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in the darkness. (jamelia)

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SPELLS : 271
IDENTITY : marie.
FACE & CREDITS : reinhart, bé.
MULTINICKS : eileen carlson.

AGE : dix-sept.
BLOOD STATUS : pur.
CIVIL STATUS : seule.
JOB : femme de ménage.
HOGWARTS HOUSE : poufsouffle.
MAGIC WAND : bois de vigne, crin de licorne, vingt-trois centimètre.
PATRONUS CHARM : incapable d'en créer un.
SPECIAL CAPACITY : aucune.
MARAUDER'S MAP : allée des embrumes. en fuite.
POINTS RP : 407

MessageSujet: in the darkness. (jamelia) Dim 9 Juil - 16:24


tu plies les draps. tu décrasses le sol. tu passes après tout le monde. tu courbes l’échine. tu ranges, tu nettoies après les gens, et ça tous les jours pour un salaire de misère. on t’as jamais élevé pour faire ce genre de boulot, et tu te rends compte maintenant que t’étais vachement chanceuse, et bien gâtée. ça a été un changement, de passer de la princesse de la maison à la femme de ménage. tout ça, on t’as jamais habitué à la faire. au début, c’était dur, très dur, t’as pensé à revenir chez toi plus d’une fois, avant de reprendre tes esprits et rester ici. mieux vaut rester ici, même si c’est pour vivre comme ça, tu te dis. c’est toujours dur, mais moins qu’avant. tu t’es un peu habituée, même si tu envies de temps en temps ta vie d’autrefois. les premiers jours de travail, t’es revenue dans ta chambre avec un horrible mal de dos, un mal qui viens du travail, un mal que t’avais jamais eu jusqu’ici. les jambes lourdes et la fatigue sont devenus une habitude maintenant, et tu ne t’en plains plus comme tu le faisais auparavant. tu peux pas t’empêcher de comparer ton ancienne vie de quasi princesse, là où il fallait toujours faire semblant et sourire et faire tout ce que papa et maman disaient, et cette vie là, libre mais dans la misère. il  y a toujours des jours où tu te demandes quelle vie était la meilleure. celle là, ou celle d’avant. tu en viens souvent à la conclusion qu’il n’y a pas de meilleure vie, juste celle où tu te sens vraie et à ta place et bien.
t’as fini ta journée. il fait encore un peu jour dehors, mais à peine. quand tu sors de l’infâme établissement – il est crasseux et morbide mais le job paye bien et on vient rarement t’embêter ici – tu accélères le pas. tu as entendu des histoires sur l’allée des embrumes quand tu étais plus jeune, c’était ton père qui t’en parlais le soir, sûrement pour te dissuader d’y aller un jour. une abbot dans l’allée des embrumes, un sacrilège, une vue rare, si elle n’est pas impensable. tes cheveux blonds et ton visage de poupée sont en totales contrastes avec l’ambiance qui règne, cette ambiance lugubre, mais tu n’y est plus tellement étrangère maintenant. Tu enroules tes bras autour de ton corps, comme pour te protéger, et comptes tes pas. un, deux. un, deux. il y a des escaliers et tu les montes deux par deux, presque en courant mais pas tout à fait. tu baisses les yeux, regardes tes pieds, et tu jettes de temps en temps des petites regards autour de toi. tu vérifies que personne ne te suis. connaissant ton père, il a déjà dû envoyer plusieurs fois des hommes à ta recherche, avec comme consigne de te ramener coûte que coûte.
tu arrives finalement devant un certain établissement. la vitrine est sale et la clientèle plus que douteuse, et tu restes à l’extérieure. tu plisses les yeux pour voir l’intérieure. jacob est toujours à l’intérieur, encore en train de travailler, et tu toc deux fois doucement contre le verre pour montrer ta présence.
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SPELLS : 64
IDENTITY : émile.
FACE & CREDITS : sprouse, aldebaran.
MULTINICKS : nein.

AGE : dix-huit ans.
BLOOD STATUS : oeufs brouillés.
CIVIL STATUS : célibataire.
JOB : vendeur chez barjow et beurk.
HOGWARTS HOUSE : aigle hautain.
MAGIC WAND : brunâtre, elle fait des étincelles.
PATRONUS CHARM : harfang.
SPECIAL CAPACITY : occlumens.
MARAUDER'S MAP : bien peinard dans l'allée des embrumes.
POINTS RP : 259

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui ou non, si oui, uniquement les paroles ou rp intégral, n'hésitez pas à préciser.
COLOR OF MY LIFE : merci d'indiquer ici la couleur dans laquelle vous écrivez les dialogues de vos personnages.
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: in the darkness. (jamelia) Sam 15 Juil - 10:11

Jacob se fait chier.

