser partir tes pensées. c'est plus facile à faire qu'à dire. tu te concentres sur la sensation de ses mains dans les siennes. de sa peau qui épouse parfaitement la tienne. tu comptes. un. deux. trois. les images commencent à défiler dans ta tête. tu pars loin. ça t'aide à lâcher l'emprise. tu penses à vous. à ce que vous êtes. à comment vous en êtes arriver là. vous deux. les premiers années qui se rencontrent. une rencontre énigmatique. presque incongrue. toi tu souriais. lui te regardait comme une chose venue d'une autre planète. c'est peut être ça. vous avez tout de suite vu en l'autre son originalité. sa perception des autres. c'est ce qui vous a rapproché. et qui vous unit à présent. t'en es à présent sûre. tu finis par la sentir. cette brûlure. cette sensation de mal de crâne. tu ne dis rien. ça pourrait paraître une éternité. mais c'était juste cinq secondes. à peine. t'entends sa voix. dans ta tête. juste un chuchotement. ses pensées. tu les partages avec lui. ça te fait presque peur. c'est tout nouveau. ça l'est aussi pour lui. c'est peut être pour ça que la seconde d'après le contact est rompu. juste comme ça. une simple déconcentration. une infime parti de lui qui fut distraite. ça suffit à tout arrêter sur le champ. tu sens qu'il n'est plus là. ton esprit est à nouveau libre. libéré de toute emprise. c'est presque étrange. t'as l'impression de te réveiller d'un long sommeil. tu le regardes. il est aussi choqué que toi. peut être même plus. « t'as réussi. » tu dis simplement. pas réellement. parce que tu sais qu'il reste un long chemin vers la réussite. ce don était bien trop difficile à capturer. il était bien trop complexe. qu'il ait réussi à au moins entrer dans ton esprit était une petite victoire. tu ne pouvais le cacher. tu vis dans son regard sa réponse. vous n'aviez pas besoin de communiquer. votre meilleur conversation recelait dans le dialogue de vos âmes. celles silencieuses et radieuses. parler était parfois bien trop superflu à votre sens. c'était votre mode de fonctionnement. et il fonctionnait plutôt pas mal. après tout, vous aviez cette sorte de connectivité indiscutable. voir même indescriptible. vous vous compreniez sans avoir besoin de mots. sans avoir à mettre des qualificatifs sur ce que vous ressentiez. c'était ça qui était beau. une sorte de prédestination diraient certains. toi tu pensais plutôt à la chance. ou bien au destin. après tout tu l'avais tout de suite vu en le voyant la première fois. une intuition bien particulière. celle qui persuade sans preuve. celle que tu perçois avec ton coeur. c'était le plus important à ton sens. c'est tout. alors tu finis par retirer tes mains des siennes. tout simplement. ton coeur loupe un raté. presque infime. « je la vois aussi. quand je ferme les yeux. comme tu m'as appris. » tu fronces simplement un sourcil. tu cherches. « l'aura bleue. violette. » là tu comprends. il a réussi à capturer ça de ton esprit. tu souris doucement. tu acquiesces même. « c'est comme un nuage. » tu dis. « on croit toujours que se sont des fils. mais les fils sont bien trop définis pour ça. la fumée est bien enveloppante. envoûtante aussi. » tu lui souris alors. vos discussions. c'était ça que tu aimais. que tu chérissais. il partageait tes idées. comme une sorte de seul et même esprit. une âme coupée en deux. pour une meilleure osmose quand vous étiez ensemble. une osmose indestructible. parfaite.

