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game of survival - drastoria

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SPELLS : 387
FACE & CREDITS : tonya v. / bé la déesse (av.) (pfl)
MULTINICKS : nila, l'indienne.

AGE : à quoi bon compter lorsqu'on recule d'années en années, son visage lui donne seize ans, son corps lui offre généreusement quatre vingt années.
BLOOD STATUS : la pureté avant tout, le carmin ne peut être plus magique
CIVIL STATUS : pompe à sang vidée de ses sentiments, il a tout pris en l'abandonnant.
HOGWARTS HOUSE : fière serpent aux reflets d'émeraude, bracelet d'argent.
MARAUDER'S MAP : cloîtrée entre les quatre murs d'une demeure sans âme
POINTS RP : 397

MessageSujet: game of survival - drastoria Dim 2 Juil - 15:50

game of survival
drastoria



La sorcière s’affaire à rendre plus présentable la Greengrass. La pauvre gosse se retrouve manipulée de ci et de là, chaque parcelle de sa peau est étudiée. A chaque passage de l’éponge, Astoria imagine la volonté de son père de faire disparaître toutes ces histoires. Pour tous les coups de brosses sur sa cascade de cheveux bruns, elle y voit le sang se faire effacer. En portant un drapé bien agencé sur ses épaules, elle a l’impression de poser un tissu immaculé sur le corps sans vie de la née-moldue : tout faire oublier, laver, nettoyer, purifier, maquiller le drame familial par une plastique et une apparence parfaite. Son miroir renvoie une personne sans défaut, mensonge éhonté lorsqu’on connait la jeune femme. Presque majeure, presque dans un cercueil, son teint blafard est emmitouflé derrière du pastel qui ne lui ressemble guère. Astoria ne s’est jamais trouvée belle, il n’y avait que les creux sous ses yeux qui l’obsédaient. Le bordeaux qui coule sur ses lèvres la laisse perplexe : en une heure, elle fait 5 ans de plus. « La magie des artifices, Mademoiselle. Vous être une nymphe cachée. » La domestique s’échappe sous une révérence. Née-moldue, sa mère avait été touchée par la gamine, et l’avait sauvé d’une vie de putain pour une place plus douce en leur sein. Deidre juge d’un sourire satisfait sa fille cadette, avant de la presser à partir. Elles sont attendus depuis déjà quelque temps.

Elle arrive à peine à comprendre comment ses chevilles graciles tiennent sur une telle hauteur. Quel est l’intérêt d’être si grande, puisqu’on ne verrait pas ses pieds sur les photographies ? Qui plus est, tout Londres est déjà au courant des fiançailles entre le Malfoy et la jeune fille, Astoria ne supportait pas ces démonstrations grandiloquentes. Tout cela était de convenance, et peu importe si elle était d’accord ou non, c’était ainsi. Daphné avait fait assez de rébellion pour deux, sa mère comptait sur sa docilité. Et Astoria n’avait pas assez de force selon elle pour devenir une pâle copie de l’ainée. On prend leur veste, la petite se retrouve trop bien habillée pour l’occasion. Deidre s’excuse du retard, le photomage est déjà là, monocle en place, agacé des divagations des deux mères. Mais tout ce qu’elle voit, c’est lui, devant la fenêtre, ses cheveux savamment coiffés, sa mâchoire serré, une main dans la poche de sa robe émeraude. Il se retourne à peine pour la regarder, et elle lève la tête, fière, pour ne pas montrer au blond que cette journée serait sa mise à mort. Elle savait qu’il piétinerait son cœur, elle s’est préparé, pour une vie de tragique. Narcissa l’accueille avec sa chaleur habituelle, salue sa beauté de façade et l’invite devant l’objectif. Son sourire est si grand, si vrai, qu’Astoria rêve de tout briser autour d’elle. Elle veut hurler, tout remuer pour voir une réaction dans ses yeux d’acier, qu’il la touche, la frappe, l’embrasse, mais pas le dédain. Il s’approche, la salue d’un mouvement de tête, et se pose à ses côtés. Il dépose sa main sur sa hanche, et elle fond. D’un courant électrique, elle se souvient des caresses furtives sur son corps dénudé, ses jambes s’accrochant de désespoir à ses hanches pour qu’il la prenne, qu’il ne s’évapore pas tel un mirage. Elle cherche ses prunelles, mais déjà le sorcier leur demande diverses poses. Et à chacun de ses mouvements, elle se souvient un peu plus. Son souffle près de son cou, avant de mordiller chaque parcelle de peau pour la faire gémir. Sa main qui se lie à la sienne, tel qu’il l’avait fait avant de lui offrir l’orgasme, comme si son seul désir était de la toucher de partout, pour frôler la plénitude. Et, quand enfin, ils doivent confronter leurs iris, Astoria n’imagine pas retrouver un jour ce contact. Rien n’est plus froid que son regard. Elle baisse les paupières et mord sa lèvre pour contenir sa tristesse. « Ca ne va pas du tout. Il manque les bagues, et ils ne se regardent pas. Si vous voulez rattraper l’épisode sanglant d’octobre, Madame Greengrass, il faut qu’ils se comportent autrement ! » La gamine prend la mouche, elle rejette ses cheveux en arrière, et se retire. « Mère, puis-je prendre une pause ? » Elle hoche la tête, et le capricieux photomage range son matériel pour développer les premières images. « J’en ai pour une heure, tout au moins, tâchez d’être plus agréable à mon retour. »

