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OH CHILDREN (/HARMONY)

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SPELLS : 1417
IDENTITY : ASTRA (SANDY)
FACE & CREDITS : DANY LE SANG ; LAURA CHAT (AVATAR) ; MYSELF (SIGNA)
MULTINICKS : ALECTO CARROW.

AGE : DIX-SEPT POUR SUREMENT PAS TRÈS LONGTEMPS.
BLOOD STATUS : SANG SOUILLÉ MAIS GRAND BIEN LUI FASSE.
CIVIL STATUS : SEUL AVEC SES PENSÉES NOIRES.
JOB : ETUDIANT A LA RUE, CHERCHEUR D'HORCRUXES.
HOGWARTS HOUSE : GRYFFONDOR.
MAGIC WAND : PLUME DE PHENIX, LE MEME QUE VOLDY COMME ON DIT.
PATRONUS CHARM : UN CERF, À L'IMAGE DE CELUI DE SON PÈRE.
SPECIAL CAPACITY : FOURCHELANG, SURVIVANT AUSSI.
MARAUDER'S MAP : DANS LA NATURE.
POINTS RP : 5704

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : uniquement les dialogues si désiré.
COLOR OF MY LIFE : indianred
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: OH CHILDREN (/HARMONY) Mer 26 Avr - 11:07


You're the one who is weak. You will never know love or
friendship. And I feel sorry for you.


Tu ne comprends pas. Tu ne comprends plus. Les choses se sont déroulé sans que tu t’en aperçoives, sans même que tu ne t’imagines. Tu t’es cent fois repasser les images dans ta tête, sans pourtant réussir à en saisir le sens. Ses yeux chocolat ont pénétré tes iris inquiets alors que les larmes allaient déborder des siens. – Ils l’ont libéré, harry. Il est sain et sauf. Ton cœur a raté un battement et tes mains se sont arrêtés de trembler un instant. Tu commençais à devenir fou et à te détester de le laisser entre leurs mains souillées. Pourtant, ton souffle est resté en suspens quand t’as vu qu’elle fuyait ton regard. T’as de nouveau eu peur, t’as de nouveau pensé au pire, à la mort. Une déchirure. – Il a tout dit. Il leur à tout raconter. T’essaie juste de ne pas comprendre tout de suite, mais pourtant, tu sais. Ce secret, secret inavouable et capital pour la survie de tout un peuple. Secret que tu as toujours partagé aveux eux. Le golden trio. Tes meilleurs amis, ta famille. Les autres parties de toi. – Il n’a pas osé t’affronter. Il s’est senti si honteux qu’il.... Il est parti. Tes points se ferment. Ton frère a tout dit. Ton frère s’est laissé aller à la faiblesse. Ton frère a ruiné toutes les dernières choses que vous avez accomplies. Ton frère a tout gâché. Et comme le lâche qu’il est, il est parti. Bordel. T’as l’impression d’avoir été trahi au plus profond de toi. T’as l’impression qu’il t’a planté, réellement, ce couteau dans le dos qui fait saigner ta peau. Finalement, tu n’arrives pas à y croire. Ton visage se tourne de gauche à droite. Non, ce n'est pas possible. Pas lui. Pas l’une des personnes en qui il avait le plus confiance. Pas ça. Pas maintenant. Tu fais les cent pas entre la clairière et le lac près du campement. T’as les nerfs au bord des lèvres et juste envie d’imploser. Tu n’as plus de longueur d’avance sur lui, c’est lui qui en a une sur toi, désormais. Et ça, t’arrive pas à l’avaler. – Hermione, tu te souviens quand tu m’as dit que tu serais avec moi quoi que je fasse ? Tes mots sortent difficilement de ton grossier. Ils sont froids et rêches, témoins d’une animosité qui grandit au fur et à mesure que tu regardes la réalité en face. – Eh bien je pars. Je quitte le campement. Il est temps pour moi de me mettre réellement à la recherche des horcruxes. T’as plus le choix, maintenant, t’as plus le temps de festoyer, de fêter les fois où l’ordre du phénix à triompher. Terminé les sourires amicaux, les présences rassurantes. Terminé tout ça. La guerre a déjà bien commencé et tu es en retard. – Je ne te demande pas de me suivre, je n’ai pas envie que tu risques ta vie pour moi... T’as même pas le temps de finir ta phrase. – Je viens avec toi.

