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comme un boomerang

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SPELLS : 15
FACE & CREDITS : CAMILLA, FAUST
MULTINICKS : AUCUN

AGE : DIX-HUIT BLEUS À L'ÂME
BLOOD STATUS : PURETÉ BLEUTÉE
CIVIL STATUS : AMOUR(IR)
JOB : FLEURISTE, RÉSISTANTE SECRÈTE
HOGWARTS HOUSE : GRYFFONDORS
MAGIC WAND : NOYER, CRIN DE LICORNE
PATRONUS CHARM : PAPILLON
MARAUDER'S MAP : CHALEUR FAMILIALE
POINTS RP : 176

MessageSujet: comme un boomerang Sam 15 Juil - 22:29


je sens des boums et des bangs agiter mon cœur blessé l'amour comme un boomerang me revient des jours passés à pleurer les larmes dingues d'un corps que je t'avais donné sache que ce cœur exsangue pourrait un jour s'arrêter si comme un boomerang tu ne reviens pas me chercher peu à peu je me déglingue victime de ta cruauté je sens des boums et des bangs agiter mon cœur blessé l'amour comme un boomerang me revient des jours passés c'est une histoire de dingue une histoire bête à pleurer ma raison vacille et tangue elle est prête à chavirer  (@gainsbourg // beerus)
boomerang
☆ feliks & delilah ☆

Elle a le cœur qui craque, qui fait du bruit, le même que des os qu’on serre jusqu’à les faire exploser. Le cœur qui craque de nostalgie, qui se morcelle et s’effrite, qui laisse quelques poussières de chaire invisible sur le sol. Elle fait des va et des vient à contre vent, les cils baissés sur ses joues qui brûlent (qu’ont toujours brûlé) et pas de bruit. Presque personne, à peine quelques enfants. Murmures des branches décharnées qui se cognent entre elles et de la fraîche qui se lève. Elle sait pas s’il est tôt ou s’il est tard, si on est lundi ou bien vendredi. La vie c’est long. Sa vie est longue. Longue puis ennuyeuse et un peu sinueuse. Le gris du ciel et des gens ça lui coupe le souffle. Elle se balade dans une nature morte, delilah, toute seule et pas très heureuse. C’est des taches sombres devant et derrière elle, plus trop de monde qui sort, de volets ouverts. C’est la mort mais pas la mort physique, la mort psychique. Celle qu’est là sans être là, celle qui vole plus les esprits que les corps. Elle a l’impression d’être seule, Delilah, seule dans l’Angleterre immense qui s’engouffre dans le silence et les soupirs fatigués. Et ça lui fait un peu mal.
Le parc se vide des trois ou quatre personnes qui s’ajoutaient à elle et Delilah ne s’est toujours pas arrêtée de marcher. C’est des rondes qu’elle fait, plus des promenades. C’est des allées et venues automatiques et nécessaires qui se superposent à la routine désolante, des allées et venues pour pas oublier. C’est pas vraiment Delilah l’ange qui vend des lys et des roses le dimanche qui déambule, c’est plus Delilah le soleil délavé, passé et repassé à la machine, sans couleur et fade, fantôme vivant avec un cœur qui bat et des yeux bleus qui clignent doucement. Elle est là tout le temps Delilah, sans parapluie quand il pleut, sans manteau aussi. Elle regarde les bancs mais ose pas s’asseoir dessus. elle le faisait avant avec Feliks. Plus maintenant. elle a un regard pour la pelouse ternie, un peu gelée. Elle la sentirait presque frissonner. La pelouse qu’elle arrachait et qu’elle jetait sur lui. elle sourit un peu, sourire d’écorchée mais joli sourire. Elle souffle et la buée lui rappelle les dessins qu’ils faisaient sur les fenêtres. C’est pas très bon de toujours traîner là, on lui a dit. vingt fois au moins. Si elle écoutait ce qu’on lui disait elle en serait pas là, il paraît.
Elle fait traîner ses doigts froids et engourdis sur le givre et ça picote mais c’est pas grand-chose. Elle s’assoit et le bois craque, range ses mains rougies dans les poches de son manteau trop long qui traîne parterre, se gorge d'eau. Y a pas un chat, pas un bruit, pas un souffle. Elle a les épaules qui tremblent et les dents qui claquent un peu, le nez qui se lève pour regarder autour. Y a de la lumière sur les balcons d’en face et ici les lampadaires grésillent. Elle fait rien, Daisy. Elle attend, arrête de vivre. Elle sait pas ce qu’elle attend mais elle attendra le temps qu’il faudra. Elle voit la silhouette noire, plus loin. À plusieurs mètres d’elle. Élancée et maladroite, pas changée pour un sous. Elle devrait lui arracher un sourire mais c’est un frisson qui remonte dans son corps et elle bouge pas, espère peut-être disparaître. Elle le voit bien, Feliks. Aimerait le rejoindre. Mais elle pose ses yeux cernés sur lui et c’est comme s’il brûlait parce qu’elle les baisse la seconde d’après. Comme si c’était dur de le regarder alors qu’elle y passait ses journées, avant. Quand il était là. Et Delilah elle a envie qu’il s’approche et elle a envie de le fuir et elle est clouée sur son banc qui grince et elle a l’impression que c’est la fin de sa vie.

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