* * * *

le vent soulève de temps en temps les pans de ta robe. tu n'y fais même pas attention. ton regard est tourné vers l'horizon. t'es un peu comme tous ces tableaux de contemplation. une fille sur la balustrade d'un balcon à regarder devant elle. mais c'est pas le futur que tu regardes. il est bien trop loin pour toi. inaccessible. t'as déjà bien trop affaire avec ton présent. tu te dépatouilles comme tu peux. tout va bien. respire un peu. gonfle tes poumons de l'air du soir. ça devient dur. plus ça avance. plus ça bloque dans ton esprit. tu ne dis rien. tu n'as jamais rien toi maebh. tu préfères observer. mais c'est sans doute ça qui est le plus dur. juste regarder. alors t'avais pris les pans de ta robe et tu t'étais enfuie. juste comme ça. un besoin d'air. de liberté. t'étouffais là-haut. ou plutôt en bas. t'es mieux ici. contemplant l'immensité du monde. qui ne s'est pas réfugié ici hein ? c'était votre commun à tous vous les petits élèves de poudlard. la tour d'astronomie était devenu votre lieu de pensée. votre échappatoire. t'échappais pas à la règle. t'as même pris le temps d'envoyer balader tes chaussures par terre. un peu plus loin. elles t'enserraient trop la cheville. ta peau à même le sol est presque plaisant. la rugosité du sol glisse sous ta peau. t'es tellement ailleurs que tu ne l'entends pas venir. ses pas à peine esquissés. tu t'occupes plutôt à jouer avec les pans de ta robe. « je savais que tu serais là. » tu tournes la tête. un faible sourire se dessine sur tes lèvres. évidemment que c'est lui. « tu finis par me connaître. » tu dis simplement. c'est vrai. au bout de sept ans. il te connait aussi bien que toi tu le connais. peut être même te connait-il plus que toi même tu ne te connais. une sensation étrange. tu finis par tendre une main vers lui. il la prend. toi t'enroules automatiquement tes doigts autour des siens. t'avais besoin de sentir sa peau contre la tienne. de sentir sa chaleur. sans doute qu'il le comprit aussitôt. parce que bientôt des bras vinrent s'enrouler autour de toi. comme un étau protecteur. comme une étreinte contre l'éternité. tu t'y laisses un peu aller. t'aurais voulu que le temps s'arrête. juste ce soir-ci. que vous soyez ensemble pour l'éternité. rien que tous les deux. c'est sans doute ça qui te fait peur au final. l'après. le futur. il semble si incertain. si flou. t'as toujours essayé de le décortiquer. de l'analyser sous toutes ses coutures. mais ce soir tu ne vois rien. t'es aveugle de l'avenir. et ça te rend presque folle. parce que t'aurais aimé y voir quelque chose. vraiment. les belles promesses ne valaient rien contre l'emprise du temps. tu le savais. il le savait aussi. tu finis par laisser tomber. tu préfères te complaire dans son étreinte. encore un peu. ta tête repose contre son torse. vous vous bercez presque au son du vent. « tu crois qu'on oubliera ? tout ça. » il sait de quoi tu parles. t'as peur de l'avenir elle ne date pas d'hier. il doit peut être l'avoir aussi cette paralysie. toutes les dernières années la sentent. comme une ombre au dessus d'eux. une épée de damoclès prête à tomber à n'importe quel moment. tu la sens cette lame contre la peau fragile de ton cou. elle pourrait t'égorger maintenant et tout de suite. mais elle ne fait que te maintenir sous son joug. un étranglement à longue durée. « impossible. c'est gravé là. » il pointa alors ta propre tête. il avait raison. ces moments tu les graverais ici et à jamais. même après des années; tu sauras qu'ils seront là. tu sauras que même si ses bras seront dans d'autres t'auras encore la sensation de sa peau contre la sienne. dans ta mémoire. après tout vous le saviez tous les deux. cela ne va pas durer. pas comme vous l'auriez voulu. c'est un nott. tout est dans son nom. roméo pourquoi es-tu roméo ? renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une capulet. ton nom est mon ennemi. tu n'es pas un montague, tu es toi-même. qu'est-ce qu'un montague ? ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, si un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... oh ! sois quelque autre nom! qu'y a-t-il dans un nom ? ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. ainsi, quand roméo ne s'appellerait plus roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... roméo, renonce à ton nom; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière. en fait. vous étiez une mauvaise tragédie. de celles qui soulèvent le coeur. de celles qui font presque vomir. pourtant tu ne disais rien. tu acceptais ton rôle. celle de la pauvre juliette. c'était comme ça. tu n'y pouvais rien. et lui non plus. même si vous n'en parliez pas. vous saviez que ça resterait comme ça. après tout tu n'étais rien. ou du moins pas assez pour sa famille. tu haïrais presque ton propre nom. tu soupires. t'aimerais juste que vous ne finiriez pas comme ce romeo et cette juliette. sacrifiés sur l'autel à cause d'une bêtise humaine. si tu savais.