***

Tu chasses ce souvenir de ton esprit. Tu chasses le manque que tu ressens à chaque instant où tu espères voir apparaître ses cheveux roux aux coins de la tante. Tu chasses le souvenir de son rire qui tinte à tes oreilles. Même les échos du tien, te manques horriblement. Tu te sens coupable, parce que tu n'entends plus celui d'Hermione, depuis quelques temps. T’arrête de faire les cent pas et tu décides de rejoindre la tante. Il pleut et les gouttes dégoulinent entre tes cheveux mal coiffés pour venir se nicher contre ton cou et courir sur ta peau, le long de ta colonne vertébrale. Ça t’arrache un frisson. Tu pousses la toile qui te barre le passage pour te rendre à l’intérieur. Tes yeux se posent immédiatement sur la jeune femme qui te lances un regard. Ce genre de regard. À moitié au bord du gouffre. T’en peux plus de la voir comme ça. Par ta faute. Elle a tout quitté pour toi, elle a tout sacrifié pour toi. Et ça la rend sans doute malheureuse. Elle aussi, elle doit ressentir ce manque atroce. Elle aussi, elle doit vouloir apercevoir ses boucles rousses. Elle aussi, elle doit avoir le cœur brisé. Tu ne peux même pas t’asseoir, non. Cette situation commence à vous atteindre tous deux et t’aimerai juste revoir son magnifique sourire sur son visage, ne serait-ce qu’un instant.
Alors, sans réellement réfléchir, tu t’approches d’elle. La musique douce qui provient de la petite radio vous berce tous deux. Elle lève son regard vers toi et tu ne peux t’empêcher de lui adresser un sourire. Tes pupilles sont attirés vers le médaillon aux couleurs qui ne lui ressemblent pas. Il te murmure des choses à l’oreille et tu décides simplement de lui retirer. Il rejoint la banquette sur laquelle tu as l’habitude de te reposer. Tu vois cette petite trace rouge en dessous de son cou. Il a dû lui brûler la peau, comme il a déjà brûlé la tienne. Et tu lui tends la main. Tu vois son regard incompréhensif mais elle l’attrape tout de même. Une fois debout, tu ne penses plus à rien, tu laisses tes yeux plongés dans les siens et tu te laisses porter par la musique, l’entraînant dans tes pas. Tu n'as jamais été un bon danseur. Tu n'as jamais aimé danser, de toute manière. Mais aujourd’hui, tout est différent. Aujourd’hui, t’es juste redevenu le gamin d’antan. T’as juste envie d’apercevoir cette touche de lumière, un petit moment.

Un instant, vous êtes juste deux gamins dansant au milieu des flammes.
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SPELLS : 549
IDENTITY : solaris. (cam).
FACE & CREDITS : dear watson. (timeless)
MULTINICKS : le fanatique à l'air froid. (feliks)

AGE : dix-sept printemps qui l'ont fait éclore comme une rose aux yeux de ceux qui fuyaient cette boule d'énergie agaçante.
BLOOD STATUS : mudblood ; son sang impur prendrait-il une autre couleur en se mêlant à ceux d'autres innocents qui pavent les rues du pays ?
CIVIL STATUS : elle se croyait indomptable cette lionne, elle se trompait.
JOB : survivante.
HOGWARTS HOUSE : lions écarlates.
MAGIC WAND : bois de vigne, ventricule de dragon, vingt-sept centimètres.
PATRONUS CHARM : une loutre, maligne, curieuse, quasi taquine.
MARAUDER'S MAP : en fuite.
POINTS RP : 1052

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, mais uniquement les dialogues si tu veux.
COLOR OF MY LIFE : #cc6666
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MessageSujet: Re: OH CHILDREN (/HARMONY) Lun 1 Mai - 17:30



YOU'RE THE ONE WHO IS WEAK.
YOU WILL NEVER KNOW LOVE OR FRIENDSHIP.
AND I FEEL SORRY FOR YOU.

