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(animation i) with harsh hands and brutal body, never unguarded yet always intense.

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SPELLS : 785
IDENTITY : eve (slytherns)
FACE & CREDITS : emma watson. (a: maimihina., g: tumblr)
MULTINICKS : aj.

AGE : dix-sept. le nombre indélicat qui s'inscrit, hésitant, sur son visage comme seule vendetta contre le temps
BLOOD STATUS : impur. c'est inscrit partout, à présent : sur ses bras, sur les murs, et même dans le regard des gens. ils l'ont élevé au rang de vérité universelle. mais elle en est diablement fière.
CIVIL STATUS : célibataire, tous vous diraient qu'hermione est bien trop entière pour se laisser compléter par une autre âme. elle est bien trop flamboyante, trop vivace, trop miss je-sais-tout pour se laisser contrer par une autre bouche, un autre corps, un autre esprit. pourtant, elle a le coeur pris.
JOB : elle est dans l'ombre d'harry potter, activiste reconnue dans l'ordre du phoenix, rien de plus qu'une oppressée cherchant la liberté.
HOGWARTS HOUSE : c'est son courage, son courage qui lui grignote les os, qui lui glace le sang, qui l'oblige à se lever chaque matin, son courage transcendant, fascinant, qui l'a envoyé à gryffondor. elle le porte en armure, aujourd'hui, son courage. comme un casque, comme une couronne, parfois même comme une arme. il faiblit, pâlit, mais ne disparaît jamais vraiment.
MAGIC WAND : hermione possède une baguette fine, aisément maniable si on sait s'y prendre et si on le fait avec douceur, en bois de vigne. un nerf de coeur de dragon en son centre, cela donne aisément un caractère autoritaire et flamboyant à la baguette, qui se braque lorsqu'elle est dans les mains d'autrui.
PATRONUS CHARM : la loutre.
MARAUDER'S MAP : le campement.
POINTS RP : 5006

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, dialogues ou intégral.
COLOR OF MY LIFE : firebrick
INTO THE MAGIC BAG AGO :

MessageSujet: (animation i) with harsh hands and brutal body, never unguarded yet always intense. Sam 14 Mai - 17:13


boum boum boum

animation i.

he learned to love
the way he knew to fight,
with harsh hands and
brutal body,
never unguarded
yet always intense.
Boum boum boum.
Ça explose tout autour d’elle. Les bombes, les sourires, les je t’aime, les je te hais. Où es-tu parti, Ron ? Elle tend les doigts, il n’est pas là. C’est flou et un peu différent de ce qu’elle connait : on lui a dit que ça devait la faire rêver, qu’elle devait retrouver l’amusement d’un autre monde, une autre contrée. Le sommeil, on lui a dit, est un bien précieux dans les creux de vos doigts. Il réveille vos désirs les plus enfouis, vos amours interdits, et leur donne vie. Vous voulez une échappatoire, enfant ?
Buvez.

Elle a attendu plusieurs jours avant de finalement s’y tenter : la tension accumulée sur ses épaules allait la tuer, alors elle a pensé : pourquoi pas. Quelques heures de sommeil et des années, des années de rêve, des années perdues que l’on retrouve à l’aide d’une petite fiole. Elle a pensé, pourquoi pas. Je n’ai plus grand-chose à perdre et tant, tant à gagner. Elle a oublié, de toute façon, les risques qui pouvaient exister.
Le problème, c’est que Granger ne souhaite pas se rappeler du pourquoi Morphée lui a tourné le dos et pourquoi le marchand de sable a arrêté de la harceler. Elle a oublié que derrière ses paupières, c’est un champ de bataille où tous s’égorgent, tous se meurent. Les cadavres s’empilent comme un puzzle. Et quelqu’un dans son dos qui lui dit, c’est le destin, Hermione, cela devait se passer ainsi.
Elle dormait mal, Granger. D’un sommeil sans rêve ou de rêve sans sommeil, qu’importe, la ligne est fine entre les deux : elle avait mal au dos, mal au corps, mal à la tête, mal au cœur. La simple idée de voir la nuit tomber lui donnait envie de vomir. Tout simplement parce que le rêve est cauchemar, parce que le rêve est macabre, parce que son essence même est faite de chair et de sang.
Elle a oublié qu’elle pouvait y échapper.

Elle se souvient, à présent.