La gosse s’échappe dans une chambre d’amie qu’elle connait, balance ses talons et secoue sa chevelure avant de s’asseoir sur le lit. Elle tente de se donner une contenance pour ne pas transplaner loin d’ici. Et, il ne toque pas, il rentre sans invitation, la pénètre de ses pupilles assassines. Elle décide de commencer la manche, avant qu’il ne la transcende et la détruise, encore une fois, sans qu’elle puisse se relever. « Ca ne te fait rien, d’être si près de moi ? Si près et ne pas pouvoir me toucher vraiment ? » Elle se lève et tourne autour de lui. Cette fois, c’est lui la proie.


©crack in time
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IDENTITY : sharingan (benji.)
FACE & CREDITS : lucky fuckin' blue smith - (avatar;odistole) (signature;FRIMELDA)
MULTINICKS : nada.

AGE : dix-sept années de survivance dans la fosse aux loups, flirtant avec le danger et le silence.
BLOOD STATUS : l'or pourpre est pur, sans la moindre faiblesse.
CIVIL STATUS : greengrass, my sweet love.
JOB : gardien de la salle de la mort, un job pépère pour le prince malfoy.
HOGWARTS HOUSE : le vil serpent vert & argent.
MAGIC WAND : l'enfant roi utilise la baguette de maman ( bois de vigne, d'un cheveu de vélane et mesure vingt centimètres. ]
PATRONUS CHARM : il n'en possède pas et n'a jamais eu la chance de pouvoir en créer un.
SPECIAL CAPACITY : chevelure blonde presque platine, le regard lâche et l'ambition dévorante, malfoy tout simplement.
MARAUDER'S MAP : le fessard entre deux chaises.
POINTS RP : 266

MessageSujet: Re: game of survival - drastoria Lun 3 Juil - 11:22

game of survival
when the walls came down




La marionnette ne déambule plus. Poupée désarticulée laissant sa crinière platine entre les mains de ses sbires, le jeune lion semblait ne pas vouloir être ici, ne cherchant aucunement à trouver sa place dans ce désordre chaotique. Le regard vide, il fusillait les sorciers zigzaguant autour de sa silhouette divine, prenant soin d'éviter le contact écoeurant de ses sujets, insectes qu'il prenait plaisir à tuer à coup de semelle de luxe. Le manoir était son royaume, l'enfant roi prenait plaisir à déambuler le menton vers les cieux, une main dans la poche tandis qu'il arborait son joyau dissimulant son autre plume. Le sourire narquois en compagnie des grands de ce monde, foulant la même cour que ces derniers sans en avoir le prestige, ni même le charisme. La jambe droite venait conquérir la gauche, tandis que les artifices recouvraient son visage, masquant ainsi le spectre de la tristesse qui n'avait pas de visage, dans une complainte gutturale silencieuse. Malfoy n'avait pas eu un sourire depuis des années, une adolescence volée à l'enfant roi alors qu'il venait de souffler sa quinzième bougies. Une plaie béante demeure aujourd'hui à la place de son coeur, une cage vide. Une prison dont il n'a plus la clef. L'héritier contemplait son reflet dans le miroir tandis que l'esclave continuait ses travaux. Pendant un moment, un léger frisson lui parcourait le dos, torturant son échine sous le poids d'une douleur abstraite, il voulait chialer. Pleurer toutes larmes de son être, détruire son visage pour ne plus se souvenir. Il voulait transplaner, foutre en l'air toute cette mascarade,  mais il se faisait une raison, c'était plus fort que lui, plus puissant que sa frêle carcasse de jeune puceau. Il se mentait à lui-même, à tous son entourage. Il lui arrivait parfois de se perdre entre son jeu d'acteur et sa haine nourrit par une tristesse dévorante. L'héritier voulait survivre, faire plaisir à sa mère plus qu'à son père. Il ne disait jamais oui d'une manière verbale, hochant simplement la caboche, pinçant sa langue pour ne pas en dire plus. L'enfant roi ressentait une peur de la mort, une phobie qui détraquait son être et qui prenait un malin plaisir à se jouer de lui, à s'amuser avec ses faiblesses.

