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la petite fugue de bach. (ameliks)

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SPELLS : 113
IDENTITY : solaris. (cam)
FACE & CREDITS : bogdan romanovic. (laura - sandy)
MULTINICKS : the brightest witch of her age. (mione)

AGE : vingt ans ; si jeune, si froid.
BLOOD STATUS : pureté bleutée, virant au blanc, comme les grandes neiges s'abattant sur sa Russie interne.
CIVIL STATUS : détestable et pourtant aimé.
JOB : d'apparence soumis à la volonté de son père, possible héritier du célèbre casino mais surtout complotiste hanté par l'idéal du seigneur des ténèbres.
HOGWARTS HOUSE : pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
MAGIC WAND : bois de pommier, ventricule de coeur de dragon, vingt-deux centimètres.
PATRONUS CHARM : maître corbeau sur son arbre perché.
MARAUDER'S MAP : le manoir strugatsky.
POINTS RP : 186

MessageSujet: la petite fugue de bach. (ameliks) Mer 14 Juin - 3:19



(AMELIA & FELIKS)
LA PETITE FUGUE DE BACH.

Les jours ressemblaient à des nuits au sein de Knockturn Alley. N’importe quel enfant de bonne famille aurait détourné les yeux devant l’empilement de ses longs objets obscures que l’on comptait par millier, qui s’entassaient jusque sur les pierres pavant les rues. C’était un tableau de l’obscurité sorcière dans lequel évoluait les plus grandes crapules de l’ère, souvent plus propres sur eux qu’on pourrait le supposer. Le brun croisait un nouveau vagabond à chaque coin de rue, dévoilant sur leurs yeux sales et fatigués le poids d’une vie qu’il n’aurait jamais eu à porter. Il se penchait vers les murmures, les gémissements et les râles encombrant l’allée de mille plaintes, avortant d’une atmosphère péniblement incomparable. 



Ses pas le guidaient à travers sa promenade. Il avait longtemps frémit sous la brise de la ruelle qui jadis lui faisait courber les épaules. Les Strugatsky ont toujours trempé dans de drôles d’affaires, prêts à tout lorsqu’il s’agissait d’argent, même à vendre leur âme au diable, si ce n’était pas déjà fait. Il avait quelques lointains bribes de souvenirs de la main glacée de son père le menant à travers l’allée pour rejoindre une des boutiques, luttant de son coté pour tenir le rythme de la marche, toujours si maladroit sur ses longues jambes. Mais ce jour là, il affrontait le noir seul, ses mains enfoncés dans les larges poches de son pardessus, ne daignant accorder qu’un regard snobe à ceux qu’il pouvait rencontrer. Il jouait les précieux, les grands hommes. Il méprisait chaque microbe qu’il pouvait croiser, ne rêvant plus que d’écraser chacune de ses larves inutiles. Il se noyait dans une haine tenace, la seule chose qu’il savait faire. Il n’était plus qu’une carapace vide, il s’en rendait compte parfois, lorsqu’il contemplait les bleus qu’il découvrait sur son corps pâle, jamais douloureux, des marques lointaines, inhumaines. Humain, il ne l’avait jamais été. Il avait toujours méprisé ses moldus si différents, il se bornait à les percevoir comme des menaces, à les haïr. Il suivait à la lettre les principes de son prophète terriblement divin, jusqu’à s’en noyer l’âme.



Une ombre cependant taquinait le coin de sa pupille. Sans se détacher de l’obscurité qui lui était propre, elle filait à travers l’épaisseur des stands, des boutiques, tâchait de lui échapper. C’était un balais qu’elle ouvrait, une sorte de fuite. Cette ombre cherche à le fuir, à le semer surtout. Elle est discrète, plutôt douer, mais elle persiste et c'est son erreur. Elle taquine sa patience, il ne supporte pas qu'on lui échappe, même lorsqu'il ignore tout de cette surprenante mutine. Fin et longiligne, lui n’avait rien de la brute épaisse à laquelle on cherche si bien à échapper, bien qu’il l’aurait tant voulu. Pourtant ses années de misère ne lui avait rien fait perdre de son sens de l’observation. Il voyait tout, rien ne lui échappait. Ses angoisses et ses crises d’adolescent instable l’avait rendu à l’affût de la moindre menace, prêt à se jeter sur le prochain calcul opéré par son esprit tordu. Feliks Strugatsky était véritablement névrosé, c’était certain. Soudain d’ailleurs le voilà qui tourne à gauche, s’engage dans une ruelle d’un pas assuré, serre les dents tandis qu’une mèche de ses cheveux, couleur aile de corbeau, manque de chatouiller ses pupilles noires. Brutalement, le voilà qui attrape la créature par le bras, la plaque soudainement contre le mur crasseux de la ruelle et glisse sa baguette juste sous son menton. « Qu’est-ce que tu fuis, sale garce ? » Gronde-t-il de sa voix mêlant serpent et corbeau, coassante et sifflante, outrageusement désagréable. Ce sont des cheveux blonds qu’il découvre, deux grands bijoux précieux à la place de ses pupilles, deux saphirs cherchant à échapper à son regard. Elle fuyait bien la douce, mais pas pour ce qu’il aurait pu imaginer. « Ça alors, Amélia Abbot… » Le voilà qu’il murmure cette fois, ses yeux sombres s’illuminant en découvrant ce visage de porcelaine propre aux jolies blondes de la famille, ce visage qu’il brise, le même que celui de sa fiancée. « Mais très chère cousine, qu’est-ce que tu fais ici toute seule ? » Il le sait très bien, revoit sans mal le visage inquiet des Abbot devant la disparition de leur fille. Il esquisse alors un sourire faussement serviable derrière sa longue rangée de dents, moqueur et calculateur, l’oiseau noir a déjà une idée derrière la tête.
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SPELLS : 210
IDENTITY : marie.
FACE & CREDITS : reinhart, bé.
MULTINICKS : eileen carlson.