Aucun idiome ne s’avère plus approprié ; aucune expression plus courtoise ne se révèle plus exacte. Globalement, dans le moment présent, le jeune homme se fait chier. Depuis le début de son chiffre dans son magasin-employeur, les clients douteux affluent, occupant l’espace de quelques minutes gênantes son quotidien. Il feint l’intérêt, la politesse, le respect, alors qu’il cherche à leur vendre quelques babioles enchantées et autres artéfacts maudits ; il feint l’amusement devant leurs plaisanteries, leurs commentaires, le désintérêt face à leurs casiers judiciaires certainement bien fournis. Du coup, oui. Il se fait chier.

Oh, certes, le borgne l’a diverti, avec ses requêtes alambiquées, ses recherches intrusives et ses enquêtes intéressées. Un faux-client, comme le Gallois aime appeler les agents manifestes d’une quelconque entité cherchant failles dans l’armure rhétorique d’un établissement aussi peu recommandable que Barjow et Beurk. La boutique a survécu aux inquisitions ministérielles, aux descentes policières – comment peut-on vraiment penser qu’un homme seul pourrait arriver à les piéger ? Les. Le monosyllabique d’une pensée esquissé saigne les oreilles du jeune sorcier. Comme s’il considère Barjow, Beurk et lui comme un tout. Comme s’il s’associe inconsciemment au sort du bâtiment. Le refrain est pesant, le mensonge, convaincant – des fois, à force de jouer au meuble, au représentant, il en vient à lui-même se piéger en s’estimant plus lié qu’il ne l’est vraiment au destin du bâtiment.

De même, la vieille sorcière subséquente l’a elle aussi amusé. Une innocente, certainement. Une naïve, une gentille grand-mère cherchant désespérément une boîte de musique pour sa petite fille. Son passage est bref, vite écourté, lorsqu’elle réalise la teneur et réputation du lieu visité. Pourtant, Jacob ne peut s’empêcher d’être torturé, troublé. Et si, au final, ç’avait été elle, l’espionne ? Ou si les deux travaillent de concert, tapotant les murs défensifs en recherche d’une faiblesse ? Le souci, dans un climat de terreur, d’hystérie, est que n’importe qui devient potentiel traître ou mouchard ; on se méfie, on s’emporte, on dessine des scénarios improbables dans nos pensées, arrivant même à soupçonner le plus petit des chats errants de complicité hostile. Et, malheureusement, Jacob n’échappe pas à la folie ambiante. Encore une fois, il se réprimande – lorsque la visite est passée, à quoi bon y penser ? Que peut-il y changer ? Rien, absolument rien. Les dés sont jetés, à voir, maintenant, s’il allait être embarqué.

Finalement, il est seul. Plus personne, à cette heure, pour venir le déranger. Plus personne, à cette heure, pour acheter des objets ensorcelés. Il regarde nerveusement sa montre, réalisant l’heure tardive à laquelle il est levé. À cette heure, les autres commerces doivent être sur le point de fermer. À cette heure, les autres employés doivent être sur le bord de… Toc. Le toc discret le surprend, le déconcerte – l’agresse. Intérieurement, il sursaute. Physiquement, il se retourne lentement, prudemment, afin de voir si l’on vient l’arrêter. Puis, il reconnait le visage, les boucles dorées ; il rencontre les yeux familiers. Il se détend, se questionnant sur le pourquoi de sa paranoïa de soirée. Normalement, il n’est pas si à fleur de peau – normalement, la nonchalance l’emporte toujours sur l’énervement. Mais, ce soir échappe à la règle. Définitivement, pour laisser son imagination autant s’emballer, caracoler, il se faisait vraiment chier.

Il fait signe à son amie d’entrer, se tournant pour compter la caisse après avoir affiché victorieusement l’enseigne « fermé » à la fenêtre. Un petit sourire taquin sur les lèvres, deux-trois pensées comiques en tête, il déclare à voix haute en entendant le portique se refermer :

- Toi, t’as la tête d’une personne qui a a-do-ré sa journée.
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