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undisclosed desires (zbb)

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SPELLS : 405
IDENTITY : red strings (manon)
FACE & CREDITS : ashley moore, @bonnie (avatar)
MULTINICKS : moreau et marla.

AGE : vingt-cinq années volubiles, qui n'appartiennent à personne, et pas même à elle.
BLOOD STATUS : c'est un liquide convoité qui circule dans ses veines, un sang bleu qui dorénavant s'apparente à un élixir de vie, puisqu'il ne peut plus en être autrement.
CIVIL STATUS : les bagues prestigieuses qui enchaînent les annulaires aux cœurs des amants sans amours.
JOB : elle nettoie la merde des incapables, elle passe pour ôter des fragments de vie, des fragments d'instant aux esprits des faiblards de moldus.
HOGWARTS HOUSE : serpentard.
MAGIC WAND : taillée dans du bois de mélèze, elle mesure trente virgule cinq centimètres et possède en son coeur une plume d’hippogriffe. elle est prédisposée aux sortilèges offensifs
PATRONUS CHARM : patronus incorporel.
MARAUDER'S MAP : londres, ministère de la magie.
POINTS RP : 734

MessageSujet: undisclosed desires (zbb) Mar 4 Juil - 1:12


oh dry old rose of god,
that with such bleak perfume
changed images to blood
and body to a tomb

what fragrance you have lost,
and now withered mere
crimson myth of dust
and recollection sere

of an unfading garden
whereof the myriad life
and all that flock in blossom,
none other met the knife.
- allen ginsberg


se dresse devant elle le dédale sinueux des rues de londres qu'elle emprunte tête baissée, les cheveux devant le visage qui se dressent en murailles de regards indiscrets. mains nues couvertes par les longues manches de son manteau noir, doigts s'agitant inlassablement de nervosité quand ses talons claquent le long des ruelles et dessinent le rythme d'un cœur battant le froid de l'hiver. son nez est caché dans une écharpe épaisse de laine et seules dépassent ses deux prunelles charbonneuses défiant les iris intrusives et intriguées parfois se posant sur son visage. le mensonge se teinte sur ses lèvres à mesure que ses pas s'enchaînent ; l'orgueil revient, dénudé un mois auparavant à la lueur des lanternes tamisées et des peaux explosés. un instant, elle se souvient de son corps.
lorsqu'elle tourne dans la ruelle, l'oublie immédiatement. la colère calcine encore son cœur en dépit de l'indifférence apparente du haut de laquelle elle sait qu'elle le toisera, silencieuse, méthodique. c'est ainsi que s'orchestrent les choses depuis toujours. jusqu'à ce jour. accomplies les unes après les autres, pliées sous le poids du pouvoir et de la persuasion. un battement de cils et un claquement de doigts. du haut d'un trône du petit bout de monde sur lequel elle croit régner.
la porte d'en bas est entrouverte et le vent froid s'engouffre dans le couloir. coré le suit et laisse la porte ouverte, monte un escalier, s'arrête devant l'appartement à la porte blanche et entretenue, linceul pour entrée. le parquet grince et des fenêtres claquent au dessus, elle n'y prête pas vraiment attention. reste immobile de longues secondes devant la porte en s'armant de son sourire orgueilleux et de son port de tête altier. se dessine sous les courbes de sa plume l'origine de sa colère. elles n'ont connu aucune réponse.
zabini tape plusieurs fois contre le bois de son poing. l'appartement est silencieux. se faufilent jusqu'à ses narines l'odeur de l'endormi et de la cigarette mal éteinte. un soupir s'échappe de ses lèvres quand, lasse, elle tape de nouveau, plus fort cette fois. résonne derrière la porte le bruit de ses coups et un bois qui finit par craquer. à peine la porte s'est-elle ouverte qu'elle esquisse un sourire, évitant ses yeux, lui adresse un bonjour, évitant sa voix. la lumière du jour rentre tout juste à travers les fenêtres dont quelques rideaux sont tirés. elle s'installe au milieu de la pièce, parcourt de son regard hautain l'appartement et pose finalement le regard sur le visage endormi. sa mâchoire est détendue. elle se défait finalement de son sourire. aurais-tu l'amabilité de me rendre ma bague ? ses yeux se plantent dans les siens, insistantes braises tandis que reviennent parfois la caresse de sa peau sur la sienne. et ça ne lui fait rien, à coré au cœur endormi. quelques jours ou semaines peut-être déjà, qu'elle ne sent plus rien. la brume nuageuse menace à travers la fenêtre derrière lui. elle attend, bras croisés sous la poitrine, index tapant contre son coude d'un agacement rythmé, familier. elle le toise de son regard froid, redécouvre cette fois son corps blessé à la lueur du jour et ne lui invente aucune histoire. se lisent sur ses cicatrices les sommes de sa bêtise et se dresse dans son regard à elle les regrets de son ambition. son cœur bat un peu trop vite - elle ne lui laisse pas plus de temps, elle est pressée, coré, détourne son regard, retrouve celui de sid, dépêche toi, je ne vais pas passer ma journée ici. et elle feint la peur dans sa voix un peu brisée, et elle feint la douleur, entre ses lèvres qui tremblent de ses mensonges. elle retrouve ses yeux, ne les quitte plus. le suivrait du regard s'il bougeait, insiste, parvient à se convaincre de tristesse presque, baisse un peu le menton, s'humecte les lèvres - plusieurs fois, pas trop. se dit un instant que si elle était gênée, elle parlerait, parle. je ne sais pas pourquoi tu n'as pas répondu à mes hiboux, je n'en ai que faire, mais tu ne peux pas simplement garder mes fiançailles chez toi ainsi. choix des mots, elle pèse, se tait deux ou trois secondes, reprend. j'espère que tu ne l'as pas perdue. marcus m'a beaucoup questionnée. c'est important que je la récupère, vraiment... baisse la voix et le regard, se détache de ses yeux qui pourraient faire vaciller, elle le sait, imite un soupir et y parvient brillamment. comédienne au rôle rôdé dont la pièce reprend, comme la dernière fois, plus importante aujourd'hui. son mensonge au goût de pouvoir se dessine du bout de ses lèvres, et le silence accompagne son drame à la lumière du petit matin. elle attend, la comédienne, le second rôle, qu'on lui donne la réplique, de la matière, des mots auxquels répondre, de quoi croire. glisser le fil d'un lien pour qu'il s'y accroche, récupérer l'assurance de sa propre vie, regarder du haut de ses mondanités un territoire qu'elle a hâte d'assiéger. son regard fuit et elle retient un sourire. pièce qui débute sous son regardé détourné et ses doigts faussement angoissés, attendant impatiemment l'entrée en scène du second rôle.
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FACE & CREDITS : lucho jacob (c) balaclava
MULTINICKS : adrian pucey, lev saddler, feu saul giack

