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fire, walk with me. (ariancy)

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SPELLS : 221
IDENTITY : divalex.
FACE & CREDITS : finn, chloe, son lux.
MULTINICKS : l, v, b, k, a, t.

AGE : wistful and pale of twenty and four.
CIVIL STATUS : cold like stone.
HOGWARTS HOUSE : slytherin.
SPECIAL CAPACITY : pyromancer.
MARAUDER'S MAP : the camp.
POINTS RP : 575

MessageSujet: fire, walk with me. (ariancy) Lun 3 Juil - 1:14


if we burn, you burn with us

Il observe la foule s'effacer minute par minute, pendant que le bleu du ciel s'estompe. Bientôt, la ville n'est plus que lumières aux fenêtres et lampadaires. Les étoiles disparaissent, mangées par cet éclat urbain. Londres s'anime de nouvelles voix, celles qui dorment le jour et se réveillent la nuit. Darcy écrase sur le métal du balcon sa douzième cigarette en deux heures. Une clope toutes les dix minutes, pour ne jamais rien ressentir. Pas même ce goût qui gratte la gorge ou cette nicotine qui écorche le cerveau et les poumons. Rien. Jamais rien. Son organisme est de roche et tout le reste n'est que vagues innocentes. Il faudra des siècles pour que tout ne soit plus qu'un tas de sable qu'on piétine sans jamais se demander comment c'est arrivé là. Darcy a été élevé au rang de statue de marbre, sculptée par le feu. Il n'est plus qu'une de ces figures à jamais figée dans les cendres du Vésuve.

Des mains se glissent dans son dos et des lèvres se posent dans son cou. Il se retourne pour les joindre aux siennes. Puis s'avance dans la chambre, observe un instant toutes les autres mains et toutes les autres lèvres sur le lit au milieu de la pièce. Quatre hommes sont allongés dans des draps saphirs, l'un d'eux est éveillé. L'éphèbe qui était venu le trouver sur le balcon se dirige vers la cuisine. Il le suit du regard puis le corps fait de même. Ses pas sont dans les siens. Ils passent un rideau de perles qui les séparent de l'autre pièce. Ses doigts effleurent la surface du plan de travail, puis le manche d'un couteau posé sur une planche à découper. Je vais faire à manger, tu veux un truc en particulier ? J'aurais peut-être besoin d'aide pour couper les pommes de terre en d... Où est passé ce putain de couteau ? Il hume le parfum qu'il porte au cou, puis la lame rencontre sa pomme d'Adam. Il tombe dans les bras de Darcy sans un bruit, rependant simplement son sang de Moldu infâme sur le carrelage de la cuisine. Le rouge lui ruisselle sur tout le corps. Il jette le couteau dans l'évier et enjambe le jeune homme dont la vie s'échappe encore en flots sur le sol frais. Darcy tache les perles du sang de sa nouvelle victime et les paupières toujours demi-closes, n'accordant aucune attention à l'autre homme dans le lit qui se tétanise à cette vision, Darcy prend une autre cigarette et retourne au balcon. Rien ne semble avoir changé, si ce n'est l'odeur du fer qui lui monte à la tête. L'homme éveillé tremble, se lève discrètement pour découvrir le spectacle macabre qui s'est déroulé dans la cuisine. Il semble crier, mais aucun son ne fait vibrer ses cordes vocales. Sa main se porte à sa bouche et il fait marche arrière, mais se heurte au cauchemar qui lui brise la nuque. Cette fois, la chute du corps est audible. Deux hommes se lèvent d'un bond et restent là, immobiles, les yeux ne pouvant se décrocher de Darcy, plus terrifiant que jamais. Ils le regardent aller jusqu'à son manteau, jeté par terre près de l'entrée, le ramasser, y chercher quelque chose, sans pouvoir même avaler leur salive. Le son traverse enfin la gorge d'un des deux hommes qui le supplie de ne pas leur faire du mal. Mais sa baguette bien en main, il ne lui faut qu'une fraction de seconde pour les abattre en silence. Il écrase cette cigarette-ci sur la chair d'une de ses victimes.