take another walk out of your fake world
« maebh, portez ça à votre père s'il vous plait. » ta mère te demande. tu relèves le regard un instant de ton oeuvre. il est loin d'être fini. mais tu sais que tu ne peux pas refuser. oh que non. alors tu poses ton tissu sur un coin de table. tu prends ce que ta mère te donne. c'est-à-dire un plateau avec un bol de soupe. elle aurait très bien pu le donner à l'elfe de maison. ils étaient là pour ça. mais depuis quelques temps il valait mieux privilégier la famille. ton père ne sentait pas bien. il s'absentait comme disait ta mère. sa conscience se stoppait. juste comme ça. pour un rien. ça te faisait presque peur à toi. mais tu ne te démontais pas. même si tu refusais, elle t'obligerait à le faire. c'est ta mère et sa sévérité. tu le savais. « oui, mère. » alors c'est presque tremblante que tu te dirigeais vers les escaliers. tu faisais attention à ne pas renverser. il manquerait plus que ça. tu finis par te diriger dans les grands couloirs du manoir familial. tu prenais ton courage à deux mains. ce n'était que quelques secondes à peine. allez maebh. tu peux le faire. alors t'y vas. tu finis par te retrouver devant sa porte. cela fait deux jours qu'il n'était pas sorti. tu redoutais de le voir. vraiment. alors tu prends une inspiration. une grande. et tu finis par toquer à peine deux cours. un. deux. tu finis par ouvrir la porte. tu le vois tout de suite. allongé là. sur son lit. bougeant à peine. « bonsoir père. » tu murmures alors. il bouge à peine. alors tu te diriges simplement vers la table de chevet. tu vas juste lui déposer son repas. il mangera s'il voudra. ton oeuvre t'attend en bas. c'était beaucoup plus simple que de rester ici. certes. alors tu poses délicatement le bol de soupe sur la table. ainsi que le verre d'eau et la cuillère. tu vas enfin partir. enfin presque. parce qu'à peine tu as déposé les hors d’œuvres que ton père attrape ton poignée. non qu'il l'agrippe. « maria... » encore ce prénom. celui qu'il utilisait en ta présence. certaines fois depuis quelques temps. « vous me faites mal père. » t'essayes de te défaire de son emprise. assez maladroitement. surtout en vain. « maria, pourquoi tu nous as fait ça ? » encore et toujours ce maria. un prénom que tu n'avais jamais entendu avant. un prénom qui te faisait presque peur. tu ne comprenais pas. tu ne voyais pas où est-ce qu'il voulait en venir. qui était cette maria ? c'était un mystère. son expression te faisait peur. presque de la démence. tu la voyais dans ses yeux. alors tu tentas encore de te dégager. « pourquoi tu t'es entichée de ce nifleur, de cette véracrasse ? hein pourquoi maria, dis moi pourquoi ? » tu voyais la douleur dans son regard. et ça te faisait mal. tu ne l'avais jamais vu dans cet état-là. oh que non. il te terrorisait. tu ne comprenais pas où il voulait en venir. de quoi parlait-il surtout. tous ces noms ne te disaient rien. des noms d'inconnus. tu ne savais plus comment gérer la situation. vraiment. « je ne suis pas maria, je suis maebh. père, maebh votre fille ! » tu dis en dernier état de cause. ton poignée commence à souffrir. tu l'agites encore un peu. sur ton visage se lit alors la peur. ton père le voit sans doute. car à peine tu t'es un peu débattue, il relâche sa main. juste un petit peu. c'est pas tellement grand chose mais c'est déjà ça. ses yeux deviennent alors totalement hagards. perdus. « maebh... » il semble reprendre conscience. chance pour toi. ton poignée est enfin libre. tu le sens douloureux. ton sang cognerait presque à tes tempes. la folie de ton père n'a jamais été aussi forte. pourtant faut dire qu'avec ton travail t'en voyait de toutes les couleurs. et même pas des bonnes. mais jamais ça t'avait fait ça. sans doute parce que c'est ton père. celui que tu as toujours vu inébranlable et indestructible. pourtant à cet instant t'as l'impression de faire face à un enfant. à un pauvre être complètement perdu. qui ne sait plus ni ce qu'il fait ni ce qu'il dit. ça te fait froid dans le dos. jamais t'aurais pensé le voir comme ça. on dit souvent que les pères sont vus comme des héros. et bien c'est souvent le cas. il avait beau avoir été strict et parfois rude. il restait ton père. et tu l'aimais ainsi. c'était comme ça. « je dois y aller père... » tu bredouilles alors. au moins pour le prévenir au minimum. à ta voix son regard se tourne vers toi. tu n'as jamais vu autant de profondeur. de douleur dans le regard. ton propre coeur tambourine à vive allure. s'il pouvait il sortirait de ta poitrine. tu tentes de le calmer. mais c'est trop dur. encore une chose que tu n'arrives pas à faire. alors tu préfères simplement te retourner et t'en aller. t'as besoin d'air. de partir loin de cette chambre si sombre et lugubre. pourtant t'entends à nouveau sa voix. « maebh ! » presque comme une complainte. ça te déchire le coeur mais tu ne peux plus rester. oh que non. tu t'enfuis. totalement. tu sens les larmes monter à tes yeux. tu les retiens. pourquoi crier ? cela n'avait aucun sens. sans doute le contrecoup. l'évanouissement de la peur. et pis ce soulagement. le couloir parait bien froid à présent. tu entoures ton buste de tes deux mains. c'est peu pour te réchauffer. mais ça agit comme une protection. ton coeur s'agite un peu moins dans ta poitrine. tu préfères rejoindre le salon à nouveau. loin de cette chambre. t'as besoin de parler. de demander des explications. sur tout ça. sur cette maria. parce qu'au fond tu veux savoir. t'as besoin de savoir pourquoi ton père t'appelle ainsi. c'est presque vital en fait. un besoin enfoui en toi. que tu ne connaissais même pas. un premier pas vers tes origines. des origines qui font si mal.