Le froid l’assassine jusqu’à la moelle. Il la poignarde de part en part alors qu’elle glisse ses yeux le long des lignes brouillées par l’humidité de ton manuel. Il n’a pas vraiment survécu à la petite sieste de sa propriétaire à l’extérieur le matin même, où épuisée, elle s’était littéralement jetée dans les bras de Morphée contre une roche penchée. Les journées lui paraissait interminable et l’espoir vain. Elle se sentait vide de toute joie de vivre du lever jusqu’au coucher de l’astre lumière auquel elle ne trouvait la force que de jeter des regards accusateurs. Tout avait le don de la froisser. Elle se surprenait à se venger sur les pages déjà abimés de ses ouvrages qu’elle adorait tant. Elle le regretterait plus tard, le soir peut-être, le lendemain, en découvrant son ouvrage et ses doigts rongés par l’angoisse et l’amertume. Pour le moment, elle angoissait seulement de ce trou béant inexplicable qui ne cessait de se creuser au creux de sa poitrine. Elle jurerait être un de ses personnages cartoonesque auquel on arrache le coeur pour l’offrir à son bien aimé. Où était-il celui là d’ailleurs ? L’amertume de Baudelaire avait un nom aux yeux de la jeune sorcière. Rien à voir avec le spleen cette fois-ci, non, il avait la saveur des prairies d’Angleterre et la couleur d’un roux flamboyant. Il était encore plus cruel que le froid qui au moins, avait le tact d’épargner son coeur. Alors elle ne savait plus quoi penser que du souvenir des regards tendres de celui qui les avait trahi, qui était parti. Il était pourtant bien présent, constamment. Elle jurait le voir passer à la manière d’un spectre amer, le long de leur tente. Elle jurait l’entendre rire lorsque dans son désespoir, elle prétendait le faire pour masquer des sanglots.



Alors elle portait ses mains à son cou, suivait du bout de ses ongles soigneusement rongés la chaine du fragment monstrueux, brûlant ses doigts à son contact, quelque chose se brisant en elle à chaque fois quelle osait le frôler. Même dans ses tentatives désespérée de repousser la douleur, le froid, la détresse qui déchirait son âme, elle se sentait toujours plus happée par le bijou pesant sur son cou, arrondissant son dos et penchant sa tête. Inlassablement en surveillant du coin de l’oeil les sorties d’Harry, les quelques heures de sommeil qu’il s’accordait, le tremblement significatif de ses muscles qu’il cherchait toujours à lui cacher au réveil, elle soufflait. Il était là, c’était sans doute tout l’espoir du monde qu’il restait dans ces deux grands yeux bleu ciel. C’était le projet d’une ère nouvelle qu’il portait aussi lourdement sur son dos. Alors elle ne disait rien et prolongeait ses heures de garde, ni vue, ni connue, prétendant parfois même que cela lui permettait de penser à autre chose. Mais le brun n’était pas dupe, elle le savait et parfois malgré toute la volonté du monde, le collier pesait si lourd qu’elle n’avait plus la force que de lui refuser quoique ce soit. Elle s’écroulait sur son lit et elle chassait l’odeur de menthe de ses narines, en sombrant de nouveau dans le sommeil.