AGE : vingt-huit
BLOOD STATUS : wolf
HOGWARTS HOUSE : slytherin
SPECIAL CAPACITY : lycan
MARAUDER'S MAP : sur son rafiot
POINTS RP : 1811

MessageSujet: Re: undisclosed desires (zbb) Dim 9 Juil - 16:25

la première frappe attaque son cerveau. sid ouvre les yeux. c'est inattendu, violent, indésirable. monstre de nuit son sommeil ne s'est déclaré que trop tard. il est fatigué. ses muscles sont douloureux d'avoir trop courru. son souffle est lourd, ses yeux sont rouges. sa nature d'homme prend parfois le dessus sur la stature de la créature. il est fort, oui, mais il est avant tout mortel. et son rythme circadien se retrouve bien trop souvent perturbé par les lueurs de la lune.
ça frappe et il ne bouge pas. l'étranger partira. ça frappe et le parfum finit par pénétrer la pièce. la nuit trop courte n'a pas épargné ses sens. reconnaître coré n'a jamais été une tâche difficile. sid souffle, conscient que ce moment allait arriver. las d'avance d'un certain affrontement. défiant, au regard des derniers souvenirs partagés. si elle lui a écrit de sa bague le loup s'est gardé de répondre, préférant garder d'elle les soupirs et plaisirs de l'amour passager.

