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ILS ÉTAIENT DES SOURIRES. (harry)

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SPELLS : 30
IDENTITY : nothing fancy (jess’).
FACE & CREDITS : laura schuller, ava @hollidaysee & signa @astra.
MULTINICKS : none.

AGE : sweet sixteen. mais la fleur à peine éclose a déjà les pétales bien moroses.
BLOOD STATUS : pure blood. though she’s called a traitor.
CIVIL STATUS : ne sait pas. ne sait plus. il y avait harry et aujourd’hui, tout a disparu.
JOB : fugitive à temps plein.
HOGWARTS HOUSE : gryffindor, home of the brave.
MAGIC WAND : bois de cerisier, écaille de sirène. 24 cm. sortilèges offensifs.
PATRONUS CHARM : a horse.
MARAUDER'S MAP : ici et là, nulle part et partout où il le faudra.
POINTS RP : 254

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, seulement dialogues.
COLOR OF MY LIFE : #C26A65
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: ILS ÉTAIENT DES SOURIRES. (harry) Sam 15 Juil - 13:30


❝ des sourires (harry & ginny) ❞ we’ll have to go back to the way that we were, before we were us, before i was me, before we were happier that i’ve ever been, than you’ll ever see. ‘cause that’s the way it has to be.


Ginny avait encore beaucoup de mal à observer les ruines sans sentir ce pincement dans sa poitrine ou ce poids sur son estomac comme une pierre trop lourde. Elle avait encore du mal à se dire que c’était là tout ce qu’il restait de sa maison, de son foyer – ce foyer où elle avait grandi, entourée de sa famille. Une famille qu’elle aimait ; une famille qui l’aimait. Aujourd’hui, que restait-il de cette vie-là ? Rien. Rien que des ruines. Et à chaque fois, elle sentait comme cette vague glacée de rage qui la submergeait, l’engloutissait. Ginny avait la terrible impression de se noyer sous la colère et la rancœur. Sous ses envies de vengeance. Il y avait cette part de noirceur à l’intérieur d’elle, cette part trop sombre qu’elle avait tenté si fort d’oublier, de tuer depuis sa toute première année à Hogwarts. Depuis que ce journal lui était tombé entre les mains. Ce souvenir restait encore si vivant à son esprit qu’elle le sentait la hanter chaque jour, comme un vieux démon. Comme un vieux monstre caché sous son lit. Et le soir, quand elle essayait de trouver le sommeil qui ne cessait de la fuir, elle revoyait alors le visage de son frère, tombé devant elle. Elle revoyait ce corps, inerte, rigide qui s’écrasait au sol comme une vulgaire poupée de chiffon trop usée.
Usée.
Usée, elle l’était. Usés, ils l’étaient tous. Ils étaient tous usés par cette guerre, par la douleur, par les pertes. Usés par la mort. Leur monde s’effondrait, petit à petit, sous leurs yeux vides et fatigués. Leur monde disparaissait. Il était remplacé par cette noirceur terrible, par ces injustices qu’elle avait essayé de combattre avec force et honneur – comme une fière et digne héritière de sa maison. La maison des Lions. Gryffondor. Mais cette maison n’existait plus, comme toutes les autres. Ça ne signifiait plus rien d’avoir fait partie de Gryffondor, aujourd’hui. Ça