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[cloudburst]

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SPELLS : 138
IDENTITY : da queen.
FACE & CREDITS : jack by queen gougou.
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BLOOD STATUS : pure.
CIVIL STATUS : loneliness devotee.
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HOGWARTS HOUSE : hufflepuff.
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MARAUDER'S MAP : on the road.
POINTS RP : 427

MessageSujet: [cloudburst] Lun 24 Avr - 16:22



décembre. encore un réveil seul dans la chambre miteuse que je loue pour être loin des strugatsky. encore un réveil loin d'une famille que je comprends plus, loin d'une famille de crapules et de corrompus. encore un réveil avec son nom qui résonne dans mes pensées. je roule des yeux. j'ai tout en vrac dans la tête, les esquisses de ses machines et de ses sourires. je veux penser qu'aux brouillons, je veux me dire que y a que ça, que y a que nos projets. je veux me dire que y a que sa créativité qui rencontre la mienne, je veux me dire que c'est qu'un artiste et que moi, j'suis juste la palette. j'suis juste les couleurs. j'suis l'auxiliaire par le biais duquel il arrive à peindre. j'suis pas indispensable, j'rends juste les choses plus pratique. j'aimerais me dire que c'est comme ça, me dire qu'on est collègues, qu'on ne fait que travailler ensemble sur une idée chimérique. mais y a plus, y a toujours plus. à chaque jour suffit sa peine, qu'on dit. je crains être condamné à perpétuité. condamné à souffrir à chaque coup que je me prends dans la gueule. des coups de paupières, des coups de cœur. ce putain de cœur qui cogne et qui rompt le silence de nos heures ouvrées ! je veux l'oublier comme je veux le retenir. ne plus jamais le revoir comme le voir pour le reste de mes jours. le laisser seul et ignorant comme lui faire découvrir les secrets de l'univers. je suis déchiré entre ces deux extrêmes et je ne sais pas comment m'en sortir. ça me bouffe, ça me ronge. c'est con, mais insoutenable. et je pige pas un beignet de ce qui m'arrive, et je me noie dans des émotions que je connais pas. j'ai les cheveux qui prennent une couleur qui n'a jamais existé - je crois que si, je crois qu'elle doit bien y être, dans toutes les nuances qui y a au fond de ses yeux. depuis quand les gangsters, ça tombe amoureux ? j'suis vraiment fleur bleue. d'abord arabella, et maintenant quoi ? maintenant ça ? maintenant lui ? lui putain, pourquoi lui ? pourquoi un homme quand les femmes sont si belles et en supériorité numérique ? pourquoi un homme quand y a des femmes à la pelle, pourquoi ce coup de brique ? je me fais peut-être des idées, dans trois jours ça passera. c'est peut-être qu'une maladie, comme un rhume, ça finira par partir contaminer quelqu'un d'autre. j'suis peut-être allergique, ça expliquerait pourquoi mes oreilles deviennent toutes rouges quand je m'approche de lui.

j'vais prendre une douche pour me changer les idées. le slip tombe et les orteils se replient un peu au contact du sol en céramique glacé. je tourne la molette et libère des milliers de gouttes froides qui longent mon dos et me font serrer les dents. elles se réchauffent et bientôt j'ai la tête qui tourne à cause de la vapeur et la peau qui brûle, mais je pense plus à rien, c'est l'essentiel. je reste là pendant longtemps. jusqu'à ce que j'entende frapper et que ça me presse. on frappe de plus en plus fort. j'espère que c'est pas un client insatisfait venu régler ses comptes ou le connard de moldu qui tient l'immeuble. je lui paierai son appart quand ma "connaissance" aura transformé mes gallions en livres. j'enfile que le bas et je fonce vers l'entrée, les cheveux qui dégoulinent encore. y a ma baguette posée sur un petit meuble dans le couloir qui mène à la porte, à côté d'un album de mes souvenirs de voyage et à droite de quelques pierres semi-précieuses. je la saisis de la main qui se plaque contre la porte, de l'autre j'ouvre qu'un peu, ce que l’entrebâilleur permet. et dans la seconde qui suit, je perds le contrôle de mes mots. je perds le contrôle de mes moyens. rentre chez toi, sid. je veux pas te voir. premiers mots adressés au mec que j'ai cherché pendant trop longtemps. premiers mots adressés au mec que je retrouve à l'instant. je mens. bien sûr que je mens. je veux tout ouvrir en grand et le serrer dans mes bras. mais j'ai ma fierté mal placée qui fait poireauter sur le paillasson.  