il se lève. craque son dos. craque ses doigts. craque son cou.
enfile un caleçon et enfile un jean, noir, toujours, comme sa chambre aux rideaux tirés. si coré est pressée, lui vient de se réveiller et ne s'impose pas une vivacité extrême. sid ferme la porte de sa chambre, se passe un peu d'eau sur le visage et se place à l'entrée. il n'a pas le temps d'ouvrir la porte que le serpent s'est faufilé. elle est zabini, aujourd'hui. l'éclat de leur nuit a perdu toute sa beauté. il ne faut pas grand chose pour assimiler que d'amants ils sont redevenus étrangers. elle juge un territoire qui n'est pas sien. ça l'irrite. il ne dit rien. à ce jeu elle sera toujours gagnante. son sourire de circonstance disparaît dans la requête. le loup hausse un sourcil, baille, s'étire. gagne du temps dans les secondes qui l'impatienteront. tu veux un thé? glisse sans politesse. avant sa réponse il remplit une théière qu'il dépose sur les flammes puissantes. au café il a remplacé le thé noir, espérant alléger les aigreurs apparues suite à la mort de bella. le loup reste à distance, comme souvent. il retrouve sa posture du silencieux. se complait dans la pénombre de l'appartement aux rideaux encore tirés. ignore l'insistance de coré, qui cherche - comme souvent - à imposer ses règles dans un espace qui ne lui appartient pas. la surprise vient néanmoins de cette soif de parole qui ne lui ressemble en rien. coré n'a jamais eu peur du silence. il la retrouve nerveuse et fuyante. je ne savais pas marcus si observateur il souffle en appuyant sur le prénom, comme pour ironiser d'un vieil ami. derrière lui l'eau siffle. perturbe la scène pathétique d'amertume du matin. sid prépare deux tasses, le lait, fait virevolter le tout sur une table basse qui fait face à la zabini. tu me laisses ta bague pour venir me la réclamer, qu'est-ce qu'il y a coré?, elle peut ignorer les événements, elle peut ignorer les caresses, elle peut ignorer les cambrures, elle peut ignorer l'amour passé, elle peut ignorer les émotions. mais elle n'a pas le droit de mentir sur une pièce qu'elle a elle-même orchestrée.
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CIVIL STATUS : les bagues prestigieuses qui enchaînent les annulaires aux cœurs des amants sans amours.
JOB : elle nettoie la merde des incapables, elle passe pour ôter des fragments de vie, des fragments d'instant aux esprits des faiblards de moldus.
HOGWARTS HOUSE : serpentard.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires (zbb) Dim 9 Juil - 22:14