C’était une tente de petite fortune qui tremblait au gré du vent. Il fallait redoubler de sortilège pour la maintenir lorsque la brise britannique osait s’y abattre. Hermione dans son agacement avait tendance à se changer en pitbull lorsque pour la énième fois, le pilier manquait de sombrer. Elle ravalait pourtant cette haine trop facile qui débordait de ses poumons, car elle savait qu’elle ne lui était pas naturelle. C’était cette chose qui la changeait. C’était cette chose qui les tuait. Ils devaient absolument trouver un moyen de la détruire. Et elle redoublait d’effort pour cela. Elle savait qu’ils retourneraient bien un jour au campement, ils n’avaient pas fini leurs affaires là-bas et elle n’avait que trop d’affaires à y régler. Mais elle savait aussi qu’Harry ne le ferait pas tant qu’il n’aurait pas trouvé le clé de cette énigme.



Mais à cette pensée le voilà qui entre, sous la pluie qui s’abat jusqu’au dernier moment sur sa crinière brune et sous les grésillements de la radio. Elle relève des yeux lourds de son carnet qu’elle fixe depuis des heures, elle souffle alors qu’il la fixe avec un regard nouveau. Elle n’a que trop vu ses grands yeux clairs aux reflets pleins d’ardeur et de tendresse. C’est enfin un sourire qu’il dévoile, et malgré la lourdeur de ses traits, elle lui répond avec la force d’un dernier espoir, vif, comme une étoile qui persiste dans les ténèbres. C’est lorsque le collier lui échappe qu’enfin elle souffle, respire pour la première fois depuis trop longtemps et trouve la force de se redresser. Le mal la quitte, l’espace d’une seconde. S’en est assez pour qu’elle puisse se réfugier contre lui, suivant le mouvement qu’il lui donne avec une surprise qui ne résiste pas. 



Et ils se bercent, l’un et l’autre, sur le rythme d’une voix rauque terriblement réconfortante.

Ce sont leurs bras qui le sont en vérité : le refuge le plus tendre du monde entier.




Ils valsent comme des idiots au sein d’une tente vide, alors elle calque ses gestes sur les siens, levant un bras pour tourner en laissant échapper un léger rire. La radio grésillante prend des airs de véritable orchestre, au moins pour les oreilles de deux survivants. Et elle sourit de bon coeur en s’accrochant aux paumes de son meilleur ami, tournant de nouveau avant de ralentir pour nicher sa joue contre son épaule, lentement. Voilà l’espoir qui revient dans une valse devenue slow, elle se laisse lentement à fermer un oeil. « C’est exactement ce dont j’avais besoin. » Il le sait, et elle aussi.


Dernière édition par Hermione Granger le Dim 4 Juin - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: OH CHILDREN (/HARMONY) Mar 2 Mai - 23:26


You're the one who is weak. You will never know love or
friendship. And I feel sorry for you.

Elles sont douces,
les paroles d’autrefois.
Elles sont belles,
les paroles de la veille.


Mais il y a les limbes.

Tu croules sous le poids de tes regrets qui t’écrasent de toute part. Il y a des moments où tu te sens trop faible, impuissant, tellement que tu te laisses vivre, ou plutôt te débattre avec le quotidien. Pourtant, tu ne montres rien, tu serres les dents. Mais tu sais qu’elle voit que l’éclat dans tes yeux clairs s’est éteint. Toi même, tu le vois. Tu vois ton reflet dans ses prunelles autant tâchées par la guerre que tu imagines les tiennes.
Les arbres se tordent sous les assauts du vent et tu n’as plus qu’à les regarder se soumettre à lui, malgré leurs allures robustes. Le silence est si lourd qu’il pèse trop dans ton coeur. Et les souvenirs reviennent inlassablement dans ton esprit sans te laisser de répit. Tu n’as plus la force de résister aux larmes qui ont désespérément envie de rouler de tes yeux. Alors, tu les laisse faire. Immobile, tu fixes l’horizon ténébreux en essayant d’éviter l’image de son sourire qui envahit ton champ de vision.

Il fait froid. Il fait froid sur ta peau mais surtout dans ton coeur.