* * * *

t'as le pas décidé. peut être un peu trop. mais tu ne peux plus continuer ainsi. ça ne peut plus continuer ainsi. oh que non. faut que tu comprennes enfin. que le puzzle s'assemble enfin. que les morceaux que tu attrapes aient enfin un sens. parce que tout ce fouillis, ça te met la tête à l'envers. ça te fait peur. horriblement peur. presque une terreur instinctive. de protection. contre quoi ? tu ne sais pas tellement. une intuition. un mauvais pressentiment. et cette sensation d'oppression dans ta poitrine. ça te brûlerait presque. mais tu tiens bon. tu ne fléchiras pas cette fois. alors tu pousses enfin la porte la porte du salon. ta mère te regarde à peine quand tu entres. enfin si assez pour remarquer quand même un détail. « vous n'avez pas rapporté le plateau ? » c'est vrai que dans ta panique t'avais fini par l'oublier. il devait probablement traîner sur le sol de la chambre de ton père. sans doute. néanmoins, tu ne réponds pas. pas encore. tu fixes un instant ta mère. tu voudrais parler. mais tu cherches tes mots. comment l'aborder sans que ça déborde. parce que tu sens que ce n'est pas un sujet facile. t'as tenté parfois de poser des questions. mais elle éludait les questions. ou répondait par une autre. une sorte de jeu à sens unique. où elle te faisait tourner en bourrique. alors tu devais prendre les devants. tu choisissais bien tes mots. c'était bien trop compliqué. alors tu finis par te lancer. la tête la première. « qui est maria ? » peut être un peu trop sans doute. tu vois ta mère se raidir. pire l'esquisse d'un frisson. elle a été troublée. tu le sais. tu l'as vu. mais pourquoi donc ? ce prénom renfermait-il tant de secret ? tant de choses si horribles que ses parents les fuyaient ? pourquoi. pourquoi. la question tournait en boucle dans ton esprit. sans réponse. elle te torturait. elle te retournait à l'envers. t'essayes de ne pas flancher. toi non plus. « maebh, allez ranger votre travail. nous allons bientôt passer à table. » elle élude. encore. toi tu sens l'agacement monter. tu veux avoir des réponses. t'en avais le droit non. alors tu ne bouges pas. tu restes sur tes deux pieds à la regarder. ton regard se durcit. ou se plaint. car t'as tellement envie de savoir. curiosité morbide ? peut être. « qui est maria ? » tu persistes. tu veux savoir. oh que oui. tu ne partiras pas avant de savoir. « dites moi qui est maria, mère. » tu répètes. tu sais que c'est la dernière. parce que tu sais qu'elle va craquer. tu l'espères. « maebh, cela ne te regarde pas. ce ne sont pas tes affaires. c'est juste... le passé. » t'en reviens pas. elle ne lâche pas l'affaire comme ça. tu devrais le savoir. ta mère c'est la détermination avant. il n'y a pas plus butée qu'elle. plus dure qu'elle. tu le sais ça. surtout quand ça touche la corde sensible. parce que tu le vois dans ses yeux. ces derniers fuient les tiens. comme un signe de faiblesse. de manque de courage. t'aimerais la secouer. lui hurler de tout te dire. mais tu ne bouges pas. pas encore. « j'aimerais comprendre. pourquoi est-ce que père m'appelle ainsi ? mère, je vous en prie, je veux comprendre. » la supplication dégouline dans tes paroles. tu