Puis il y a ce bruit dans l'appartement. Ailleurs. Ce bruissement que fait le foin quand l'agneau tente de se cacher pour échapper aux crocs du loup. Deux hommes sont refroidis sur le lit, un autre sous le rideau de perles un autre sur le carrelage. Quatre. Ils étaient cinq. Six en le comptant lui. Un sourire s'allonge sur le visage de Darcy. Il suit son intuition animale, comme le prédateur est attiré par l'odeur de la proie. S'en mordille même les lèvres. Il entre dans la salle de bain et voit cette grande, grande armoire de bois blanc. Il s'accroupit, pose son oreille contre l'une des portes, et l'entend très vivement. Boum boum. Boum boum. Boum boum boum boum boum boum. Le souffle s'arrête, se retient. La biche sait que le lion la guette. Le verrou de la porte s'enchante, non pas pour l'ouvrir, mais pour la fermer à double tour. Il faut peu de temps à l'homme à l'intérieur pour s'en rendre compte. L'armoire prend feu.

Darcy va s'habiller, sort de l'appartement, quand tout finit en fournaise. La dernière chose qu'on puisse entendre est le sifflement d'un Père Noël à piles qui fond, posé près d'un sapin. Il sort de la bâtisse et peut déjà entendre les piétons crier au feu. Couvert de son long manteau noir et de son chapeau, il passe totalement inaperçu dans la foule, s'éloigne toujours de plus en plus, jusqu'à ce que tout ne soit plus qu'un fond sonore allié à un distant souvenir. Tout n'est toujours que ça avec Darcy. La nuit est encore jeune quand il sent cette autre bête le suivre.

Il s'arrête alors complètement au milieu d'une ruelle déserte. Pendant un instant, on ne peut entendre que les battements trop réguliers de son cœur. Il lève les yeux au ciel et un sourire s'étend sur son visage quand on épelle le nom du démon Lazare...


bring all your things and we will build a pyre. find resurections in the flames. and in the fury of alarm bells. we shall begin, we shall begin again.
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IDENTITY : KFAG (MOMO)
FACE & CREDITS : DAISY RIDLEY, MYSELF (AV, PROFIL)
MULTINICKS : PANSY, PENELOPE, HANNAH

AGE : VINGT-TROIS IMPRUDENTES ANNÉES
BLOOD STATUS : SIMPLE SANG-MÊLÉ
CIVIL STATUS : PORTE LE VEUVAGE DE SON AMANT, MAIS ÉGALEMENT SON HÉRITAGE DANS SON VENTRE QUI LUI EST INCONNU
JOB : PALMARÈS D'ANCIENS EMPLOIS : DRESSEUSE DE DRAGON, GARDE DU CORPS PERSONNEL DE LA PRINCESSE FRANÇAISE PUIS SOLDAT VENGEUR ENVOYÉ EN ANGLETERRE POUR RETROUVER SA SOEUR JUMELLE
HOGWARTS HOUSE : BEAUXBÂTONS : RÉPARTIE DANS LA MAISON DU FEU
MAGIC WAND : BOIS DE FRÊNE (DÉTERMINATION), GRIFFE DE FLÉREUR, VINGT-CINQ CENTIMÈTRES, PRÉDISPOSÉE AUX SORTILÈGES DÉFENSIFS
PATRONUS CHARM : LION
SPECIAL CAPACITY : SA RAGE DE VIVRE
MARAUDER'S MAP : PLANQUÉE AUX DOUZE SQUARE GRIMMAURD
POINTS RP : 1323

MessageSujet: Re: fire, walk with me. (ariancy) Lun 3 Juil - 3:24


fire, walk with me.

DARCY & ARIANE

I am a human being,
capable of doing terrible things.
R U N

Assise. Une condition, une obligation, une action. Elle est assise, en tailleur dans la pièce endormie. Assise à entendre les ronflements, assise les pieds nus qui se caressent alors que le dragon danse dans son bocal. Elle est assise, cheveux lisses, elle est assise avec cette impression lisse. Comme une longue réflexion, comme un battement de poitrine, comme un regard vers l’abysse. Son regard vient fixer le miroir en face de ce vieux lit, fixer ce ventre arrondi, fixer ce visage livide. Sans âme, sans émotion, la longue chevelure est vide et le corps semble sans vie. Absolument déchue, absolument morte, elle absout de son corps tous sentiments se préparant à n’importe quel événement. La mort, le chaos, une explosion, elle implore la mort de s’emparer d’elle et de ses vies. Elle implore la mort de lui offrir une fin, elle implore le succube de lui enlever ce qui grossie dans son ventre. Les mots de Thylbat sont clairs ; elle ne peut pas revenir en arrière, il est trop tard.

