AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

[that's all there is.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
SPELLS : 930
IDENTITY : SCHWERELOS.
FACE & CREDITS : CHARLIE, BE.
MULTINICKS : L, B, V, K, D, T.

AGE : ALMOST 25.
BLOOD STATUS : HALFBLOOD, SQUIB.
CIVIL STATUS : SINGLE.
JOB : ROGUE.
HOGWARTS HOUSE : NONE.
MAGIC WAND : A GUN.
PATRONUS CHARM : HIS FIST.
SPECIAL CAPACITY : SWEARING.
MARAUDER'S MAP : WANDERING.
POINTS RP : 1026

MessageSujet: [that's all there is.] Dim 23 Avr - 23:24


{ percy and penny }


quand steve était petit et que grondait l'orage, il avait l'habitude de construire une tente avec les draps de son lit et les oreillers, de placer au milieu un jouet que lui avait offert sa mère. un truc moldu qui marche avec des piles et tourne, crachant des étoiles et des lunes d'or sur la toile de son refuge. ces lumières éclairent dans leur ronde le visage de ses peluches. ils manquaient parfois un bouton à leur regard, ils étaient un peu amochés par les mille aventures qu'ils avaient pu vivre ensemble. c'était un peu ses compagnons de galère, ses amis les plus proches, toujours là pour veiller sur lui. ses parents ne lui ont jamais demandé de grandir trop vite et d'oublier ces créatures de toutes les formes et de toutes les couleurs. ils ne lui ont jamais demandé d'éteindre cette veilleuse dansant sur les murs en passant à travers le tissu. ils venaient même parfois jouer avec lui, lui souhaiter encore une bonne nuit, lui pincer les joues et lui répéter qu'il est vaillant pour la énième fois. et steve avait tendance à croire à ces mots d'encouragement. et steve, alors qu'il traverse cette forêt habitée par une odeur de brûlé, aurait bien besoin de ceux-là. il aurait besoin des lumières qui tournoient et gardent les enfants sain et sauf, il aurait besoin de quelque chose à serrer contre lui comme il serrait autrefois ses peluches. il aurait besoin de sa mère qui lui pince encore les joues et qui lui répète, oui, qu'il est brave. que tout ira bien. mais y a rien de tout ça. y a que son visage qui est de plus en plus difficile à dessiner dans sa mémoire, y a que son sourire qui s'efface, s'efface, s'efface. et la réalité qui frappe encore, quand tout ça s'évapore. le paysage se brosse en toile de fond.

c'est ça, le putain de campement qu'on lui promettait ? c'est ça le refuge qu'on lui disait ? c'est ça, la tente où les gosses se couvrent de l'orage ? c'est plus que des ruines qui fument et des corps en décor. stephen détourne le regard et porte le pli de son coude au nez, pour éviter de crever asphyxié par la fumée noire qui s'échappe toujours des vestiges de ces quartiers "sous haute sécurité". son sang ne fait qu'un tour, quand il piétine les décombres où, en-dessous, dorment sans doute les macchabées. sa respiration s'accélère, son pouls s'affole. il est à l'épicentre du séisme. il a une vision globale du massacre. le sol est recouvert d'une brume qui dévoile tout de même l'étendu des dégâts. ses doigts se crispent, sa tête lui tourne, il se cramponne à son flingue et se martèle les tempes. d'un côté, poing ferme, de l'autre, poignée glacée de sa beretta. il pousse un cri ignoble, le cri des déchirés, le cri des damnés, le cri de ceux qui ne veulent qu'une chose, que tout s'arrête, que tout rentre dans l'ordre, mais qui font toujours face à des désillusions. il crie à s'en faire saigner les paumons. steve ne peut pas concevoir qu'elle puisse être là, sous le tas de pierre qu'il écrase à l'instant. et il chiale, et il tire. pour chasser un putain de cerf qui broute comme si tout était normal. les oiseaux s'envolent et le bang vibre à ses oreilles, l'écho est long, trop long. le tonnerre a frappé et frappe encore, à l'infini. l'orage n'en finit pas. et il y a plus de tente abri, y a plus de peluches gardiennes, y a plus de lumières salvatrices. y a que ce goût amer dans la bouche. l'arme au poing et larme à l’œil. deux personnes apparaissent dans sa ligne de mire.


his feelings for [him] were an oil spill; he’d let them overflow and now there wasn’t a damn place in the ocean that wouldn’t catch fire if he dropped a match.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SPELLS : 925
IDENTITY : VINYLES IDYLLES (LAURA)
FACE & CREDITS : EDDIE (BE + AMR)
MULTINICKS : ADONIS, ELEONOR, MARIETTA, ERNIE, MORGAN.