commences à baisser les armes. tu sais bien que la colère ne résoudra rien. oh que non. sans doute se braquera-t-elle encore et encore. mais plus maintenant. peut être parce qu'elle voit la douleur dans tes yeux. dans tes propres yeux. « j'ai besoin de comprendre. de comprendre qui est maria. » tu finis par dire. comme le dernier coup de grâce. comme le dernier coup de massue sur la nuque. tu fais un pas vers elle. t'espères qu'elle ne reculera pas. elle ne dit rien. elle finit par simplement relever la tête. c'est là où tu vois tout le conflit qui l'anime. la douleur aussi. elle marque ses traits. les déforme presque. un soupir de résignation. elle commence par ouvrir la bouche. une seconde. deux secondes. « maria était... notre fille. » là. tu ne comprends plus rien. comme ça leur fille ? leur première fille ? c'est ça ? t'en avais jamais été au courant. jamais. « elle est décédée il y a fort longtemps. » morte. décédée. t'encaisses comme tu peux. et encore. le pire n'est pas encore là. ton coeur s'arrête. « qu'est-ce que.... » t'essayes de comprendre. pourquoi. pourquoi on t'en a jamais parlé. pourquoi. ça semble si compliqué. si douloureux. alors tu finis par te taire. « elle est morte en te mettant au monde, maebh.. » là. c'est le choc. « tu voulais savoir la vérité n'est-ce pas ? nous ne sommes pas tes parents. maria était ta mère. et ce moldu, cet impur,... ton père. » tu pourrais t'évanouir. là maintenant. tout de suite. tout s'assemble dans ta tête. pourtant tu ne veux pas. non. « non. non. non... » tu répètes inlassablement. parce que tu comprends. ta vie n'est que mensonge. ton monde s'écroule. tes convictions aussi. t'étais une sang-pure. digne fille de tes parents. mais à présent. qu'étais-tu ? tu ne savais plus. cette femme. maria. leur fille. ta ... mère. tout se déconstruit dans ta tête. ça explose. de partout. tu regardes ta mère. mais t'as l'impression de voir une étrangère. tout ce en quoi t'as cru n'est plus. t'es une sang-mêlée. t'es une impur. un statut de sang que t'avais toujours combattu. alors quoi. c'est là où la douleur monte. la colère. oh que oui. la colère. contre tes parents. enfin grands-parents. contre la terre entière. t'as l'impression d'avoir été trahie. lynchée. tu finis par t'enfuir. tu cours aussi loin que tu peux. t'entends à peine le cri de la femme que t'avais cru ta mère. t'as besoin d'air. d'hurler aussi. à la vie. à la mort. t'as l'impression de tomber. c'était une tornade qui balayait dans ta vie. pire encore. un cyclone. la fin du monde. ce n'était plus possible. mais le pire c'était pas tellement ça. en une seconde ta vie n'était devenue que tourmente. mais tu pensais à azariah. oh que oui. tu pensais à sa détestable encore plus poussé pour le sang. à ses principes inviolables. à son dégoût de l'impur. chose que t'étais devenue. tu savais pas lui mentir. il te lisait comme un livre ouvert. sans même te parler. alors quoi. tu sentais le monde se dérober sous tes pieds. alors t'as fini par te laisser tomber dans l'herbe. dans les fleurs. ces mêmes fleurs que tu admirais tant enfant. ces mêmes fleurs que tu trouvais bien funestes à présent. voire même empoisonnées.