Une main vient presser son ventre, se poser, puis appuyer, pousser si fort jusqu’à sentir une secousse ; il résiste. Il aime la vie avant de la connaître, plus que sa mère, plus que la femme qui ne le veut pas. Pourtant aucune larme ne vient, un rien, le silence ; ce n’est que la force des pieds qui frappent son ventre. Une étincelle dans un bocal ; le regard d’Orion se fait rage pour la bêtise qu’elle fait. Un dernier regard dans la glace alors qu’elle dépose ses pieds contre la moquette poussiéreuse ; les pas qui s’avancent avant qu’elle n’étende sa tête contre le bois, touchant de ses doigts le bocal. « Ne t’inquiète pas, je t’aime plus que lui. » Et la bête crache, murmure, la bête sent la douleur de sa maitresse alors que celle-ci s’empresse de laisser son doigt pendre dans le bocal comme nouvel attraction à brûler, mordre, jouer. « L’air me manque, il ne faut pas faire de bruit, la nuit est déjà trop bruyante. » Une pause, un chuchotement alors que ses lèvres touchent le bocal. « Avant de mourir, ils doivent mourir. Je vais nous offrir la plus belle viande que nous n’avons jamais dévorée ce soir. »

La capuche d’un long manteau qu’elle recouvre sur sa tête alors que ses pieds enfilent des vielles chaussures à lacets ; dragon qu’elle dépose dans sa poche avant d’attraper sa baguette. Sort qu’elle murmure pour s’éclairer dans le square où les quelques âmes qui s’y reposent sont dans les bras de Morphée. Doux pas contre le sol alors que la femme prend la fuite, baguette en main, transplanant dans un parc londonien. « Amplificatum. » Elle recule la demoiselle alors que le dragon voit ses ailes grandir, son corps pousser, il devient grand, fort à jamais comme elle l’a toujours souhaité. « Tu m’as manqué bordel. » Main qui caresse son museau à l’accolade animal alors qu’elle s’empresse de grimper à son aise sur une aile. Les risques des moldus, la vision des possibles âmes éveillée, elle n’en a rien à faire. Rien ne l’importe si ce n’est qu’un festin à offrir, la vengeance à accomplir. Les ailes qui battent, l’envolé du dragon est soudaine et dans la brise hivernale la sorcière se rend respirer à nouveau. Un incendie au loin semble anodin et elle préfère contourner les airs pour se cacher dans la brume. Parcourant les ruelles mortes et les endroits malfaisants, la sorcière repère une démarche presque trop naturelle, presque trop fausse ; une démarche inhumaine. Le regard qui se révèle, les mèches bouclées qui à jamais ne peuvent être oubliées. Son cœur qui bat, le son qui ralentie alors qu’elle sent en son être l’excitation virulente ; la mort qui approche. Le dragon qui effleure de sa queue les toitures, qui casse les quelques briques, le manque de discrétion ne le surprend même pas. « Darcy Lazarus ! » Le son de sa voix résonne parmi le silence alors que les lettres de son prénom sont hachées par la voix virulente et la langue frappante ; qu’elle est marquante dans son splendide portrait de guerrière des flammes. « Aujourd’hui est un jour particulier… » Qu’elle tonne en hauteur, les crocs sortant du dragon alors que son pied se prépare à donner le coup fatal. « Celui de ta mort. » Le pied se lance, et le dragon crache, pleure, fait jaillir de sa gueule acérée, les flammes de l’apothéose. Et il brûle le dragon, brûle le sol, brûle les murs, la colère est si fort que toute l’Angleterre pourrait la ressentir. Mais le pire, dans tout ce brasier, c’est le sourire d’Ariane Bertier ; chevauchant cet animal ailé comme protectrice de la paix et vengeresse de la guerre ; vengeresse d’Alix.



So when your hope's on fire but you know your desire. Don't hold a glass over the flame, don't let your heart grow cold. I will call you by name, I will share your road. But hold me fast, hold me fast, cos I'm a hopeless wanderer. w/ mumford & sons
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