ne voulait plus rien dire. C’était comme si toute une partie de sa vie avait été effacée ; c’était comme si toutes ces années n’avaient jamais existé. Il ne restait plus que le gris de leur présent. Il ne restait plus que la peur, les tremblements. Il ne restait plus que la survie jusqu’à demain, incertaine. Personne ne savait s’il survivrait jusqu’au lendemain. Personne n’était certain de se réveiller au petit matin. Le sommeil, les rêves- tout ça n’était plus que douces fantaisies à leurs esprits. Ils n’avaient plus rien.
Ils n’étaient plus rien.
Les mains crasseuses, les vêtements déchirés, Ginny s’extirpe des ruines sous le Terrier. Comme d’habitude, elle prend le temps de respirer à pleins poumons lorsque l’air frais de l’aurore semble la percuter. Revenir ici avait été comme une évidence, pour elle. Après la destruction du camp des insoumis, après avoir vu son frère mourir sous ses yeux, la rousse n’avait vu d’autre endroit où se réfugier. Où venir laisser parler son deuil et sa douleur. Sa colère aussi. C’était le seul endroit où elle se sentait avoir encore sa place pour l’instant. Elle n’abandonnait pas pour autant le combat, elle n’arrêterait jamais de se battre pour retrouver son monde. Mais elle était fatiguée pour l’instant. Elle se sentait harassée. Ginny nourrissait tant de haine depuis sa fuite du camp qu’elle avait l’impression d’être sur le point d’exploser. Et ses pensées qui devenaient terriblement bruyantes à chaque minute qui passait ne semblait pas vouloir la quitter.
Méticuleusement, la jeune femme se met à observer les environs. Les sens aux aguets, à l’affut du moindre mouvement, elle sent ses doigts qui se crispe sur sa baguette en spasmes réguliers. Son cœur tambourine à ses tympans, fort. C’est comme une musique assourdissante. Discordante. Il n’y a finalement que le bruissement du vent dans les feuilles, du ventre les pierres brisées, amoncelées çà et là qui semble subsister dans cette cacophonie. Et elle ne sait comment, elle ne sait pourquoi, Ginny se retrouve, le dos droit, la baguette tendue à hauteur des yeux, à faire face au fantôme d’un premier amour qu’elle n’est pas parvenue à oublier. « Harry ? » Sa voix est devenue plus rauque, plus grave. Il y a quelque chose de rocailleux au fond de sa gorge comme si les fumées des souterrains lui avaient empli les poumons. Harry Potter. Elle sent ses jambes qui fléchissent un peu, son ventre qui se tord. Elle a la respiration courte, sans savoir si la sensation au creux de sa poitrine est agréable ou non. Harry Potter. Harry était là. « Qu’est-ce que tu fais là ? elle lâche, presque comme un reproche. » Elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Qu’ils s’étaient retrouvés face à face, comme ça. C’était il y a longtemps, c’était il y a une éternité. C’était dans cette autre vie qu’elle tente vainement d’oublier.
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SPELLS : 1462
IDENTITY : ASTRA (SANDY)
FACE & CREDITS : DANY LE SANG ; AILAHOZ (AVATAR) ; MYSELF (SIGNA)
MULTINICKS : ALECTO CARROW AND NYMPHADORA LUPIN.

