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as the sirens sing aloud their song (narcissa)

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SPELLS : 43
IDENTITY : forgotten (vi)
FACE & CREDITS : colin farrell ; me - av.
MULTINICKS : none.

AGE : forty-one. déjà mort, le gamin de l'hiver qui courait avec innocence.
BLOOD STATUS : pure-blood. what else ?
CIVIL STATUS : married to a ghost. bellatrix, complice qui s'échappe pour rejoindre un lord qu'il jalouse parfois trop.
JOB : leader of the aurors. ironie du sort, il contrôle aujourd'hui ceux qui l'ont transformé en animal jadis.
HOGWARTS HOUSE : slytherin. vert et argent, fierté immuable, sa maison en étendard.
MAGIC WAND : bois de mélèze, vingt sept centimètres d'arrogance teintée d'un poil de sphinx arraché probablement avec trop de force.
PATRONUS CHARM : none. incapable d'en produire un tant l'ombre résume sa vie.
SPECIAL CAPACITY : occlumens. esprit fermé, protection ou danger, même lui oublie jusqu'où gambadent ses pensées.
MARAUDER'S MAP : lestrange's manor, arpentant des murs qu'il connaît par coeur, son propre sang embrasant encore les portiques.
POINTS RP : 414

MessageSujet: as the sirens sing aloud their song (narcissa) Mar 18 Avr - 22:29

Take a look in the mirror
And what do you see ?
rodolphus & narcissa


Le regard dans le vide, il attend. Il attend et attend encore. Lion planté, sur le qui-vive, il ne bouge pas. Debout dans l'ombre, son visage maquillé d'ombre alors qu'il fixe un point que lui seul voit. Alors qu'il abandonne la conscience. Ce n'est probablement pas une bonne idée de se perdre ainsi, à l'orée de la nuit, mais il se lasse bien vite de l'attente interminable et lui préfère des pensées torturées qu'il ressasse de toute façon depuis des semaines. Les mêmes phrases, écrites dans son âme plus que dans son corps le bouffent lentement, le pourrissent. Il n'est qu'un zombie sans âme. Avec un soupir, il observe les environs. Le monde tourne, les gens passent, mais il se sent seul. Toujours seul. Vie de solitaire, il devrait en avoir l'habitude. Pourtant son corps aspire au contact, son cœur tremble et il a envie de vomir tant l'amertume de l'abandon lui laisse encore un goût putride dans la gorge. Sera-t-il encore seul ce soir ? Sera-t-il encore éveillé, à fixer le plafond de sa chambre à coucher ? Sentira-t-il pour une fois la chaleur, même distante, de la femme à qui il a pourtant promis sa vie ? Entendra-t-il des ébats dans les chambres voisines preuves bruyantes d'une nouvelle victoire de son frère ? Reconnaîtra-t-il la voix de Cassandre dans les gémissements qu'ils pousseront ? Il en doute. Mais il ne sait rien, ne peut se douter de rien, ne peut que laisser les fantômes le hanter encore plus, encore un peu. Il n'est plus bon qu'à ça. Et visiblement, tout le monde le sait. Il avait rendez-vous ce soir, mais il semble qu'on l'aie oublié. Il grimace en voyant le temps qui s'égrène et passe. Tant pis. Ou pas. Après l'abattement vient la rage et après la rage vient la froide conviction de devoir faire quelque chose. Faisant craquer les os de sa nuque, il se mit en mouvement, ses pas se déplaçant lentement sur le sol, prenant son temps en réfléchissant. Le premier endroit logique est sûrement le bon. Dans un silence de mort, il regarde les alentours. Personne ne fait attention à lui. Personne ne fait jamais attention à lui. Il est ombre dans un royaume de ténèbres. Qui ferait attention à lui ? Même sa femme le renie lentement. Avec un grondement silencieux pour l'obscurité, il transplane. Léger tournis, comme toujours, qui disparaît presque aussitôt. Haussant un sourcil plein d'ironie, il observe les grilles qui lui font face. Autrefois lieu de rendez-vous, le manoir Malfoy fait aujourd'hui pâle figure. Presque comparable à la chevelure légendaire de ses propriétaires. Avec un sourire en coin, fier de sa propre pique mentale, il s'avance, passant l'entrée. Des fantômes se promènent dans les jardins, il les entend et les voit, oiseaux albinos qui agitent leurs queues d'ivoire comme pour lui dire de reculer. Il n'en a que faire. Ce ne sont que des animaux. Et il n'est pas démoli au point de craindre un oiseau. Sans plus un regard, il fait claquer ses bottes sur les marches, grimpent à l'entrée et entre sans même prendre la peine de frapper. Le manoir est si grand qu'il doute que quiconque l'entende si il prévenait. Ça fait bien longtemps qu'il ne se donne plus ce genre de peine. « LUCIUS ? » Rugissement du lion qui se réveille dans un bâillement. Aucune réponse. Soit. Il avance lentement, traverse un couloir, hausse un sourcil face à une pièce vide. Son inspection s'arrête quand des pas se font entendre. L'intrus qu'il est se retourne vers la source, ouvrant la bouche – la refermant quand ce n'est pas le maître mais la maîtresse qu'il aperçoit. Douce Narcissa, reine de glace du royaume de la mauvaise foi. Haussant un sourcil. Ne sachant même pas quoi dire. L'habitude de voir Lucius conservée, celle de croiser le regard de sa femme oubliée depuis un moment. Depuis quand ne s'est-il pas plongé dans ces yeux couleur océan ? Bien longtemps. Se redressant légèrement, il colle un sourire sur son visage. « Je cherche ton mari. Il est là ? » Probablement pas. Sinon ce ne serait pas elle qui l'aurait accueilli. Pourtant, ça vaut le coup de demander. En secouant la tête, il se prépare déjà à repartir, se dirigeant vers la porte. Il s'arrête pourtant. Pensif. À un pas de la porte, immobile, une pensée fulgurante l'arrête. Mais incapable de la formuler, il se contente de se retourner, de faire face à la beauté blonde en face de lui. Petite sœur de celle qui porte aujourd'hui son propre nom. Et pourtant si différente. Il observe le visage, les yeux, les lèvres, ne reconnaît presque en rien les traits de celle qu'il a tant observé. « Excuse moi de t'avoir dérangée. » Plus aucun mouvement vers la porte, pourtant. Enfoncé dans des pensées bien sombre, le mangemort semble même avoir oublié comment ouvrir une porte.
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SPELLS : 2049
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : katheryn winnick, by chloé love. pic gif by tumblr. signature sandy babe.
MULTINICKS : nest le chelou & az la guerrière.