don't become a ghost without no color
tu trembles. tu ne le montres pas. mais tu trembles. tous tes membres sont transis. pas de froid. de terreur. de peur. de larmes aussi. tu les sens monter doucement à tes yeux. mais tu les retiens. tant que tu peux. il faut rester digne. toujours. tu l'observes simplement. t'as pourtant essayé. de toutes tes forces. mais comment tu pourras lui cacher ça ? il lisait en toi comme un livre ouvert. tu t'étais fait des illusions. de jolies et funestes illusions. « tu mens. » il n'était que fureur. toi t'essayes de rester stoïque. de ne pas faillir. il fallait tenir ton rôle. alors tu ne disais rien. à quoi bon ? tu te trahissais avec ton simple regard. « ne me force pas à faire ça. » tu savais de quoi il parlait. tu savais qu'il en serait capable. ton coeur commence à battre la chamade. ou pire encore. il s'arrête. tu ouvres la bouche. une seconde. avant de la refermer. tu peux pas continuer comme ça. c'est trop pour ton petit corps. « tu ne comprendras pas. » tu finis par dire. après tout. t'avais raison. il ne comprendrait pas. il ne comprendrait pas pourquoi tu lui avais menti. ou peut être il ne comprendrait que trop bien. il avait toujours exécré tout ça. les sang impurs. les sang de bourde. alors quoi. t'avais beau avoir une branche sorcière. le sang souillé coulait dans tes veines. c'était ce qui faisait ton essence. c'était ce que tu étais. alors s'il l’apprenait. tu savais que ses convictions étaient bien trop fortes. qu'elles emporteraient tout. bien plus fortes que toi. tu savais ce que ça engendrait. alors tu ne lâchais pas le morceau. pas encore. seules les larmes échappaient à ton propre contrôle. elles coulaient à flot sur tes joues délicates. traçant le sillon de la désespérance. c'est lui qui finit par briser ce cercle de silence. par une envolée brutale et surprenante. il coula vers toi. t'attrapa le visage. contre ton gré. contre tes larmes. tu compris tout de suite. tu la sentais déjà cette douleur cuisante. tu ne voulais pas. tu tentais de combattre cette intrusion. de se défendre. mais il était beaucoup trop fort. tu le sentais. tu ne pouvais pas lutter. et cette douleur. une horreur. alors tu finis par abandonner. dans les larmes. alors il put aisément sonder ton esprit. oh pas tellement longtemps. les images se succédaient. celles de ton enfance. celle de ta récente découverte. et des autres. avec une logique désordonnée. avec un bazar rangé. c'était comme un coup de massue. comme un coup du sort. ton sang. il comprit. celui qui a toujours été souillé. celui qui n'était pas aussi si pur que tu le prétendais. impur. c'était ce que t'étais. alors il finit par te relâcher. aussi vite qu'il avait posé tes mains sur ta peau. tu repris vite tes esprits. t'étais pas idiote. tu savais très bien ce qu'il venait de faire. tu l'avais si peu expérimenté certes. mais tu la connaissais cette chaleur brûlante dans ton crâne. oh que oui. alors tu la sentais presque encore cette intrusion. cette violation de ton âme. il avait osé. vous vous étiez jurer de n'avoir jamais eu recours à ça. du moins pas par la force. et voilà qu'il venait de te souiller. t'étais comme trop hébétée pour réagir. lui. il ne prit pas son reste. tu voyais déjà son expression. du dégoût ? presque. de la haine ? sans doute. il était bien trop choqué pour réagir aussi. et tu les remarquais. ces larmes de colère. tu ne l'avais jamais vu comme ça. tu te verrais à présent. t'étais bien pathétique. avec tout ton visage déformée par la douleur. un tableau tragique. il ne t'attendit d'ailleurs pas pour réagir. oh que non. à peine avait-il lâché ton visage qu'il s'était retourné pour partir. tu avais aperçu son visage un instant. et ça t'avait presque glacé le sang. le pire scénario se déroulait sous tes yeux. et t'étais totalement impuissante face à tout ça. c'est surement ça qui te tuait le plus en plus. ne pas pouvoir agir. ou te battre contre rien. comme du vent. tu te débats. comme une lionne. comme une folle. pourtant tu ne rencontres que le néant. et tout ce noir autour de toi. il t'enveloppe. il te serre en son sein. t'y peux rien. tu ne peux plus lutter. alors quand il part, tu peux rien faire. t'es condamnée à le faire s'enfuir. comme un lâche ? non. tu restes simplement là. la colère monte en toi. contre lui. contre toi. contre le monde. mais surtout contre toi. une colère qui déchire l'âme. qui remet tout sens dessus dessous. tu finis par te laisser tomber sur le sol. par fatigue. par simple lâcher prise. et t'as ce besoin si pressant. si nécessaire presque vital. t'as besoin de crier. encore et encore. alors tu cris son nom. une fois. tu t'arraches les cordes vocales. les larmes font trembler ta voix. elles la rendent même rauque sur certains échos. il ne te reste plus que ça au final. crier. expier ta peine. ta douleur. mais tout ça reste bloqué. là au niveau de ta poitrine. de ta gorge. ça ne veut pas sortir. tu te sens délaissée. trahie. oh que oui. trahie. et si malheureuse. à croire que le malheur fait partie intégrante de ta vie à présent. à croire que ta vie était destinée à cette scène finale. à l’apothéose de la tragédie. une fin digne de shakespeare. ou même corneille. parce qu'au final, ça te tue. à petit feu. c'est trop pour ton petit corps. tes épaules frêles commencent à fléchir. c'est beaucoup trop à retenir. alors tu te laisses aller. c'est tout ce que tu peux faire. juste exploser seule. comme toujours. juste regarder ta vie s’effondrer. encore une fois. avec ce gout amer dans la bouche. ce gout amer de ce que vous auriez pu être.
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Dernière édition par Maebh Lindley le Mer 26 Avr - 0:24, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:18