AGE : DIX-SEPT POUR SUREMENT PAS TRÈS LONGTEMPS.
BLOOD STATUS : SANG SOUILLÉ MAIS GRAND BIEN LUI FASSE.
CIVIL STATUS : SEUL AVEC SES PENSÉES NOIRES.
JOB : ETUDIANT A LA RUE, CHERCHEUR D'HORCRUXES.
HOGWARTS HOUSE : GRYFFONDOR.
MAGIC WAND : PLUME DE PHENIX, LE MEME QUE VOLDY COMME ON DIT.
PATRONUS CHARM : UN CERF, À L'IMAGE DE CELUI DE SON PÈRE.
SPECIAL CAPACITY : FOURCHELANG, SURVIVANT AUSSI.
MARAUDER'S MAP : DANS LA NATURE.
POINTS RP : 5334

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : uniquement les dialogues si désiré.
COLOR OF MY LIFE : indianred
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: Re: ILS ÉTAIENT DES SOURIRES. (harry) Sam 15 Juil - 23:51


❝ des sourires (harry & ginny) ❞ we’ll have to go back to the way that we were, before we were us, before i was me, before we were happier that i’ve ever been, than you’ll ever see. ‘cause that’s the way it has to be.


Ça tangue. Beaucoup plus que sur une petite braque, beaucoup plus que sur de la glace fragile. Ça tangue partout. Sur la terre, dans les airs. C’est une sensation étrange, presque irréelle, qui te fait sourire quelque peu. Il est rare qu’un tel sentiment t’assaille. Une espèce de plénitude éphémère qui te fait du bien au coeur. Enfin. T’essaie d’éviter de penser au futur, aux failles de tes plans, à l’avenir incertain, aux pertes que tu auras encore à combattre. Tes yeux se posent sur elle, sur lui, ils ont cette malice dans le regard, ce petit rictus au coin des lèvres. Tes propres lippes s’étirent joyeusement. Tu te sens heureux, sûrement pour pas très longtemps, mais tu te sens heureux, juste un instant. Et c’est ça qui te fait tanguer. Peut-être un peu trop fort. Vos mains se trouvent, elles s’accrochent, comme pour la première fois, alors que Merlin sait combien vos paumes se sont cherché de nombreuses fois.
Les lumières se tamisent, les esprits redescendent, les rires se gèlent dans l’atmosphère, la lune est ronde, presque pleine, et surplombe votre tente en laissant percer quelques rayons près de ton oreiller. Tu l’observes à travers la toile tirée, des nuages viennent la cacher. Un mot, à peine griffonner, quitte ta poche pour se placer devant tes yeux. Tes lunettes sont sales, mais tu peux percevoir au travers l’écriture presque illisible du professeur Lupin. C’est une adresse, une invitation, un bout de papier qu’il s’empresse de mettre en flamme. Il est le premier à savoir que ce genre d’informations ne doit pas tomber dans de mauvaises mains. Hermione dort, ses cheveux emmêlés recouvrent presque l’entièreté de son visage. Tu peux cependant apercevoir cette expression rassurée qui t’enchante intérieurement. Ron t’observe, ses iris bleutés te scrutant silencieusement. Il t’adresse un signe de tête que tu comprends directement. Tu peux y aller ce soir, il est là pour prendre la relève. Tu le remercies d’un sourire complice et tu quittes la tente qui t’étouffe de plus en plus chaque jour. La forêt de Dean t’accueille dans sa pénombre. Le froid te frappe au visage et caresse ta peau d’un baiser glacé qui fait dresser tes poils. Ta cape d’invisibilité vient se placer sur tes épaules et tu transplane dans la plus grande des sérénités. Pour une fois.
La petite chaumière est belle, tu peux sentir des effluves délicieux d’un repas qui vient sans doute de se terminer. Ta cape ne recouvre que la moitié de ton corps alors que tu vois apparaître les traits tirés de ton ancien professeur et son sourire qui éclaire la pièce. Dora se tient pas très loin, les deux mains sur son ventre bien rebondi. Tu l’observes un instant, n’arrivant pas à croire qu’à l’intérieur se trouve ton futur filleul, un petit garçon nommé Ted Lupin. Cette scène te rappelle les étreintes réconfortantes de Sirius. Tu chasses rapidement cette idée de ton esprit. Tout le monde ici aimait un peu trop Sirius, différemment sans doute, mais d’une affection inexplicable.
Les plans se font, se défont, il fait bon de partager des moments comme ceux-ci. Comme si la guerre qui fait rage dehors n’est que la préoccupation de demain. Comme si rien ne pouvait arriver ce soir. Comme s’ils étaient à l’abri, dans cette petite chaumière à peine décorée et mal agencée. Il y a toujours Remus, ses idées de révolutions, ses paroles réconfortantes qui te donnent espoir. Il y a toujours Dora, la tête quelque peu dans les nuages, les mains trop maladroites qui renversent un peu de thé sur ton pantalon déjà trop sale et plein de boue. Il y a toujours des amis qui sont devenus une sorte de famille. Pour combien de temps encore ? Tu ne peux l’imaginer.
Tu quittes la demeure de fortune en laissant derrière toi un énième souvenir que tu espères resteras gravé dans ta mémoire. Ta cape se repose sur tes épaules et tu envisages de rentrer d’un clignement de cils. Pourtant, quelque chose t’en empêche. Le Terrier n’est pas très loin et tu décides, sur un coup de tête, de t’y rendre pour observer les dégâts. Revenir à la réalité. Te rendre compte que la maison que tu as toujours connue, celle qui t’a tant manqué pendant le mois de juillet, chaque été, celle qui t’a donné de l’amour est tombé. Comme le corps de Fred, au milieu des flammes du campement. Comme le regard de Ginny, qui n’a pas osé lever les yeux sur toi. Comme son sang qui a coulé devant les tiens alors que des larmes roulaient sous ses joues.
Ce sentier, tu le connais par coeur. Les roseaux ont un peu trop poussé mais ils semblent toujours fléchis, entrains à te montrer le chemin. La boue recouvre presque tes chaussures alors que tu aperçois les ruines d’une maison familiale sous tes yeux.

