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no blue, no green - daphoria

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SPELLS : 355
FACE & CREDITS : tonya v. / bé la déesse (av.) (pfl)
MULTINICKS : nila, l'indienne.

AGE : à quoi bon compter lorsqu'on recule d'années en années, son visage lui donne seize ans, son corps lui offre généreusement quatre vingt années.
BLOOD STATUS : la pureté avant tout, le carmin ne peut être plus magique
CIVIL STATUS : pompe à sang vidée de ses sentiments, il a tout pris en l'abandonnant.
HOGWARTS HOUSE : fière serpent aux reflets d'émeraude, bracelet d'argent.
MARAUDER'S MAP : cloîtrée entre les quatre murs d'une demeure sans âme
POINTS RP : 148

MessageSujet: no blue, no green - daphoria Mar 2 Mai - 1:10


daphoria - réparer ce qui est brisé.



Elle ne pleurait pas souvent, même enfant. Elle avait bien vite arrêté de laisser des perles salées couler le long de ses joues lorsqu’elle se blessait, sa maladresse maladive lui avait laissé de nombreuses cicatrices dont elle préférait sourire. Mais là, c’était bien une Astoria en larmes, dont les pétales de force s’effilochaient doucement, tombant au pied de sa chambre sans âme. Elle était enfin prête. Enfin prête à accepter, à pardonner, à tendre une main. L’enfant gâtée allait atteindre son rêve dorée et rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Astoria se souvient de l’avoir tant admirée, enfant. Daphné et ses longs cheveux de blé qui tombaient en cascade harmonieuse sur ses frêles épaules jusqu’au creux de ses reins, son port altier à huit ans à peine, quand d’autres arrivaient à peine à s’habiller sans domestique, Daph se comportait déjà telle une reine. Astoria se rappelait encore combien elle rêvait de coiffer les cheveux si précieux de sa sœur, rien que pour savoir s’ils étaient aussi doux que ce qu’elle imaginait. Si la blonde avait l’air inaccessible et glacial, Astoria restait persuadée qu’elle n’avait jamais été aimée correctement, qu’elle n’avait jamais reçu l’attention qu’elle attendait tant. L’amour n’était pas suffisant autour d’elle, et les regards n’étaient jamais assez. Luxure et surplus, elle baignait dans cela depuis sa naissance, comment lui demander de s’en priver ? En ces jours heureux pour la gamine Greengrass, Astoria comprenait un peu plus sa sœur, et y voyait le reflet désespéré de son amour pour Draco. Daphné n’était qu’une gosse maladroitement amoureuse, dangereusement passionnée, incontrôlable depuis toujours. Malgré la mort, malgré la vengeance, malgré le sang, Astoria voyait dans le sourire de sa sœur celle qu’elle adulait plus jeune. L’espace d’un instant, la brune aurait aimé être plus proche d’elle et pouvoir s’émouvoir dans l’innocence de sa future union. Noces pourpres, c’était une évidence, mais les traditions qui berçaient la benjamine la forcèrent à mettre sa fierté de côté pour tenter l’ultime rapprochement. Ce mariage serait sans aucun doute la dernière cassure ou leur lien final l’une envers l’autre.

Le peigne était ancien, l’armoirie magique laissait un « G » magistral et esthétique se dessiner dans un fond bleu roi. Astoria ne s’était jamais servi du cadeau de sa mère. Ce peigne changeait d’initial en fonction de sa propriétaire et de sa famille. Il fut longtemps chez les Lestranges, avant d’entrer chez les Greengrass grâce à Deidre. Elle l’avait offert à la plus jeune avant son entrée à Poudlard : « Si jamais tu rejoins Serdaigle, porte cela en toute circonstance. Et souviens-toi que peu importe ce que choisi le choixpeau, tu es une Greengrass. » Les couleurs de la maison de l’aigle se reflétaient dans le miroir de sa chambre. Sa mère avait trouvé l’idée de prêter ce peigne à sa sœur pour son mariage pertinente. Et Astoria y voyait toute la symbolique de son enfance. Elle caressa les griffes d’argent et le cercle de saphir avant de le poser dans la boîte de velours. De sa démarche peu assurée, elle s’avança dans les appartements de la démone, frappant deux coups simples sur la porte entrouverte. Daphné était en train de s’affairer à coiffer ses cheveux en un chignon sophistiqué. Elle hocha la tête pour que sa sœur entre, et la brune contempla toute la beauté de sa sœur. Elle avait les traits de leur mère, délicats, fins, avantageux. Sa façon de repulper ses lèvres d’une simple morsure, de faire chavirer les cœurs d’un mouvement savamment pensé. Daphné méritait le meilleur des partis, mais surtout, le parti qu’elle désirait car, en toute objectivité, Astoria ne connaissait de plus belles femmes en devenir dans tout le pays. « Merci de me permettre d’être ta demoiselle d’honneur, Daphné. » Même si elle sait pertinemment qu’elle a été obligé par leur mère, Astoria restait touché qu’elle n’est pas réussi à l’évincer de ce rôle clé pour le jour le plus important de sa vie. « Voilà pour toi. Félicitations pour ton mariage, je suis sûre que tu seras la plus heureuse des femmes. » Rien aurait pu être plus sincère. Daphné n’avait plus d’ennemis sur son terrain, tous ses espoirs de vies s’exauçaient les uns après les autres et elle allait avoir une alliance d’amour. D’amour forcé, certes, mais d’amour. Et à nouveau, Astoria senti son ventre se torde en s’imaginant dans son monde parfait, s’effondrer de bonheur dans les bras de sa sœur. Mais ni le cadre, ni leur relation ne le permettait. Plus jamais.
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