Boum boum boum.
Même les américains comprennent ; la poudre de rêve. D’un bleu psychédélique aux effets fascinants et fascinés. La poudre de rêve à avaler dans la mixture que vous désirez. Le mal du siècle, pendant le siècle du mal. Elle se souvient que les ténèbres gagnent mais il suffit d’une gorgée pour que ses propres ombres l’avalent.
Pour la première fois depuis longtemps, elle n’a pas peur de tomber.  

Boum boum boum.
Ça résonne dans ses oreilles, l’écho violent des sorts qui s’arrachent d’une baguette, des sorts qui prennent des vies, des sorts qui explosent tout autour d’elle. C’est la guerre, et peut-être qu’elle l’incarne. Petite fille en armure transparente, sorcière de pacotille en guenilles. T’as le sourire fier, hein, Granger ? Les sorts continuent, ils se rapprochent, ils tuent tout ce qu’elle a un jour connu. Les mains sur chaque côté de sa tête, elle essaie d’hurler : ses lèvres s’ouvrent dans le vide, s’ouvre sur les ténèbres, elle les avale un peu, les recrache presque.
Ils sont amers.

Le lieu a changé.

Boum boum boum.
C’est son cœur cette fois. Le battement violent dans une cage thoracique compressée. Il y a Ron, au  fond de la salle, qui lui offre un sourire charmant. Ses lippes étirées, sa tête légèrement penchée, ses yeux amusés derrière quelques mèches rousses. Il y a ses lèvres à elle qui rendent le sourire presque immédiatement. Les battements plus forts comme pour la prévenir de l’impero qui la touche, mais qu’importe, qu’importe, il est là, il est vivant, il en chair et en os et il est là.
Elle avance et comme un robot, comme une machine, comme un pantin amoureux et idiot, elle pose ses doigts contre sa poitrine.

Boum boum boum.
C’est en chœur, cette fois, qu’ils explosent.

Qu’importe l’endroit et qu’importe le contexte, elle se rend compte, ils ont toujours un bon prétexte pour s’échapper, pour s’éloigner, pour se jouer l’un de l’autre quand leurs yeux sont vrillés sur leurs lèvres et que leurs mains hésitantes rêvent de retirer leurs ‘fruit of the loom’. Ce n’est pas la même tension qui lui tire les muscles, qui lui fracasse les os les uns contre les autres. Ce n’est pas la tension qui lui fait grincer les dents mais celle qui la fait gigoter sur place, des frissons partout sur le corps alors que les yeux du garçon la détaillent de haut en bas. (pour la première fois, elle pense.) C’est une tension délicate sur le sommet de ses lèvres, sur le bout de ses doigts, l’envie désespérée de le toucher, de l’écorcher, de lui dire, je suis là moi aussi, regarde-moi, aime-moi.
Quand il n’est pas là, elle fait n’importe quoi : elle passe son temps à le chercher du regard, des heures et des heures perdues à chercher des solutions pour raviver la flamme de Weasley, lui rendre la vie perdue.
Quand ils font boum boum boum, c’est leurs cœurs en  accord parfait. Ignoble tragédie de ceux qui s’aiment au même instant mais se perdent tout autant. C’est une histoire triste, elle suppose, cet amour qu’ils pensaient toujours à sens unique, cet amour aujourd’hui qui est seulement à contre-temps. Ils ne sont pas assez forts pour survivre les affres de la vie, trop apeurés de perdre ce qu’ils viennent tout juste de gagner.
Elle lui offre un sourire malgré tout, appuyant sa main plus fort contre le tissu de son tee-shirt. Elle a de l’espoir, Hermione, l’espoir terrible de passer sa main au travers du vêtement, au travers de sa poitrine, prendre son cœur en coupe et le réclamer sien.
Elle n’en rêve pas souvent, de cette opération chirurgicale et amoureuse un peu périlleuse, parce que Granger ne rêve pas. Mais si elle le faisait, ses nuits seraient à jamais combler par ce sourire-là, le petit étirement de lippes de Weasley qui l’observe, qui l’admire, qui semble prendre conscience de l’instant.  