Pourtant, ce n’est pas ça qui te choque le plus.
Ça tangue.
Encore plus fort que tout à l’heure.


Ça tangue. Différemment. Ses cheveux roux s’envolent au gré du vent. Il y a longtemps que tu ne les avais pas vus danser de la sorte. Sa baguette est tendue vers toi, son regard est froid, elle reste stoïque même si tu jurerais l’avoir vu flancher, rien qu’une seconde. Tu réprimes un sourire. « Harry ? » Ton nom sonne si singulièrement dans sa bouche. Comme si chaque lettre était un trésor. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Tu aimerais presque caresser sa peau pâle du dos de ton pouce, passer tes doigts dans ses cheveux de feu, l’étreindre du plus fort que tu puisses, pour t’assurer qu’elle est toujours là, qu’elle est toujours vivante. Au final, tu prends juste le temps d’abaisser la pointe de sa baguette contre le sol du bout de tes doigts. « Je suis venu observer de mes yeux les dégâts. »  Tes yeux se posent de nouveau sur le tas de cendre, sur le nain de jardin qui est toujours présent, la tête à moitié enfouie dans le sol boueux. « Je n’arrivais pas à croire ce que l’ont me comptais. » Comme une histoire d’horreur que l’on raconte aux gamins lorsqu’ils ne veulent pas se brosser les dents. « Et toi ? Tu sais qu’il n’est pas prudent de revenir ici ? Tout le monde peut te trouver. Tu devrais rejoindre un des camps de réfugiés, tu y serais davantage en sécurité. » Les mots sortent de ta bouche sans que tu y réfléchisses. Au fond, t'aimerais qu'elle vous rejoigne, pour pouvoir garder un oeil sur elle, à chaque seconde de la journée. Pourtant, tu sais que ce n'est pas possible. Tu sais que cette vie là, c'est une vie misérable. Et tu t'en veux assez d'avoir entraîné Hermione dans ta chute alors tu ferais tout pour empêcher Ginny de vivre cette vie de fugitive, même si elle en est une aussi, d'une certaine manière.
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AGE : sweet sixteen. mais la fleur à peine éclose a déjà les pétales bien moroses.
BLOOD STATUS : pure blood. though she’s called a traitor.
CIVIL STATUS : ne sait pas. ne sait plus. il y avait harry et aujourd’hui, tout a disparu.
JOB : fugitive à temps plein.
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MessageSujet: Re: ILS ÉTAIENT DES SOURIRES. (harry) Dim 16 Juil - 9:56


❝ des sourires (harry & ginny) ❞ we’ll have to go back to the way that we were, before we were us, before i was me, before we were happier that i’ve ever been, than you’ll ever see. ‘cause that’s the way it has to be.