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MessageSujet: Re: [cloudburst] Dim 30 Avr - 18:49

décémbre. et il vient d'apprendre qu'arabella est morte. sid tient la lettre entre ses mains. cachet du ministère, petite pourriture froissée. sa mort est estimée à octobre. deux mois qu'on lui traîne des fausses nouvelles. deux moi que la meûte se tait. il avait ce pressentiment, sid, cette sale sensation amère au fond de la gorge. la colère au bout des ongles et la tristesse à fleur de peau. il y a bien quelques larmes qui ont rougi ses yeux. sid se lève et fait quelques pas. il tourne en rond et se rassoit. perdu dans une incohérence d'actions.
on lui dit que bella est morte et lui ne sait pas quoi en faire. il n'a aucun droit sur le corps de sa soeur qui devrait pourtant rejoindre la dépouille de fenrir. il n'en sait rien, foutrement rien, de ce qu'aurait voulu la jeune louve. il claque la tasse de café sur sa table, la remplit d'un vieux scotch et l'avale sans plus y penser. l'alcool l'électrise un instant et lui arrache un soupir.

sid plie la lettre en l'enfonce dans sa poche. à affronter la mort on laisse filer l'instinct. il se décide enfin à faire ce qu'il aurait du faire il y a quelques mois, pour ne pas dire années. il ne sait pas qui aimait sa soeur, sid, qui comptait dans ses journées. mais il sait qui elle avait pu aimer.
le loup se couvre de vêtements noirs et transplanne. transplanne dans les vieilles ruelles pluvieuses d'un paysage sans âme. rien n'a d'âme les matins de deuil. bella lui avait dit que toma vivait ici. elle l'avait poussé, souvent, à revoir son vieux frère. honteux le loup n'avait pas fait preuve de courage. vieux serpent, pas une once de lion au fond du coeur. pas envie d'affronter les silences d'années passées. pas envie d'affronter une vie non vécue. pas envie d'affronter le regard du frère qu'on ne connait plus. il a fallu qu'elle meure, bella, pour que sid ose claquer sa gueule dans un bol de glace. faire violence à ses remords et attaquer ses regrets.
il avance dans les rues pavées. méthodiquement sans réfléchir. cerveau anesthésié, pensées atrophiées. comme un robot aux boulons raidis. les gouttes de pluie perlent sur ses cils et sid n'y fait rien. ses poings sont serrés dans ses poches et il ne pense qu'à avancer, presque sans respirer, presque en courant, presque... presque misérable. grand aux épaules carrées l'homme avance en ombre fine et violente.
tape deux, trois fois. peut-être quatre, quand l'anxiété saisit un peu ses tripes. nerveux, beaucoup trop nerveux. il tape encore. pas pour lui, pour bella. c'est ce qu'il doit dire à toma. m'en veux pas mon vieux, je sais que j'ai disparu. mais c'est pour bella que j'suis là. sauf que quand toma ouvre la porte, et quand toma voit sid, et quand toma lui dit de se barrer, bella n'est plus vraiment dans sa tête. c'est un kalash d'émotions qui lui claque la tête. et il voudrait lui dire pardon toma, prends moi dans tes bras vieux frère. loup silencieux il amorce une phrase, un semblant de mouvement. - allez tom, j'ai des trucs à te dire, il finit par lâcher. la voix de toma a changé.
il a grandi, le gringalet.
ils sont devenus hommes l'un sans l'autre, vieux frères essoufflés par le temps.
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MessageSujet: Re: [cloudburst] Mar 2 Mai - 4:44