AGE : quarante-trois ans qu'elle honore le monde sorcier de sa présence, un peu moins depuis qu'elle foule le sol de son port altier. encore dans la fleur de l'âge selon les critères sorciers, même si elle doute de parvenir au centenaire.
BLOOD STATUS : celui des black, celui qui lui a permis de se marier à un malfoy, soit le plus pur possible.
CIVIL STATUS : mariée depuis des décennies, amoureuse comme au premier jour, désespérée de retrouver l'homme qu'elle aimait, et non pas ce fantôme de lui-même. dix-sept ans qu'elle est mère, dévouée à son fils, prête à tout pour lui, chérissant le moindre de ses sourires.
JOB : mother. warrior queen. healer. protector.
HOGWARTS HOUSE : une black, future malfoy, ne pouvait être qu'un serpent. une vipère aux écailles argentées.
MAGIC WAND : depuis qu'elle a offert sa baguette originelle à son fils, elle utilise une baguette volée à un prisonnier par sa soeur. narcissa ignore de quoi elle est faite (en réalité de noyer avec un poil de centaure), mais elle mesure 23 centimètres et répond bien aux sorts de soin.
PATRONUS CHARM : étonnamment, elle est encore capable d'en produire un. et quand elle le fait, c'est une araignée qui apparaît, reflet du dévouement envers sa famille.
MARAUDER'S MAP : le plus souvent au manoir malfoy.
POINTS RP : 3253

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les paroles.
COLOR OF MY LIFE : #9c0909
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: as the sirens sing aloud their song (narcissa) Lun 5 Juin - 19:02