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ça a tout de doux, le silence. les cordes vocales qui ne résonnent pas, l'oreille qui n'a pas à se tendre, calfeutrée dans une surdité artificielle éphémère. c'est tout ce qu'elle aime, le silence. quand seul le bruit de son propre cœur se fait entendre et résonne en écho rythmé contre la cage thoracique, au creux des tympans. que les membres s'agitent dans un moment entre le maintenant et le plus tard, et que seuls restent les actes qui dansent avec le décor dans une harmonie délicieuse. coré n'aime pas vraiment parler. la plupart du temps, elle se tait. appréciant la symbiose du silence et de ses gestes graciles.
et là, debout au milieu de sa pièce, elle opère pour que rien ne soit gracile. ses mots s'échappent d'entre ses lèvres dans un calcul savant et précis, dosé entre les silences et ses intonations, les regards qu'elle lui lance quand lui ne la regarde pas vraiment, le souci au bord des yeux, les bras croisés sous sa petite poitrine. ses mensonges se terrent au derrière d'expressions qu'elle manie avec aisance, détournant finalement le regard quand il le pose sur elle, détaillant de ses prunelles charbonneuses l'appartement qu'elle ne reconnaît pas. ses mots prennent toute la place, ainsi, elle ne bouge pas. finit toujours par le toiser de longues secondes, mâchoire serrée, cœur sous adrénaline. elle parvient à le calmer, parfois, chaque fois qu'elle parvient à installer le silence entre ses mots.
elle l'observe. il n'en a que faire. s'étire au réveil, l'indifférence au bord des lèvres, qu'il lui sert, qu'elle observe lorsque finalement ses lèvres s'agitent, qu'elle répond, à peine a-t-il fini. tu te moques de moi ? et sid n'en fait rien, part se servir, laissant la comédienne seule à son rôle de longs instants. elle regarde autour d'elle, tapote encore de son index contre son coude, dénoue son écharpe parfumée qu'elle glisse sur le canapé.
encore une seconde. il ne revient pas tout de suite. quand il lui tourne le dos, elle observe encore. finit par bouger et poser ses doigts sur des étagères, placards, commence à chercher sans scrupule aucun l'anneau serti d'émeraudes, laisse dans son sillon une odeur entêtante tandis qu'elle ouvre les tiroirs, parcourt de ses prunelles chaque rangement, chaque endroit, ne trouve rien.
quand des pas résonnent dans son dos, elle se retourne, croisant de nouveau les bras, retrouvant son air grave et plantant son regard dans celui de greyback.
il y a quelque chose d'énervant, dans sa désinvolture. quelque chose qui claque le cœur et le compresse tandis qu'elle le dompte de ses mensonges ; il ne répond pas à ses propres sollicitations quand sid, lui, fait de même. irrévérencieux, ses mots claquent contre sa langue. elle ne le quitte plus des yeux, quelques instants. et pourtant, cela ne fait presque rien ; qu'un coeur qui s'accélère encore un peu, presque imperceptible, quand elle tire sur les deux côtés de son manteau et croise de nouveau ses bras, s'armant d'un sourire un peu cassé - lui aussi, elle s'est exercée pour l'obtenir, répondant froidement.  en effet, il remarque son absence quand toi, tu l'oublies alors même qu'elle était encore à mon doigt. elle marque une pause, quelques secondes, retrouve son visage taillé dans le marbre et ajoute.  rends la moi tout de suite sid.
et ses pièces s'écrivent du bout de ses lèvres et de ses gestes quand elle vient retirer son long manteau, s'asseyant dans l'un des fauteuils en croisant les jambes, le dos toujours droit, le port de tête haut. ses mots reviennent et elle ne répond pas, attrape l'une des tasses et entoure ses doigts autour de la porcelaine pour les réchauffer, boit quelques gorgées sans rien dire. un instant sans orgueil, que de s'asseoir lorsque lui est debout, que de rester quand l'ordre était donné de se dépêcher, que de ne pas répondre quand ses mots sont criants de vérité. sa fierté brûle ses lèvres et elle les humecte un instant,
détournant le regard pour le poser sur la petite table basse là où elle a finalement reposé sa tasse. ses doigts se croisent et elle reste le regard baissé, réprimant mille mots qu'elle voudrait lui répondre, qui se bloquent entre ses lèvres tandis qu'elle parvient à peine à redresser le regard, poussant un soupir. je l'ai juste oubliée, d'accord ? d'une voix plus douce, qu'elle peine à feindre, de celles qui menacent de se briser, frêles et incertaines, de celles que l'on dessine du bout de son ignorance et de son désintérêt. elle plante finalement de nouveau ses prunelles dans les siennes, retrouvant une voix plus calme et lassée, alternant, pesant ses mots.  si tu ne me la rends pas je continuerai à la chercher de moi-même. et la comédienne prodige se relève, tasse dans la main, passe à côté d'une étagère sur laquelle sont disposés plusieurs livres, en fait tomber deux, ou peut-être trois du bout de son index libre avec un grand sourire, murmurant quelques questions à elle-même sur l'endroit supposé de sa bague,
avant de se tourner vers lui après avoir fait tomber d'autres choses encore,
lui adressant un merci pour le thé. avant d'en avaler de nouveau quelques gorgées, debout, le toisant de haut en bas et marquant une pause dans ses démonstrations finement orchestrées. jaugeant la crédulité de l'autre. le cœur un peu battant, oui. le corps indifférent.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires (zbb) Ven 14 Juil - 1:07