AGE : dix-sept.
BLOOD STATUS : pur.
CIVIL STATUS : seule.
JOB : femme de ménage.
HOGWARTS HOUSE : poufsouffle.
MAGIC WAND : bois de vigne, crin de licorne, vingt-trois centimètre.
PATRONUS CHARM : incapable d'en créer un.
SPECIAL CAPACITY : aucune.
MARAUDER'S MAP : allée des embrumes. en fuite.
POINTS RP : 202

MessageSujet: Re: la petite fugue de bach. (ameliks) Mer 14 Juin - 18:04

les yeux à la recherche d'une quelconque tête familière qui pourrait te reconnaître et te ramener de force chez tes parents, et les oreilles aux aguets, prêtes à attendre les commérages des passants, tu te faufiles dans l'allée des embrumes. la tête basse, et des enjambées rapides pour revenir le plus rapidement possible à ton appartement. c'est devenu une routine maintenant. te lever à l'aube le matin, te dépêcher d'arriver au crâne  gourmand, en temps et en heure pour ne pas te faire hurler dessus, revenir en soirée, aussi rapidement qu'à l'allée, pour éviter de rencontrer les mauvaises personnes et finir dans les ennuis jusqu'au cou. non pas que tu ne saches pas te défendre un minimum, tu as quelques tours dans ta manche, mais ne pas te faire repérer est la clef pour ne pas te faire reconnaître, et donc te faire ramener chez toi. il ne fait aucun doute pas que tes parents sont à ta recherches depuis un moment désormais, et très probablement mort de peur. mais  revenir  chez tes parents seraient la chose la plus horrible pour toi en ce moment. la situation dans laquelle tu vis n'est peut-être pas la meilleure à ta portée, mais tu ne t'es jamais sentie aussi vivante que maintenant.    

au bout de quelques mois, tu t'y es faite. à l'ambiance, à l'environnement du côté pas très net de londres. l'obscurité quasi constante, la tension perpétuelle, les frissons qui te parcourent de temps en temps. si au début il était clair que tu n'appartenais pas du tout à l'allée, maintenant tu te fondrais presque dans la masse, si ton visage aux traits doux et ta chevelure dorée ne criaient pas innocence. on te connais un peu dans le coin. la mignonne petite femme de ménage du crâne gourmand, qui ne semble pas à sa place dans un endroit aussi minable, mais on ne pose pas trop de question. tu sais faire profil bas.

un rapide coup d’œil aux alentours, et tu aperçois une chevelure qui t'es familière. des mèches noires de jais, des yeux qui semblent sonder ton âme qui te rappelle de mauvais souvenirs. feliks strugatsky. fiancé de ta cousine. la pire personne que tu pouvais rencontrer ici. rien ne pourra l'arrêter s'il veut te ramener à la maison. Il ne reste plus qu'une chose à faire : t'enfuir le plus loin possible, avant qu'il ne te voit. mais c'est déjà trop tard, à peine tu as commencé à accélérer que tu sens ses yeux se poser sur toi, comme un animal à la recherche de sa proie. tu ne regardes même pas derrière toi, tu le sens te suivre, accélérant lui aussi ses pas. tu tournes à droite, et tu montes quatre marches, deux par deux. tu essaies de te fondre dans la masse. tu tournes à gauche maintenant, empreintes une ruelle. et puis une poigne de fer agrippes le bras, et un petit cri de douleur s'échappe de ta gorge, et tu es plaquée contre un mur. tu ne sens même pas la douleur dû à la collision entre ton crâne et le mur, la peur l'ayant remplacé.