Ses talons claquent contre le sol de marbre, alors qu’elle approche de la porte du maître des lieux. Enfin. Parfois, elle doute encore de cette qualification, elle doute encore qu’il maîtrise quoi que ce soit. Elle n’aime pas vraiment cela, en réalité. Cela devrait être lui, se battant pour la famille, pour le nom, pour le couple qu’ils forment. Cela ne devrait pas être à elle de s’occuper des affaires familiales, d’être certaine que leur fils ne glisse pas vers cette voie de Mangemorts que l’on veut lui faire adopte, de s’assurer qu’on ne les relègue pas entièrement au bas de la pyramide, qu’on n’oublie pas qui ils sont. Elle sait qu’il fait de son mieux. Elle sait qu’il tente de remonter les échelons. Elle sait, tout cela, mais cela ne semble pas suffisant. Cela ne semble jamais suffisant. Elle aimerait retrouver l’Empereur conquérant qu’elle avait épousé, et non pas ce simple fou du roi. Est-ce encore possible, désormais ?

Elle fait doucement cogner son poing contre la porte, l’appelant légèrement. Elle attend. Elle attend une réponse de sa part pour l’autoriser à entrer, lui signifier qu’elle ne le dérange pas - elle était loin l’époque où tard le soir, elle rentrait à sa guise pour se glisser sur ses genoux et le distraire de ses papiers. De l’autre côté de la porte, le silence demeurait, et elle réitéra sa demande, s’étonnant de ne pas l’entendre émettre le moindre bruit. Finalement, ses fins sourcils froncés, elle tourna la poignée, ouvrant doucement la porte. Face à elle, la pièce vide se découvrit, et elle ne put empêcher le soupir qui lui échappa les lèvres. Il était encore partit soudainement, elle ne savait où, sans prendre le temps de la prévenir. Elle resta un moment à contempler le bureau, vestige de l’homme puissant qui l’occupait autrefois. Doucement, elle s’approcha du massif bureau, faisant glisser ses doigts contre le bois poli, son vernis rouge brillant à la lumière des bougies. Délicatement, elle prit place dans le grand fauteuil, appuyant son dos contre l’épais dossier vert fait de coussins, ses mains recouvrant l’extrémité des accoudoirs. Elle avait l’impression de revenir des années en arrière, des dizaines d’années en arrière, alors qu’elle s’était introduit dans le bureau de son père avec Andromeda, et qu’elles s’étaient assises tour à tour sur le grand fauteuil. Elle avait eu tellement peur ce jour-là, tellement peur de se faire attraper et punir, mais les souvenirs des sourires de sa soeur, et la sensation de puissance et d’importance qu’elle avait pu ressentir, avaient largement compensé cela. Désormais, il n’y avait plus les rires d’Andromeda pour l’accompagner sur ce fauteuil qui n’étaient plus aussi grand qu’avant. Il n’y avait que le silence, son dos s’enfonçant dans le coussin, ses mains s’habituant au bois poli par les mains de son époux.

Un bruit reconnaissable annonça l’arrivée de Kala, recroquevillée derrière la porte ouverte, murmurant l’arrivée d’un visiteur. La bulle de puissance et pouvoir illusoire se brise en un instant. Elle est celle qui maîtrise la maison ces temps-ci, celle qui régit la famille, mais jamais ne sera-t-elle reconnu pour cela comme pourrait l’être son mari. Elle n’est que la femme. Que l’épousée. Elle aura prit soin du roi et éduqué le prince. Le reste n’a pas vraiment d’importance, aux yeux de la haute société. Elle avait finit par apprendre à s’y résigner. Elle vivrait dans l’ombre. Aussi noir que son nom d’origine.