et il attend, il attend. et il part pas : il parle. et j'ai envie de lui dire que y a pas de tom qui tienne. qu'y a aucune chance pour qu'on se retrouve comme ça. un matin si merdique, dans un appart si miteux, dans des circonstances si minables. y a pas moyen qu'après tant d'années sans lui, tout soit, comme ça, rentré dans l'ordre. ça peut pas être lui, je veux même pas le croire. ça peut pas être lui, après tout ce temps. après tout ce temps, sid est mort. c'est plus qu'un souvenir, c'est plus que le spectre d'un idiot qu'on a connu sur les bancs de l'école, que le fantôme d'un ami auquel, putain!, je tenais beaucoup trop. c'est pas comme ça que je voulais le retrouver. pas à moitié à poil et la tête ailleurs, pas les nuages noirs au dessus de la ville et les nuages noirs au dessus de nos cœurs. je serre ma baguette, je serre la mâchoire et j'lui ferme la porte à la figure. joue collée contre le bois, je souffle. je souffle parce que j'en ai marre. j'en ai marre d'être aussi faible, marre de cette fragilité à la con qui fait que là, je m'effondre. là j'suis ramolli. j'ai le cœur qui bat trop vite et la moue boudeuse et j'défaits les derniers verrous (celui de l'entrebâilleur) dans un tac! significatif. j'ouvre la porte en grand, glisse ma baguette dans ma poche arrière et je lui tends le poing. j'attends qu'il reconnaisse le geste, j'attends que nos jointures se rencontrent, que nos phalanges s'entrechoquent. et je me retiens pas, je tombe dans ces bras. je le serre si fort qu'on fait plus qu'un. toma et sid, enfin. il le sait où pas, que son absence m'a démoli pour un an, puis que j'ai appris à me reconstruire tout seul, en cherchant ma place dans le monde entier ? il le sait que ma place, elle est avec lui, mais que je le trouvais pas ? je le trouvais pas, alors je me trouvais pas. (j'espère que tu sais, sidney, que c'est jamais deux sans toi.) un instant je m'y crois presque, onze ans plus tôt. j'ai moins mal au dos. puis on est ramené sur le paillasson. la vie rongée par les aiguilles de la grande horloge, qui roulent et roulent et roulent sur leur cadran.

et c'est con mais je chiale. les cheveux virent au violet. j'suis pas un gars robuste qui résiste longtemps. qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre. j'suis un grand sentimental et forcément, faut que ça sorte, et mes pleurs, ils s'étouffent contre sa peau, et je le serre encore plus fort, pour rattraper le temps perdu. - j'te déteste. pour dire l'inverse. et je romps l'étreinte en m'essuyant le nez et les yeux avec le dos de la main. je lui fais signe de rentrer, j'pars mieux m'essuyer le visage et m'chercher un haut à enfiler. les cheveux repassent au noir. j'en reviens toujours pas qu'il m'ait trouvé ici. dans ce trou. qu'il m'ait trouvé si facilement. ou alors c'est que lui aussi, il m'cherche depuis longtemps. - ça c'est clair, t'as un tas de trucs à me dire. je reprends, rebondissant sur ce qu'il avait dit plus tôt. je lui fais signe de s'asseoir sur un canapé gris (aussi morne que l'expression qu'il porte), j'enfile ce t-shirt et je vais nous servir deux shooters de rhum. et je lui offre, sans lui demander si il boit ou pas. les verres s'entrechoquent comme le fond de mes pensées et j'engloutis le mien sans attendre. la gorge qui brûle, je me pince l'arrête du nez en fermant les yeux. - tu fous quoi ici, sid ? (après tout ce temps.)


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MessageSujet: Re: [cloudburst] Dim 21 Mai - 18:32