Une faiblesse, comme Astoria. Sa reine, son venin. La princesse dont il rêvait, mais aussi la balle qu'il se tirait dans le pied. Une contradiction qu'il aimait, qu'il chérissait. Une douceur exotique qu'il aimait se mettre sous la dent tandis qu'il prenait soin de dévorer Daphne. Elle était sa muse, son plus beau voyage, mais aussi un cauchemar récurant, une épine logée dans le talon de son pied. Draco aimait sentir son corps se mêler au sien, ressentir le frisson parcourir sa colonne tandis qu'il lui faisait l'amour. L'héritier était amoureux de ses griffures dans le dos, de ses gémissements dans le creux de son oreille, de ses mains parcourant son corps. Il la touche, bousculait son corps aussi fragile que le sien, mais jamais il ne la regardait. Draco ressentait un amour muet pour sa déesse, un culte secret qu'il lui vouait dans le plus grand des secrets. Tandis que les flashs immortalisaient le moment présent, le moment était venu de plonger son regard azur dans celui de sa douce, mais une nouvelle fois le garçon se défilait, comme un gosse apeuré. Les revolvers fusillaient sa poitrine, ses mains, ses hanches, mais jamais ses iris. Il n'en avait pas la force, un pantin pudique et lâche. Alors il prenait la fuite, laissant son être entre les mains d'un mutisme douloureux. Il souffrait silencieusement, tandis que ses doigts jouaient avec son joyau ornant son annulaire droit. Sa princesse prenait une pause, l'enfant à la crinière platine contemplait la scène sans la moindre émotion.
Muet, humilié, l'héritier descendait de l'estrade pour rejoindre ses quartiers dans un silence macabre. Comme possédé, il se dirigeait d'une manière lente, mais gracieuse, en direction de son refuge. Il semblait ne rien ressentir, rien ne pouvait l'atteindre. Il arborait sans arrêt ce même masque qui ne savait pas sourire, qui ne savait pas pleurer ni même réagir. Le garçon posait sa main sur la porte, l'ouvrant avec une douceur inquiétante, se dissimulant a l'intérieur comme une souris pénétrant dans sa tanière. Le venin au bout des lippes, Astoria engageait la bataille, détruisant le silence pesant sur la symbiose des amoureux. Draco prenait une première munition entre les deux yeux, la joute semblait lancée. Le silence s'installait de nouveau, avant que ce dernier ne vienne le violer. « C'est la règle du jeu sordide que je m'impose, n'y voit rien de personnel mon amour.» sifflait-il comme le serpent qu'il était, le poison tombant goûte après goûte au bout de sa langue fourchue. « C'est étrange, tu es moins pudique lorsque je suis nu.» insistait-il en arborant son sourire narquois. Le visage se tournait, tandis qu'il jouait encore avec son émeraude, avant de se lever et de contempler la pluie tomber derrière la fenêtre de sa chambre, un spectacle emplissant son être de joie.


Dernière édition par Draco Malfoy le Mar 4 Juil - 11:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: game of survival - drastoria Lun 3 Juil - 14:01