Elle est sincèrement surprise de se retrouver face à Rodolphus, alors qu’elle descend le grand escalier de marbre. Elle sait qu’il n’est pas là pour elle, comme cela aurait pu être le cas auparavant. Il y a cette chose entre eux maintenant, des choses qui n’ont pas été dites, des choses qui ce sont passées. Elle sait que le lien particulier qu’ils avaient s’est brisé. Elle ne sait pas s’il est réparable. « je cherche ton mari. il est là ? » Elle secoue légèrement la tête, se plantant vers la fin de l’escalier, n’approchant pas plus. La distance, toujours. “Non, il est partit un peu plus tôt.” Elle cache l’amertume dans sa voix, elle ne précise pas plus que cela ses paroles. Pas car elle ne veut pas, mais car elle ne peut pas. Elle ne sait pas, et ça la ronge à l’intérieur. Elle ne sait plus. Elle n’a plus accès au coeur de son mari, et c’est comme perdre une partie du sien. Elle a tendance à tout perdre, en ce moment. Et l’homme en face d’elle fait partit des pertes. « excuse moi de t'avoir dérangée. » Elle l’a regardé s’éloigner, prêt à partir, et elle n’a pas vraiment envie de le retenir au début. Elle ne sait pas si elle a la force de recoller les morceaux. Mais cette soirée s’annonce déjà lugubre et solitaire, et Rodolphus semble comme un rayon de soleil au milieu des nuages. “Tu ne me déranges pas. Je peux t’offrir un verre si tu veux, en attendant le retour de Lucius.” Elle le regarde, peut-être un peu trop intensément, avant de lui faire un signe de tête pour la suivre à l’étage. Elle le dirige vers son propre petit salon privé, celui où elle n’amène que de rares personnes, celui où personne ne prend place ces derniers temps. Mais Rodolphus est censé faire partit de ce cercle fermé de personnes. La porte se referme derrière eux, et elle se dirige vers le petit nécessaire à alcool qu’elle possède dans cette pièce. Elle lui jette un regard. “Whisky ? Cognac ?” Elle se sert avant lui, même si la convenance voudrait qu’elle le fasse passer avant. Mais la convenance voudrait qu’elle ne soit pas réellement seule avec un homme autre que son mari dans cette pièce. Ils sont un peu au-dessus des convenances, tous les deux.
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AGE : forty-one. déjà mort, le gamin de l'hiver qui courait avec innocence.
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JOB : leader of the aurors. ironie du sort, il contrôle aujourd'hui ceux qui l'ont transformé en animal jadis.
HOGWARTS HOUSE : slytherin. vert et argent, fierté immuable, sa maison en étendard.
MAGIC WAND : bois de mélèze, vingt sept centimètres d'arrogance teintée d'un poil de sphinx arraché probablement avec trop de force.
PATRONUS CHARM : none. incapable d'en produire un tant l'ombre résume sa vie.
SPECIAL CAPACITY : occlumens. esprit fermé, protection ou danger, même lui oublie jusqu'où gambadent ses pensées.
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MessageSujet: Re: as the sirens sing aloud their song (narcissa) Sam 17 Juin - 1:32

Take a look in the mirror
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rodolphus & narcissa