à sa première question, tu te rends compte qu'il n'a aucune idée de ton identité, mais lorsque ses yeux se pose sur tes cheveux, et tes yeux, signature des abbot, il semble enfin réaliser.  — feliks. tu murmures en retour, la mâchoire serrée et les yeux sombres. tu n'as pas d’échappatoire désormais. sa baguette est prête à lancer un sort, et la tienne est bien cachée prêt de ta taille. impossible de pouvoir la dégainer avant qu'il ne se serve de la sienne. — j'ai l'air de faire quoi, à ton avis ? je n'ai plus le droit de me promener où bon me semble ?
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SPELLS : 113
IDENTITY : solaris. (cam)
FACE & CREDITS : bogdan romanovic. (laura - sandy)
MULTINICKS : the brightest witch of her age. (mione)

AGE : vingt ans ; si jeune, si froid.
BLOOD STATUS : pureté bleutée, virant au blanc, comme les grandes neiges s'abattant sur sa Russie interne.
CIVIL STATUS : détestable et pourtant aimé.
JOB : d'apparence soumis à la volonté de son père, possible héritier du célèbre casino mais surtout complotiste hanté par l'idéal du seigneur des ténèbres.
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POINTS RP : 186

MessageSujet: Re: la petite fugue de bach. (ameliks) Lun 19 Juin - 1:24



(AMELIA & FELIKS)
LA PETITE FUGUE DE BACH.

Elle fuit, et évidement, il déteste ça. Elle peut courir autant qu’elle veut, presser le pas jusqu’à s’en arracher les tendons, retenir son souffle jusqu’à tomber dans les pommes, mais lui l’a repéré. Ce n’est pas seulement le fait qu’elle essaye, mais plutôt qu’elle cherche à le fuir lui. Lui qui veut tout contrôler, tout voir, tout sentir. Ce n’est pas dit qu’il le fasse, loin de là même. Mais il est mauvais comme la galle, sa nervosité le rend trop observateur, trop attentif. Elle se ressent dans ses coups d’oeil toujours nerveux aux alentours, ses regards noirs. Il ne l’a même pas reconnue au départ, pourtant son empressement fut immédiat. Alors voilà que sans aucune hésitation, usant de la force de son corps désagréablement long, de son impulsivité qui un jour finira indubitablement par lui jouer des tours, il la plaque contre le mur d’une ruelle crasseuse. Son dos heurte la pierre, il peut le sentir, voilà qu’un gémissement s’échappe de ses lèvres roses sous la douleur. Mais il reste impassible, trop empressé pour la reconnaître encore, des mots hideux se formant sur sa bouche. Sa colère grimpe et l’étouffe sans même qu’il sache tellement pourquoi. Elle ne s’explique pas, tout est un prétexte à la faire apparaître. La fuite de cette inconnue, les pleurs d’une fillette, le regard d’un sorcier. Il les violenterait tous s’il pouvait. Il finirait complètement fou.



Mais sa rage tombe quelque peu en reconnaissant l’apparence caractéristique de sa belle famille. Amelia ne dérogeait pas à la règle. Elle ressemblait d’ailleurs beaucoup à sa cousine et à sa mère avant elle. Les Abbot avaient cet aura particulièrement cotonneuse qui donnait à leurs yeux clairs des reflets quasi turquoises, capables de charmer n’importe qui. Les Abbot était bien plus redoutables qu’elles n’y paraissaient, ce n’était pas un hasard si Edward avait choisi de fiancer ses filles. Ses angelots aux yeux bleus étaient de véritables bombes nucléaires.



Ils brillent d’ailleurs alors qu’elle l’a reconnu depuis bien longtemps. La belle est en fuite, Feliks le sait, c’est sans doute pourquoi elle cherche si bien à le fuir. Le voilà qui se redresse un peu à cette pensée, sans la lâcher pour autant, ni même baisser sa baguette. Elle est prise au piège et elle le sait. Chacun joue le rôle de l’idiot qui ne comprend pas et il prend une voix quasi-mieilleuse. « Bien évidement que si, tu es libre de faire ce que tu veux. » Qui serait-il pour le lui interdire après tout ? À peine le fiancé de sa cousine. S’ils avaient l’habitude de passer quelques temps dans le bac à sable, après tout, c’est lui qui a choisi de tirer un trait sur cette époque. Un sourire carnassier vient cependant chatouiller ses lèvres. « Mais je crois savoir que tes parents ne t’ont pas vue depuis un moment, non ? La dernière fois que j’ai vu Edmund, il envoyait une troupe entière de sorciers à ta recherche. » Le voilà qu’il lui lance alors un regard entendu en levant un sourcil. Elle n’est pas dupe et lui non plus. Il glisse le bout de sa baguette le long de sa mâchoire en plissant les yeux. « Alors Amelia, j’espère que tu es bonne en affaire. » Il le faut pour négocier avec un Strugatsky.
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