game of survival
drastoria




Lorsque son esprit vagabonde, elle se voit forte et dominante. Si loin de la poupée de porcelaine qu’elle reflète à chacun. Magie volatile, sa baguette faiblit au rythme de ses soupirs. Ses ecchymoses du cœur et du corps cachés sous une robe virginale n’arrangent rien à son reflet dans le miroir. A chaque instant, elle entend Daphné susurrer à son oreille « Tu es faible, Astoria. C’est pour cela qu’il ne veut pas de toi. » Ca s’est installé, à durée indéterminée, si bien que la gosse est devenue faible. Malade. L’enfant docile qu’on a peur de briser d’un frôlement. Telle la poupée qu’elle est devenue, on l’expose, On met en avant sa finesse, ses beaux vêtements, on la rend coquille vide et on la laisse dans un coin jusqu’au prochain visiteur à éblouir. Et puis, quand on grandit, quand on découvre la vraie vie, on abandonne la poupée pour un jouet plus neuf, plus mature, moins facile, moins gracile. A chacun de ses essais à être plus mobile, plus déterminé, elle se fait écraser. Par la vie, par sa famille, par lui. Souvent par lui. A se demander si la blesser ne le satisfait pas. Pauvre masochiste, elle en redemande, le suppliant presque de l’achever.  Pourtant, sa carcasse, son esprit, ses défis, tout l’être de Draco Malfoy coulait le long de l’échine de la gamine. Elle l’avait dans la peau, par leur ressemblance. Le père trop dur à satisfaire, en dehors de son temps. L’amour maternel débordant. Le sentiment de ne jamais être à sa place. Porter un masque en toute circonstance, même avec l’autre. Jamais elle n’eut pitié de lui, ou s’était imaginée à quel point sa vie était dur. C’est la guerre, la vie est dure. Elle n’est tendre avec personne, et ça ne force personne à faire de bons ou mauvais choix. Astoria a choisi le silence, à la fin du cercle. Elle sait qu’elle n’a pas d’impact, et peu lui importe. Comme elle sait qu’il a du faire des choses qu’il regrette. Ou pas. Mais elle l’accepte. Qui n’a pas fait des choses qu’il ne se serait jamais imaginé faire. Bien qu’elle l’avoue, elle n’est plus surprise, avec le recul, des agissements de Daphné. Sa sœur est atteinte de la folie depuis sa naissance, sans hésitation.

Il est beau, il fallait le reconnaître, dans sa robe couleur serpent, et quand il marche sans sourire, la brune se met à le maudire. Elle tente un numéro de charme, dans l’espoir que son ravalement de façade, valorise sa démarche peu assurée. Il riposte, acide, elle saigne et frissonne lorsqu’il ose l’appeler mon amour. Dans d’autres circonstances, elle aurait fondu à l’entente d’un si doux mot, mais elle ne l’imagine que comme une attaque acerbe de la vipère. « On joue ensemble maintenant ? Je suis si peu surprise Draco, tu peux mieux faire. Tu n’as que cela en réserve ? » Elle frôle sa main, consciente que ce courant qui les lient, elle n’est pas la seule à le sentir. Il vibre tout autant qu’elle, sans mots, elle peut le percevoir. « C’est étrange, tu es moins bavard lorsque je suis nue. » A son tour, d’avoir le cœur qui palpite, en pensant à leur unique nuit. Astoria s’approche, chat de jour auprès de lui, consciencieuse, ne le touche plus, les mains jointes dans son dos, observant la vue qu’offre la fenêtre des Malfoy. Leur demeure est l’une des plus belles du pays, elle devait le reconnaître. Mais la vue qu’elle préfère, c’est lui, tout entier, sans filtre, sans masque. Elle n’est pas sûre de le revoir un jour, elle le cherche sans le trouver. Qui est le chat, qui est la souris, cela reste l’inconnu dans l’équation. « Qu’es-tu venu chercher ici ? Tu quittes mes draps un soir sans un mot, tu ne me regardes pas, tu ne me parles pas. Mais tu me suis. » Elle se tourne vers lui, affronte son regard, devient cobra d’une voix de velours. Aucune dureté, aucun cri, elle reste calme. Elle déclame ses pensées pour ne plus tournoyer incessamment les mêmes choses dans sa pompe à sang : libérée. « Je n’ai pas besoin de toi, Draco. » Elle insiste sur son nom, pas de mon amour, pas de simagrée. Elle s’est assez rabaissé, elle n’a pas besoin de l’agenouiller. Elle s’adosse à l’encadrement de la fenêtre, détaille la carrure sèche de son futur époux, et soupire, fatiguée de lutter alors que ça n’a à peine commencé.
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MessageSujet: Re: game of survival - drastoria Mar 4 Juil - 11:07