L'homme ne sait pourquoi, le corps immobilisé par les démons qui hantent ses pensées depuis un moment maintenant. Incapable d'avancer, dans cette brume qu'il est seul à voir, dans ce froid qu'il est seul à ressentir. Qu'en est-il du reste du monde ? A-t-il toujours été si froid ? A-t-il toujours été si noir ? Est-ce lui qui a changé au point de ne plus se reconnaître dans ces propres yeux onyx qu'il croise chaque jour au détour d'un miroir ? Est-ce lui qui a évolué en sombrant, non en se relevant comme il le pensait ? Ces questions tournent en lui, le rendent fou, profondément touché par ses propres tourments. Homme détruit. Au masque d'acier, refusant d'avouer quelconque faiblesse alors que ses épaules ploient sous le poids d'une vie trop bien menée – trop bien détruire. Idiot. Si intelligent, cet imbécile, qu'il ne peut que regarder son trône s'écrouler sans faire un seul mouvement pour se rattraper avant la chute. Comme si il en était capable. Il n'est plus capable de rien depuis bien longtemps. Obsolète. Un objet abandonné au détour d'une ruelle. Il hoche la tête d'un air distrait à la réponse, qui ne fait que confirmer ses doutes. Lucius n'est pas là, mais n'est pas à leur rendez-vous non plus. Pour quelqu'un de plus faible, il se serait probablement inquiéter, si l'inquiétude peut encore lui venir dans le désert d'émotion qui le ronge, mais pas pour le Malfoy. Lui aussi empereur déchu, il n'en reste pas moins assez fort pour se débrouiller tout seul. Perdre sa couronne n'implique pas de perdre la tête. Pas encore. Pas pour lui. Rodolphus peut encore prétendre à l'espérer – pour le blond, comme pour lui. Il s'excuse, pour la forme, sans même y penser. Pourquoi devrait-il présenter des excuses ? Une jolie forme de politesse pour se retirer. Alors pourquoi ne se retire-t-il pas ? Parce qu'il est incapable de bouger. Incapable. Faible. Le mot le fait frissonner et se redresser, tournant le regard vers la sublime créature qui le rassure – sans avoir l'air d'y croire plus que lui. Dans leur monde, tout n'est que masque et faux-semblant. Qui croire, à qui se confier ? Personne. Personne ne peut parler, personne ne peut rien dire. Un sourire pourtant étire ses lèvres ombrées de la barbe qu'il oublie trop souvent de raser complètement. « J'en serai ravi. » Il croise le regard de la belle, la sublime, reine des étoiles, princesse lunaire aux cheveux de cristal. Elle le fixe. Derrière le masque se cache peut-être plus qu'elle ne le montre. Comme lui. Douleur, confusion. Narcissa a toujours été la confidente, celle qui s'asseyait et plongeait ses yeux d'azur dans ses ténèbres pour y tirer ce qu'il refusait d'admettre. Elle a toujours été la balance, l'équilibre. Sans prolonger sa phrase, il la suit, silencieux sur le sol trop vide, trop propre. Regarde d'un air distrait la porte se refermer, aucunement surpris. Avançant, il observe la disposition des lieux, la décoration. Se fait quelques réflexions bien sombres qu'il vaut mieux ne pas répéter. Se demande depuis combien de temps il n'a pas passé des instants seuls avec sa belle-sœur. Longtemps. Bien longtemps. Il retire son long manteau, le pose sur l'accoudoir du canapé, avant de s'y installer lui-même, étendant ses jambes devant lui. Une posture que sa mère aurait réprouvé avec violence. Il sent la morsure du coup sur ses cuisses. Et tire un petit plaisir pervers de sa semi-rébellion contre un fantôme, étirant encore plus ses jambes, croisant les chevilles. « La même chose que toi. » De toute façon, il en sent à peine le goût. L'alcool est probablement le plus grand ingrédient de cette substance qui coule dans ses veines – pures, ils disent. Purement alcoolisées pour l'instant. Un sourire et il se passe la main dans ses cheveux, observe la femme en face de lui, ne se formalisant que peu des convenances qui voudraient qu'il se tienne bien, qu'il surveille ses mots. Il est fatigué. Aujourd'hui particulièrement, il est fatigué de ce jeu qu'il apprécie pourtant tellement en règle générale. « Depuis combien de temps n'avons-nous pas passé un moment ainsi ? Juste nous deux ? Je ne m'en souviens pas. » Bonne mémoire pourtant pour le mangemort, ça doit donc dater. Probablement depuis l'emprisonnement, les dégâts sur sa vie, sur ses relations. Depuis la torture et depuis la danse des allégeances. Pourtant, il regarde le corps sculpturale et ne ressent aucune colère. Simplement de la curiosité, une poussée d'adrénaline et une profonde lassitude. Rien de bien nouveau. Un cocktail qu'il a l'habitude de consommer. Il prend le verre qu'elle lui donne, en boit une gorgée. En sent la brûlure sans même se poser de questions sur le contenu. Pour ce qu'il en sait, elle pourrait l'empoisonner, abréger sa vie, clore ce chapitre. Mais il ne se pose même pas cette question. Confiance qu'il pourrait regretter – mais à quoi bon ? « Que deviens-tu, Narcissa ? » Il fait rouler les syllabes sur sa langue. Cette petite sœur perdue, celle de sa femme perdue également. Une constante dans sa vie. Lui qui se permet de demander des nouvelles comme si le temps n'avait jamais continué d'avancer. Arrogant. C'est probablement tout ce qu'il est, tout ce qu'il mérite comme adjectif. Mais curieux, il l'est toujours un peu. Avide de savoir, de prendre des nouvelles. De savoir peut-être ce que Lucius ne dit pas mais que sa femme pourrait laisser échapper dans un moment de laisser-aller. Calculateur, il ne peut s'en empêcher. Impossible de se flageller pour ce qu'il est. Trop imbu de lui-même pour ça. Peut-être n'est-ce pas elle qui mérite le plus le prénom du dieu amoureux de son propre reflet.
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