elle est insupportable. du haut de ses épaules relevées et de ses lèvres pincées. elle est insupportable, du haut de ses mains tendues qui explorent des étagères privées. à vivre loin du monde le loup s'est délimité un espace de survie. et coré est en train de le franchir. sans réfléchir. sans anticiper.
sans gêne. comme d'habitude, elle s'attend à ce qu'on s'exécute. si cette particularité l'amusait autrefois (pire, il laissait couler et ignorait, sachant pertinemment que cette part de nonchalance nourrissait le jeu), aujourd'hui elle le rend barge. lui titille les narines d'une odeur de piment. absolument pas, il répond. je ne me moque pas de toi, coré. j’ai ma vie et cette vie me convient. elle suit son cours dans la plus grande organisation. sans pression. sans ta pression. mais greyback n’ajoute pas ces mots, parce qu’ils ne signifient pas grand chose pour la zabini qu’elle est. parce qu’il sait qu’elle n’attend que ça, la réponse. elle a toujours su tirer profit de ses mots pour attaquer. c’est comme lui tendre le bâton et attendre d’être battu. il a assez été battu, sid, aujourd’hui il préfère se protéger. des autres, mais avant tout d’elle. il a regretté, cette nuit de vulnérabilité. il a regretté les mots, il a regretté les émotions. dix ans pour se défaire du fantôme de coré, dix ans pour lui pardonner ce défi. dix ans pour accepter la distance, pour accueillir le temps, pour construire l’après. pour construire la paix. et la voilà qui brise les barricades. je la hais, pense sid, quand les sensations de cette nuit lui remontent à la peau. il profite de son jeu d’exploration pour filer dans sa chambre enfiler un tshirt. il enfile aussi, au passage, la fameuse bague dans la poche arrière de son jean. attrape sa tasse de thé, s’appuie contre un mur en guettant son jeu. on dit s’il-te-plait, souffle le loup. sa main glisse dans sa tignasse ébouriffée du matin. il ne cache pas une certaine fatigue, greyback. les traits sont tirés, les muscles sont tendus, l’estomac est noué. elle l’observe, son regard lui brûle la peau. et lui le nie, ce regard. il pose son thé, glisse ses mains sur une étagère et ouvre une vieille boîte en métal. ses doigts attrapent le joint, mélange d’herbe moldue et d’un cannabis sorcier d’amérique du sud, l’enfilent entre ses lèvres et en un coup de baguette lui offrent la flamme de délivrance. à trafiquer pour la pègre, on finit par y tomber. greyback a toujours baigné dans ces sales habitudes, c’est pas le temps qui l’aura rendu plus sain. le soupir lui échappe, provoquant les affirmations de coré. silencieux, ses yeux la dardent. croisent les siens et soutiennent le regard jusqu’alors évité. il glisse comme un félin au-travers de la pièce, attrape son bras qui s’apprête à faire tomber un nouveau livre. sans violence, dans une douceur presque gênante. la quiétude de la drogue lui permet d’accepter plus facilement les silences. dis-moi, à quel point tu y tiens? sa voix grave vient claquer leurs souffles. main toujours à son poignet, le corps non loin du sien, il se complait dans le défi des matins trop lourds. quand elle essaye de mettre à épreuve l’adolescent qu’il n’est plus.
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JOB : elle nettoie la merde des incapables, elle passe pour ôter des fragments de vie, des fragments d'instant aux esprits des faiblards de moldus.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires (zbb) Sam 15 Juil - 19:40