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Un courant d'air venait lui caresser la nuque. La crinière platine gominée, la main toujours dans cette poche semblable à une grotte, l'héritier contemplait la pluie s'abattre sur ses terres. Les pupilles s'agitaient tandis, glaçant l'extérieur de mépris, tandis que sa belle, désinvolte, lui crachait sa haine dans le dos à coups de mots vifs et incisifs. Une légère envie de violence parcourait son avant-bras comme si un milliard de fourmis dévoraient ce dernier pour n'y laisser que les os. Bafoué par une misérable crevette, l'héritier préférait jouer la carte du mépris, arborant un sourire narquois dans le coin de ses lippes, il l'aimait ainsi. Il ressentait l'étreinte du serpent autour de son cou et Malfoy prenait plaisir à ressentir cette sensation, l'adrénaline du pauvre. Une peur silencieuse, abstraite. Son colibri prenait son envol timidement, une rébellion utopique prenant soin de son sourire si rare. Draco était amoureux de cette vipère à la chevelure ébène, une envie maladive de détruire, de tuer pour aimer. Ressentir une douleur pour une larme de bonheur. Il était trop tard pour sortir de l'enfer, marchant sur des braises incandescentes jusqu'à la fuite de la peau. L'enfant roi, funambule prenant plaisir à déambuler au-dessus de la fosse aux lions, flirtant avec le danger alors qu'il n'avait pas les épaules pour jouer de la sorte, la lâcheté en guise de masque, en guise d'étendard. La poudre magique lui donnait cette sensation d'ivresse, oubliant ainsi une bonne partie de ses démons le temps d'un instant, le temps d'une soirée. Draco Malfoy avait peur, peur de ne plus être au centre de l'attention, de décevoir ses parents, ses proches. De perdre son seul et unique amour, sa moitié, sa déesse. Il détruisait sa relation pour préserver sa douce, pour ne pas qu'elle soit la cible du seigneur des ténèbres si jamais la situation devenait instable. L'héritier sacrifiait sa plus grande faiblesse pour la merveilleuse vision de ses iris, semer la discorde, un jeu inexistant en vérité, parce que les mots sont l'unique arme du menteur, parce qu'il n'avait que cela pour blesser. Malfoy voyait ses plumes entourant la nuque de Cho Chang jusqu'à lui voler son dernier souffle de vie, timidement, son corps venait d'émettre un léger sursaut, dévoilant un regard vide, noire, fatigué. Il lâchait un soupir, avant de contempler le sol. C'était trop dur à supporter pour un seul homme, mais il ne voulait rien partager, par peur que son secret lui donne des envies de meurtres. Tellement de promesses, d'apparences. De mensonge, juste un tissu de mensonge.

Draco aimait qu'on flatte son égo, comme un roi cherchant le soutien de son peuple. Il était les Bermudes, une créature imprévisible, un gosse félon. L'émeraude ornant l'annulaire venait se glisser dans le bas de son dos, frôlant ses fesses timides. Malfoy souriait, seul face à cette fenêtre qui projetait son reflet, une illusion, tout est faux jusqu'à la pointe de son nez. Après un passage à vide, tandis que la chaleur de sa douce venait frôler la sienne, il prenait place à l'autre bout de la pièce, dans un fauteuil orné de cuir, provoquant un léger bruit lorsque son être venait s'y reposer. La jambe droite reposant sur la gauche, l'index sous le nez, le reste de la plume masquant la bouche, l'iris contemplant toujours le spectacle ironique de l'extérieur. L'adrénaline venait bousculer l'héritier, jusqu'à fusiller sa belle de son regard azur, sans la moindre peur. « Ne fait pas plus idiote que tu ne l'es déjà, s'il te plait.» sifflait-il entre ses crocs. Draco sélectionnait ses mots pour taper fort, laisser des traces. Les détails peuvent prendre de l'ampleur, c'était son idée première. Le pantin se levait, jusqu'à venir à hauteur de sa belle, comme le voulait le photomage. Sa main venait se loger dans le creux de ses reins jusqu'à venir serrer son enveloppe contre la sienne, jusqu'à ressentir le bout de ses seins contre son torse fragile. « Mensonge.» insistait-il en rapprochant son masque du sien, balayant sa phrase précédente d'un revers de main avant de poursuivre. « Tu n'es qu'un vulgaire caprice, une sucrerie que j'aime consommer. Sans modération.» lâchait-il avant de venir achever sa belle. « Maintenant, soit belle et surtout, tais-toi.» soufflait-il, comme un poignard en plein coeur. Une envie de disparaître, une envie de briser cette illusion. Draco ressentait une douleur immense, une souffrance muette. Son amour, sa belle. Il l'aimait à en crever, à en mourir d'agonie. Il prenait un malin plaisir à la détruire, à se faire du mal. Un garçon prenant le bâton pour se faire battre. Le fouet venant lacérer sa peau avec des larmes de plaisir. Mais il l'aime, croulant sous l'écume de son amour.

When my skin grows old
When my breath turns cold
I'll be thinking about you
About you
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