les mains enfoncées dans ses poches trop étroites, le vieux sid inspire des bouffées d'air mouillé. il est las des retrouvailles, le loup, fatigué de subir ses disparitions passées. on le condamne d'exil et on l'accuse d'absence. il sait bien que toma a des raisons de lui en vouloir. vieux frère rongé par les années. le petit tom a changé. ils ont changé. avec leurs épaules carrées et leurs barbes d'hommes. on les prend pour des adultes quand ils n'ont même pas trente ans. sid pose une main sur la porte. parce que tom est derrière et que son frère l'attend. quelque part entre eux il y a encore trop d'espace. c'est peut-être cette grisaille dans leurs cheveux qui les rend trop cons. incapables de se tomber dans les bras et de souffler les silences pesants. ses ongles griffent le bois comme l'animal qu'il ne veut pas être. et puis le cliquetis résonne, et puis la porte s'ouvre. et tom-l'homme s'approche. et sid sait bien. il sait bien que maintenant les instants ne sont qu'aux émotions. alors le vieux loup éteint ses pensées et calme cette amertume qui brûle ses tripes. ses bras enlacent le corps du frère vivant. serrent, serrent, serrent fort celui qui hier était un tout pour lui. pillier d'amour.
les larmes de toma tombent sur les épaules de sid. et les larmes de sid perlent sur ses yeux. il regarde pas toma, il regarde pas l'émotion. pris à vif dans ses pensées béantes le loup ne veut pas craquer. peut-être pas maintenant. peut-être plus tard, quand il lui aura dit pour bella. peut-être qu'à ce moment là son coeur d'homme pourra prendre le dessus sur son âme de bête. peut-être qu'il pourra avouer, comprendre, assimiler.

il s'assoit, penché en avant, les coudes posés sur ses genoux. son corps svelte aux épaules trop larges est courbé, trop courbé. c'est peut-être le poids des confessions? sid s'en veut. de retrouver toma pour ça. sid s'en veut de ne pas être venu plus tôt. mais comment toquer à la porte d'un frère perdu au cours des années? parfois, on oublie. sid aurait espéré que toma l'oublie. c'est plus simple. tout est plus simple quand on efface l'existence de sentiments passés.
il claque son verre contre celui qui ne l'a pas oublié. et c'est un tout plein de soupirs et de secondes qui lui font avaler le rhum sans sciller. peut-être en faudrait-il encore, un ou deux, pour savoir comment parler. - j'ai un sale truc à te dire tom il tapote la table avec le verre, puis se redresse. son dos se délie et il paraît immense, le loup, alors que son coeur lui se sent tout petit. - bella est morte, je viens de l'apprendre et c'est là que sa voix s'éteint un peu sous des jougs de tristesse. le frère qu'il est a abandonné sa soeur. des années. puis des mois. il regarde tom - j'ai compris que vous étiez restés proches,
et je me sens très seul.
on disparaît parfois. on s'oublie souvent. mais quand la tristesse arrive, les frères se retrouvent. pour partager des larmes, des souvenirs, ou du rhum.
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MessageSujet: Re: [cloudburst] Sam 10 Juin - 0:35

il a cet air un peu trop dramatique qui lui scie le front et lui creuse les joues. il a comme des mots qu'il ne laisse pas partir, des mots qu'ils tournent sept fois dans sa bouche, les dents serrées. je le vois faire, j'ai peut être une trop grande empathie, si seulement ce truc peut vraiment se mesurer. si seulement ce truc peut a un ordre de grandeur, une unité. c'est juste quelque chose au fond du cœur, au fond de la tête, qui fait qu'un type comme moi, qui se comprend pas lui-même, arrive à comprendre -non, entendre, tous ceux qui l'entourent. ces dizaines, centaines, milliers de personnes qu'il a vu. que j'ai vu. j'me sens parfois comme un miroir. j'avale tous les reflets. je saisis les émotions, je vois les vrais visages et ceux qu'on enfile, ceux qu'on maquille, ceux qu'on enlève. parfois je reflète le mur au fond de la pièce, je prends la couleur de ce vieux papier-peint, parfois je vole tes traits ou celui de ton voisin. à force j'ai fini par saisir les moindres recoins d'un visage. et le sien annonçait déjà la couleur.