bienvenue à ve. je suis à ta disposition, si tu as des questions
excellent choix de scénario btw
un certain @azariah nott va être ravi de ta présence parmi nous
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MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:22

Encore bienvenue je suis encore trop shook
Je t'ai déjà tout dit mais en tout cas...
NOMDIDIOU C'EST DE TOUTE BOTEY



EDIT : je rajoute des coeurs ça va pas là
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MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:30

en un claquement de doigt la voilà, j'ai même pas encore eu le temps de lire plus qu'en diagonale le scénario, mais je sais déjà que c'est un excellent choix avec le peu lu, donc gros gg d'avoir été la première à tomber dessus. il va sans dire qu'on devra voir un lien à un moment toi et moi. bienvenue parmi nous. I love you I love you
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MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 15:52

clair, c'est du rapide
bienvenue
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FACE & CREDITS : phoebe ; faust (av)
MULTINICKS : cassandre ; isla ; rhea

AGE : twenty-four drops of blood.
BLOOD STATUS : no one really knows.
CIVIL STATUS : married to herself, only dedicated to her cause.
JOB : everything and anything.
HOGWARTS HOUSE : ravenclaw for a very short time.
MAGIC WAND : she doesn't need a wand but she has one just in case. carved in willow wood, in its heart a hair of veela. it measures twenty centimeters and is predisposed to enchantments.
PATRONUS CHARM : an eagle.
SPECIAL CAPACITY : half-veela, her beauty literally wreaks havoc.
MARAUDER'S MAP : derrière toi
POINTS RP : 1736

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #993300
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 16:55

alicia
garde moi un lien avec ma nott

bienvenuuue
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Voir le profil de l'utilisateur http://stydiabond.tumblr.com/
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SPELLS : 800
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : o'brien by momo love. signature by neon demon. gif/pics by tumblr.
MULTINICKS : la reine malfoy & la sauvage ishtar.

AGE : vingt-cinq ans qu'il traîne sa carcasse au milieu de la foule. invisible, mais présent. effrayant.
BLOOD STATUS : il est parfait le sang, pure comme de l'eau claire. ça a de l'importance apparemment, nest il sait pas trop, c'est pas son truc.
CIVIL STATUS : faut faire un héritier gamin, faut perpétuer le nom et le sang. ça sera avec la nott, parce que la clearwater jamais tu l'auras.
JOB : il était bon en potions le gamin, vraiment. et puis il y a eu la guerre et il est devenu bon à autre chose.
HOGWARTS HOUSE : intelligence. ambition. étrangeté. sarcasme. et puis finalement, plus de bleu que de vert, et l'aigle mange le serpent.
MAGIC WAND : le lierre du tourment, le primaire croc de loup-garou, la longueur moyenne et banale de vingt-trois centimètres, et cette aptitude aux sorts offensifs. tout en cette baguette lui correspond.
PATRONUS CHARM : le coeur trop noir pour créer la forme désirée.
SPECIAL CAPACITY : les flammes bleues au bout des doigts, la bête au fond de lui. pyromancien.
MARAUDER'S MAP : sur les talons de rich & dans l'ombre d'isla.
POINTS RP : 1003

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 17:27

le choix
bienvenue parmi nous
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SPELLS : 930
IDENTITY : SCHWERELOS.
FACE & CREDITS : CHARLIE, BE.
MULTINICKS : L, B, V, K, D, T.

AGE : ALMOST 25.
BLOOD STATUS : HALFBLOOD, SQUIB.
CIVIL STATUS : SINGLE.
JOB : ROGUE.
HOGWARTS HOUSE : NONE.
MAGIC WAND : A GUN.
PATRONUS CHARM : HIS FIST.
SPECIAL CAPACITY : SWEARING.
MARAUDER'S MAP : WANDERING.
POINTS RP : 1091

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 20:36

quel service express
bienvenuuuue


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his feelings for [him] were an oil spill; he’d let them overflow and now there wasn’t a damn place in the ocean that wouldn’t catch fire if he dropped a match.
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Invité
Invité

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 21:35

mrouur mon alicia d'amouuuur.
très bon choix de tout, bienvenue. I love you
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SPELLS : 677
IDENTITY : Marine
FACE & CREDITS : Kate Harrison by faustine / icarus
MULTINICKS : Dimitri

AGE : 28 ans
BLOOD STATUS : Sang-mêlé
CIVIL STATUS : Louve solitaire, effrayée par trop de proximité.
JOB : Potionniste à Ste Mangouste
HOGWARTS HOUSE : Gryffondor
MAGIC WAND : Un manche en bois de cerisier symbolisant sa force, renfermant une larme de licorne. Une taille de 18cm en fait une baguette prédisposée aux sortilèges de guérison.
PATRONUS CHARM : Un jeune renard polaire
SPECIAL CAPACITY : Lycanthrope
MARAUDER'S MAP : Cachée
POINTS RP : 610

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : Uniquement les dialogues, si vous souhaitez.
COLOR OF MY LIFE : #cc6600
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 21:54