Puis il recule, et c’est l’effet de kilos de téquila dans sa gorge, la brûlure caractéristique, la violence gratuite. Dégage, elle a envie de lui hurler parce qu’elle est fatiguée et elle veut rêver et elle veut s’envoler. Pas qu’on lui rappelle combien Ron n’a jamais fait que la repousser.
Puis elle veut lui dire reviens, sers-moi contre toi parce qu’elle ne peut que penser à leurs boum boum boum. Elle se dit qu’elle a l’amour facile, l’amour gracile, qu’elle est la femme que l’on bat et qui s’excuse de sa mauvaise conduite, de l’enfant qu’on maltraite et qui baisse la tête. Elle a tout d’Antigone : elle se laisse mourir. Elle n’a rien de Némésis : la vengeance se perd.
Et tous les bourgeois du seizième se demandent pourquoi elle l’aime. Les sang-purs dans leurs tenues de gala l’observent, s’amusent de voir le traître à son sang rougir à la vue de l’enfant. Mais ils aperçoivent aussi le regard timide de Granger, et ils ne comprennent pas, depuis quand, ils demandent, depuis quand ? Les jolies enfants ne tombent pas amoureuses d’idiots.
Et elle a envie de leur hurler, pas besoin d’un zoom pour voir comment elle l’aime ; il suffit de les apercevoir quand ils font boum boum boum, leurs poitrines se soulevant hiératiquement, leurs lèvres qui rêvent de se sceller, leurs espoirs qui se caressent avec hésitation.

Hier, elle se souvient, ils étaient avec sa mère. Le regard étonné, le visage figé, alors que tous les deux s’observaient. C’est devenu une habitude, elle sait, de s’observer dans le blanc des yeux sans laisser échapper les mots qu’ils rêvent de cracher. Parfois, leurs lèvres camouflent quelques je t’aime et quelques baisers. Parfois ce sont des coups, parfois ce sont des morsures, parfois ce sont des je te hais. Et Molly n’y avait pas encore assisté, elle a failli tomber par terre, elle a failli vaciller en entendant leurs respirations brisées et leurs regards désolés alors qu’aucun des deux n’osait s’exprimer.
Ron voulait sans doute dire je suis désolé, et sur les lèvres de Granger, c’est je sais qui y était imprimé.

Elle a les doigts sur sa poitrine et bientôt, elle a les lèvres sur les siennes. C’est rapide, c’est aisé, comme si elle avait attendu ça toute sa vie et l’avait fait pendant des années. Sa lèvre inférieure entre ses dents, un sourire goguenard chez le garçon, puis ses doigts qui la poussent délicatement contre le mur. Le choc n’est pas brutal, il est doux, il est électrique.
Et leurs cœurs, l’un contre l’autre, font boum boum boum.
Elle devine que c’est comme cela qu’on fait l’amour, que c’est dans ce mouvement sacré des deux poitrines qui s’échouent l’une contre l’autre dans une envie terrible, désespérée de ne faire qu’un. Elle devine que c’est comme cela qu’ils font l’amour ; en silence, en violence, un peu doucement, un peu rapidement, leurs mains partout et nulle part à la fois, leurs lèvres brutales et trop doucereuses. Leurs baisers salés mais leurs langues sucrées.
Les plaisirs interdits, les pêchés divins.
S’aimer comme ça, elle suppose, ce n’est pas vulgaire. C’est le prénom de l’autre imprimé partout sur sa peau : des marques bleues le long de sa gorge, des marques rouges au-dessus de sa poitrine. Sa peau aspirée, qui roule contre ses dents, des petites morsures qu’il a été là et là. Ultime preuve de son existence.

Et parfois, c’est vrai que les murs ont des oreilles : les battements sont avalés par les cris, par la rancune, par la colère. Parfois c’est leurs lèvres closes et leurs respirations saccadées alors qu’ils ont envie de s’arracher la vie l’un l’autre avec chaque parcelle de leur être. Et c’est vrai que les hurlements hystériques des deux enfants réveillent les voisins, réveillent la terre entière, parce qu’ils ont l’habitude de s’aimer un peu innocemment, un peu silencieusement, et là c’est fort, là c’est brutal, c’est leurs regards l’un contre l’autre comme deux baguettes prêtes à jeter l’impardonnable.