gris. un peu comme le canapé. je ne sais plus ce que ça veut dire. je ne sais plus quand était la dernière fois où tout n'était que gris. j'en ai vu des teintes dans mes cheveux, mais celle-ci, c'est un peu comme une vieille amie. c'est la journée des retrouvailles, apparemment. je la recroise dans la vitre de la fenêtre fermée. je laisse échapper le début d'un rire, la toute première note, vraiment. puis tout devient silence et souvenirs. et la peine grandit, mange tous les mots, tous les sanglots. je reste là, immobile. et je prends la couleur du ciel. c'est la journée des pertes, aussi. je remplis mon verre, encore, en hochant la tête comme pour confirmer toutes les pensées qui s'y bousculent. elle est morte. [tu ne la reverras plus. tu ne sentiras plus jamais son parfum contre le tien. sa peau contre la tienne. sa bouche dans ton cou, tes mains dans ses cheveux, tes yeux soudain dans les siens et la promesse de l'océan, la promesse de l'infini, là, qui y repose. au fond de ses iris noirs. tu ne verras plus ses sourires plein de malices. tu ne riras plus à la voir en rogne pour un rien. elle était jeune, mais tu l'as aimé. et elle aussi, tu crois. elle aussi, elle tenait un peu à toi. elle était jeune, mais elle a été là, quand sid était loin. elle était jeune et vous deux, ça n'a pas duré, mais tu t'es accroché à toutes les secondes passées avec elle et tu as longtemps regretté que ça se soit fini si prématurément. vos routes devaient bien se séparer à un moment. mais tu pensais qu'un jour fou, elles se recroiseraient.] bella. j'engloutis le liquide ambré et ne laisse pas le fond de mon verre aussi mouillé que mes yeux. je ne lui pose alors qu'une question, alors que j'attends beaucoup de réponses. ça faisait longtemps, que j'avais pas eu de nouvelles. je me disais que c'était son genre, qu'elle était sauvage, imprévisible. ou qu'elle prenait exemple sur toi. je me suis inquiété au début, puis j'ai peut-être oublié, parce qu'il y a eu isak et je m'en veux. c'est arrivé comment ? je me ressers encore, machinalement. et j'évite son regard qui me rappelle déjà trop le sien.


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MessageSujet: Re: [cloudburst] Mer 5 Juil - 0:42

tu m'as manqué, il aimerait lui dire. elle me manque déjà, il aimerait lui dire. gamine farouche, gamine violente. la volonté au bord des lèvres. elle avait ce truc en plus, bella. ce truc qu'on accorde aux gens qui sont vraiment quelqu'un. une espèce de flamme dans les yeux, des épaules souvent levées. elle était greyback quand lui n'y avait songé. par instinct, par envie. par détermination. elle avait cette fierté accordée par le père, le naturel acquis. elle était belle, dans ses souvenirs. en dix ans sid l'avait vue devenir femme. à chaque année il se l'imaginait, quittant son corps d'enfant pour la gêne adolescente. brûlant la fleur pour s'affirmer louve.
la louve est venue le sauver. dans son orgueuil et son silence. belle comme une aurore devant laquelle on s'émeut. je te dois ça, lui avait dit sid, la bouche en coeur et les mots du frère. je te revaudrai ça comme on lance aux mioches. à ceux à qui on promet beaucoup. à ceux pour qui la question ne se pose pas. à ceux qui sont là.

elle n'est plus là. et les cheveux de toma sont gris. gris comme ses yeux. sid boit, aussi. il retrouve son frère pour lui annoncer la mort. comme si au détour de la vie on leur imposait le silence. alors silence, il se tait. silence, il pense à bella. parce que c'est ce qu'on fait, quand on perd quelqu'un. on pense, beaucoup. on se souvient, beaucoup. on pleure, souvent. on peste contre le temps qui s'est teinté d'injustice. à voir un vieillard partir, le coeur souffre. mais à voir sa soeur, sa seule soeur (soeur pour qui il aurait donné son âme de greyback) laisser un soupir dans ce monde, le coeur s'éteint. il y a quelque chose qui ne reviendra plus. ce quelque chose, c'est elle. et elle était exceptionnelle.
la bataille au campement, j'en sais pas plus il boit un peu, encore, très vite, boucles noires qui tombent sur ses yeux, barbe trop longue, yeux qui fixent un sol qu'il ne voit même pas, tu sais, j'ai jamais pensé qu'on se retrouverait tous. c'était... (pause) prétentieux. mais je pensais pas perdre ma soeur aussi vite je pensais pas retomber aussi vite dans le piège. avec le temps, on n'oublie pas, mais on accepte. mais à re-mordre la vie, on devient égoïste. et égoïstement sid avait pensé que bella serait là. comme hier.
plus aujourd'hui,
plus demain.
je suis désolé, de venir comme ça pour te dire ça.
je suis désolé d'être parti. je suis désolé pour ces dix ans.
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