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il a cette défiance qui le caractérisait déjà il y a dix ans. elle s'en souvient. du bout de ses lèvres pincées et qui s'étiraient autrefois en un rictus large lorsque se déployait sous son regard le chef œuvres des caprices de la zabini. aujourd'hui, il n'en fait rien. sa voix résonne quand elle lui pose la question. elle l'entend dans son dos, se retourne quand ses doigts caressent encore une seconde la tranche des livres étalés sur les étagères. il se dérobe à son regard et ses prunelles à elle le suivent un instant dans le secret de celui qui ne sent pas son regard contre son dos. il en a aussi des cicatrices ici.
coré se retourne de nouveau et laisse son épiderme parcourir les étagères. les livres n'ont pas encore pris la poussière - ils n'en ont pas eu le temps. elle tire encore un tiroir au hasard de ses doigts et découvre un bazar dont elle ne connaît rien - des parchemins, lettres d'autres, photos qui s'animent sous ses yeux curieux. elle redécouvre sa famille (ou tout du moins ce qu'elle croit connaître d'eux) qui se dresse et s'anime dans une joie générale qu'elle ne leur connaît pas. elle n'a jamais vraiment connu sid heureux. parfois épris du bonheur éphémère des adolescents brillants d'espoir. jamais heureux.
la photo reste entre ses doigts et elle la glisse sur la table à côté de sa tasse brûlante. son jeu s'entame de nouveau quand il revient dans la pièce. les gestes sont calculés, millimétrés, s'échappent dans une grâce maîtrisée dont elle se sait dotée. elle mime tantôt l'indifférence et les pincements de cœur, enfant dont les douleurs se dessinent du haut de paupières qui battent un peu trop vite, d'yeux qui se voilent faussement de larmes, de doigts qui trembleraient presque, dans le rôle de ceux qui souffrent. elle se retient de rire. observe l'agacement serrer la mâchoire du greyback tandis que se déroule du bout de ses lignes jouées le drame qu'elle a écrit. ses lèvres ne tremblent plus.
il se débat entre l'agacement apparent et l'indifférence latente, qui se lit, quand ses doigts découvrent la boîte métallique et qu'il porte à ses lèvres un joint avant de l'allumer. un léger rictus s'échappe d'entre ses lèvres à elle. elle le trouve ridicule. la fumée s'échappe, vient lui chatouiller les narines. elle reconnaît la fuite au silence qu'elle produit quand c'est sid qui s'en va un peu. elle l'observe, cherche son regard. le cœur attiré par l'intrigue. lui ne la regarde jamais.
ses mots s'écrasent contre ses silences. il ne lui répond pas. s'entame le script répété qu'elle connaît sur le bout des doigts, contre les tranches des livres, encore, qui s'étalent contre leur sol et produisent un bruit sourd qui casse son silence lorsqu'ils atteignent le parquet. elle s'est déjà retournée pour refaire tomber d'autres romans ou poèmes quand ses doigts viennent entourer son minuscule poignet. elle s'arrête, silencieuse. aurait presque sursauté en ne soupçonnant pas le bruit de ses pas sur son dos. le cœur rate en battement. elle n'en fait rien. les peaux qui se touchent dans une douceur inédite ont l'odeur âpre des regrets. elle plante ses prunelles dans les siennes, étire ses lèvres en un large rictus de défi, tire du bout de son index le dernier livre vers le vide. sans bouger la main. les doigts de sid toujours contre son poignet. quand elle feint l'indifférence alors que sa peau brûle quand ses doigts la redécouvrent. lui reviennent encore une nuit de novembre. elle n'en fait rien, écoute ses mots. proche de ses lèvres en redressant le menton pour ne pas lâcher son regard. encore un rire et son souffle qui s'échappe contre ses lèvres à lui. elle pense autant que tu tenais à arabella. elle dit je ne négocierai pas avec toi. quand ses lèvres s'approchent des siennes et que ses mots s'étouffent dans un murmure.
coré se recule, son poignet s'échappe, son cœur retrouve son rythme dans les silences. elle le toise un instant, va récupérer la photographie laissée sur la table, pose ses prunelles sur elle encore quelques secondes en laissant le silence meubler leurs pensées. elle retrouve son regard. entame ses tirades finement menées. tu as presque l'air de reconnaître l'importance de ta famille, là-dessus. une pause. elle se rapproche de nouveau. de ces démarches félines qu'elle travaille quand ses hanches se balancent naturellement du haut de ses talons. un mètre les sépare. elle ne l'a pas quitté des yeux. j'y tiens autant que j'ai envie de faire de marcus ma famille, sid. sa voix est douce et se calme,
venin salivaire qu'elle conserve entre ses lèvres tandis que ses paupières battent de douleurs et de doutes qu'elle ne connaît pas vraiment. elle retrouve ses voix d'enfant, celles qu'elle lui offrait parfois dans l'intimité de leurs échanges, quand un instant parfois elle lui offrait un peu d'elle et que ses bras à lui dessinaient la tendresse qu'elle ne demandait jamais. rends la moi. tu ne veux pas me retirer ça. ses prunelles dévorent celles de sid. elle croit s'être encore un peu rapprochée,
ne sait pas vraiment. elle reste là. statue de marbres dont les fausses crevasses se dessinent sous les yeux d'un qui est autre. quand elle lui explique famille et qu'elle se rappelle l'avoir trouvée il y a dix ans. dans ces même yeux qu'elle supplie de ses sous-entendus.
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