Elle en oublie la logique, les statistiques de tout faire foirer, de tout détruire avant même que cela ait commencé. Elle oublie les sorts élémentaires, elle oublie les sorts compliqués, elle n’a plus que son prénom sur les lèvres, boum boum boum dans la poitrine, un brasier sous ses doigts. Elle a envie de lui demander ce qu’ils sont en train de faire, ce qu’il va se passer une fois qu’elle sera réveillée et seule, complètement seule. Elle a envie de lui dire, je sais que tu n’es pas réel. Je sais que sous mes doigts, ce n’est pas toi, qu’il n’y a rien, plus rien, parce que tu es loin.
Mais à son nez, il y a l’odeur de son amortentia, sous ses doigts, elle compte les taches de rousseur, sous ses lèvres, il y a les siennes, et rien ne lui a jamais paru aussi réel, aussi vrai que cela, que ce baiser, que ce contact.
Elle a envie de lui dire, alors que peut-être qu’elle aussi est un rêve, qu’elle aussi fait partie de son rêve. Qu’ils sont l’un et l’autre leur seule rédemption qu’il existe, et qu’ils se sont perdus.
Il est en train de creuser sa peau avec ses doigts, et un instant elle a peur qu’il découvre le subterfuge, qu’il comprenne le manège, qu’il découvre sous le masque et le costume. Elle a peur de le présenter aux monstres, aux insécurités, à la môme terrifiée. Mais il embrasse tout ce qu’il trouve, il l’aime toute entière, chaque petite parcelle de son être, chaque ombre.
Il l’aime comme un fou tout juste relâché dans la réalité : il ne doit pas se rendre compte que rien n’est vraiment vrai, que tout est faussement faux. Puis il l’embrasse encore, et elle arrête de réfléchir.

La même tension contre ses muscles, contre ses os, quand il les déplace encore et que son dos finit un peu trop violemment contre le mur. Les étagères font badaboum, elle arrête de l’embrasser et elle l’observe.
Il a le même sourire mystérieux sur les lèvres avant de plonger sa tête dans son cou pour ravager son être. Il commence par le lobe de son oreille, embrasse la naissance de sa nuque, mime une morsure au niveau de sa jugulaire.
Elle a ses doigts qui jouent avec quelques mèches rousses, son sourire qui s’imprime sur sa peau sous forme de baiser rosé, puis sa gorge qu’elle étend, qu'elle découvre, un soupir presque violent qui s’échappe, trop vite, trop spontanément. Et il doit savoir qu’elle en est un peu gêné, parce qu’il vient cueillir le prochain directement avec ses lèvres, l’avale avec amusement alors que ses paupières à elle finissent closes et qu’elle savoure.
Elle est une toute nouvelle poupée entre ses doigts : une marionnette de douceur et de plaisir, un monstre de violence et de brutalité enfermé dans un petit corps fragile. « On fait tout ce qu’on veut », il susurre contre son oreille dans un souffle bouillant et elle sent ses jambes qui tremblent, ses lèvres qui s’entrouvrent à la quête des siennes, ses mains qui se crispent autour de sa nuque.
Son cœur qui bat la chamade, boum boum boum.

Lui plus elle, ça fait boum boum boum.
Elle perd le nord et le sud. Elle se dit, pas besoin d’aller cavaler, elle découvre le monde sous ses baisers. Elle sait qu’il n’y a plus que lui qui la fait voyager : les chaleurs torrides du sud contre sa peau dès qu’il s’approche et les temps glaciaux du nord dès qu’il recule, dès qu’il mime un mouvement d’arrêt, dès qu’il semble vaciller, perdre de son intensité.
Elle ne sait plus où est la réalité et où est le rêve : il est partout et il est nulle part. Il caresse ses cheveux d’une main absente tandis que l’autre est placée sur ses hanches. Et ils dansent, elle pense, ils dansent au rythme d’une valse. (boum boum boum), une valse brutale un peu, tranquille aussi.
Entre deux baisers, elle murmure son nom et il le caresse avec sa langue, il en goutte le goût, l’acidité, il en avale les non-dits et les prières silencieuses de continuer.
Entre deux soupirs, il lui dit qu’il l’aime, et elle en oublie de respirer, elle en oublie de penser, elle en oublie d’exister.

Puis entre de clignements, il n’est plus là.
BOUM BOUM BOUM.

Et quand elle rouvre ses deux billes dorées, c’est au pays des vivants qu’elle se retrouve, en sueur et entortillée dans ses ouvertures, la fiole de poudre des rêves la narguant à quelques centimètres d’elle.
Dans la chambre d’à côté, elle n’est pas sûre de l’y trouver.
Dans le noir ambiant, il n’y a qu’un boum qui joue la valse en solitaire.


“You said to us once before,” said Hermione quietly, “that there was time to turn back if we wanted to. We’ve had time, haven’t we?”   

LITTLE GIRL, PICK YOURSELF UP.
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