AGE : VINGT-DEUX COURTES ANNÉES.
BLOOD STATUS : PETITE PURETÉ.
CIVIL STATUS : FOU AMOUREUX DE LA DOUCE PENELOPE.
JOB : HOMME DE MAIN DU CARTEL.
HOGWARTS HOUSE : GRYFFON.
MAGIC WAND : BOIS DE SAPIN, CHEVEUX DE GOULE, VINGT-CINQ CENTIMÈTRES.
PATRONUS CHARM : PAON.
MARAUDER'S MAP : DANS UN TROU.
POINTS RP : 946

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : les dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #A40027
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: [that's all there is.] Sam 29 Avr - 18:31

C'est bientôt la fin d'un voyage, et le début d'un autre. Depuis qu'il a accueilli une certaine rouquine, Percy n'ignore pas le danger dans lequel il s'est empêtré. Elle appartient au cartel, c'est-à-dire aux Strugatsky, ce n'est pas des gens que l'on peut se permettre de voler. L'on ne s'est pas méfié de Percy. Il était lâche, traître. Il aurait fini par crever dans une rue sombre, mais il n'y avait aucune raison de s'inquiéter à propos de Perceval Weasley. Et finalement, le Weasley soumis se réveille, s'active. Et bien assez tôt, ils le comprendront à leur tour. Les jours de tranquillité sont déjà derrière lui, il se lance dans un combat qu'il a pourtant fuit toute sa vie. Pour elle, pour ne plus la perdre. Percy ne sait pas naturellement où se trouve le secret de leur liberté, d'un nouveau commencement. Mais de par le passé ambitieux qu'il a eu, il connait le ministère de la magie comme sa poche; chaque salle, chaque porte, chaque ascenseur, chaque couloir n'a aucun secret pour lui. C'est peut-être son danger; celui qu'il pourrait représenter, et ce qui l'y mettrait. Lorsque la lune brille haut dans les cieux, et que Penny murmure dans son sommeil; telle une sale fouine, Percy se glisse entre les murs du Ministère. Le passé lui revient en mémoire. Il se souvient du temps où ces lieux étaient davantage  un chez lui que le terrier. Vieux rêves d'un pauvre fou qui se sont si vite envolés. Et telle une petite souris, il farfouille silencieusement, épiant le moindre son qui pourrait causer sa mort. Il y a une chose qui n'a pas changé; ce besoin de garder une trace, l'encre est plus fidèle que les esprits humains. Le travail est moins méticuleux et précis qu'à l'époque, certains mangemorts doivent préférer tuer que travailler. Cependant, il trouve bien assez. Percy disparaît, en espérant être passé assez inaperçu pour ne pas être recherché sur le champ.

En rentrant, l'atmosphère n'est pas différente qu'à son départ. Aucun autre son qu'une Penelope endormie ne se fait entendre. Il s'assoit au pied du lit. Les jambes croisées et le mains liées, il regarde le bel ange à la crinière de feu. Sa présence est rassurante, elle vient calmer la solitude déprimante. Puis, sa tranquillité romanesque se rompt sous l’écho de bruits de pas monstrueux. Il a l'impression qu'ils montent les marches quatre à quatre. Ils arrivent, la mort est leur obsession. Percy secoue le corps endormi. « Penny, Penny, Penny! » Il hurle au-dessus d'elle. Son âme a du déjà être bien assez meurtri et secoué, mais il ne s'agit pas d'un moment de douceur. La mort n'est qu'à quelques pas. Il croit entendre son nom crié. Perceval Weasley. Il ouvre une fenêtre derrière le lit et pousse presque Penny de l'autre côté. Il préfère imaginer la chute lui tordre le poignet que les mangemorts la tuer. Un doloris frappe son dos pendant qu'il la suit; un gémissement, puis il tombe contre le sol humide de Londres. Il ne se permet pas un regard en arrière, se relève rapidement, il ne faut pas ralentir la cadence, et court quelques mètres avec Penelope. En s'arrêtant, il se sent encre crispé. En s'enfuyant, il a tout laissé derrière lui; lettres poétiques, photos de familles, bouquins intellectuels. De sa vie, il ne lui reste que l'empreinte de cette douleur et la présence de Penny auprès de lui. Ainsi, l'ancien Percy semble être mort. « Prends ma main. » Ils sont devenus des ennemis de l'état, leur tête sera bien assez tôt mise à prix. Elle attrape la main qu'il lui tend, Percy les fait transplaner.
Si les informations trouvées sont justes, c'est dans la forêt de Sherwood qu'ils se trouvent. C'est là qu'ils doivent se cacher. Le campement des insoumis, un havre de paix où Penelope et son amant pourront construire une nouvelle vie. A moins que. Percy fronce les sourcils en observant de la fumée s'afficher à l'horizon. Sans lâcher la main de son amie, il avance d'un pas précipité, l’entraînant avec lui. Un bang affreusement sonore raisonne. Il sursaute, pour reprendre leur marche. Il ne leur faut pas longtemps pour accéder au campement, ou à ce qu'il en reste; seulement des débris et des  cadavres. Sont-ils arrivés trop tard? Ou à l'heure pour ne pas eux aussi faire partie des morts? A la même hauteur qu'un jeune homme, Percy penche la tête pour observer l'arme dans sa main, coupable du bruit - il le sait plus de par la passion de son père pour le monde de ceux dépourvus de magie que de par ses propres lectures, lui n'a jamais été très intéressé par cette espèce. Un moldu ou un cracmol, donc. S'il est encore sur les lieux, ça ne peut signifier qu'une chose; lui aussi est arrivé trop tard. Il est aussi inutile que le couple de rouquins. Un silence de mort règne entre eux, le Weasley n'a jamais aimé parler, être en contact avec des êtres humains, et encore moins pleurer avec autrui. Percy serre davantage la main de Penny dans la sienne, pousse un soupir sans joie et porte un regard de désarroi sur ce qui fut jadis le campement des insoumis.



(Can a man still be brave if he's afraid? That is the only time a man can be brave,)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[that's all there is.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
VIPERA EVANESCA :: all time-turner and owl box :: flashback :: le campement des insoumis :: le campement-