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(DAMIONE) du pain et des jeux.

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SPELLS : 570
IDENTITY : solaris. (cam).
FACE & CREDITS : dear watson. (timeless)
MULTINICKS : le fanatique à l'air froid. (feliks)

AGE : dix-sept, l'âge de rimbaud.
BLOOD STATUS : mudblood.
CIVIL STATUS : elle se croyait indomptable cette lionne, elle se trompait.
JOB : survivante.
HOGWARTS HOUSE : lions écarlates.
MAGIC WAND : bois de vigne, ventricule de dragon, vingt-sept centimètres.
PATRONUS CHARM : une loutre, maligne, curieuse, quasi taquine.
MARAUDER'S MAP : en fuite.
POINTS RP : 1209

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, mais uniquement les dialogues si tu veux.
COLOR OF MY LIFE : #cc6666
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: (DAMIONE) du pain et des jeux. Mer 26 Avr - 23:30



(daphnexhermione)
PANEM ET CIRCENSES.

C’est une douleur lancinante en bas de ses reins qui lui fait ouvrir les yeux. Cette poupée aux joues trop roses semble si douce lorsqu’elle pose. Le nez contre le sol, les lèvres légèrement entrouvertes et le corps tordu dans une drôle de figure acrobatique, elle frissonne. Et ce geste pourtant si anodin révèle en elle les douleurs les plus terribles. C’est son dos qui grince, ce sont ses os qui se tordent, c’est sa bouche qui grimace sous le goût amer du sol, de la pierre qui agrippe son visage par sa froideur agressive. Elle tremble encore. Son visage d’ange éclaté contre le sol, la densité de ses cheveux éparpillés autour de son crâne qui tâche de se soulever un peu. Mais ce n’est qu’un gémissement qui lui échappe, encore. Ce sont des bouffées de vie, des sursauts de volonté qui la secouent, la font sauter un peu, mais gémir d’avantage. Son corps est plus lourd qu’il ne l’a jamais été. Elle se traine la poupée, enfonçant ses doigts aux ongles rongés depuis des années dans la pierre fade et dure, poussant sur ses bras pour quitter le sol. Elle n’entend rien, ne voit plus rien, elle perçoit pourtant tout. Jusqu’à l’étalement brutal de cette goûte d’eau, s’échappant d’un tuyau mal assuré, s’écrasant à terre successivement, au coin de la pièce. Jusqu’au murmure du tic tac d’une pendule, qu’elle ne saurait pourtant situer, peut-être un étage plus haut. Pourtant ses yeux sont embrumés par la sueur. Elle ignore depuis quand elle croupit ici, face contre sol. Son corps glacé lui donne quelques indices en grinçant encore. Un sens pourtant se réveille encore, venant taquiner sa narine. Elle renifle, dans un nouvel effort, semblant respirer de nouveau après une apnée de quelques minutes déjà. C’est une odeur cuivrée qui l’atteint, lui monte à la tête. Elle se crispe en la reconnaissant, sa vieille amie, qu’elle ne connaît que trop. C’est celle qui tapissait les murs de Poudlard pendant sa deuxième année. C’est celle qui se dégageait des canines assurées d’un Lupin monstrueux. C’est celle dont Harry était couvert, à son retour de la dernière tâche de la coupe des trois sorciers. Elle la hait cette odeur, elle la méprise, la craint et la fuit. C’est celle du sang, le sien, roulant le long de sa bouche.



Alors les images lui reviennent et la douleur de ses os ne lui semblent être qu’un lointain souvenir. Ce sont les cris qui la marquent le plus, la vision de leurs visages terrifiés cherchant à fuir, des plus courageux levant leurs baguettes, de ce qui vainquent, de ceux qui perdent. Mais tout est si flou, rapide, douloureux, qu’elle n’a qu’à peine le temps d’apercevoir le visage de Viktor, de Ginny, d’Azeneth qu’il sont rapidement remplacés par celui de Pansy puis d’une face plus blonde, carnassière, fière. Une évidence, celle de Daphne Greengrass. Le voile se dissipe alors, ironiquement, sous les sifflements victorieux des vipères galeuses.



La rage lui donne la force nécéssaire pour s’agripper à une pierre un peu plus rêche, hétéroclite, sortant du mur auquel elle s’était adossée en attendant que la douleur passe. Pourtant elle n’en est que plus vive, même debout. Au contraire même, la maligne passe de la brute à la stratège, se faisant plus lancinante encore, creusant son dos. Hermione sait pourtant qu’il ne s’agit plus seulement des bleus, plus seulement du sol et de la peur, c’est le souvenir encore à vif de cette soirée, de son échec. Et la brume autour d’elle et le froid, ne sont que des petits joueurs. Et la douleur et la peur, plus qu’amateurs.



Elle est encore tout habitée par le souvenir lorsqu’elle l’aperçoit, cette silhouette longiligne dont la crinière tirerait presque au blanc, sourire aux lèvres, fidèle à elle même, descendre les escaliers pour atteindre la cellule. Elle ne saurait pourtant expliquer pourquoi, mais elle la détaille nettement, de sa bouche déjà plissée jusqu’au claquement significatif de ses pas qui s’approchent du cachot. Toute la magie de sa prison est là, dans la délicatesse des traits d’une garce aux pas insupportablement assurés. Alors lorsqu’elle rentre, la brune se redresse. Et dans le regard qu’elle jète à sa tortionnaire, il n’y a plus que la noirceur de celle qui vibre encore, toujours. « Daphne. » Souffle-t-elle, le souvenir de ses doigts la tirant par les cheveux jusqu’aux oubliettes pour l’y enfermer réveillant encore une douleur à la saveur acide. « Je suppose que tu es venue te délecter du spectacle. » Elle relève le menton. « Après tout, il en faut si peu pour te divertir. » La foule réclame son pain et ses jeux.
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