Le monde s’est éteint, ne l’as-tu pas vu ?
Non, tu as fermé les yeux. Un peu trop vite, un peu trop longtemps.
Dans ta bulle, tu t’es enfermé. Mais où est-ce que tu comptais réellement aller ?
Nulle part, tu murmures. Oui, tu n’as nulle part.
Les arbres, les branches, la forêt, rien de tout ça n’est ta maison.
Tu n’as pas de maison.
Tu n’as rien en réalité.
Tu n’as plus que ses bras dans lesquels te réconforter.


Sa main est fraîche mais elle te réchauffe le coeur. Son corps est frêle et pourtant, tu sens toute la force de sa détermination alors qu’elle se penche contre toi. Il y a plus que vous. Comme deux grains de sable au bord de la mer, tanguant à travers les vagues sans pouvoir se détacher l’un de l’autre. Un point d’ancrage, un soutien, une béquille. - C’est exactement ce dont j’avais besoin.
Tu souris fièrement pour la première fois depuis bien longtemps, depuis trop longtemps.

Son regard est hypnotisant et tu n’arrives plus à te détacher de ses prunelles que tu trouves plus belles que jamais. Elles ne sont pas forcément aussi singulières que certaines, mais ce que tu y vois est plus puissant que n’importe quoi. Tu t’es habitué, à contre coeur, à regarder son regard se glacer et tu l’as laissé devenir pâle, incapable de contrôler ta culpabilité qui te trouait la aorte et coupait si souvent ta respiration.
Ils avaient pris l’habitude de s’accrocher l’un à l’autre comme deux noyés à une bouée. C’était si simple qu’on pouvait déjà se l’imaginer : si l’un sautait, l’autre ne tardait pas à plonger. Comme deux pages d’un même livre, comme deux fragments d’une même âme, comme deux enfants égarés. Mais il restait cette peur, cette peur de l’aimer si fort que ça finirait par la détruire. Parce que c’était connu de tous, tu n’étais capable que d’une irrémédiable damnation. Tout ce que tu touchais, tu arrivais à le briser. Et elle, elle passait derrière toi pour essuyer le sang que tu avais sur les mains.

Le sang inutilement versé de tes parents, de ton si cher parrain, de ceux qui avaient tout donné pour toi, jusqu’à leur vie. Leurs morts pèsent aussi douloureusement sur tes épaules, font courber ton dos et briser ta nuque.

Sa joue se niche contre ton épaule et tu continues tes pas sur le rythme d’une musique bien plus lente, douce mélodie chantée par une voix masculine aux airs cristallins. Tu ne peux t’empêcher de passer tes doigts rêches entre ses cheveux emmêlés. - Je ne t’ai jamais assez remercié pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu lâches ça dans un murmure alors que toi aussi tu as choisi de fermer les yeux. - Alors merci, Hermione. Je n’aurai jamais imaginé trouver, dans ma vie, aussi belle personne que toi. Au fond, aujourd’hui, Hermione et Harry, ça sonne comme une évidence. Qui aurait pu penser que le garçon enfermé dans le placard sous l’escalier deviendrait si fortement accroché à la sang de bourde aux airs trop surélevés ? - Une amie aussi précieuse. Une sœur. - Et… je suis tellement désolé. Pour Ron. Pour tout ce que j’ai changé dans ta vie. Tu penses à ses parents, à ses sanglots que tu entends quand vous êtes seuls dans le noir, à ses mains qui tremblent quand elle relie, encore et encore, les ouvrages aux pages abîmées par le temps.
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MessageSujet: Re: OH CHILDREN (/HARMONY) Lun 12 Juin - 23:18



YOU'RE THE ONE WHO IS WEAK.
YOU WILL NEVER KNOW LOVE OR FRIENDSHIP.
AND I FEEL SORRY FOR YOU.