Bienvenue à toi
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SPELLS : 23
FACE & CREDITS : a. vikander (freesia).
MULTINICKS : aucun.
kill me slowly.
AGE : twenty seven years old. a life of full lies.
BLOOD STATUS : purity or nothing. or not. half blood. unbelievable.
CIVIL STATUS : too much trouble. too much desperate for something real.
JOB : mediwizard. here to care about bodies. too much for her own soul.
HOGWARTS HOUSE : slytherin. intelligence. nobility. greatness. the everything.
MARAUDER'S MAP : ucey.
POINTS RP : 291

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : of course darling. but que les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #cc9999.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mar 18 Avr - 22:46

oh la la. tous ces messages. merci à tous (surtout toi aza, même si je t'ai déjà tout dit par mp ) pour votre bienvenue c'est adorable.
eh oui oui, j'suis speedy gonzales dans le métier.
pour tous ceux qui demanderont des liens, ça sera avec plaisir, vraiment.
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SPELLS : 150
IDENTITY : chloé (balaclava)
FACE & CREDITS : dane, @bbé (ava), soft parade. (gifs)
MULTINICKS : daphne, richard, noor.

AGE : twenty-five.
BLOOD STATUS : surprisingly pure-blood.
CIVIL STATUS : deliberately single.
JOB : seller at the 'twisted broom', but he's fascinated by mechanics and animals' genetic code.
HOGWARTS HOUSE : hufflepuff.
MAGIC WAND : his original wand is lost since his parents died, so he took one from a random dead wizard.
PATRONUS CHARM : none.
SPECIAL CAPACITY : he's a banshee, smelling the constant death that follows him.
MARAUDER'S MAP : in his workshop, most of the time.
POINTS RP : 390

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mer 19 Avr - 2:22

oh j'adoooooooore, et ko de ce service express, j'ai même pas eu le temps de lire le scénario bienvenue par là jolie plante


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moving through this tomb of vapor and perfume and fog-filled rooms, silent compass, anger at dawn, locked down in the harness, drawn away from the low
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SPELLS : 594
IDENTITY : melaluly (mélanie)
FACE & CREDITS : suki waterhouse, faust (av) laurie d'amour (image profil)
MULTINICKS : none

AGE : vingt-quatre ans
BLOOD STATUS : aussi pur que possible, cause de ses privilièges comme de ses tourments
CIVIL STATUS : fiancée, instrument d'une ambition qui n'est pas sienne. subir et consentir voilà ce qui lui reste mais son coeur a décidé de lutter pour son véritable amour nathanaël
JOB : médicomage, elle sauve tous ceux qui peuvent l'être avec le sentiment d'être utile, à défaut de savoir comment se sauver elle-même
HOGWARTS HOUSE : la patience mêlée à l'intelligence ne pouvait aboutir qu'à serdaigle
MAGIC WAND : vingt-trois centimètres, bois d'if, symbole de sa sagesse contient en son cœur une aile de fée. sa baguette est prédisposée aux soins de guérison.
PATRONUS CHARM : un cygne, majestueux et élégant. d'une beauté pure mais d'un caractère fort, il lui correspond bien.
MARAUDER'S MAP : ste mangouste
POINTS RP : 1362

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : jamais essayé en réalité, paroles oui.
COLOR OF MY LIFE : lightseagreen
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Mer 19 Avr - 9:56

ce service express
bienvenue I love you excellent choix de scenario
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SPELLS : 318
IDENTITY : KFAG (MOMO)
FACE & CREDITS : JOSEFINE PETTERSEN, MAURENA LOVE (AV) MYSELF (PROFIL)
MULTINICKS : PANSY, ARIANE, PENELOPE

AGE : DIX-SEPT ANS
BLOOD STATUS : SANG-PUR
CIVIL STATUS : CÉLIBATAIRE
JOB : VENDEUSE CHEZ FLEURY ET BOTT
HOGWARTS HOUSE : POUFSOUFFLE
MAGIC WAND : BOIS DE PRUNELLIER (RÊVERIE), DARD DE BILLYWIG MESURANT DOUZE CENTRIMETRES
PATRONUS CHARM : LAPIN
SPECIAL CAPACITY : SA NAÏVETE
MARAUDER'S MAP : DANS SA BOUTIQUE
POINTS RP : 413

MessageSujet: Re: une saison en enfer. (maebh) Sam 22 Avr - 0:29

QUEEN ALICIA ET CE SCENARIO
bienvenue et bonne chance pour ta fiche!I love you


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I’m stupid. A stupid little girl with stupid dreams who never learns.

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une saison en enfer. (maebh)

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