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NIGHTMARE, (adonis)

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SPELLS : 2749
FACE & CREDITS : COLIN O'DONOGHUE - ULTRAVIOLENCES, aka LA FEMME PARFAITE
MULTINICKS : THYBALT, WEAKNESS.

AGE : TRENTE CINQ HIVERS.
BLOOD STATUS : LA PURETÉ MALADIVE D'UN LIQUIDE VERMEILLE.
CIVIL STATUS : HODGKINS, UN DÉSIR INSATIABLE.
JOB : DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE.
PATRONUS CHARM : L’ÉBAUCHE D'UN OURS VITE OUBLIÉE.
SPECIAL CAPACITY : LE NÉANT SINON UN ESPRIT NÉCROSÉ.
MARAUDER'S MAP : PARTOUT MAIS NULLE PART.
POINTS RP : 4641

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : non mais si l'envie vous prend, why not.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: NIGHTMARE, (adonis) Sam 10 Juin - 1:47

« You and I are nothing but wild beasts wearing human skins »  

Un concert de rires lancés à gorges déployées font trembler les vitres crasseuses de l’endroit. Des pintes qui s’entrechoquent comme pour seller un moment inoubliable avant que ces dernières ne se vident goulûment dans les gorges de ces messieurs. L’hiver se fait rude tandis que les vitres se teintent doucement de buées : cette chaleur crasseuse étouffe les convives du pub qui se distinguent chacun par un bas goût misérable.
Il avale une dernière gorgée du liquide brun. Sa pomme d’Adam tressaute encore tandis qu’il renverse la tête en arrière, ingurgitant la dernière goutte de ce liquide enivrant.  C’est un rire qui s’en suit, dans un autre endroit de la pièce. La couronne brisée est cet endroit idyllique pour ceux qui veulent échapper à la retenue et laisser parler leur vergogne répugnante, leur nature rustre. Rabastan, maître de ses lieux, se complaît plus que de raison. C’est cet alcool qui obstrue la moindre parcelle de son être et qui le rend plus terrible car foncièrement naturel. C’est cet enfant insupportable qui étale sa grandeur dans ce tourbillon de décadence quand il lève sa choppe pour quémander une nouvelle cascade de ce liquide du diable. L’animal lubrique revêt son apparat le plus décadent, cet être qui s’adonne à ces vices les plus délicieux. Reposant brutalement son récipient, l’homme déploît son envergure quand il accoude ses deux bras sur le rebord de son dossier. Cette banquette de bois craque sous son poids d’ours mal léché qui se permet de prendre des airs de monarque du passé.
Etrange homme qui arbore une mine déconfite par la déception et la fierté écrasée. Le sorcier pousse un profond soupir tandis que son regard humide par l’ivresse, s’échappe au lointain, comme s’il se plongeait dans sa jeunesse regrettée.  
« Des femmes se jetteraient volontiers à mes pieds si je leur promettais la moitié de ce que j’ai pu lui offrir.. » Il marque un temps d’arrêt, l’œil flamboyant de misère, avant d’hocher vaguement la tête comme s’il confirmait la véracité de ses propres paroles. La fierté brisée et les sentiments ruinés, le roi perd de sa superbe pour redevenir un homme désabusé. « ..mais cette garce a préféré filer. » Ces dernières paroles tombent comme le claquement sourd d’un livre que l’on referme brutalement. L’homme dont la voix se rouille par l’ivresse, détourne subitement le regard vers son compagnon envers qui il affiche une mine creuse. « Cette catin a disparu, sans un mot, sans une lettre. » L’animal grogne, de son état misérable ou de ses maux, nul ne peut se prononcer réellement. Le prince se morfond plutôt, dans une affligeante misère le rendant aussi parodique qu’attachant. Latent, l’alcool s’amourache de la moindre de ses cellules et embrasse son esprit névrosé. « J’ignore depuis où ma femme se trouve, ni d’ailleurs la raison de son départ. » Menteur, ignoble ivrogne qui se complaît dans une suite honteuse de comédie malsaine. Dans cet état, les souvenirs sont troubles et les pensées assassines. En mission, sa reine a filé. Pourtant, il ressent en lui cette absence comme une évasion insupportable, un abandon mérité et cruel. Mais dans cette pièce de théâtre, la sienne dont il est le dramaturge et le comédien, il est le malheureux écorché par la vie. Balivernes, le sorcier est un simple homme qui côtoie les bas fonds de la miséricorde.

Presque éteint désormais, le Lestrange laisse planer un silence entre chacune de ses palabres, revivant ces dernières scènes violentes entre sa femme et lui-même. L’homme sait pertinemment qu’il en est la cause mais il s’efforce de ne rien regretter. Elle lui échappe et ce sentiment l’horripile si bien qu’un spasme nerveux fait trembler le coin de sa lèvre supérieure le temps d’une seconde.
Mais quittant brusquement sa latence, il se relève subitement non sans perdre l’équilibre. Le bougre en avait presque oublié sa propre ivresse. Toujours chancelant, il bombe le torse face à cet acolyte qui écoute ses moindres complaintes d’homme blessé par les affres de sa vie misérable. « Je suis pourtant un parti exceptionnel, regarde moi ! » Ivrogne imbécile, roi destitué. Il est volontairement théâtral et ses gestes sont grandiloquents mais brouillons. « Reconnais bien ceci : n’importe quel homme se plaît à me prendre en exemple ». La malice habite ses paroles sans qu’il ne cherche à réprimer cette dernière sur son faciès d’où il arbore déjà un sourire carnassier. Ce rictus s’élargit d’autant plus lorsqu’il s’apprête à continuer.  « Surtout toi.. Adonis. » Il se délecte de ce prénom qui résonne comme une lullaby. La scène est si détonante qu’elle en serait de mauvais augure.

Oncle et neveu, ces êtres liés mais si lointains l’un de l’autre, se font face au milieu de ce théâtre de décadence. Ces êtres nobles épousent les vices les plus retords et se mêlent avec joie dans cette cohue sordide. Toujours est-il qu’aucun des deux n’est en posture guerrière; pire, ce n’est pas le dédain ni l’animosité qui frappe le faciès du Lestrange mais un bien meilleur sentiment : celui de la fraternité. L’ironie, c’est qu’il ne dure jamais assez longtemps.
Un instant bref sépare ces dernières paroles de son nouveau rire festif tandis qu’enfin, un pichet est déposé sur la table. Se saisissant de ce dernier dans un geste large, l’ivrogne épanche sa soif longuement. Alors que le liquide s’égoutte encore de ses babines, l’homme se laisse tomber faisant trembler son siège. Il s’ensuit une amertume qui s’imprègne rapidement de ses traits. Loin de cette euphorie lubrique et grandiloquente, il retourne à ses vieux démons et en devient mauvais. Cette bipolarité exécrable le rend déroutant tant il alterne le chaud au froid en une seconde.
Oubliant ainsi presque l’identité de son compagnon de fortune, il déclare de cette voix légère qui se démarque de la teneur abyssale de ses paroles. « Peut être aurais-je dû garder ta tendre sœur en guise de fiancée.. » Il fait mine de soupirer de résignation en faisant retomber légèrement la tête de côté. « Disons qu’elle se montrait déjà plus docile avec moi.. »  Son regard perdu dans le lointain se déplace lentement vers son neveu, portant ainsi une lueur malsaine dont le Lestrange s’exalte intérieurement. Après tout, l’ivrogne n’est que l’homme sans les artefacts de la bienséance. Comme si le temps d’un instant, cette ivresse avait laissé place à nouveau au capharnaum de leurs mauvais sentiments.
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