Souvent les pensées noires l’emportaient dans une soudaine mélancolie. Face à un coucher de soleil trop superbe, une nuit sans lumière, un froid malin, elle faiblissait et ironisait soudainement sur sa soi-disant invincibilité. Hermione la survivante, la surdouée, la bienveillante. Peut-être qu’un jour son histoire serait couchée sur un de ces livres qu’elle dévore depuis tant d’années. Peut-être qu’une de ses historiennes préférées retracerait les méandres de sa vie pendant la guerre, chercherait à la comprendre. Elle creuserait son âme à l’aide de maigres indices, révélant au monde des choses qu’elle ignore elle même. Elle saurait lire là où Hermione elle même se trouvait perdue. Elle en doutait beaucoup, mais peut-être qu’elle aurait l’occasion de lire ces étranges lignes, de se redécouvrir elle-même. Bien sûr elle contesterait, grognant un peu en s’aidant de ses doigts vieillis pour passer d’une page à un autre. Mais il y aurait du vrai aussi, des choses qu’elle ne sait pas encore et qu’elle saurait beaucoup trop. Comme ce serait étrange. On ferait d’elle une légende alors qu’elle tremblait sous le simple vent, alors qu’elle craignait le moindre orage. Elle se demandait parfois s’il arrivait à Ulysse de chanceler sous le poids de son voyage. Au fond, elle était bien la seule à ne voir aucune héroïne dans le miroir. Pas d’épaule bombées ni de yeux enflammés dans l’ombre de son reflet, seulement une triste jeune fille à la cape en lambeaux. Quelle figure tragique pourtant, à en faire pâlir Racine.



Mais tous ces maux pesant sur ses épaules s’éloignaient à mesure de leur petite danse. Elle se rappelait soudainement qu’elle n’était pas seule. La présence de cette simple épaule chaudement rassurante sur laquelle elle glissait sa joue pouvait tout changer. Parce que cette solitude lui pesait, l’étouffait et la tue à petits feux. Les ténèbres s’emparaient d’elle à mesure qu’elle s’approchait d’un gouffre, prête à sombre. Elle se répétait sans cesse qu’elle n’était pas digne d’être une héroïne, qu’au fond elle ne l’avait jamais été. Elle se nourrissait de ces grandes audacieuses résistant aux ouragans, mais elle se pliait, seule dans le noir, face à une simple rafale de vent. Elle se surprenait parfois à sangloter, silencieusement, mains sur la bouche pour retenir ses larmes. Et là, il n’y avait plus que lui pour l’apaiser. Ce simple souffle dans le silence, celui du brun endormi, avait l’effet de la lueur d’un phare dans la noirceur de la nuit. Elle se sentait respirer de nouveau, en calquant sa respiration sur la sienne. Et elle vivait ou plutôt survivait encore.



Alors Harry parle. Il profite de ce silence pour glisser quelques mots, entre deux inspirations de Cave. Ces mots ont la saveur d’un gâteau sucré. Elle en rêve depuis qu’elle a quitté Londres, il y a déjà bien trop longtemps. Ils sont fondants et caressent ses oreilles comme ils caressaient un palais. Il y a toujours quelque chose de tendrement authentique chez son ami. C’est une bouée à laquelle elle s’accroche fermement, le véritable amour, celui dont elle n’a jamais pu douter. C’est Harry et Hermione, les deux roseaux luttant contre le vent. Ceux qui restent, ce qu’il lui reste. « Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas, Harry. » Murmure-t-elle en penchant sa tête vers la paume de sa main, pour qu’elle rencontre sa joue, qu’elle profite de sa douce chaleur. « Tu sais parfois j'ai si peur. C'est  simple, si primaire comme sensation. J'ai peur. Mais je ne regrette rien, je suis là, parce que je crois en toi. » Elle sourit doucement, de ses lèvres tristement harassée. Elle a l'air si fragile, l'espace d'un instant. « Je tiens tellement à toi, Harry Potter. » Son phare à l’horizon, son meilleur ami, son frère. Pourtant elle inspire lorsqu’il mentionne Ron, parce que c’est comme une part d’elle même qui lui manque, comme une plaie encore purulente dont la douleur ne cesse jamais. C’est une absence qui lui pèse plus encore que le poids du monde, parce qu’elle avait toujours pensé pouvoir la partager avec ce rouquin, cette étincelle qu’elle pensait fidèle, ce troisième tiers terriblement manquant. Elle reste digne la fausse héroïne, alors que ces yeux ont quelque chose d’étrangement humide à la lueur de leur triste lampe. « Il ne me reste plus que toi maintenant. » Elle chuchote en soutenant les deux éclairs bleutés du brun. « Toi, moi et le monde entier. » Et elle frissonne à cette pensée et le serre dans ses bras avec force. Il y a tout un monde autour d’eux, des bons, des mauvais, mille personne qui les soutiennent et mille autres prêt à les détruire.