C’était comme revoir un fantôme du passé. C’était comme faire face à un démon caché. Ginny ne savait même pas si elle était heureuse ou non de se retrouver face à face avec Harry Potter. Un part d’elle, si elle osait l’avouer, était soulagée. Le voir signifiait qu’il était en vie. Et il paraissait en forme malgré la fatigue qui noircissait ses yeux habituellement verts comme une émeraude. Il paraissait en bonne santé si tant est que quelqu’un dans un monde comme le leur puisse être ‘en bonne santé’ mais ça la rassurait. Un peu. Et la rousse se sentait également en colère. En colère de s’être laissée surprendre par quelqu’un ; en colère qu’il soit parvenu à approcher le Terrier d’aussi près. En colère que ce soit lui, ici, à quelques mètres d’elle. Elle aurait peut-être préféré un Mangemort ou même Voldemort lui-même, pour être honnête. Parce que voir Harry faisait mal. Parce que voir Harry la déchirait de l’intérieur. Voir Harry, c’était se replonger dans des souvenirs aujourd’hui douloureux malgré les sourires et les baisers et les mots doux chuchotés dans l’intimité. Voir Harry, c’était se rappeler que plus rien n’existait entre eux – à cause de lui. C’est Harry Potter qui a fait le choix de tout abandonner de leur relation, de ce futur qu’elle avait déjà imaginé comme une idiote. La rouquine savait pourtant qu’il restait encore sous les cendres grises quelque braises d’un amour véritable. Elle aimait à le penser, en tout cas. Mais chaque jour qui s’enfuyait était comme une nouvelle cicatrice sur son cœur déjà meurtri : chaque jour qui s’évanouissait l’éloignait un peu plus de Harry. « Comme tu peux le voir, c’est encore pire que ce que l’on raconte, elle lâche un peu trop sèchement en abaissant sa baguette d’un mouvement lent. Il ne reste plus rien. » Sa voix semble s’érailler sur la fin et elle détourne le regard, honteuse. Harry Potter a toujours eu cet effet-là sur elle – l’effet d’une véritable bombe à l’intérieur de sa poitrine. Elle perdait encore et toujours ses moyens face à lui, comme la petite fille qu’elle était encore la première fois qu’elle a posé ses yeux sur lui. Ginny restera toujours cette petite fille face à Harry. Cette petite fille avec ses grands yeux brillants et émerveillés et son petit cœur de gamine qui commence à palpiter.

Et c’est peut-être qui l’agace le plus, Ginny. N’être que la petite fille, comme si Harry ne voyait jamais la femme qu’elle était devenue. La petite fille a grandi mais pas dans les yeux de Harry Potter. La rousse fronce les sourcils alors que les mots de celui qu’elle a tant aimé résonne étrangement à ses oreilles. Elle déteste quand il se permet de la prendre de haut comme ça, comme si elle n’était pas capable de se débrouiller toute seule. Comme si elle n’était pas capable d’agir seule. « C’est toi qui ne devrais pas être là, Harry, elle rétorque avec feu. C’est toi l’Élu, pas moi. Moi, je ne suis qu’une énième Weasley. Je ne suis pas recherchée par toute une horde de sadiques arriérés. » Ginny ne peut s’empêcher de revoir soudainement les images du camp des insoumis, de son frère qui tombe au sol comme au ralentis. Le cœur soudain étouffé dans sa poitrine, elle tourne le dos à son ex-petit-ami et manque de trébucher sur un gravas mal positionné. La rouquine laisse échappé un grognement, se blâmant de paraître toujours comme à son désavantage devant celui pour lequel elle a tant rêvé de briller. Si elle ne lui semblait pas aussi gauche, peut-être qu’il aurait pu voir depuis longtemps qu’elle était devenue forte et indépendante. Qu’elle n’avait pas besoin d’être protégée à longueur de temps. « Je suis chez moi ici. » Tout ce qu’elle n’avait jamais connu en dehors de l’école de magie se trouvait ici. Et peut-être que ce n’était plus qu’un terrain vague, en ruines mais le Terrier restait sa maison. Son foyer. « Je ne devrais être nulle part ailleurs qu’ici. » Elle fait quelques pas, se retourne comme pour faire comprendre à Harry de la suivre. « Il y a des galeries sous la maison, continue-t-elle avant de se corriger, difficilement. Enfin, ce qu’il reste de la maison. On pourrait établir un autre camp de réfugiés ici. Ce n’est pas idéal et c’est une véritable fournaise là-dessous mais on peut y accueillir du monde. » Ginny se fustige mentalement d’éprouver cette envie furieuse d’être approuvée par Harry Potter. Elle ne devrait pas avoir besoin de tenir compte de son opinion – elle sait qu’elle a raison. Elle sait que ses mots sont justes. « Qu’est-ce que tu en penses ? » Mais elle reste Ginny, la petite Ginny folle amoureuse de Harry Potter. Pas parce qu’il est l’élu. Juste parce que c’est Harry. Elle reste la petite Ginny bien malgré elle.
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