Mais à cet instant, il n’y a qu’eux deux.

Qui survivent.

Et dont la musique qui s’étouffe caresse un peu le coeur malmené.
Et au diable le froid.
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MessageSujet: Re: OH CHILDREN (/HARMONY) Hier à 0:16


You're the one who is weak. You will never know love or
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Ce sont deux enfants aux coeurs trop lourds pour se laisser aller totalement au gré des nuances de cette mélodie entraînante. Ils dansent, oui, ils dansent. Comme s’ils avaient deux menottes qui les reliaient, mais surtout deux poids accrochés aux chevilles, les empêchant d’avancer à leur guise. C’est le lot des héros, au final. On pense que tout est beau, quand le combat ne fait pas rage, mais il n’y a pas de répit pour les gamins de la nuit. Il profite encore de son odeur singulière qui s’infiltre à travers ses narines, des pulsations de son pouls qui sent à travers la paume de sa main. - Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas, Harry.  A-t-elle un jour hésité à faire quelque chose ? Jamais. Elle a toujours été l’érudite de leur trio, celle qui avait les réponses avant même qu’ils trouvent les questions. Au fond, c’était elle, la leader. Le cerveau le plus brillant de tous. - Je sais, Hermione. Et je te dois une reconnaissance éternelle pour ça. Pour ses petits mots « harry, tu as fait tomber ta chaussette » « harry, tu devrais prendre ta veste » « harry, il faut que je te coupe les cheveux » « harry, jusqu’où on ira tous les deux ? » jusqu’au bout du monde, s’il le faut. Jusqu’à trouver un monde meilleur, se fabriquer un monde meilleur. - Tu sais parfois j'ai si peur. C'est  simple, si primaire comme sensation. J'ai peur. Mais je ne regrette rien, je suis là, parce que je crois en toi.  Il resserre son étreinte autour d’elle, laisse la musique continuer alors que ses bras s’entourent autour de son corps de plus en plus frêle. - Moi aussi, j’ai peur, Hermione. Mais je me dis que c’est un sentiment normal, sinon ça voudrait dire que l’on se voile la face, que l’on ne regarde pas la réalité en face. Il dépose un baiser sur sa joue. - Tu crois sans doute plus en moi que moi-même. Il retient un petit rire. Ça a toujours été le cas. Depuis leur première partie d’échecs versions sorciers, sous la trappe gardée par touffu. - Je tiens tellement à toi, Harry Potter. Ce sont des mots réconfortants. Ça lui rappelle qu’il ne fait pas ça pour rien, qu’il a encore des gens à sauver. - Et moi dont. Plus que tout, même. - Il ne me reste plus que toi maintenant.  Deux amis, deux alliés, légués contre l’univers. - Toi, moi et le monde entier.  Il caresse ses cheveux du bout des doigts alors qu’elle le serre contre sa poitrine. - Tu es plus qu’une alliée, plus qu’une amie, Hermione. Tu es ma famille. Celle que je n’ai jamais eue et que j’ai tant rêvé d’avoir. Comme une Potter de plus. - Ça a toujours été comme ça, non ? Toi et moi contre le monde entier. Et la musique s'arrête, emportant ce moment, laissant place à une interminable liste de disparus.

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